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Les Yeux de Clémence

Drame. 25 minutes.

À propos du projet

Contexte du projet :

           Étudiante en master de réalisation et création cinématographiques à l’université Paris 8, ce projet est à la fois le contenu de ma formation, ce qui me permettra d’obtenir mon diplôme de master, et une création personnelle importante pour moi puisque c’est l’une de mes premières autoproductions. Ce film bénéficie du soutien de l’association UNAPEDA, Union Nationale des Associations de Parents d’Enfants Déficients Auditifs.

Synopsis :

         Clémence, jeune femme sourde d'une vingtaine d'années est en proie à une extrême solitude. Prise d'un désir de liberté absolue, elle refuse d'accepter son problème de communication et se détache de la communauté sourde, ce qui ne l’aidera pas davantage à trouver sa place. Prisonnière de cet isolement volontaire, Clémence vit par procuration, comblant son vide affectif en volant et en glanant des instants d'amour, d'intimité, de vie à travers le viseur de son appareil-photo. À défaut de pouvoir communiquer, le seul lien qui lui reste avec le monde sont ses yeux. Un matin, elle percute un aveugle qu'elle avait pris en photo. Fortement touchée et émue par cet incident, elle y verra un moyen de changer la routine de son quotidien qu'elle tient en horreur. Évidemment tous ces changements ne se feront pas sans heurts, les barrières à la communication étant fortement ancrées. 

Note d'intention

           Le film, à travers le parcours de Clémence, se propose de poser un regard bienveillant sur les imperfections humaines et le charme qu’elles peuvent avoir. J’ai choisi de raconter une histoire d’amour entre deux personnages ayant des déficiences sensorielles (la surdité et la cécité) car il me semble que la relation amoureuse est le lieu le plus propice à l’abandon, et au dévoilement de ses faiblesses aussi bien physiques que psychologiques. Clémence dans sa relation avec Julien, le jeune homme aveugle dont elle est amoureuse, va devoir faire tomber la carapace qui la protège de la réalité et accepter de considérer ses problèmes de communication qu’elle a jusqu’ici refoulés, afin de renouer avec les siens dans un élan d’amour salvateur. 

               Il y a aussi, dans ce film, le souhait de parler de la force et du courage que l’humain peut déployer afin de compenser ses manques et ses faiblesses. Certes les personnages ont des difficultés à vivre, mais surtout ils sont animés par une force qui leur permet de continuer malgré tout à avancer. Il y a évidemment dans la question de la force, l’envie de montrer comment une déficience appelle tout un lot de compensation (ici Clémence se construit son propre langage par la photo, et les post-its). Je cherche en quelques sortes à montrer que l’ingéniosité de l'homme lui permet de pallier à ses manques : Clémence et son amoureux Julien, malgré les contraintes communicationnelles, parviennent à échanger, autour de choses simples et évidentes, en l’occurrence le langage du corps.

                Évidemment, dans la question de l’incommunicabilité, ce qui me passionnait le plus, c’était la charge esthétique et visuelle que cela véhicule. L’absence de langage commun permet au silence d’habiter le film, et de concevoir les échanges corporels entre Julien et Clémence comme des chorégraphies, ou du moins des mouvements de corps inspirés des sculptures de Rodin, où les corps sont imbriqués dans un mouvement commun qui les embrasse. Les déficiences auditives et visuelles me permettent aussi d’effectuer, à travers le film, une recherche sensorielle, en tentant de reproduire à l’écran la perception visuelle de Clémence ainsi que la perception auditive de Julien, au son.


Les photos de Clémence :

Une des séries de photos du personnage qui seront affichées dans sa chambre :

À quoi va servir le financement ?

Pour assurer la bonne réalisation du projet, nous avons estimé un budget réel d'un total de 1500€. Nous avons déjà récoltés 800€, et nous présentons notre projet sur Ulule pour récolter la somme manquante. Comme le montre le graphique ci-dessous, le budget sera destiné :

       - À la régie et au repas pour l’équipe et les acteurs pendant les 9 jours de tournage
       - Au frais liés aux déplacements de l’équipe et au transport du matériel pendant le tournage
       - À la stylisation des différents décors
       - À l’accessoirisation des personnages
       - Aux contreparties (DVD, affiche, photo) et à la diffusion du film (envoie de DVD)
       - À la location de matériel technique, notamment une perche et des micros pour les prises de son.

À propos du porteur de projet

  •  Marie Canivet, La porteuse de projet :

         Après des études littéraires en classes préparatoires et à l’université, elle s’oriente vers des études de cinéma qui la mèneront à un master de réalisation et création cinématographiques à l’université Paris 8, ainsi qu’à une formation en montage dans une école privée de cinéma. C’est dans le cadre de ses études de Master qu'elle a pu développer ce film sélectionné par la formation de l’Université Paris 8.

