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Longtemps après

Quand l'inceste entraîne des conduites de dépendance

À propos du projet

Merci à tous, la collecte est terminée sur Ulule mais vous pouvez toujours contribuer par voie postale et recevoir des contreparties !

Utilisez notre formulaire de souscription papier : télécharger le bulletin de souscription

Continuez à nous soutenir pour que nous puissions réaliser ce DVD dans les meilleures conditions.

Pré-achetez le DVD, soyez invité à l'avant première, participez à une séance de montage...

 Votre soutien est précieux et nous donne courage et espoir, alors continuez ! 

 

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Martine, Constance, Aliam et les autres ont été victimes d’inceste et en subissent les conséquences à travers leurs diverses addictions.
Documentaire avec témoignages directs ou en groupe de paroles.

Aux dernières enquêtes on recense entre 1 et 2 millions de victimes d'inceste en France *
Un Français sur quatre dit connaitre au moins une personne victime d’inceste dans son entourage.
Et vous ?
Que faisons-nous ?

Il faut lutter contre ce fléau aux ramifications insondables et qui nous concerne tous.

 

(*) Sources : Sondages IPSOS pour AIVI en 2009 et en 2010 et Rapport de la Mission de Lutte Contre l'Inceste en janvier 2009

 

LE PROJET

Témoins du documentaire "Longtemps après"

Je souhaite réaliserune série documentaire de 7 portraits de 20 minutesréunis sur un DVD de formation pour aider les professionnels, les victimes, les proches de victimes et les autres à dénouer les fils de l'inceste et à venir au secours des enfants agressés.

Martine, Constance, Aliam, Véronique, Laetitia, Laurie, Isabelle sont des survivants de l’inceste. Ils ont fait un travail thérapeutique, social, médical et se sentent mieux. Enfin ça dépend des jours et des cas de figures...

Ce que ces personnes vont nous raconter c’est que le traumatisme sexuel plombe pour de longues années. Ils nous feront entrevoir que ce traumatisme grave, souvent répété et non révélé a des conséquences importantes sur l’enfant lui-même et sur l’adulte qu’il va devenir mais aussi sur le système familial et social et sur la société dans son entier.
Mais avant tout ils veulent témoigner pour aider les autres victimes à surmonter le traumatisme et éclairer les professionnels qui souhaitent leur apporter des soins et un accompagnement adapté.

En complément : des entretiens avec la psychologue Evelyne Josse, la psychiatre Muriel Salmona, responsable de l'antenne 92 de l'Institut de Victimologie et la psychogénéalogiste Noëlle Le Dréau, pour apporter un éclairage scientifique sur les conséquences directes de l'inceste (suicide, dépression, addiction, déclassement social, répétition...), mieux comprendre le processus du traumatisme et comment, pour survivre, s'installe le refoulement.

 

 

Même si cela peut sembler surprenant, leurs témoignages sont porteurs d'espoir.

 

LE CONTEXTE

J'ai réalisé en 2008 un pilote de 19 minutes qui a été projeté en introduction du premier congrès de l'Association Internationale des Victimes d'Inceste. C'est la vidéo que vous pouvez voir ci-dessous :

Je souhaite reprendre le dialogue avec certains des intervenants de ce pilote afin d"approfondir ces questions et dédier à chacun d'entre eux un portrait dans lequel ils auront le temps d'exprimer ce qu'ils ont vécu, de dire où ils en sont et de livrer des pistes pour aller mieux et reprendre sa place.

J’ai donc reconsidéré mon projet qui n’est plus un documentaire mais une série de portraits de victimes d’inceste pour décrire précisément les conséquences directes et indirectes de ces agressions.

Et j’ai décidé de faire un appel de fonds pour reprendre le tournage avec les « témoins » du pilote de 2008, qui ont accepté d’être filmés à visage découvert et dont je remercie le grand courage car ils veulent continuer. J’ai aussi repris contact avec les autres victimes qui ont préféré rester cachées à la caméra mais dont la parole compte.

Je n'ai jamais traité les intervenants de mes films comme des "outils" au service de ma démonstration. Les témoins de "Longtemps après" sont des personnes impliquées, capables de donner des pistes et des conseils de soins. Il s’agit de mettre en avant la connaissance qu’ils ont du système « incestueur » et de ses effets destructeurs, mais aussi des chemins de guérison et de mieux être.

>>> Retrouvez plus de détails dans la FAQ en bas de page : Pourquoi faire ce film ? A quoi ça servira concrètement ? Pourquoi est-ce si important ? ...

A quoi va servir le financement ?

Un financement à construire

Bien que mes précédents films aient été sélectionnés et primés dans de nombreux festivals, diffusés à la télévision, projetés dans les salles ou vendus en DVD, ma situation reste précaire et je n'ai pas de producteur attitré. A chaque projet je dois repartir à zéro et trouver de nouveaux moyens de financement. C'est aussi le prix de l'indépendance...

