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Leucémies : à chacun son traitement

Forcer les cellules leucémiques à s’auto-détruire : un projet de recherche à l’Institut Necker-Enfants-Malades à Paris

À propos du projet

Bien que la prise en charge des leucémies se soit nettement améliorée ces dernières années, le pronostic de certaines formes reste médiocre, voire désastreux. C’est le cas de la leucémie aiguë lymphoblastique T sur laquelle travaille l’équipe de Vahid Asnafi, à l’Institut Necker-Enfants-Malades à Paris. Cette leucémie qui touche principalement les enfants et les jeunes adultes n’a récemment connu aucun progrès thérapeutique majeur. 25 à 30 % des patients récidivent après un premier traitement et rares sont ceux qui en guérissent en situation de rechute.

Parce que la mise au point de nouveaux traitements est une urgence vitale pour ces patients, la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM) a sélectionné le projet de Lucien Courtois dans l’équipe de Vahid Asnafi

 

Développer de nouvelles thérapies ciblées pour les leucémies aiguës lymphoblastiques T, afin d’augmenter la survie des patients et sauver des vies.

Dans les leucémies aiguës lymphoblastiques T (LAL-T), les globules blancs touchés sont des lymphocytes T qui restent bloqués dans un état immature et prolifèrent de manière incontrôlée. Lucien Courtois et Vahid Asnafi s’intéressent à deux protéines présentes à la surface des lymphocytes T normaux en formation, deux points de contrôle, sorte de « gardes fous », qui autorisent ou empêchent les cellules à poursuivre leur développement. Des résultats préliminaires très encourageants suggèrent que ces protéines pourraient avoir un rôle essentiel dans la survie des cellules leucémiques. Les chercheurs souhaitent mieux caractériser leur action au sein de cellules tumorales prélevées chez des patients atteints de LAL-T.

Ils étudieront ensuite, sur des modèles de la pathologie, l’effet de thérapies ciblées, qui agiront sur ces protéines pour induire l’auto-destruction des cellules tumorales.

 

 

  • Ce projet devrait contribuer au développement de thérapies ciblées, des traitements efficaces présentant peu d’effets secondaires qui sont adaptés à chaque type de leucémie aiguë lymphoblastique T et à chaque patient,
  • et il devrait surtout augmenter à terme la survie des malades, principalement en cas de rechute.

 

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Les leucémies, aussi appelés cancers du sang, sont des cancers agressifs. Elles touchent entre 9 000 et 10 000 personnes en France chaque année. Ce sont les principaux cancers chez les enfants de moins de 15 ans.
Elles se développent dans la moelle osseuse à partir de cellules qui sont à l’origine des globules blancs. Il en existe plusieurs formes suivant les cellules touchées et l’évolution de la maladie. 

La leucémie aiguë lymphoblastique T (LAL-T), sur laquelle travaillent Lucien Courtois et Vahid Asnafi, est une forme très agressive qui touche environ 200 nouvelles personnes chaque année en France, principalement des enfants et des jeunes adultes de moins de 30 ans.

 

Contrairement à d’autres formes de leucémies de bon pronostic aujourd’hui, les leucémies aiguës lymphoblastiques (LAL-T) ont peu bénéficié d’avancée thérapeutique majeure ces dernières années.

Les chances de survie sont mauvaises chez les jeunes adultes atteints de LAL-T : 5 ans après le diagnostic, seulement 50 % des patients sont en vie. Chez l’enfant, cette leucémie reste aussi de moins bon pronostic que les autres leucémies, avec des taux de survie médiocres. Les rechutes sont fréquentes (25 à 30 % des patients) et l’issue est souvent dramatique, avec des taux de survie de seulement 20 % à 5 ans.

Il y a donc urgence à développer des traitements personnalisés, basés sur des thérapies ciblées : contrairement aux chimiothérapies, ces nouveaux traitements ciblent des caractéristiques moléculaires propres aux cellules cancéreuses, ils sont donc plus efficaces, avec moins d’effets secondaires.

En parallèle, il est essentiel de réussir à identifier les patients qui pourraient bénéficier de ces thérapies ciblées, surtout dans les cas de rechute dont le pronostic est sombre.

 

 

À quoi va servir le financement ?

Les 15 000 euros attendus seront utilisés pour aider à financer la thèse de Lucien Courtois, un jeune chercheur, pharmacien de formation qui mènera ce projet de recherche sur les leucémies aiguës lymphoblastiques T, sous la direction du Pr Vahid Asnafi. 

