BackBackMenuCloseFermerPlusPlusSearchUluleUluleUluleChatFacebookInstagramLinkedInTwitterYouTubefacebooktwitterB Corporation

L'escargot tranquille

une micro-ferme végétale expérimentale

À propos du projet

L'association "l'escargot tranquille" vous propose de découvrir son projet de micro-ferme végétale expérimentale sur cette page. bonne lecture :-)


Rassurez-vous, nous n'allons pas nous attarder longtemps sur les problèmes ! Les solutions nous réjouissent bien plus. Néanmoins, quand même, toutefois... rappelons que l'heure est grave ! Notre civilisation marche sur la tête (pour dire les choses poliment) : dérèglements climatiques, pollutions des eaux, pertes de la biodiversité, pollutions chimiques et radioactives, inégalités sociales, spécisme, racisme, sexisme… etc. etc.
Heureusement, partout dans le monde, des initiatives fleurissent à l'échelle locale (ouf) ! Nombreux sont en effet ceux qui ont compris qu'il ne fallait pas attendre grand chose d'en haut (je parle des multinationales et des politiques hein, pas d'en haut « en haut »). Bref !
Nous vous proposons de découvrir et pourquoi pas de participer à notre projet. Pour les pressés ou les impatients, regardez la petite vidéo qui en présente brièvement les grandes lignes.


L'escargot tranquille c'est d'abord un projet de vie. C'est aussi et surtout un projet expérimental de « micro-ferme-laboratoire » ayant pour but de développer des outils et techniques permettant à moyen terme de :

S'affranchir des énergies fossiles...
- en minimisant les besoins énergétiques avant tout et en développant des techniques agricoles innovantes, notamment pour la culture de céréales et légumineuses s'inspirant des concepts de la permaculture : (très) grande biodiversité, couverture permanente et non travail du sol, semis directs sous couverts, association de plantes à bénéfices réciproques, utilisation de l’agroforesterie, autoproduction de semences, création de micro-climats locaux…
- en remettant au goût du jour l'utilisation d'outils manuels ancestraux modernisés et améliorés : faux, batteuses, tarare, moulins…

Développer une agriculture végétale naturelle efficiente (bam !)et résiliente (et re-bam!)
- végétale : c'est à dire sans élevage et sans utilisation directe ou indirecte d'intrants issus de l'exploitation animale. Pourquoi ? Pour des raisons éthiques notamment. Mais nous souhaitons aussi démontrer que les animaux d'élevage ne sont pas indispensables agronomiquement et qu'une agriculture sans souffrance est donc possible.
- naturelle : au-delà des principes de l'agriculture biologique, nous souhaitons pousser la démarche en réduisant les intrants au minimum, en cherchant plutôt à imiter le fonctionnement naturel de la nature et en accompagnant celle-ci (électro-culture, biochar, biodynamie...)
- efficiente : autrement dit, obtenir des performances optimum avec un minimum d'énergie
- résiliente :en écologie et en biologie, « c'est la capacité d'un écosystème, d'une espèce ou d'un individu à récupérer un fonctionnement ou un développement normal après avoir subi une perturbation »source. Dans le contexte du dérèglement climatique, il s'agit donc d'anticiper ces phénomènes : sécheresse, pluviométrie excessive, grands froids...

Réutiliser et détourner la surabondance issue de notre société productiviste.
Plutôt que d'acheter de nouveaux matériaux pour la culture, la construction ou l'artisanat, il s'agit de récupérer, recycler et détourner les existants. Pourront par exemple être fabriqués des objets d'usage courant ou décoratif, construits une partie des bâtiments de travail et pourquoi pas à terme un bâtiment d’accueil pour la vie du lieu.
Créer du lien social.
par l'organisation de chantiers collectifs, d'ateliers, d'animations et d’événements, nous souhaitons ouvrir le lieu à tous ceux qui souhaitent participer à l’avancement du projet tout en restant en lien avec les acteurs locaux (villageois, acteurs des réseaux Mayennais…)

Projet d'aménagement de L'escargot tranquille

Parallèlement à la recherche publique (INRA et ITAB par ex.), nous souhaitons une approche plus "holistique" de la problématique. Et à défaut de financements publics, l'idée est donc de développer des activités rémunératrices qui soutiennent ainsi les activités expérimentales.
Il y aura donc sur le lieu des productions artisanales, dans un petit fournil, de pains, galettes et autres douceurs cuites au feu de bois (vous sentez déjà les bonnes odeurs ??). De plus, nous écoulerons les productions issues des expérimentations sous leurs formes brutes (légumes, fruits, céréales, légumineuses) ou transformées (pâtes sèches, fruits et légumes séchés/lacto-fermentés/stérilisés, confitures, compotes…). Enfin, nous pourrons espérer quelques ressources des créations issues de la récupération.
Toutes ces productions seront vendues en direct le plus localement possible avec l'idée que quelques familles du village s'engagent à long terme sur le modèle des A.M.A.P.S.