Nous fonctionnons déjà à l'économie.

Ainsi, nous ne sommes que trois, Laure est en charge du montage, Sylvie est responsable de l'image et du son.
De même, nous travaillerons avec notre propre matériel (caméra, prise de son, montage...)

Le documentaire se construit dans une visée « thérapeutique » c’est à dire dans le respect de la parole des victimes. Ce qui réclame du temps, pour la préparation, pour les entretiens eux-mêmes et pour le dérushage et le montage ensuite.

Donc l'argent servira à payer :

En bref, les fonds seront consacrés à payer les trois personnes qui vont travailler sur ce projet : la responsable de l'image et du son, la monteuse et moi-même ainsi que les frais de déplacement (les témoins sont disséminés un peu partout en France)

7800€ (8500€ moins les frais perçus par Ulule) ça peut paraître beaucoup, mais ce sont des mois de travail.

En détail, cela donne :

  • 14 jours de tournage avec les témoins (2 jours avec chaque témoin, là où elle/il vit), répartis sur 4 mois plus les frais de transport, de repas et d'hébergement
  • 20 à 30 jours de préparation aux tournages (3 jours pour chaque phase de tournage)
  • 3 jours de tournage avec les intervenants (France, Belgique...)
  • 5 semaines de montage image et son
  • Les imprévus (qui ne sont pas rares !)
  • Une première édition de 200 DVD qui vous est réservée, contributeurs Ulule !

Si nous réussissons ce financement communautaire sur Ulule, nous sommes sûres de pouvoir avancer suffisamment dans la réalisation du projet pour convaincre d’autres financeurs et terminer le DVD dans des conditions encore plus professionnelles avec une belle édition de 1000 exemplaires.

PAIEMENTS PAR CHÈQUE

Pour celles et ceux qui n'aiment pas passer par Internet, il est possible aussi de nous soutenir en envoyant un chèque par la poste, en imprimant et joignant le formulaire de souscription que vous pouvez télécharger ici : bulletin de souscription

À propos du porteur de projet

Brigitte Lemaine

Je suis sociologue et auteur-réalisatrice depuis 1988 d'une vingtaine de documentaires engagés sur la cause des sourds ou de la maltraitance, tout mon travail tourne autour de ceux qui sont privés de paroles ou rendus muets par la loi du silence. Mon objectif est de rendre à ces personnes place, écoute et considération.

Un film est pour moi comme une aventure au long cours, dont le scénario est le fil. Je suis obligée de larguer les amarres avec armes et bagages et de me consacrer à la recherche de documents, de moyens, aux acteurs, à la technique, et à la traduction. Je regarde devant moi, les protagonistes et les images en développement à l’intérieur de la tête pour tenir jusqu’à la fin.

Au bout de 20 films, je porte toutes ces expériences et toutes ces émotions avec le bonheur d’avoir un public et une réflexion cinématographique à transmettre.

Des choses importantes ont été dites et montrées, des combats ont été remportés mais il y a encore beaucoup à faire pour ceux qu’on réduit au silence, ne serait-ce que créer avec et pour eux.

Pourquoi je veux faire ce film ?

Après 5 films pour mieux définir la maltraitance et notamment la violence sexuelle sur les enfants, je veux réaliser « Longtemps après » pour faire prendre conscience des enjeux du post-traumatique et des moyens qu’il faudrait mettre en œuvre pour l’endiguer.

Et puis j'ai évidemment une obligation morale envers ces personnes qui sont venues vers moi pour me livrer leur parole. La confiance s'est installée entre nous, je dois continuer à avancer avec elles vers les contrées lointaines de leur vécu traumatique et les aider à livrer des choses profondes, importantes, qu'elles m'ont dit vouloir livrer.

Vous pouvez en savoir plus sur mon site :
http://www.brigitte-lemaine.com/

Et vous pouvez retrouver des extraits de certains de mes films sur Dailymotion :
http://www.dailymotion.com/brigittelemaine

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Sylvie Jacquemin, Responsable de l'image et du son

Sylvie est une réalisatrice que je connais depuis longtemps.
Après un doctorat de pharmacie et des études de cinéma aux USA, elle a beaucoup réalisé pour la publicité et mené à bien ses propres projets documentaires. Elle s’intéresse particulièrement à l’anthropologie et à la psychologie, ce qui nous a rapprochées.
Nous discutons souvent de nos carrières respectives et nous nous entraidons par des conseils de production, de distribution et des échanges techniques.
Sylvie a déjà fait l’image et le son de mon film « L’enfance sourde » et j'ai la chance qu'elle ait accepté d'embarquer une nouvelle fois dans l'aventure pour « Longtemps après ».

