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Un peu d'écume autour des Vagues

Série adaptée du roman de Virginia Woolf par Jeanne Cousseau

À propos du projet

Un peu d’écume autour des Vagues est un projet de série cinématographique et expérimentale en neuf épisodes, adaptée des neuf chapitres du roman Les Vagues de Virginia Woolf.

Les Vagues c'est Bernard, Neville, Louis, Susan, Rhoda, Jinny qui grandissent puis vieillissent. Ils ont huit ans, vingt, trente, soixante. Ils marchent dans Londres et dans la campagne anglaise, ils s’aiment, se jalousent. Ils pensent, ils rêvent, ils sentent. Leur flux de pensée nous berce ou nous fait tanguer comme le flux et le reflux des vagues du titre.

Ce roman, lui-même expérimental dans la forme de sa narration, nous propose à chaque phrase, de la première à la dernière, une nouvelle image et une nouvelle sensation. De cet émerveillement sans cesse renouvelé est née l'envie de partager cette richesse, à travers un autre medium, celui du cinéma, et la sensibilité particulière de la réalisatrice.

Dans le film, six acteurs incarnant les six personnages du roman lisent le texte, parfois à l’image, parfois seulement au son. Des images mettant en scène les actions du roman de manière distanciée, ainsi que des images libres proposées par le chef opérateur se mêlent à celles de la lecture. L’improvisation et les propositions des comédiens comme de l’équipe artistique et technique ont une grande place dans l’élaboration du film.

Le tournage de la série a déjà eu lieu, comme le montrent les photogrammes tout au long de la page. Alors que nous nous apprêtons à entamer la post-production du film, nous faisons appel à vous pour nous aider à faire éclore le film.

"Le soleil n’était pas encore levé. La mer se confondait avec le ciel, sauf là où elle se froissait légèrement, comme un pan de tissu plissé. Peu à peu, avec l’arrivée de la lumière, une ligne sombre sépara la mer du ciel à l’horizon, et le tissu gris se raya de bandes larges et mouvantes, l’une derrière l’autre, et toutes se suivaient sous la surface, chacune poursuivant l’autre, à l’infini."

Virginia Woolf, in Les Vagues (traduction Christine Jeanney)

Le tournage s'est déroulé d'août 2013 à septembre 2015, la petite troupe se réunissant pendant les vacances, à Bruxelles principalement, mais aussi Paris, Londres, et même l'Île d'Oléron. C'est un tournage en équipe réduite (une dizaine de personnes dans l'équipe technique maximum), où la parole et les propositions circulent sans cesse et avec facilité. Chaque jour commence avec un principe et une idée globale dont les détails se construisent à mesure, avec la collaboration de chacun.

Une journée type serait la suivante : les acteurs répètent leur texte avec la réalisatrice et la scripte, en travaillant avec précision la prononciation, les intonations, le rythme. La lecture est ensuite filmée et enregistrée, en laissant visible le dispositif d'enregistrement (micro présent dans le cadre), et en gardant les indications de jeu qui surviennent au cours de la lecture. En ayant le texte, son énergie et ses émotions bien en tête, l'équipe s'attelle ensuite à des mises en scène généralement sans texte, sans dialogue : beaucoup de déambulation dans la ville, ou des situations symboliques reprenant l'idée principale du texte. Nous essayons d'exploiter les lieux que nous filmons avec astuce et originalité, chaque idée qui le permet est alors la bienvenue, même au plein milieu de la journée. L'organisation ne doit pas prendre le pas sur la créativité !


Il s'agit maintenant de construire le film avec tout ce que nous avons récolté de sons et d'images... Ce sera un gros travail, auquel nous nous attelons pour au moins un an !

