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VIVRE ICI. Points de vue d'Aunis

Livre de photographie & paroles d'habitants

À propos du projet

//  UN BEAU-LIVRE DE PHOTOGRAPHIE  //

100 photographies et 100 anecdotes d'habitants.


J’ai sillonné l'Aunis pour photographier des scènes de vie quotidienne, je suis allé à la rencontre de ses habitants pour recueillir leurs anecdotes. J’ai voulu poser un regard sur la banalité des jours ordinaires, tendre l’oreille à l’endroit où se convoquent les mémoires intimes et se projettent les devenirs communs.

Je propose dans ce livre une composition de photographies et de mots qui s'entremêlent, un portrait de territoire original réalisé en pellicule argentique, qui nous emmène avec simplicité à la rencontre de la population de l'Aunis.
Ce livre est l'aboutissement d'un projet photographique mené entre 2017 et 2020 sur ce territoire d'où je suis originaire.

Parallèlement à l'exposition grand format inaugurée le 4 juillet et que vous pouvez actuellement découvrir sur les murs des villages aunisiens, je lance ces pré-ventes à tarif préférentiel pour financer la fabrication de ce livre.
Afin de réunir une partie des fonds pour imprimer l'ouvrage, nous devons atteindre au minimum les 160 pré-ventes avant le 30 septembre 2020.

Un livre réalisé sur du papier mat haut de gamme, 240 pages, format prévisionnel 22 x 22 cm. Une édition de 500 exemplaires sortira en octobre 2020.


Je vous invite à soutenir cette souscription en le commandant dès à présent à tarif préférentiel sur cette plateforme.
Le livre vous sera livré à domicile à sa sortie, ou selon votre choix, à venir retirer dans un des deux points de collectes proposés : Chambon ou La Rochelle.

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Pour celles et ceux qui ne parviennent pas à finaliser leur commande sur ce site ou préfèrent payer par chèque, contactez moi :
[email protected] ou 07.68.40.82.69

Votre participation sera enregistrée sur ce site et vos chèques ne seront encaissés après le 30 septembre que si la collecte atteint son objectif.

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//  QUELQUES PHOTOS ET ANECDOTES D'HABITANTS EXTRAITES DU LIVRE  //
 


« J’aime notre plaine, c’est ouvert. C’est un peu comme la mer.
J’aime les endroits ouverts. Avec des perspectives.
Je regrette qu’on soit dans des systèmes de cultures
où y’a moins de haies, mais j’aime aussi ces grands champs,
ces espaces où tu vois loin. Où ton regard se porte loin,
où t’es pas obligé de seulement regarder le ciel pour t’ouvrir,
mais où tu t’ouvres aussi sur de la terre.
Sur de la terre, c’est important. »   

Le Préneau

 

 

« Tous les matins on vient prendre notre petit-déjeuner ici.
De l’église à l’église, y’a six kilomètres, aller-retour on fait
douze kilomètres à pieds. [...] On prend notre croissant
et notre café et on repart. Quand l’épicerie existait pas,
on prenait notre café dans le thermos devant l’église.
Mais c’est quand même plus sympathique dans l’épicerie.
Quand y’a le monsieur qui passe le matin avec son accordéon,
on danse dans l’épicerie. On danse avec nos chaussures de marche,
c’est un peu cocasse.
On a même fait un madison
avec l’adjoint au maire. »  
St Mard

 

 

« Moi j’l’ai pas vécu, mais c’est une histoire
que j’entendais de mon père. A l’époque y’avait
l’usine betteravière, tu sais. Et parfois, les trains
restaient en attente là-bas. Régulièrement,
y’en avaient chargés de fûts de rhum.
Quand les fûts étaient vieux, j’sais pas pourquoi,
ils les laissaient ici, mais enfin certains du coin
les récupéraient pour en faire des abreuvoirs à vache.
Et quand ils les coupaient en deux, ils y trouvaient plein
de petits bouts de bois qui dépassaient à l’intérieur.
Tu sais pourquoi ? Parce que les mecs qui travaillaient là-bas,
ils venaient en cachette avec leurs vrilles à bois,
ils perçaient les barriques, remplissaient leur bouteille
et pis ils rebouchaient le petit trou avec des chevilles en bois.
De l’extérieur, personne ne voyait rien. »

Forges


 

