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Des Vies en Spirale

Les institutions françaises face aux étrangers, Documentaire long-métrage

À propos du projet

La France se targue encore d’être la mère - patrie des droits de l’homme.  Pourtant, son système judiciaire fonctionne à deux vitesses, selon que l’on soit riche ou pauvre mais aussi Français … ou pas.

Les étrangers représentent 18 % de la population carcérale en France. Que recouvre ce chiffre ? Que signifie-t-il ?

Parmi ces quelques 12 000 individus, certains viennent d’atterrir, parfois pour fuir des dangers dans leur pays, alors que d’autres ont fait leurs premiers pas en France. 

Certains sont en prison parce qu’ils ont refusé d’embarquer vers un pays d’origine qu’ils connaissent parfois à peine, et partagent leur quotidien en cellule avec des criminels chevronnés.

Venus des quatre coins du monde ou voisins des mêmes banlieues, ils sont souvent regroupés dans des bâtiments à part, les bâtiments des étrangers, des sans papiers, les bâtiments au pied desquels la police de l’air et des frontières viendra les chercher à la sortie de leur détention, s’ils ne sont pas parvenus d’ici-là à régulariser leur situation administrative.

À travers le récit à nu de 5 étrangers sortant de prison, articulé avec des analyses de professionnels de la justice et de chercheurs et des échanges avec des personnalités politiques de tous bords opposées à la double peine, entremêlant archives de fiction et extraits d’actualité, poèmes et rushes en super 8, Des Vies en spirale démontre  le racisme institutionnel français en explorant un point aveugle des médias du pays qui compte pourtant le triste record européen du taux de suicide derrière les barreaux.

Des Vies en Spirale se propose de décrypter la corrélation entre quatre organes vitaux de notre République : la Police, la Justice, l’Administration pénitentiaire et les Préfectures.

Soutenu par les témoignages forts de personnes étrangères incarcérées suivies par la commission prison de La Cimade et les analyses fines de différents acteurs de la justice et de la recherche universitaire, ce projet nous invite à redéfinir notre position de citoyen et à questionner notre propre identité de « nationaux ».

A quoi va servir le financement ?

Parvenir à un montage image achevé de l'intégralité du film, soit plusieurs mois de travail avec Claude Trinquesse (montage) mais aussi la collecte d'archives, le graphisme des éléments économiques liés à l'immigration et au fonctionnement justice / administration et la composition de la bande-son.

Voir aussi : http://www.granitfilms.com

À propos du porteur de projet

L'ÉQUIPE DE DVS

CONSEILLÈRE TRÈS TRÈS PRÉCIEUSE À L'ORIGINE DU PROJET : AUDREY KIEFER

IMAGE : OLIVIER DASSONVILLE

MONTAGE : CLAUDE TRINQUESSE

SON : MARTIN LANOT

MONTAGE SON : ROMAIN LE BRAS

MUSIQUE : NICOLAS BABY

PRODUCTION: GRANIT FILMS / ERIC IDRISS KANAGO / MARIE DUBOIS

Valérie Osouf est réalisatrice de documentaires.

Après une licence d’Histoire, elle part vivre pendant cinq ans à Dakar où elle effectue un master de journalisme. Elle y exerce la profession de présentatrice - reporter radio, mais aussi des piges en free lance pour Le Monde et pour RFI (et aussi des cours de théâtre et un peu de fac de philo...).

Là-bas, elle réalise un film court sur les sourds démutisés et un documentaire (en 16mm) - produit par BFC - sur des « sans papiers » expulsés de France.

De retour à Paris, Valérie se forme en scénario à la Fémis, dans le cadre de l'atelier de Jacques Akchoti.

En parallèle, elle collabore en tant que researcher à de nombreux documentaires pour France 2, France 3, France 5, Canal+ et Arte (France et Allemagne).

Depuis, elle travaille principalement sur l'identité post-coloniale.

Valérie a co-réalisé d'un documentaire historique, Cameroun :  Autopsie d'une Indépendance, diffusé sur France 5, la TSR et la RTBF, mais également à travers la France et l'Allemagne grâce à des associations comme AfricAvenir et Survie.

Après Des Vies en Spirale, Elle souhaite travailler à son premier long-métrage de fiction  Marie et Djibril  (un drame conjugal sur la résonance intime et amoureuse de notre contexte hostile à l'immigration), ainsi qu'au développement d'un documentaire de création sur les émeutes de Brixton de 1981.

Voir aussi : http://www.granitfilms.com

Les photos qui illustrent cette page sont l'oeuvre de Michel Semeniako que nous remercions chaleureusement.