Pour le montage, nous devons aussi imaginer une méthode de travail, nous expérimentons des choses. Nous revenons aux bonnes vieilles habitudes que le numérique aurait tendance à nous faire oublier : préparer sur papier, organiser les séquences sur des post-it. Nous essayons de travailler d'abord la bande-son, pour y ajouter l'image ensuite. Nous réécrivons des plans à tourner, sans les comédiens, qui naissent de la confrontation entre d'autres images et d'autres sons.

Une petit récapitulatif avec des chiffres...

4 ans

5 heures de film

9 épisodes

9 traducteurs

40 journées de tournage

42 collaborateurs présents à un moment ou un autre sur le tournage

47 jardins, maisons, théâtres, appartements, places, foires et marchés... et d'innombrables rues

Beaucoup de dispositifs de création d'images et de sons

Quelques-uns des dispositifs qui constituent la matière du film

La lecture du texte en costumes, dans des décors naturels... Cela constitue la majeure partie de notre collecte du texte. Dans le film fini, on verra ces lectures à l'image ou on les entendra sur des images différentes.

Des déambulations des personnages dans des lieux évocateurs... Dans tous les livres de Woolf, la ville est très présente, on y marche, on y observe, on y écoute, on y sent... C'est ce que font aussi ici Bernard, Susan, Neville, Jinny, Louis, Rhoda.

Des images et sons libres, enregistrés en parallèle du tournage et surtout du montage par deux collaboratrices, tentant de retranscrire leurs propres sensations nées de la lecture, sans le filtre de la réalisatrice.

Des stockshots, images ou sons provenant de stocks d'archives ou de films déjà existants, intégrés au montage comme notre propre foultitude de matière...

Des séquences sonores ou visuelles sans comédiens, dont l'écriture et le tournage se feront au fil du montage pour s'y intégrer progressivement.

Une diffusion sonore du film cherchant à entourer le spectateur d'une manière particulière, ou bien en radicalisant des choix en utilisant le dispositif classique qu'on appelle 5.1 ou bien en créant un environnement sonore particulier en disposant nous-mêmes les enceintes d'une certaine manière.

A quoi va servir le financement ?

COMETLa série est produite par le Collectif COMET, association de production et de diffusion de films et objets cinématographiques ou audiovisuels, dont Jeanne Cousseau est la secrétaire et dont plusieurs membres de l'équipe font partie. Dans ces conditions de production étudiantes, après un long tournage qui a coûté environ 20 000 euros recoltés grâce aux subventions aux projets étudiants des différentes écoles et universités des membres de l'équipe, il manque encore quelques 5 000 à 8 000 euros pour terminer le film et lui donner une chance d'exister face à un public. C'est pour nous aider à financer cette dernière partie que nous faisons appel à vous.

Concrètement, les deniers récoltés seront utilisés pour :

  • tourner des images et sons "libres" (à l'initiative des chefs opérateurs de l'image et du son) qu'il sera nécessaire d'intégrer au montage en complément des rushes "textuelles" tournées en équipe complète et avec les acteurs, ce qui nécessite de louer du matériel ponctuellement et de payer des transports,
  • acheter des disques durs pour les étapes à venir de la post-production (pour environ 60 heures de rushes et leur traitement !),
  • louer un studio d'enregistrement pour les bruitages qui n'auront pas pour seule utilité de "renforcer" le son direct comme dans de nombreux films mais qui participeront pleinement à l'élaboration de la bande-son du film,
  • louer un auditorium de mixage pour mettre en forme les différents éléments de la bande son finale dans les ambitions d'expérimentation propres au projet,
  • louer un équipement d'étalonnage pour affiner l'image définitive du film,
  • mettre en place des systèmes de diffusion, notamment pour le son, qui ne correspondent pas aux standards classiques du cinéma en salle,
  • acheter des supports de diffusion (notamment DVD et DCP).

Il est à noter que la concrétisation de ce projet est aujourd'hui possible grâce au travail bénévole de toute l'équipe, acteurs compris. Par ailleurs, il est aussi à noter que le roman a été entièrement traduit de l'anglais par la réalisatrice avec l'aide de quelques amis anglo-francophones d'abord pour donner une singularité à l'interprétation du texte original mais aussi pour éviter de payer de lourds droits d'éditions à l'adaptation. Le texte original appartient quant à lui au domaine public.

