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L'Homme de Glace

Le nouveau court-métrage de Thomas Gendreau

À propos du projet

Pendant les fêtes de Noël, Matthias, la quarantaine, apprend qu'il est atteint d'un mal  incurable : la maladie de l'Homme de Glace. Il perd la plupart de ses facultés sensorielles, ainsi que le goût de la vie : désormais, tout lui est égal. Il ne lui reste que deux semaines à vivre. À la suite d'une dispute avec sa femme le soir de Noël, il part la retrouver chez ses parents. Ce trajet va être l'occasion de faire un point sur sa vie actuelle et sur ce qui lui importe vraiment.

Le film va proposer deux niveaux de lecture. Le premier niveau est évidemment le récit en lui-même, les actions et le déroulement de l'histoire, tandis que le second s'attache à l'intériorité de Matthias, le personnage principal. 

Le film va être tourné en Super16mm, c'est-à-dire en pellicule argentique. L'Homme de Glace nous propose des personnages à fleur-de-peau qui sont dans une situation difficile : la perte d'un être cher. La pellicule comporte un grain inimitable qui permet de mettre en exergue la fragilité de la situation. C'est également un choix politique et culturel : la généralisation des outils numériques tend à faire disparaître l'usage de la pellicule. Pour notre équipe, un film, comme son nom l'indique, est avant tout une émulsion chimique sur une bande de plastique qui réagit à la lumière. Il serait dommage que cette formidable réaction soit reléguée au rang de souvenir de musée.

L'intériorité de Matthias, le personnage principal, va bénéficier d'un traitement particulier. Tout d'abord il va s'agir d'une voix qui semble être intérieure, comme la pensée. Lors de ces monologues, l'image filmée s'arrête pour laisser place à des photos figées. Dans Poème pour Louis, son premier court-métrage, Thomas Gendreau a beaucoup utilisé les zooms et les gros plans afin de capturer les émotions de ses personnages. Ici, les images arrêtées auront la même fonction, capturer l'imperceptible. Matthias a perdu sa faculté à éprouver des émotions, mais l'a-t-il perdue totalement ? Ne pouvons-nous rien lire sur son visage ? Le choix d'employer ces diaporamas renforce l'idée d'intériorité. Ces photos seront prises à l'aide d'un appareil à chambre à grand format qui permet notamment d'isoler un sujet de son ensemble. Durant ces monologues intemporels, Matthias sera coupé du monde, plongé dans ses réflexions. Le diaporama a également valeur de souvenir, ce qui va servir la suite du film, mais ce serait dommage de tout révéler !

Extrait du scénario :

Extrait du scénario

A quoi va servir le financement ?

Tout d'abord, il semble important de préciser certaines choses ! Ici ce n'est pas une boutique mais bien une page d'appel à participation financière. C'est comme une vente de gâteaux lors d'une kermesse. Une part de gâteau, nous l'achetons par principe, par exemple pour encourager un projet scolaire mais aussi pour la satisfaction d'avoir aidé la communauté. Le part n'est en fait qu'un bonus, une forme de remerciement. Ici, c'est le même principe. Nous faisons appel à votre solidarité afin de financer un projet concret qu'est la création d'un film. Tous les motifs sont bons pour nous aider : "je connais quelqu'un de l'équipe", "ce sujet me plaît", "j'ai aimé les précédents films du réalisateur" ; rien ne sera plus bon que le bonheur de se dire lorsque le film remportera un prix en festival "j'ai aidé ce projet à exister, nous avons réussi".

Pour faire simple, notre but n'est pas de faire de l'argent sur votre dos mais bien de vous impliquer dans la concrétisation d'un projet qui nous est cher. Nous essayons que chaque don soit remercié de manière correcte.  Dans notre équipe, nous pensons qu'il faut privilégier la qualité plutôt que la quantité. Les récompenses peuvent sembler modestes mais elles représentent toutes un objet unique que vous pourrez exhiber fièrement chez vous.

Pour ce court-métrage nous avons besoin d'au minimum 5000 euros. 
Si nous arrivons à atteindre cette somme, le film pourra être réalisé. 
Votre soutien servira à financer principalement : 

- La location du matériel de tournage (caméra, éclairage, son) 
- La location de machinerie (machine à neige, machine à pluie) 
- Le transport et les repas de l'équipe 
- Les frais de post-production 
- Les frais d'inscriptions aux festivals 
- L'obtention de droits musicaux 

L'Homme de Glace se veut être un projet ambitieux mais maîtrisé. Il faut savoir que dans le cas où la somme de 5000€ ne serait pas atteinte, votre don vous sera remboursé par Ulule. Le tournage est prévu pour janvier, ne perdons pas de temps !