Concrètement, nous sommes déjà installés sur le lieu, constitué d'un terrain de 7000 m² proche du village. Une ancienne bergerie sera rénovée et transformée en fournil. Il est prévu la construction d'un autre bâtiment pour le stockage du matériel, des semences et des productions… Une serre de 200 m² sera très prochainement installée.

A quoi va servir le financement ?

Nous avons déjà acquis du matériel (Une serre de 200m2, un véhicule utilitaire, tout le matériel de fauche, des brouettes, des outils de jardinage, des outils électroportatifs pro, un tarare, un pétrin, un bilig...) pour un coût d'environ 6000 €.
La majorité de vos contributions servira à acheter le matériel pour la production végétale et pour le fournil qui financera (on vous le rappelle) la partie expérimentale. Comme vous le voyez dans le détail du tableau d'investissement ci-dessous, il nous faut un minimum de 12000 euros (commission Ulule comprise) pour commencer sérieusement l'activité. Mais il ne s'agit là que d'une partie de l'investissement idéal. Nous espérons donc fort que ce projet vous touchera et vous donnera envie de participer pour le faire évoluer très vite. Sinon, il nous faudra auto-financer le reste et donc cela prendra beaucoup plus de temps (des années sûrement).  


Et si on dépassait tous ces objectifs (ben quoi on peut rêver), nous aurions alors de la trésorerie pour financer du salariat supplémentaire pour avancer encore plus efficacement. Et si vous étiez d'une générosité sans limites, nous pourrions aussi commencer le projet de bâtiment d'accueil à énergie positive !!!

À propos du porteur de projet

Gwendal
Après une formation en communication et plusieurs années à exercer le métier de graphiste en salariat puis à mon compte, j’ai ressenti le besoin de changer d’orientation professionnelle afin de retrouver plus de sens et d’intérêts dans mon activité. J’ai approché la paysannerie grâce à mes amis agriculteurs et me suis ainsi petit à petit tourné vers la terre. Puis je me suis  installé avec 4 amis sur une ferme en polyculture élevage. Nos valeurs communes, notre vision de la paysannerie et l’opportunité d’accéder à une ferme de 42 ha par le biais de la Foncière Terre de Liens, nous ont permis de nous installer début 2011. Nous avons petit à petit mis en place trois ateliers : du maraîchage, des céréales transformées sur la ferme en pains/galettes (ça c'était ma partie) et des vaches dont le lait est transformé en fromages variés. Mais progressivement, la présence de l’élevage (et plus précisément, l’exploitation animale) m'a beaucoup pesé, j’ai finalement décidé de quitter la ferme ! Puis, après un an de réflexion, j'ai décidé de lancer, avec ma compagne, ce projet agricole végétal, et soyons fous, d'y ajouter la reflexion sur la question de l'Énergie…

Anaïs
Depuis la petite enfance, j’ai grandi entourée d’animaux : poules, lapins, chevaux, moutons, chats et chiens, cochons d’inde… La notion de l’échange homme/animal était omniprésente dans mon éducation.
A l’adolescence, j’ai commencé à mûrir mon projet professionnel au contact d’une famille d’accueil. Leur lieu de vie était à la campagne : j’y ai rencontré des jeunes fragilisés pour lesquels la présence des animaux était bénéfique (maîtrise de soi, canalisation des émotions, capacité d’attention).
Au cours de mes premières expériences professionnelles, j’ai eu l’occasion de constater la valeur  d’une médiation (artistique, horticole) dans la relation au public. Que cette médiation passe par l’animal m’est apparue pertinent. Ainsi, depuis plus de deux ans, mon nouveau collègue, Frisko, un handi-chien m’a permis de passer de la théorie à la pratique auprès de jeunes porteurs de handicaps. Par ailleurs, ma passion pour les arts et plus particulièrement la transformation du métal et du bois m'ont donné envie de développer cette activité au sein de l'escargot tranquille (bijoux, sculptures, vêtements…).