L'objectif des 2 175 € est pour nous un minimum, que nous devons atteindre à défaut de ne récolter aucun fonds, mais étant encore en recherche de financements pour le reste du budget manquant, tout don permettant d'aller au-delà de ce seuil sera accueilli avec reconnaissance et trouvera toute son utilité dans le film.

À propos du porteur de projet

Jeanne Cousseau : réalisatrice

Etudiante à l'INSAS, école de cinéma à Bruxelles, en master 2 du département réalisation, Jeanne mène ici un projet expérimental entre cinéma et littérature qui sont ses deux principales passions. Après avoir réalisé plusieurs courts-métrages (page vimeo), Jeanne s'attaque à un projet de plus grande ampleur mais avec toute la liberté d'une autoproduction étudiante et une équipe solide de compagnons fidèles et expérimentés.

La poésie qui règne dans cette adaptation des Vagues est déjà à l'oeuvre dans ses précédents courts-métrages dont L'horizon des événements et Si un jour une pierre que vous pouvez regarder sur ces liens.

L'ensemble de l'équipe est composé d'étudiants de grandes écoles de cinéma et de théâtre francophones (l'INSAS cinéma et l'INSAS théâtre à Bruxelles, La fémis et l'ENS Louis Lumière à Paris, l'ENSATT à Lyon) et de quelques jeunes professionnels du cinéma.

Annaëlle Simonet : scripte

Annaëlle sort de l'INSAS en 2013, elle y a appris le montage et comme il est de tradition dans cette école, elle a également eu une formation de scripte. Elle commence son intégration dans le monde du cinéma tout en travaillant sur des projets personnels. Traductions, lectures et relectures, discussions toujours recommencées sur les personnages, le texte, la mise en scène... c'est la plus proche collaboratrice de Jeanne sur ce film, avec à la fois sa vision globale et sa précision dans les détails.

Maxime Roy : producteur et mixeur

Maxime sort de La fémis en département son. Il est président du Collectif COMET depuis 5 ans et produit la plupart des films dont le collectif s'est occupé. Aussi doué pour le son que la production, il a soutenu et continue de soutenir Jeanne tout au long du projet, et c'est lui qui y mettra le point final avec le mixage et la spatialisation sonore du film.

Les acteurs

Jean-Louis Cousseau : Bernard

Jean-Louis est comédien, metteur en scène et dramaturge. Il a sa propre compagnie, Quelqu'unS, avec Isabelle Cousseau-Loridan depuis 2000. C'est aussi le père de Jeanne... à qui il a transmis sa passion de la littérature et du langage.

Mathieu Huvelin : Neville

Mathieu est un jeune comédien et metteur en scène. Il a joué dans deux autres films de Jeanne, dont Si un jour une pierre, où il était déjà l'acolyte de Jean-Louis Cousseau. Il a notamment fait l'école Lecoq à Paris.

Marie-Ange Lelli : Rhoda

Marie-Ange est comédienne professionnelle. Elle joue au cinéma et à la télévision et elle travaille le théâtre de rue ainsi que les lectures mises en espace. Jeanne l'admirait beaucoup, à dix ans, lorsqu'elle incarnait une princesse médiévale à l'Abbaye de Maillezais...

Adrien Letartre : Louis

Adrien sort en 2012 de la section jeu de l'INSAS. Il joue avec Armel Roussel au Théâtre National de Bruxelles, avec Isabelle Pousseur au Théâtre du Parc et sa carrière commence avec élan ! Jeanne le rencontre il y a trois ans en faisant le casting d'un autre film du Collectif COMET lorsque le projet des Vagues se dessine... et finalement le voilà !