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Laure Budin

Laure Budin, Monteuse

J'ai rencontré Laure en 2008 pour monter le pilote de « Longtemps après ».
J’ai tout de suite vu que j’avais à faire à une chef monteuse de grande expérience, je m'estime chanceuse que le sujet l’ai intéressée.
Laure a un parcours très intéressant de montage image et son dans le cinéma, la fiction, le documentaire et l'animation, en France et en Afrique où elle est très impliquée. Elle enseigne dans divers lieux comme les Ateliers Varan, l’INA ou le ministère de la communication au Tchad.

FAQ

  • A quoi ça servira concrètement ?

    Ce DVD sera un programme bien complet pour les formations des professionnels mais aussi pour tous ceux qui veulent combattre le fléau de l’inceste et mieux comprendre les enfants victimes pour leur venir en aide.

    Il pourra préparer les familles et les institutions qui vont accueillir ces enfants agressés sexuellement.

    Il permettra aux victimes qui le regarderont d'entendre des témoignages authentiques, qui les aideront en les faisant réagir, rebondir, sortir des choses enfouies. Pour les survivants de l'inceste, le témoignage d'une autre victime peut résonner au plus profond et les aider à sortir de leur enfermement.

    Il servira aussi à mettre des mots sur ce que vivent les proches. Nous allons filmer certains conjoints ou certains enfants de victimes.

    Si on peut le montrer à des pédophiles emprisonnés, ce DVD pourrait permettre qu'ils soient confrontés à la parole des victimes et qu'ils prennent conscience de la gravité et de l'horreur de leurs actes à long terme.

    Dernière mise à jour : il y a 4 années, 7 mois

  • Pourquoi est-ce si important de réaliser ce DVD ?

    Ce que ces personnes vont nous raconter c’est que le traumatisme sexuel plombe pour de longues années. L’enfant qui a été agressé sexuellement découvre la violence et la sexualité destructrice sans pouvoir se défendre. Cela va ancrer l’incapacité de se défendre au fond de son corps pour de longues années, surtout si l’agresseur n’est pas condamné et si le silence est maintenu dans son environnement proche. Car comment étant si petit, affronter l’ignorance voir le déni des adultes, et le culot et l’indifférence de l’agresseur. Bien sûr dans certaines familles, il est possible de révéler un inceste et d’être cru, mais elles sont bien rares, et très souvent ceux qui divorcent ou portent plainte pour soutenir les enfants, tombent eux aussi dans la spirale de l’incompréhension des autres. C’est comme si ce qu’avait subi la petite victime rejaillissait sur tout le système familial.

    Ils nous feront entrevoir que ce traumatisme grave, souvent répété et non révélé a des conséquences importantes sur l’enfant lui-même et sur l’adulte qu’il va devenir mais aussi sur le système familial et social et sur la société dans son entier.  Car pour enfouir au plus profond de soi ce noyau traumatique, la victime d’inceste devient souvent alcoolique ou codépendante, toxicomane, dans l’errance et peut adopter bien d’autres conduites auto-destructrices.

    Dernière mise à jour : il y a 4 années, 7 mois

  • Qui je suis

    J’ai commencé à faire des films documentaires dans les années 80, parce que je souhaitais dénoncer la situation des sourds, dont la langue était interdite.  Issue d’une famille de sourds, j’avais appris la langue des signes et je la savais indispensable à la communication entre sourds tout autant qu’avec les autres, grâce aux interprètes.  De fil en aiguille j’ai réalisé plus d’une dizaine de films autour de cette question, affrontant de nombreux préjugés et de nombreuses chapelles.  J’ai réussi non sans difficulté à réunir leurs financements parfois sur plusieurs années, mais ils ont tous été diffusés au niveau national et international à la télévision et dans les salles, sélectionnés dans les festivals comme Clermont-Ferrand, Berlin ou Vancouver et parfois primés comme à Bruxelles, Budapest ou New York. Actuellement ils font l’objet de rétrospective comme au festival Cine Sordo de Quito qui a eu lieu du 29 septembre au 7 octobre 2012 ou de projections ponctuelles comme pour la nuit blanche de Kyoto le 5 octobre ou à la bibliothèque André Malraux le 1er décembre à Paris car le sort des sourds est à améliorer aussi bien en France que partout dans le monde.

