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Les Saisons de l'étrange

La première saison en six épisodes d'une nouvelle aventure de l'imaginaire

  • Un nouvel extrait !

    Chers amis de l'autre Côté,

    Nous atteignons bientôt les deux cents pour sang de cette cagnotte, les cieux semblent notre seule limite à ce moment et le 8e livre profile son image sinistre dans l'horizon (ou l'ombre de ma porte, les deux se confondent dans ma demeure). Eh oui, 8 : les 6 parutions de la première siason + le petit recueil des couvertures alternatives + le recueil "teaser" !

    Quelle fière troupe vous faîtes, 185 fiers admirateurs de l'étrange, fasciné par l'occulte et ses nombreux dangers. Cela ouvre la porte à des activités fort réjouissantes : mon manoir ne connait nulle limite (des caves profondes au grenier céleste), une Murder Party pourrait y durer... une éternité.

    Bien sûr, il reste encore largement assez de place pour accueillir bien des lecteurs égarés, et plus ce projet cumulera d'âme, plus il s'élèvera au sommet : nous nous approchons du teaser, où vous pourrez entrapercevoir les détectives de la saison 2, mais il y a d'autres objectifs à atteindre, aussi alléchants ! N'hésitez pas à convier vos amies, vos proches à cette délicieuse sauterie (dont, contrairement aux rumeurs, vous n'êtes certainement pas du tout le mets principal), n'hésitez pas à partager cette page et à adorer notre page Facebook. Je saurais vous récompenser (Vie éternelle, philtre d'amour, potion d'invisibilité).

    J'ai remarqué l'attention que vous portez à ce morceau de gravats sur ma table basse. Oh, je me remémorerais un ancien ami, très ancien. Il avait un plan solide comme la roche, et pourtant... mais je ne vais pas vous en raconter trop, vous en saurez plus en lisant ce dossier de l'Agence Arckham.

    Rock'n roll, comme vous dîtes !

    (…) Le menhir solitaire se dresse dans la nuit tiède, au creux d’un repli de terrain situé non loin de la route goudronnée qui sinue à travers les bois de Meudon et de Clamart. Il doit être près de minuit, mais il n’y a pas si longtemps que l’obscurité a étendu son voile sur la forêt paisible, car la conjonction de l’approche du solstice et de l’heure d’été allonge démesurément les soirées. Sur l’étang voisin, dans lequel les pêcheurs banlieusards viennent tremper leurs lignes durant la journée, un couple de canards somnole, à peine dissimulé dans les roseaux qu’aucune brise ne vient agiter.

    Soudain, des pas se font entendre sur l’allée de terre qui traverse la forêt en direction du Bas-Meudon et de la Fontaine Sainte-Marie. Les arrivants, au nombre d’une demi-douzaine, portent de longues robes blanches munies de capuchons qu’ils ont rabattus sur leurs crânes, comme s’ils voulaient dissimuler leurs traits à d’éventuels observateurs. Leurs pieds sont chaussés de sandales et leurs mains gantées de tissu blanc. L’un d’eux ploie sous le poids d’un gros sac dont le contenu déforme curieusement la toile grise, tandis que deux autres tiennent chacun un petit trident, prenant soin d’en diriger les pointes acérées vers le sol. À les voir ainsi, progressant dans la nuit parmi les arbres, on pourrait penser qu’il s’agit de druides se rendant à quelque réunion secrète - ou, peut-être, de ravers errant dans les bois à la recherche d’un hypothétique point de rendez-vous.

    Celui qui marche en tête quitte l’allée poussiéreuse avant d’arriver à la route goudronnée, obliquant à gauche vers le menhir encore invisible. Ses compagnons l’imitent sans un mot ; seul le bruit de leurs semelles de cuir écrasant les feuilles mortes de l’automne précédent trouble le silence de cette agréable nuit de printemps.

    Arrivé au bord de la combe au fond de laquelle se dresse la pierre massive, le meneur s’immobilise et ins­pecte les environs. S’il n’y avait ce capuchon qui plonge son visage dans l’ombre, on pourrait lire de la méfiance sur celui-ci - ainsi qu’une certaine inquiétude.

    Au bout d’un instant, apparemment rassuré, il fait signe aux autres hommes en robe blanche de le suivre et entreprend de descendre au fond de la ravine. Ils obéissent aussitôt, toujours aussi silencieux. Un improbable témoin aurait sans doute l’impression que ces « druides » communiquent par télépathie - et peut-être est-ce effectivement le cas. (…)

    Le Nombril du Monde, Roland C. Wagner

  • Un mot du graphiste

    Vivian, tu surveilles la porte ? Merci. Si le Maître revient, tu te souviens du signal ? Tu ulules trois fois. Tu ulules, t’as compris la blague ? Oui je sais qu’on a pas beaucoup de temps mais on peut rigoler non ? Ça va je me dépêche.

