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Exposition photos "Lumières Alpines"

Une ode à la nature et à la contemplation..

  • News contributeurs

               Bonjour à tous ! Le projet continue d'avancer... j'ai lancé l'impression des contreparties et d'une partie des photos de l'expositions il y a quelques jours. Je vous tiendrai bien sûr informés dés la reception de vos contreparties. Pour les impressions, je fais confiance depuis quelques années maintenant à un tireur professionel: Tirages pro. Pour les tirages de l'exposition, j'ai choisi un papier d'art mat et texturé, c'est un papier d'art très haut de gamme dont la tenue au temps est garantie par les fabricants pour 50 à 200 ans. 

               Pour ma part, je continue à selectionner des photos pour l'exposition... j'en ai déjà choisi huit pour le moment. En attendant de finaliser l'exposition, je continue à vagabonder en montagne car je voulais également intégrer des photos prises l'automne.

                      L'automne en montagne est pour moi la plus belle période de l'année. Les touristes ont en partie desertés les lieux, et laissent place à une nature plus sauvage. Les alpages se teintent d'une couleur ocre, mordoré... prémices de l'hiver qui arrive. La lumière est plus douce et offre des contrastes saisissant, les jours raccourcissent peu à peu. Les températures dégringolent la nuit, offrant les premières gelées le matin. Le paysage est transi pour quelques heures, en attendant que le soleil réchauffe le sol, pour ensuite dégager les brumes matinales. Les nuages dansent avec le relief, laissant apparaître les chimères. Carmagnole de feu !

     

     

              " Je marche parce qu'un jour nous devrons nous y remettre ! Nous avons un peu oublié que la fête ne va pas durer. En cent ans, l'humanité a consommé la moitié des réserves estimées d'hydrocarbures. Dans trente ans, nous serons neuf milliards d'humains assoiffés de bien-être. Chacun voudra sa part de rêve, une machine à laver, des enfants et une cafetière automatique. Les optimistes se pénètrent de l'idée que la science maîtrisera d'ici là de nouvelles sources d'énergie et que nous pourrons continuer à danser la gigue sur la carapace de la Terre épuisée. Rien n'est moins sûr. Lorsque la dernière goutte de pétrole suintera, il faudra peut-être se reprendre à marcher, comme nos aïeux. Ceux qui n'ont pas désappris à le faire seront mieux lotis que les acharnés de l'automobile qui montent dans leurs voitures pour accomplir des distances inférieures au kilomètre. " 

    Sylvain Tesson, Géographie de l'instant.

  • nouvelles prérégrinations.

               Comme tout cela est facile quand les lumières sont là. Comme tout se conjuge à l'harmonie quand les formes et les reliefs s'imprègnent des jeux de fluorescence qui baignent l'atmosphère. Quand on marche, on ne se contente pas d'être spectateur, on fait partie du paysage et en même temps qu'on traverse un site merveilleux, on se découvre soi-même. Cela devient si rare de pouvoir, un instant, porter son attention, de se concentrer sur ce qui se déroule devant soi sans avoir rien à juger.

     

                         Cela faisait un moment que l'idée de bivouaquer au- dessus de la mer de glace me trottait dans la tête. Après deux heures et demi de marche, me voilà enfin arrivé au Signal de Forbes. Mais le plus difficile était de constater l'état des glaciers et de la mer de glace, ce fut peut-être l'adrénaline, ou la fatigue, malgré tout, devant une telle beauté, l'émotion m'envahie peu à peu. Les larmes me viennent. Cela fait partie du travail de photographe de voir plus intensément que la plupart des gens. Il doit avoir et garder en lui la réceptivité de l'enfant qui regarde le monde pour la première fois. Tout voyage à pied est une forme de pélerinage, car le marcheur, par la constance de l'effort qu'il fournit, tend à magnifier la destination qu'il s'est fixée, au point d'en revêtir une dimension d'ordre spirituel. Le lieu visé est, de fait, libérateur, au sens où l'atteindre libère le marcheur du désir qui l'étreignait. 

     

     

                   J'ai souvent eu l'occasion de dormir sous la tente, mais là je souhaitais m'endormir sous les étoiles. Camper est amusant; bivouaquer, c'est autre chose: on fait confiance au ciel; on sourit à cela, puis par moment, quand le soleil s'éteint et disparaît, on se trouve un peu ridicule, on éprouve aussi quelque inquiétude – l'homme est-il donc si faible, si fragile? - et pourtant, bivouaquer c'est percevoir tant de murmures, connaître tant de nuances, entrer dans l'intimité de la nuit et aussi dans la profondeur du ciel. Et au bout de la nuit, recevoir les premiers rayons, être acceuilli comme ils acceuillent les sommets et les glaciers.