Stéphanie Goemaere : Jinny

Stéphanie sort tout juste de l'INSAS, en jeu. C'est une amie d'amie au début de l'école, puis une amie tout court... et un coup de coeur pour le rôle, une évidence lumineuse dès le début du projet.

Jenna Hasse : Susan

Jenna vient de la même classe que Stéphanie. Elle est aussi réalisatrice et son court-métrage En Août a été présenté à  la Quinzaine des Réalisateurs. C'est le ciné-club de l'INSAS, Jean-Luc Godard et Bela Tarr qui nouent la relation, puis les pièces jouées à l'école qui donnent l'envie à Jeanne de lui faire incarner un des personnages des Vagues.

Dominique Pifarély : musicien

Dominique est un violoniste, musicien d'improvisation - plus radical que le jazz, sans trame. Il a l'habitude de travailler avec des poètes ou comédiens, avec du texte comme appui, comme deuxième voix. Jeanne le découvre en écoutant France Musique et la chance lui sourit : la rencontre est belle, fructueuse et s'inscrit joyeusement dans le processus de création, d'échanges d'idées et de propositions qui constitue la base du projet.

L'équipe technique

Son

Margaux Robin

Margaux Robin sort tout juste de la section son de l'ENSATT, école enseignant tous les domaines du théâtre à Lyon. Elle aime - comme elle le dit joliment - "le son dans tous ses états", elle est prête aux plus folles expérimentations artistiques et techniques. Jeanne et Margaux se sont rencontrées en Ciné Sup, classe préparatoire aux écoles de cinéma à Nantes.

Image

Maxime Fuhrer

Maxime sort de l'INSAS en 2014. Curieux et passionné, il commence à travailler sur le projet avec Jeanne, préparation et premières sessions, puis le quitte pour se consacrer à son propre film, L'Archéologue, l'Archive et les Alchimistes, un bel hommage documentaire à la pellicule.

Tom Gineyts

Tom est avec Jeanne à l'INSAS. Il reprend le flambeau après Maxime, passant de cadreur et assistant à chef opérateur. Enthousiaste et sérieux, proche des comédiens, il sait parfaitement s'adapter à toutes les étranges demandes de Jeanne !

Jean-François Pauly

Jean-François, Jeff pour les intimes, en quatrième année image à l'INSAS, a une promotion exceptionnelle au sein du projet ! Il commence comme machiniste sur une journée... pour finir responsable de la lumière, présent aux repérages, couronnant toujours les acteurs avec son incroyable auréole de LED !


Laura Perera San Martín

Laura, également en master 1 image à l'INSAS, fait l'image de plusieurs films de Jeanne (Opération Kara OK, Salle 201, esquisses), et travaille sur plusieurs sessions d'Un peu d'écume autour des Vagues. Sa sensibilité manifeste au texte de Woolf donne envie à Jeanne de la charger de filmer des images au gré des sensations que lui inspire le texte, elle fournit ainsi une matière libre et poétique.

Montage

Muriel Bucher

Muriel commence le montage du projet avec Jeanne lorsqu'elle est en master 1 montage à l'INSAS, en parallèle des premières sessions du tournage, avant de laisser à Théophile Gay-Mazas, pour se consacrer à d'autres films.

Théophile Gay-Mazas

Théophile est un jeune monteur lui aussi issu de l'INSAS. C'est avec lui que la collaboration de long terme recommence en juillet 2014. Curieux de tout en cinéma et littérature, aimant Douglas Sirk autant que Louise Brooks, les films de série B comme Georges Pérec, il travaille également avec Boris Lehman. Il ne recule pas face à la montagne que peuvent représenter les rushes d'Un peu d'écume autour des Vagues, et savoir si l'on creusera un tunnel ou fera le tour du massif n'a pas d'importance...

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Découvrez également le projet
Les couleurs de Camille de Lana Cheramy,
produit par le Collectif COMET

www.collectifcomet.com