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Le Taurillon dans la cour des grands

Pour une presse européenne de qualité

  • Les contre-parties sont arrivées ! Découvrez-les en avant-première.

    Cette news est réservée aux contributeurs du projet.

  • On y est arrivés ! Merci !

    Nous y sommes parvenus ! Nous avons atteint l'objectif des 5 000 €. Le Taurillon va pouvoir grandir grâce à vous. Merci !

    Mais il reste encore 3 jours. Avec 2000 € de plus, nous pourrons rénover aussi les applications mobile du Taurillon et promouvoir largement la nouvelle version du site auprès de nouveaux lecteurs ou contributeurs.

  • Le passé est là et l'avenir est à portée de main grâce à vous.

    Nous y sommes presque. Merci à tous ceux qui nous ont soutenu jusque là. Nous pourrons bientôt vous offrir un site tout neuf si on se mobilise encore une semaine ! Nous pouvons le faire ! 

    Imaginez-vous déjà cette interface fluide et ergonomique, ce design moderne, la facilité que vous aurez à partager ou à commenter un article.

    Mais avant de se plonger dans l'avenir, un petit retour dans le passé, en mars 2012 quand le Taurillon passait la barre des 4000 articles en ligne, du millier de contributeurs et de la barre des 4 millions de visiteurs en 7 ans :

    http://www.taurillon.org/Plus-de-4000-articles-en-ligne,04853

  • En 2005, le Taurillon naissait des cendres du référendum

    Par Fabien Cazenave, ancien rédacteur en chef du Taurillon

    Le référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005 aura été une date importante en France. Pour les Jeunes Européens - France, cela avait été l'occasion de tirer les leçons du militantisme sur le web.

    En 2005, le Taurillon est né sur les cendres du Traité établissant une Constitution pour l'Europe (TCE). Nous avions fait durant ce référendum le constat de trois choses. Tout d'abord, avoir un discours engagé sur l'Europe rendait l'Europe engageante. Ensuite, que sur cette élection, la bataille s'est jouée sur une grille de lecture : rêver d'une autre Europe plutôt que d'une Europe de raison. Enfin, que les Jeunes Européens - France avaient été très présents sur le terrain des universités mais absents par manque de moyens humains et financiers sur le web, là où se jouait pour la première fois une élection en France.

    Sur ce constat, nous avons décidé de lancer le Taurillon, au début simple blog parmi les autres. Nous n'avions pas les moyens de faire de l'information en tant que telle sur l'Europe car nous passions forcément après les grands journaux. Or ce qui marchait sur le terrain, c'était le fait d'être dans le combat. Nous apportions à de nombreux citoyens la possibilité de discuter sur ce que devait être l'Europe. Car en dehors de quelques organisations étudiantes (comme la Confédération étudiante), le terrain était uniquement occupé par des « comités d'information » roulant pour le Non.

    Un manque de fond sur l'Europe chez les pro-Européens

    A la télévision, les tenants du Oui étaient pour le moins mous et sur la défensive. Il fallait voter « par raison » en faveur du TCE, mais peu d'arguments forts expliquaient pourquoi en dehors du traditionnel « l'Europe c'est la paix ». La classe politique pro-européenne a montré ses limites sur l'Europe, sujet qu'on met dans un paragraphe de chaque programme pour les élections, mais sur lequel les dirigeants politiques n'ont pas vraiment réfléchi. En revanche, côté du Non, les arguments partaient du texte, même si bien souvent de manière partielle, et étaient soutenus par une grille de lecture forte. La Fondation Copernic, réussissant l'exploit de faire réfléchir ensemble toute la gauche de la gauche, avait fourni aux militants du Non de gauche une même analyse et surtout les mêmes arguments repris sur le terrain, la télévision et les courriels. Tout le contraire du camp du Oui où chacun réfléchissait dans son coin. Au final, les personnalités politiques pour le Oui étaient sur la défensive.

    Or sur le terrain, être à l'offensive fonctionnait. Beaucoup d'étudiants rencontrés étaient intéressés par nos arguments, accrochés par une grille de lecture simple : nous voulons l'Europe politique, la vraie, ce traité apporte ceci, ceci et ceci de ce point de vue. Les potentiels électeurs du Non en faveur « d'une autre Europe » étaient souvent interpellés par notre envie d'Europe, qu'ils retrouvaient dans certains « comité d'information » du Non. Malheureusement, les débats à la télévision sur le sujet ruinaient notre travail tant le décalage était grand avec « nos » représentants portant si peu d'envie pour ce texte et, au fond, pour l'Europe.