Quelques liens pour en savoir plus sur nous

Pour en savoir plus sur l'avancée du projet et ce qui a déjà été réalisé, nous vous invitons à venir visiter notre blog :

http://lescargot-tranquille.eklablog.com/

Et vous pouvez aussi consulter la page Facebook dédiée au projet :

https://www.facebook.com/escargottranquille/

Vous aurez aussi plus de détails dans la FAQ ci-dessous, et surtout si des questions vous titillent, n'hésitez pas à nous en faire part, nous nous ferons une joie de vous répondre. Merci à tous pour le soutien (quel qu'il soit) que vous nous apporterez.

FAQ

  • Comment vous est venue l'idée ?

    Réponse de Gwendal :
    La question de la place de l'animal dans notre alimentation me titille depuis de nombreuses années. Cela faisait longtemps que j'étais végétarien avec quelques périodes d'écarts. Mais c'est vraiment lorsque je me suis retrouvé confronté à la réalité concrète de l'élevage (laitier) que je me suis rendu compte que même en mettant toute l'éthique possible, certaines souffrances sont inévitables : séparation du veau et de la mère, tueries des vaches de réformes et des veaux mâles, lactation quasi permanente...A partir de ce moment, j'ai donc décidé de chercher des solutions pour une agriculture qui ne dépende pas de l'exploitation animale.

    Ensuite la question de l'énergie m'intéresse depuis longtemps aussi. Et pendant mes années en tant que « chef d'exploitation », la place du tracteur m'a toujours dérangé. Je n'ai jamais été à l'aise avec ces machines. Le bruit, la complexité, les conséquences environnementale et sur le paysage rural n'aidaient pas. J'ai donc naturellement été attiré par le challenge de réussir à produire une alimentation sans tracteurs et plus généralement avec le moins d'énergie extérieure possible.
    Nous avons toujours aimé avec Anaïs récupérer des matériaux et objets en fin de vie pour les détourner, les recycler et leur donner une deuxième vie.

    Alors à partir de ces envies et de celles d'Anaïs de bricoler aussi le métal, le bois, les tissus, nous avons imaginé ce projet tel que nous vous le présentons ici.

    Dernière mise à jour : il y a 2 années, 8 mois

  • Je n'ai pas bien compris le principe du Crowdfunding...

    Le financement participatif comprend différents secteurs tels que le don («donation crowdfunding»), la récompense (ou don avec contrepartie), le prêt (aussi appelé  «prêt participatif»), l'investissement en capital («equity crowdfunding»).
    Dans notre cas, nous avons choisi le don avec contrepartie symbolique. Il faut imaginer L'escargot tranquille comme un outil de recherche et développement dont le but est d'apporter des solutions à moyen et long termes aux problématiques énergétiques (raréfaction des ressources naturelles) et de surfaces disponibles pour l'alimentation (place de l'élevage).
    Les dons pour la recherche médicale font partie de notre vie depuis bien des années. On peut voir cet appel à financement participatif comme une évolution de ce système, l'idée étant, à terme, de développer des modes de vie non agressifs pour l'environnement et l'humain.

    Dernière mise à jour : il y a 2 années, 8 mois

  • Au fait, pourquoi "l'escargot tranquille" ?

    Il y a plusieurs "explications"

    D'abord, c'est le symbole de l'animal certes lent  mais qui contrairement aux idées reçues peut parcourir de très grandes distances de par son endurance et sa constance. Nous avons aimé pousser ce trait en rajoutant le "tranquille".

    C'est aussi un animal qui porte sa maison sur son dos, clin d’œil
    par rapport à notre choix de la yourte.

    Et enfin c'est aussi le symbole (avec la limace) des petites bêtes embettantes au jardin dont il vaut mieux se faire un ami.

    Dernière mise à jour : il y a 2 années, 8 mois

  • Mais pourquoi se focaliser sur le pétrole ?

