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Les toilettes, c'est une affaire de pros !

Soutenir 4 petits entrepreneurs locaux pour équiper les familles burkinabées en toilettes sécurisées et de qualité !

À propos du projet

 

Fara et Poura se situent dans la boucle du Mouhoun au Sud-Ouest du Burkina Faso. 60 000 habitants y vivent notamment de l'agriculture, en particulier de la culture de céréales (riz, maïs, sorgho, mil), des légumes et du coton, et un peu de l'orpaillage. Les habitants vivent dans des concessions : des maisons qui rassemblent plusieurs familles, en moyenne 11 personnes, parfois plus. Les familles partagent ainsi des équipements communs, comme les sanitaires. Mais malgré cette organisation, moins de la moitié des familles a des latrines... 

 

  • Pour les 60% d'habitants qui n’ont pas de latrines, il y a deux options : aller chez les voisins ou pour la grande majorité, aller en brousse ou dans des maisons inhabitées. Une pratique dangereuse : distances à parcourir en pleine nuit en brousse, difficultés à se déplacer pour les personnes âgées et les personnes handicapées, risques de morsures de serpent ou de scorpions, maladies contagieuses notamment pour les enfants qui jouent dans les eaux polluées et les animaux d’élevage qui mangent les excréments qu’ils trouvent par terre…
  • Pour 40% des familles qui ont des latrines, ce sont des constructions « traditionnelles », c'est-à-dire pas « en dur » et souvent « faites maison » : dalle en morceaux de bois présentant des risques d’effondrement, murs en bâches avec des problèmes d’odeurs et d’intimité, fosses creusées sans être maçonnées avec les excréments qui contaminent l’environnement et propagent les maladies.

Aller en brousse ou avoir des latrines traditionnelles ne sont pas des situations dignes et durables. Les habitants ont bien conscience des risques et souhaitent avoir des toilettes, des vraies, construites par des professionnels et qui ne soient pas risquées ou polluantes. Pourtant un blocage subsiste : le manque de moyens. En effet dans la zone, 80% des familles ont un pouvoir d’achat de moins de 45 euros par mois. 

Face à cette difficulté, le projet Sanya Kagni a trouvé une solution : installer des professionnels locaux au coeur des villages, pour que tout le monde, quel que soit son niveau de revenus, puisse mener une vie digne.

En 2015, quatre professionnels des toilettes ont ouvert des magasins dans quatre localités : Fara, Poura, Toné et Nabou. Comme ils construisent avec des matériaux locaux et embauchent de la main d’œuvre locale, le coût des toilettes est réduit, et surtout, ils proposent vraiment des toilettes professionnelles, de la construction à la réparation des pièces en passant par les conseils d'entretien. Ils permettent aux habitants de gagner en santé, en sécurité, en propreté, et en intimité avec des toilettes en dur, qui protègent l’environnement, minimisent les odeurs, garantissent l’intimité avec une vraie porte et permettent de regrouper en un seul endroit les excrétas pour éviter que les animaux les consomment ou que les enfants y soient exposés. Ce sont les premiers pros des toilettes de la zone. Ils veulent équiper un maximum de personnes, et pour cela ils ont besoin de proposer des prix bas, tout en étant à l’équilibre financièrement. Or comme toute entreprise qui démarre, les débuts ne sont jamais aisés…

Parce que tout le monde, quel que soit son niveau de revenus, devrait pouvoir s’équiper de vraies toilettes de professionnels, sûres et hygiéniques.

Parce que nous non plus, nous ne saurions pas construire nous-mêmes nos toilettes et que nous n'accepterions pas de voir nos enfants partir de nuit dans la brousse pour aller faire leurs besoins.

Parce que 4 professionnels burkinabés ont décidé de se mobiliser pour améliorer les conditions de vie des gens et ont besoin de soutien pour démarrer !

Aidez une famille à s’équiper, pré-commandez la moitié de ses toilettes ! Cela aidera le magasin à démarrer financièrement grâce au système de précommande, permettra aux familles de plus facilement financer leurs toilettes, et favorisera la recherche de prix bas pour équiper un maximum de personnes dans cette zone rurale du Burkina Faso !

 

Qui sont ces professionnels qui ont besoin de vous?

Ibrahima Barry, magasin de Fara. Ibrahima a grandi au Nord du Burkina. Sa famille a toujours eu des toilettes, mais ses voisins n’en avaient pas. Il voyait ses camarades et leurs parents partir derrière les arbres et les concessions. Travailler dans l’assainissement pour lui, c'est améliorer des conditions de vie de ses voisins. Aujourd’hui, il vit à Fara avec sa femme et ses enfants qui poursuivent leurs études. Ibrahima emploie cinq personnes : un maçon et deux manœuvres pour la confection des buses et dalles des latrines, un conducteur de tricycle et un manœuvre pour le transport et la pose des toilettes chez le client. « Démarrer n’est pas facile, il faut beaucoup expliquer aux habitants la nécessité de l’hygiène à la maison, le fonctionnement des toilettes et proposer de prix réduits aux personnes qui ont peu de moyens. Avoir une sécurité sur les commandes de toilettes me permettrait de proposer des prix réduits aux familles  défavorisées habitant dans les zones non loties (bidonvilles) ».