    Redevenir engageant sur l'Europe

    Nous avons donc décidé de créer le Taurillon pour montrer que ceux voulant vraiment l'Europe n'étaient pas mous et qu'ils se retrouvaient chez ceux ayant voté pour le Oui et le Non. Oui, l'Europe pouvait et devait être critiquée. Non, elle n'est pas un « projet néolibéral par essence ». La question est de savoir comment nous apportons notre pierre à cette construction unique au monde. Notre force de ce point de vue, c'est le fédéralisme. Voilà notre grille de lecture. Elle nous permet en effet de pouvoir observer, analyser et critiquer positivement ou négativement l'Europe actuelle et de nous placer aux côtés des citoyens.

    Nous sommes ainsi dans notre rôle de complément de l'information donnée par les journalistes. Et surtout cela nous permet d'être engageant sur l'Europe, de forcer notre interlocuteur à se positionner. Il s'agissait au départ d'un pari. Nous ne pensions pas être encore là en 2015. Mais nous ne pensions pas que l'Europe serait toujours bloquée. Dix ans après, le combat continue...

  • Entretien avec Hervé Moritz, rédacteur en chef du Taurillon

    Hervé Moritz est le rédacteur en chef du Taurillon. Hyperactif associatif, il accompagne les contributeurs dans la préparation de leurs articles, gère les publications et coordonne les relations avec les 4 autres versions linguistiques.

    Comment as-tu découvert le Taurillon ?

    Lorsque j’ai adhéré aux Jeunes Européens, j’ai rapidement découvert le Taurillon. Intéressé par l’actualité européenne, et friand de points de vue innovants sur le sujet, je le lisais assez régulièrement. J’ai mis plus de temps à sauter le pas pour y écrire et y publier certains articles. Ce faisant, j’ai pu comprendre les débats qui animent l’Union et l’Europe en général. C’est à ce moment que j’ai forgé ma réflexion sur le fédéralisme européen, ses aspirations et ses courants.

    Qu'est-ce qui t'as donné envie de t'engager pour le Taurillon ? Qu'est-ce qui fait la particularité de ce média ?

    A la base de mon engagement, une conviction : c’est une analyse européenne et un débat citoyen éclairé qui amènera à construire l’Europe démocratique de demain.

    Je milite activement depuis bientôt quatre ans pour une Europe fédérale, j’avais à cœur de m’y investir pleinement. L’écriture est une façon de militer, de partager des idées et de débattre pour avancer. C’est un exercice que je pratique depuis quelques années en tant que correspondant local pour un journal régional. Journaliste en herbe et Européen convaincu, l’envie de commenter l’actualité européenne est devenue forte et pressante. Le Taurillon est le média qui m’a permis de le faire.

    Quand l’on m’a proposé de prendre la tête de la rédaction, c’était un vrai défi pour moi. J’ai choisi de le relever pour poursuivre mon engagement. Après près d’un an à ce poste, j’ai réuni autour de moi une équipe de rédaction complète qui entrera en fonction dès septembre 2015.

    Comment travailles-tu au quotidien ?

    Mon travail consiste à réceptionner les articles des contributeurs volontaires. Je les relis, je les vérifie et les corrige, je conseille les rédacteurs pour réorienter certains textes ou les compléter, le but étant d’offrir aux lecteurs un contenu de qualité, bien que les rédacteurs ne soient pas des professionnels. Je gère ensuite leur publication et leur diffusion, notamment sur les réseaux sociaux.

    C’est assez inédit de travailler avec tant de rédacteurs, une expérience que seul un média participatif peut offrir. Et la dimension européenne de ce média, avec cinq versions linguistiques, permet de dialoguer avec autant de rédactions au niveau européen. Ce réseau est tout aussi inédit, voire expérimental car il permet d’appréhender un journalisme multilingue et réellement paneuropéen.

    Ca prend un temps de dingue, non ?

    C’est sûr qu’il ne faut pas compter ses heures. C’est un travail quotidien bénévole, mais il est à la fois passionnant et excitant. Quand on aime, on ne compte pas.

    Si tu pouvais réaliser un [grand] rêve concernant le Taurillon, ce serait quoi ?

    Amener ce média jeune et participatif à être cité ou invité aux côtés de grands médias comme le Monde ou Libé’, Mediapart, Rue89 ou Ouest France.

    Et plus sérieusement, quels sont tes plans pour le journal ?

    Lui donner la portée qu’il mérite. Mon objectif, c’est de l’ancrer dans le milieu médiatique européen, grâce à des publications soutenues et de qualité. Pour cela, nous travaillons à renforcer sa dimension européenne multilingue et l’interactivité entre les lecteurs et les contributeurs notamment grâce aux réseaux sociaux. Des partenariats avec d’autres blogs et médias sont à l’étude avec l’organisation de projets d’envergure, conçus pour mettre toute la lumière sur ce média participatif, qui fait vivre la démocratie européenne.

    [Bonus] Tu nous résumes tout ça avec 5 # ?

    #EuropeanDreamer #Strasbourgeois #JournalisteAMesHeuresPerdues #Taurillon #FederalistAndProudOfIt