     

  • La peur de ma vie !

     

                       Bonjour à tous,

                       Cette semaine je suis allé découvrir de nouveaux coins pour essayer de compléter l'exposition, et aussi pour le plaisir de me retrouver seul en montagne. Je consulte toujours la météo (et même trois différentes à vrai dire) avant de partir, ce soir là, la météo annonçait un ciel bien couvert mais pas de précipitations, ni d'orages. C'était le moment idéal pour aller bivouaquer !

     

                      Je venais de finir l'installation du bivouac au bord du lac, le long d'un rocher pour me couper du vent. Quand je vis les premières gouttes perturber la surface calme de l'eau. Au moment où je sors la housse pour ranger le duvet, pour qu'il ne prenne pas l'averse, j'entends les premiers craquements au loin derrière la Meije. Le bruit du tonnerre, la lumière des éclairs, la pluie, le vent et même parfois la grêle - tout cela est souvent à la fois beau et terrifiant. Quand on est chez soi au chaud, cela est fascinant de regarder un orage par la fenêtre. En randonnée loin d'un abri, c'est souvent une autre histoire. Dans un orage, il n'y a rien d'autre à faire que s'accroupir, la tête rentrée entre les genoux et attendre que ça passe, la trouille au ventre.

     

                       D'étrange bruits emplirent l'air, cela arrivait comme un bourdonnement à mes oreilles. À peine le temps de refaire mon sac que tout autour de moi, les masses sombres déchargaient leurs éclairs sur les Écrins, le Galibier et les massif des Aiguilles d'Arves. Pris de panique et sachant que le premier refuge le plus proche serait ma voiture garé à 15km de là, je fis alors l'inverse de toutes les précautions recommandées dans ces cas... je prie mes jambes à mon cou! Ni une ni deux, j'enfile mes sacs (un sac de 17kg sur le dos et mon sac photo de près de 5kg sur le devant). Et me voilà parti en courant, m'engageant dans les descentes parsemées de rochers saillants et déjà rendu glissant par la pluie qui se renforce.

     

     

                       

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                        Bientôt, je suis à l'épicentre du combat. Les feux follets crépitent sur les sommets voisins. Je sents peu à peu l'électricité présente dans l'air m'envahir. A plusieurs reprises je suis stoppé net par des flash de lumière violette qui m'aveugle quelques secondes, ce ne doit vraiment pas tomber loin !!! Trois ou quatre fois, faute à un mauvais placements de pied ou à un rocher glissant, je m'écrase de tout mon long sur le chemin, mais me redresse aussitôt.

                     Je suis couvert de boue, haletant, un poing de côté me tiraillant le flanc droit. Malgré tout je trouve la force (aidé par la peur sans aucun doute, je suis terrifié à ce moment là) de gravir ces derniers centaines de mètres de dénivelé en continuant à courir. J'arrive enfin à la voiture, à bout de souffle et à bout de force, et en ayant battu mon propre record sur le 15km en course à pied !

    Bonne journée à tous, et à bientôt pour de nouvelles aventures ;-)

     

  • Petite virée au Plan du Lac

    Cette news est réservée aux contributeurs du projet.

  • Bonjour à tous !

    Le projet est maintenant lancé depuis 10 jours et nous sommes déjà à 40% de financé c'est extra! J'en profite pour remercier les premiers contributeurs: 

    - Corinne Duclos

    - Catherine Carette

    - Loïc Aminot

    - Gael Pelloux

    - Jean-luc Chardon

    - David Vogel

    - Benjamin Delache

    - Gilles Charlois

    - Babeth Blanc

    - Hélène Aimeur

    - Rachel Vincendet

    - Sandrine Blanc

    - Romain Charlois

    Merci à vous pour votre soutien !

    Le projet avance alors que de mon côté je continu mes pérégrinations alpines pour enrichir cette prochaine exposition. Voici donc parmis l'une des photos prise ces derniers jours. Je rêvais de ce moment depuis longtemps maintenant, et ce soir là, alors qu'une ambiance de dingue régnait dans la vallée, je pris un peu de hauteur pour profiter du coucher de soleil au cirque des Evettes au dessus de Bonneval-sur-Arc. Ces alors que j'aperçu ces deux bouquetins positionnés parfaitement sur la ligne de crêtes. Je n'avais plus qu'à déclencher. C'est aussi ça la magie de la photographie, être au bon endroit au bon moment, avoir de la patiente, et aussi un peu de chance...

     

    Encore merci aux contributeurs de croire en mon projet et bonne journée à tous. A bientôt !