« On a fugué de l’internat. On est arrivés
comme ça en bas, on a passé les grilles de sécurité,
en pleine nuit, et pis on a réussi à partir.
C’était l’aventure. Mais le truc, c’est que cette nuit-là,
y’a eu l’alerte incendie à l’internat. Du coup,
ils ont rassemblé tout le monde, et pis ils ont fait l’appel...
Bah, il en manquait deux. Donc le lendemain, aïe !
On a vraiment pas eu de bol. »

Surgères

 

 

« On avait essayé de voler les chiottes du voisin.
On a commencé à embarquer le cabanon, mais dessus
y’avait des tôles ondulées et couillon, ça a fait du raffut,
il est sorti en colère... heureusement qu’il avait pas d’fusil
parce que...  eh eh eh. Non, ça gueulait mais c’était bon-enfant,
parce que tout le monde se connaissait. Après, tout le monde
en rigolait ensemble. Bon, une fois pour se marrer,
ils avaient mélangé les lapins, les mâles avec les femelles.
Là, euh, y’a des limites à pas dépasser. »

Bouhet

 


 


 

//  SYNOPSIS  //

J’ai rencontré celui qui regarde la terre pour oublier la brume, celle qui voit la mer pour couronner le tout, celui qui pêchait des carottes jolies jolies et celui qui se faufile comme une anguille entre les jours de neige, j’ai rencontré celui qui montait des cabanes en bottes de pierre, celui qui mélange les châteaux de paille avec son frère, j’ai rencontré les lapins qui colmatent la barrique du voisin avec des fanes de printemps, la voisine qui perce des secrets fleuris en faisant chanter les urnes, celle qui dansait le rock’n’roll dans le ruisseau quand l’épicerie n’existait pas, celui qui joue de l’harmonica des deux doigts pour faire sauter les écrevisses des copains, j’ai rencontré celle qui s’envole la nuit entre les lignes et celle qui lisait entre les vignes, j’ai rencontré le pigeon rieur en train de flamber des huitres au bar du village, l’enfant voyageur sur son tapis flottant qui rêvera demain d’océan... et si ma mémoire est exacte, il me semble avoir rencontré encore beaucoup d’autres gens.


 

//  MA DEMARCHE  //

A l'origine de ce projet, il y a l'envie de raconter un territoire à travers l'expérience et le vécu de celles et ceux qui y vivent. Le souhait d'imaginer une traversée de territoire qui nous plongerait dans l'intimité des habitants à partir de photographies de scènes de vie ordinaire et de leurs anecdotes.

J'ai voulu associer des images simples et des mots bruts, tenté d'entremêler des fragments de vie personnelle pour donner à voir du paysage collectif.   

Je remercie chaleureusement toutes celles et ceux qui ont pris le temps de partager leurs histoires, leurs points de vue, leurs souvenirs et celles et ceux qui ont accepté de se laisser photographier.

Je remercie également la CDC Aunis Sud d'avoir soutenu la réalisation du projet photographique et d'exposition, ainsi que la DRAC Nouvelle Aquitaine et le Département de Charente-Maritime pour leur soutien.


 

À quoi va servir le financement ?

Ces pré-ventes servent à financer une partie du coût de fabrication et d'impression du livre qui s'élève à plus de 7000€.

Elles vous permettent de profiter d'une offre à tarif préférentiel et d'être assurés de recevoir cet ouvrage en avant-première. 

L'édition actuellement prévue est limitée à 500 exemplaires. Si le nombre de pré-ventes dépasse l'objectif fixé, l'impression de livres supplémentaires pourra peut-être être envisagée. 

Je compte sur vous !
Un grand merci !

 

À propos du porteur de projet

Samuel Buton

Originaire de la commune de Chambon en Aunis, je suis auteur-photographe indépendant.
Le concept de territoire occupe une place centrale dans ma pratique photographique. Une formation de géographe dans mes bagages, je jongle au gré des projets entre la pellicule argentique et les pixels numériques pour raconter les lieux que je traverse et les Hommes que je croise.
Quelle que soit la technique utilisée, le principe reste le même : privilégier le récit à l’icône en mêlant photographies, textes et parfois enregistrements sonores dans une démarche documentaire qui aime rendre perméable la frontière entre le réel et l’imaginaire.

Si vous souhaitez découvrir quelques uns de mes autres projets photographiques :
www.samuelbuton.com

 

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