    C'est une question compliquée. On sait aujourd'hui que le pétrole et les énergies fossiles en général ne sont pas éternels. La plupart des spécialistes s'accordent à dire que nous avons dépassé le peak-oil (ou pic pétrolier) et même si certains détracteurs affirment que les nouveaux moyens d'extraction (notamment les gaz de schistes) repoussent ce peak-oil, nous ne pouvons pas nier que tôt ou tard le pétrole ne sera plus une ressource intéressante. Notre problématique repose donc sur ce fait. Nous pensons qu'il est risqué d'attendre cette fin inéluctable pour commencer à l'anticiper. De plus le tracteur a une place qui semble irremplaçable dans notre agriculture moderne. Nous avons du mal à imaginer que l'huile ou les agro-carburants seront des solutions alternatives viables (sur ce point, il est possible que l'on se trompe). Nous devons donc essayer de faire abstraction de cet outil et les solutions que nous envisageons demandent beaucoup de temps d'expérimentation (agroforesterie notamment). Voilà pourquoi nous pensons qu'il faut commencer la démarche dès maintenant et plus nous serons nombreux à travailler là-dessus, plus nous obtiendrons de résultats. Donc effectivement, on peut avoir l'impression d'être extrêmistes, mais il faut parfois se mettre un cadre pour ne pas trop s'éparpiller.

    Dernière mise à jour : il y a 2 années, 8 mois

  • Et c'est vraiment possible de se passer de pétrole en agriculture ?

    En fait nous n'utilisons le pétrole en agriculture que depuis 60 ans. Seuls 3 % des paysans du monde sont équipés de tracteurs. Cela relativise beaucoup notre dépendance aux énergies fossiles.

    Donc à la question peut-on vraiment faire de l'agriculture sans pétrole, la réponse est OUI ! La question est plutôt de savoir si on peut faire de l'agriculture manuelle sans se tuer à la tâche. Et c'est là dessus que nous voulons travailler. Réduire les besoins d'interventions au minimum et laisser faire la nature à notre place (par exemple les vers de terre qui travaillent le sol à la place de la charrue).

    Dernière mise à jour : il y a 2 années, 8 mois

  • Et pourquoi pas d'animaux d'élevage ?

    La question de l'élevage n'est pas évidente non plus. Nous n'allons pas rentrer dans le détail ici, d'autres sites le résument très bien. Je vous invite à visiter le site de l'association végétarienne de France qui est une source fiable et bien faite http://www.vegetarisme.fr/

    Personnellement, nous ne consommons pas de produits animaux pour des raisons d'éthique, de philosophie et de spiritualité.
    Dans notre démarche de l'escargot tranquille. Nous voulons donc montrer que contrairement à ce que pensent souvent la majorité des paysans, l'animal d'élevage (nous ne parlons pas des animaux sauvages...) n'est pas indispensable à un système agradant avec un sol sain, vivant et fertile. Nous souhaitons ainsi montrer qu'une agriculture "végétalienne" est possible et même à grande échelle.
    Nous avons rédigé un article sur notre blog qui parle de cette question de l'agriculture végétalienne.

    Dernière mise à jour : il y a 2 années, 7 mois

  • Et les poules ??? Il ne faut pas tuer de poules pour avoir des œufs ?

    Pour la question des poules, je vais emprunter à Marie-Laforêt (la cuisinière, pas la chanteuse), son texte que je trouve très juste :

    "Et les oeufs de poules "heureuses". Et les oeufs bio alors ? Et si j'achète mes oeufs à un gentil fermier ? Et si j'élève mes propres poules ? Les questions sur les conditions acceptables pour élever des poules pondeuses et manger des oeufs d'une manière éthique ne manquent pas quand on est végétalien.

    A la question d'acheter des oeufs bio, de poules élevées en "plein air", la réponse est simple : il n'y a rien d'éthique dans l'élevage, même bio. Les jeunes mâles nés dans les élevages de poules pondeuses sont inutiles donc tués dès la naissance, et après quelques années les poules pondeuses sont moins productives, donc ne sont plus rentables. Que l'élevage soit bio ou pas, le sort réservé aux animaux qui ne rapportent pas assez est le même.

    Si vous pensez qu'avoir vos propres poules est une solution plus éthique, la première chose à savoir est qu'acheter des poules ou des poussins pour produire vos propres oeufs entretient des élevages, donc l'exploitation d'autres pouleset la même mise à mort cruelle des poussins mâles. Cela ne fait que déplacer le problème. Et si vous décidez d'élever vos propres poules pondeuses, vous aurez le problème des poussins mâles (futurs coqs donc) à gérer. Dans la nature c'est statistiquement 1 poussin femelle pour 1 poussin mâle."
     

    Dernière mise à jour : il y a 2 années, 8 mois

Poser une question Signaler ce projet