À propos du porteur de projet


Vahid Asnafi est Professeur des Universités-Praticien Hospitalier (PU-PH), il dirige le laboratoire d’onco-hématologie, à l’hôpital Necker à Paris et est coresponsable de l’équipe « Lymphopoïèse normale et pathologique », à l’Institut Necker-Enfants Malades.
Iranien d’origine, Vahid Asnafi a rejoint la France en 1983 pour faire ses études de médecine. Il se destinait à une carrière de pédiatre et dit s’être découvert une passion pour l’hématologie au cours de ses études. Dans les années 80, la plupart des patients atteints de leucémie mouraient, et il lui était devenu trop difficile d’être confronté à cette souffrance humaine quotidienne. Aussi, après avoir obtenu son doctorat de médecine, il s’oriente vers des études scientifiques, fait une thèse de sciences et devient également chercheur.
Il est nommé PU-PH en 2012 à l’hôpital Necker, puis endosse le rôle de responsable d’équipe de recherche à l’Institut Necker-Enfants Malades en 2014.
Depuis il allie médecine et recherche : le laboratoire médical, spécialisé dans le diagnostic des maladies du sang, qu’il dirige à l’hôpital Necker lui permet d’avoir une vision d’ensemble sur ces pathologies. 
Une expertise qui bénéficie à son équipe de recherche qui concentre ses efforts sur une maladie : les leucémies aiguës lymphoblastiques T.

 


Pharmacien biologiste, Lucien Courtois est un jeune chercheur de 29 ans.
Il effectue ses études de pharmacie à Besançon avant de rejoindre les Hospices Civils de Lyon pour son internat en biologie médicale. Il découvre l’hématologie biologique au cours d’un semestre en tant qu’interne au laboratoire de l’hôpital Lyon Sud et décide de se spécialiser dans cette discipline. Dans ce contexte, il effectue un autre semestre au sein du laboratoire d’hématologie dirigé par son encadrant actuel, le Pr Asnafi, à l’hôpital Necker à Paris. 
Ses diverses expériences à l’hôpital en tant qu’interne, et surtout un stage de master suivi au sein du Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (CRCL) l’incitent à poursuivre une formation de chercheur.
L’internat de Lucien est aujourd’hui terminé. L’occasion pour lui de se lancer dans une thèse de sciences dans le laboratoire du Pr Asnafi et d’y mener des travaux qui pourraient être rapidement bénéfiques aux patients atteints de leucémies lymphoblastiques aiguës de type T.

 

L’équipe « Différentiation lymphoïde normale et pathologique » codirigée par Vahid Asnafi et Elizabeth Macintyre à l’Institut Necker Enfants Malades à Paris est multidisciplinaire et très attachée à la recherche translationnelle : chercheurs et cliniciens s’allient pour mener des projets au plus près du patient, créant des passerelles qui facilitent le passage du laboratoire au lit du patient, et inversement.

Voici l’équipe au complet !

  • Vahid Asnafi, chercheur hospitalo-universitaire
  • Elizabeth Macintyre, chercheur hospitalo-universitaire
  • Chantal Brouzes, clinicienne
  • Ludovic Lhermitte, enseignant chercheur
  • Ambroise Marcais, chercheur hospitalo-universitaire
  • David Sibon, chercheur hospitalo-universitaire
  • Melania Tesio, chargée de recherche
  • Eugénie Duroyon, assistant hospitalier universitaire
  • Thomas Steimle, assistant spécialiste
  • Patrick Villarese, ingénieur
  • Agata Cieslak, ingénieur en techniques biologiques
  • Guillaume Hypolite, ingénieur
  • Nicolas Gaidot, ingénieur en expérimentation animale
  • Aurélie Le Neuzet, assistante ingénieur
  • Guillaume Andrieu, post-doctorant
  • Lucien Courtois, doctorant
  • Emilie Dourthe, doctorante
  • Mathieu Simonin, doctorant
  • Charlotte Smith, doctorante

 

Au service de la recherche et de la santé depuis plus de 70 ans, la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM) est le plus important financeur caritatif de la recherche médicale française sur toute les pathologies : cancers, maladie d’Alzheimer, maladies cardiovasculaires, maladies infectieuses, diabète, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, maladies rares ...

Elle soutient chaque année plus de 400 nouvelles recherches menées dans les laboratoires des organismes publics de recherche et d’enseignement supérieur (INSERM, CNRS, INRA, CEA, Universités, grandes écoles, établissements de santé...).

Indépendante, la FRM agit grâce à la générosité de ses donateurs, testateurs et partenaires.
 

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