  • Le casting

Laurène Loctin (Clémence, le personnage principal) 

            Enfant, Laurène Loctin a participé à divers ateliers de théâtre à Paris, notamment à l’IVT, International Visual Theater et au college-lycée Morvan, école privée pour sourds et malentendants. À l’âge de 16 ans, elle est choisie pour jouer dans un téléfilm de Serge Meynard, L'Enfant du secret. Au lycée, elle déménage à Toulouse où elle intègre la compagnie Act's, qui la met en scène dans les pièces Temps moderne et Telle fille, tel père. Elle joue aussi dans des projets de court-métrage bénévoles comme Léo, produit et réalisé par Julien Bourges. Après avoir obtenu son bac littéraire, elle part à Lyon pour suivre des études de journalisme à l’HEJ, Haute École de Journalisme. En parallèle à ses études, elle devient membre de la Compagnie ON-OFF, qui la fait jouer dans la pièce Qui a tué Mr solar?. Dans le cadre de ses études de journalisme, Laurène travaille pour l’émission L’Oeil et la main diffusée sur France 5, et le magazine culturel Art'pi. Elle fait aussi un voyage au Bénin pour réaliser en collaboration avec les associations Smile et SSB (Solidarité des Sourds au Bénin), un reportage d’une demi heure sur l’action des bénévoles dans les écoles pour enfants sourds. Enfin, Laurène preside l’association E4S, Étudiant Sourd Signer Sensibiliser Succès et coordone la communication du festival de théâtre de rue “Clin d’Oeil” et de l’association ETSF, Étudiants Sourds de France.

Estelle Aubriot (Anne, la mère de Clémence)

            Estelle Aubriot s'initie à 16 ans avec Peter Schumann et le Bread and Puppet (Etats-Unis) aux Arts de la Rue.
L'année suivante, elle est invitée par Mallika Sarabhaï (Le Mahabharata de Peter Brook) à la Darpana Academy (Inde) pour appréhender la formation indienne à l'Art Total. 
De retour à Paris, elle monte avec des amis un festival de théâtre et de musique Les 48 heures au Cirque d'Hiver, 
crée et joue un cabaret en duo dans les bars, café-théâtres tel Le Point Virgule et décide parallèlement 
d'aller vers des répertoires d'écritures classique et contemporaine. 
Elle suit une maîtrise d'études théâtrales à Paris VIII et rentre en 1992 au Conservatoire National Supérieur 
d'Art Dramatique de Paris 
(C.N.S.A.D. 1992-95). Avec une vive curiosité pour ses contemporains, elle va à la rencontre d'auteurs, collabore 
et participe avec eux à de multiples lectures et créations théâtrales, comme par exemple avec Eugène Durif, 
Claudine Galéa ou Gérard Watkins. 
Au cinéma, elle travaille avec des réalisateurs comme Andrew Kötting (Gallivant), et Vladimir Léon (Loin du front).
Fascinée par le monde des sourds et leur Langue des Signes Française (L.S.F.),
 elle apprend à la signer couramment et la pratique actuellement dans plusieurs spectacles bilingues. Titulaire d'un D.E. diplôme d'Etat d'Enseignement en théâtre, elle enseigne entre autres et dirige des stages au Conservatoire à 
Rayonnement Régional(C.R.R.) d'Orléans, à la Scène nationale d'Evreux, au C.R.R. Aubervilliers - La Courneuve, à la Maison du 
Geste et de l'Image (M.G.I.) à Paris.

Xavier Bonadonna (Julien, l’amoureux de Clémence)

            Xavier Bonadonna a été formé au conservatoire du XVe, au cours Simon ainsi qu’au cours Florent dans les classes de Laurent Natrella – sociétaire de la Comédie Française – Cyril Anrep et Bruno Blairet.

            Il joue actuellement au théâtre sous les directions de : Sylvain Martin au T2G / Centre Dramatique National de Gennevilliers dans Élisabeth II de Thomas Bernhard et Olivier Bruaud au Théâtre du Nord-Ouest dans Richard III de William Shakespeare. En 2013, il est dirigé par Olivier Py à l'Opéra National de Paris dans Aïda de Giuseppe Verdi, Thomas Schetting et Dominique Flau-Chambrier au Théâtre des Bains-Douches d'Elbeuf dans Le Médecin malgré lui de Molière, Julie Louart au Théâtre de Belleville et de Ménilmontant dans Barbe-Bleue de Dea Loher, ainsi que par Damien Ricourt dans Hymne pour une Métamorphose dans le cadre d'un festival à Notre Dame de Paris. Depuis 2010, il collabore fidèlement avec Georges Bécot dans cinq créations théâtrales – notamment pour le Musée National des Deux Victoires – et plusieurs spectacles masqués. Il a par ailleurs travaillé sous les directions de : Olivier Migot en 2012 dans l'une de ses créations Les lumières du square Parmentier, Marie-Valentine Maistre dans La Boutique de l'Orfèvre de Karol Wojtyla avec Michäel Lonsdale – spectacle tourné dans toute la France et au festival d'Avignon Off – Laurent Natrella dans Le songe d'une nuit d'été de William Shakespeare en 2011, Estelle Bonnier dans A tous ceux qui de Noëlle Renaude en 2007 et David Sztulman en 2006 dans La Tempête de William Shakespeare.

            Également diplômé en architecture et en scénographie à Rome puis aux Beaux-Arts de Paris, il met en scène en 2012 trois spectacles au Théâtre du Soleil à la Cartoucherie : Le Nez de Nikolaï Gogol, un happening pour les 20ans de la fondation Abbé Pierre et Les Étoiles d'Arcadie d'Olivier Py pour lequel il reçoit un prix de mise en scène. En 2013, il met en scène Tous à l'Opéra ! au Cirque d'Hiver pour l'Académie de Musique de Paris.