 

Lébwé Nabié, magasin de Toné. Lebwé est né et habite à Toné. Ses parents étaient agriculteurs et n'avaient pas de toilettes. Quand il était jeune, il a appris en Côte d’Ivoire la manière traditionnelle de construire une toilette : creuser un trou, faire une dalle en bois recouverte de terre. Après avoir compris les dangers des toilettes non-hygiéniques pour la santé, il s'est mis à construire des toilettes de qualité, solides, avec une dalle résistante. « Plutôt qu'aider ses amis à se soigner, mieux vaut prévenir les maladies ! » déclare-t-il. En tant que membre du comité de développement villageois et du comité des parents d'élèves, les habitants le connaissent bien. « Les gens n'ont pas l'habitude d'avoir des toilettes, c'est un lot de pratiques qu'il faut faire évoluer. C'est pour cela qu'il faut des professionnels venant du village, pour que les gens leur fassent confiance. »

 

Matieu Traoré, magasin de Nabou. Matieu est cultivateur, et a à charge une famille de 24 personnes : ses parents, ses neveux, ses jeunes frères et ses huits enfants. Son village a bien grandi depuis son enfance : la végétation se fait plus rare et la brousse est plus éloignée du village. Les longues distances à parcourir par les personnes qui n'ont pas de toilettes posent des problèmes de sécurité et de santé. « Grâce à cette activité, beaucoup de personnes ne vont plus en brousse. Cela évite des maladies et contribue au développement social et économique dans la commune ».

 

Lassane Kaboré, à Poura-mine. Lassane est commerçant à Poura et gérant de magasin Yilemd Raaga. Quand il était petit, sa famille n’avait pas de toilettes car elle n’avait pas les moyens. Cela a marqué son enfance, alors il s’investit pour sa commune. Avant, il avait une latrine traditionnelle chez lui. Il a profité de la création du magasin pour équiper sa famille de toilettes de qualité, mais aussi en construire dans la concession où vivent d’autres membres de sa famille, dans un autre village. « C'est moins rentable que d'autres activités, mais je m’investis pleinement dans ce travail pour développer la commune. » 

 

Un ambassadeur : Alif Naaba

Chanteur engagé au Burkina Faso, le « prince aux pieds nus » Alif Naaba est connu internationalement pour conter dans ses chansons la réalité quotidienne des villages et des habitants du Burkina. Il soutient publiquement la campagne et dédie sa chanson « Enfin ce soir » à la situation de l'assainissement de la zone de Fara et Poura.

 

 

 

A quoi va servir le financement ?

Contribuer à la campagne, c'est soutenir à la fois l'équipement des familles burkinabées, et l'installation de professionnels locaux dans la durée pour des toilettes durables et accessibles à de plus en plus de personnes, même aux petits revenus.

Vous recevez un reçu fiscal d'Eau vive, l'ONG récipendiaire, qui vous permettra de bénéficier d'une déduction fiscale de 66 % dans la limite de 20 % des revenus imposables. Par exemple :

  • un don de 30 euros vous coûte en réalité 10,20 euros
  • un don de 50 euros vous coûte en réalité 17 euros
  • un don de 100 euros vous coûte en réalité 33 euros.

Par ailleurs, selon le montant de votre don, vous bénéficierez d'une mosaïque de contreparties !

 

Il existe trois paliers de campagne. Nous avons besoin de la mobilisation de tous pour les atteindre !

 

À propos du porteur de projet

Sanya Kagni est un projet mis en œuvre par les ONG Eau vive, Gret et IDE, visant à offrir un accès durable à l’hygiène et à l’assainissement à faible coût aux ménages ruraux dans 10 communes du Burkina Faso. Il prévoit la construction de toilettes ventilées à fosse simple avec notamment la création de magasins de fabrication et vente de toilettes hygiéniques à moindre coût, gérés par des opérateurs économiques locaux.

Ces toilettes sont préfabriquées en série pour réaliser des économies. Les toilettes préfabriquées sont directement assemblées et installées ensuite chez les familles qui les achètent. Quatre magasins ont été mis en place par le Gret en 2015 dans les communes de Fara et Poura, sous le nom de Yilemdé-raaga. Les ventes de toilettes dans ces boutiques ont commencé en novembre 2015. 

Le projet Sanya Kagni est mis en oeuvre par :

           

 

 

Avec le soutien de :

  

Les contenus de la présente publication relèvent de la responsabilité d'Eau vive et du Gret et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant l’avis de l'Union européenne.

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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