Nous tiendrons cette page, le site web ainsi que la page Facebook pour vous tenir au courant de l'avancée du projet !

P.S. : Nous avons reçu plusieurs mails de personnes ne sachant pas comment soutenir. Thomas a donc fait une vidéo pour eux décrivant pas à pas la démarche à suivre :

Aussi, pour les personnes qui resteraient récalcitrantes à verser de l'argent via Internet, il est possible de nous envoyer un chèque au montant de votre choix en précisant la contrepartie désirée. Pour plus d'informations, contactez-nous par email à "thomas (arobase) thomasgendreau (point) fr". Merci !

À propos du porteur de projet

Thomas Gendreau est un jeune réalisateur de 24 ans. Originaire de la région bordelaise, il décide en 2007 de déménager à Paris afin de rejoindre une école de cinéma, l'ESRA. Son film de fin d'études, Poème pour Louis, connait un grand succès : il termine 1er au Jury des professeurs et remporte 5 prix sur 9 au Jury des professionnels présidé par Claude Lelouch. Ces prix sont : meilleur film (à la large unanimité), meilleur scénario, meilleur montage, meilleure bande-son et meilleure musique originale.

Poème pour Louis, court-métrage, 2010, 20mn43 :

 Vidéo du Jury professionnel ESRA 2010, présidé par Claude Lelouch :

 À la sortie de son école, Thomas décide de rejoindre l'université de Paris III dans laquelle il valide sa licence de cinéma, puis choisit en 2011 de partir en échange au Danemark dans le cadre de son master. Passionné par les films danois, et en particulier ceux du Dogme95 et de ses descendants, il décide d'aller les analyser et les étudier à la source. Le Dogme95 est un mouvement cinématographique initié par Lars von Trier (Les Idiots, Dancer In The Dark, Dogville) et Thomas Vinterberg (Festen, It's All About Love). En proposant dix règles à suivre sans faute, il aspire à un retour vers un cinéma épuré, plus proche de l'histoire et de ses personnages, en opposition à un cinéma qui se concentre sur les prouesses techniques et les mouvements de mise en scène périlleux. Pour les auteurs du Dogme, la mise en scène doit servir l'histoire, pas l'inverse ; et Thomas Gendreau partage absolument cette philosophie.

Durant cette année au Danemark, il réalise un court-métrage partiellement auto-biographique, The Road to Klampenborg. C'est après avoir analysé les fondements et les aboutissements du Dogme95 que lui vient l'idée d'appliquer les idées résultant de ses recherches à un court-métrage. Nous pouvions déjà repérer dans Poème pour Louis les influences de ce mouvement, mais Thomas souhaite aller plus loin afin de comprendre les mécanismes pour se les approprier et créer un film unique et innovant. Une théorie entre autre retient son attention : le réalisme perceptuel imparfait de Torben Grodal, qui consiste principalement à utiliser des moyens techniques connus du grand public, comme un caméscope. Ainsi, le spectateur a l'impression de regarder un film qu'il aurait pu faire. Ce processus d'identification apporte un réalisme accru au récit, l'histoire a valeur de vérité. Pour The Road to Klampenborg, Thomas Gendreau s'est fixé deux règles : justifier les moyens techniques dans le récit, et ne pas filmer le visage des acteurs. La première règle répond aux enjeux de la théorie du réalisme perceptuel imparfait, tandis que la seconde approfondit davantage la notion d'identification du spectateur. En ne voyant pas les visages des protagonistes, le spectateur se les imagine et peut leur attribuer les traits de personnes qu'ils ont connus dans des situations analogues, dans le cas de ce film, une histoire d'amour.

En 2012, The Road to Klampenborg a reçu le Prix du Jury pour un court-métrage au 1er Festival International du Film Indépendant de Bordeaux présidé par Nathalie Baye.

The Road to Klampenborg, court-métrage, 2012, 9mn27

 Vidéo de la remise du Prix du Jury pour un court-métrage, Festival de Bordeaux 2012 :

 L'Homme de Glace représente pour Thomas un retour au travail collectif. Bien qu'il s'agisse d'un tournage conventionnel, il n'en oublie pas les principes cinématographiques qui lui sont chers et il est certain qu'il continuera à appliquer sa mise en scène au service du récit.

Plus d'informations sur Thomas Gendreau et son travail à cette adresse : http://thomasgendreau.fr

Il y a aussi la page Facebook !

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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