    Parallèlement je me suis intéressée à la maltraitance car la France a ratifié en 1989, la Convention internationale des droits de l’enfant et il fallait rattraper le retard. J’ai écrit et réalisé 5 films pour faire comprendre la réalité des agressions sexuelles, physiques et morales sur les enfants (filles et garçons) que ce soit en famille ou en institution. J’ai eu tout autant de mal à trouver les financements mais j’ai obtenu la confiance de certaines personnes dans les ministères et des fondations. Il fallait former les professionnels en urgence et affronter ce fléau. Un numéro vert avait été mis en place et  on parlait de 50 000 enfants victimes par an.  Diffusés sur Planète, Images Plus ou Arte, voir même en partie sur France 2 à « Bas les masques » avec un record d’audimat, mes documentaires comme « Une seule vie, un seul corps » ou « Les blessures de l’âme » sont encore utilisés pour la formation des médecins,  le planning familial et bien d’autres structures médico-sociales.  Ils ont eu des prix comme la clé d’or, d’argent et de bronze au festival ciné psy de Lorquin et des sélections dans les festivals comme « A nous de voir, science et cinéma » d’Oullins.

    Dernière mise à jour : il y a 4 années, 7 mois

  • Contexte et point de départ du projet

    Depuis les années 2000, les témoignages de victimes de pédophiles ont déferlé dans les médias, libérant la parole des enfants et donnant à voir en direct leurs souffrances. Cependant ils sont encore noyés au milieu d’émission sur des sujets très larges et qui entretiennent une véritable confusion sur les repères de la loi.  S’agit-il de changer les mentalités ou d’exposer des situations scabreuses pour attiser la perversité du public ?  Ayant rencontré des victimes  qui n’arrivaient pas à se reconnaître dans ces révélations conduites pour exciter tout autant le voyeurisme que la pitié, j’ai voulu reprendre le sujet de l’inceste et alerter sur ses conséquences à l’âge adulte. J’ai rencontré la présidente de l’Association Internationale des Victimes d’Inceste (AIVI) en 2007 et j’ai constaté avec soulagement qu’elle et ses membres effectuaient un gros travail pour faire évoluer la loi, sensibiliser par des publications et un site ou améliorer leur sort grâce à des groupes de paroles. Je me suis mise à écrire et tourner « Longtemps après » dès cette époque et j’ai pu présenter un pilote de 19 minutes en introduction de leur Congrès en octobre 2008.

    Puis j’ai cherché des financements pour mon documentaire sans succès. La conjoncture politique et économique étant différente, les ministères, régions et même les services de l’enfance malgré des encouragements téléphoniques ou des lettres d’intérêt pour certains, ne donnèrent ni suite, ni argent.  Enfin 2 films réalisés par des journalistes d’investigation furent diffusés sur France 3 et Arte en 2010. Et il y avait maintenant deux associations de victimes avec la création de « Le monde à travers un regard ». Devais-je continuer ?

    Oui car l’inceste reste un sujet tabou, malgré une enquête nationale qui révèle 1 million 500 000 victimes, et malgré son inscription au code pénal en 2010 et son abrogation par le conseil constitutionnel en 2011.  La victoire a été amère car aucun budget n’a été décroché pour garantir la formation et le soin des victimes et des agresseurs. Une personne alcoolique, toxicomane ou boulimique, voire codépendante (c'est-à-dire qui se met toujours en situation d’emprise avec des personnes « violentes » ou addictives) pèse tout autant sur elle-même que sur son entourage et sur l’ensemble du tissu social.   L’inceste peut être aussi la cause de certaines maladies, de la stérilité ou de l’impuissance sexuelle, d’un mal être chronique, appelé dépression et de trop nombreux suicides. Outre le traumatisme vécu par les victimes, notre société doit considérer le coût énorme des effets de l’inceste sur les dépenses de santé et de l’action sociale.

    Dernière mise à jour : il y a 4 années, 7 mois

  • Dans les contreparties vous parlez de l'OURS, qu'est-ce que c'est exactement ?

    L'OURS, c'est le film presque monté mais pas encore terminé. On peut montrer l'ours à des personnes étrangères au tournage qui viennent donner leur avis sur le montage. C'est très important d'avoir ces regards extérieurs.

    Concrètement, ceux qui participeront à l'OURS passeront une après-midi avec Laure Budin, la monteuse et Brigitte Lemaine la réalisatrice, en salle de montage.

    Vous pourrez donner votre avis sur le montage (c'est bien le but recherché), mais aussi discuter avec elles du projet et voir le travail d'une monteuse professionnelle se faire sous vos yeux.

    C'est un moment d'échange et de partage pendant lequel nous vous offrirons des boissons et des petites choses à grignoter.

    Dernière mise à jour : il y a 4 années, 7 mois

  • Puis-je participer sans m'inscrire sur Ulule ou sans payer par Internet ?

    Pour celles et ceux qui n'aiment pas passer par Internet, il est possible aussi de nous soutenir en envoyant un chèque par la poste, en imprimant et joignant le formulaire de souscription que vous pouvez télécharger ici : bulletin de souscription

    Dernière mise à jour : il y a 4 années, 7 mois

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