    Bonjour tout le monde,

    Je ne sais pas de combien de temps je dispose donc je vais essayer d’être bref. Arthur a réussi à leurrer le Maître de l’Étrange en lui faisant croire qu’il avait retrouvé dans les rayons de sa bibliothèque le dernier exemplaire du Natorum Demento. Vous imaginez qu’un grimoire antédiluvien écrit avec du sang sur de la peau, il en salivait ce cher Maître. Ou alors il avait faim, j’ai encore du mal à décrypter toutes ses expressions. Vivian en a profité pour crocheter la serrure de ma cellule (mon loft comme l’appelle le Maître, sous prétexte que c’est assez grand pour que je m’y allonge), pour que je vous écrive un petit mot sur cet ordinateur bizarre qui laisse échapper une fumée verte et phosphorescente. Et des petits cris étranges, aussi.

    Tu sais où le Maître a acheté ça Vivian ? Comment ça on s’en fout ? T’avoueras qu’un ordinateur à moitié vivant ça se trouve pas dans nos magasins ! Je me doute bien que c’est pas le moment d’être curieux sauf que là c’est trop tard. Alors tu sais ? Il a ramené ça d’une expédition en Antarctique ? Drôle de… Aïe ! Vivian tu me crois ou pas mais je pense que le clavier a essayé de me mordre. Je me dépêche, ne t’énerves pas.

    Donc comme vous l’avez vu chers contributeurs, la semaine dernière nous (et par nous, je veux bien entendu dire « vous ») avons débloqué le second palier : l’artbook. Et comme le dirait Freezer, ce n’est même pas sa forme finale ! Quoi qu’il en soit, cette nouvelle a fait bondir mon cœur de joie. Bien évidemment, tout le déroulement de ce crowfunding me réjouit jusqu’ici. Votre enthousiasme, votre confiance… Mais là, vous nous permettez de vous montrer ce qui d’habitude reste dans les coffres rouillés du Maître : les couvertures alternatives.

    Inutile de vous préciser que le projet tout entier des Saisons de l’étrange m’emballe tellement que pour chaque livre, j’ai fait un bon paquet de couvertures. Déjà parce que je m’amusais comme un enfant, mais aussi parce que c’était pour moi l’occasion de tester plein d’approches, de coucher sur le papier toutes les idées que ces romans déjantés m’ont inspiré. Et je suis on ne peut plus ravi de me dire « Ce coup-ci, je vais pouvoir les partager ». Pas par souci d’ego, mais parce que le principe de la couverture alternative fait partie intégrante de l’esprit des Saisons. Les comics en proposent toujours et comme ils sont l’une des sources d’inspiration de ce label, cela nous paraissait à nous trois une évidence que de reprendre cette idée.

    Et grâce à vous, nous avons désormais la possibilité de vous proposer un recueil de 32 pages (rien que ça) avec une foule de ces variant covers. Est-ce que nous disposons du matériel nécessaire pour le remplir ? À ras-bord les amis. Et si, comme les méchants des mangas, l’artbook atteint sa forme finale de 64 pages, soyez assurés que là encore, nous avons de quoi faire. Alors du fond de nos cœurs à tous les trois (pour ceux qui sont sur les étagères du Maître, je ne m’avancerai pas, ils ne m’ont pas l’air tous humains) un immense merci. Et pour exprimer notre gratitude, nous vous livrons un petit aperçu de ce à quoi vous aurez droit !

    Sur ce, j’entends Vivian imiter la chouette, alors je file dare-dare dans mon « loft », autrement je vais encore être privé de dîner (quoi qu’entre nous, l’omelette au shoggoth je commence à en avoir un peu marre). Merci encore à vous tous et à très vite !

    Melchior

  • Un peu de propagande de l'étrange

    Mes mignons,

    Le monde entier est à vendre, paraît-il, et, malgré ma condition d'immortel, j’aime assez les raffinements que l’argent procure. J’offre donc, outre les récits des formidables aventures de nos héros, une quantité de services… exotiques (certains les jugeraient dangereux, mais ce sont des calomnies indignes d’être répétées). Vous trouverez leur publicité dans chaque ouvrage :

    (Celle-ci illustre "Ann Radcliffe contre les vampires" de Paul Féval)

    Araignées géantes, réplique à taille humaine de saurien disparu, anneau maudit (subtilisé à un cousin éloigné), et autres artefacts oubliés ne représentent que les prémices de mes marchandises. J’officie également dans le spectacle : duel à morts de héros antiques, mangeur de mygales et autres magiciens à la scie sauteuse facile font partie de mon panel.

    N’hésitez pas à rentrer dans mon échoppe, laissez-vous tenter par ses potions fumantes, ses sculptures plus vraies que nature ou encore ces peintures macabres (mais non, ce crâne ne vous suit pas des yeux : ses orbites sont vides!).

    Et surtout, n’oubliez pas de venir accompagnés. Appelez vos amis, vos parents ou, si votre pragmatisme égale le mien, votre pire ennemi, votre supérieur, ce collègue qui vous irrite. Faites leur découvrir ma demeure, qu’il s’immerge dans la brume, qu’il découvre les saisons de l’étrange.

    Après tout, il reste encore bien des objectifs à atteindre dans ce financement, leur sacrifice ne sera pas en vain.

  • Deuxième objectif atteint !

    Mes chers amis,

    Mes très chers amis,

    Aujourd'hui est un jour des plus grandioses pour moi, et des plus funestes pour cette malheureuse humanité : nous avons atteint le second objectif de cet incroyable financement participatif.

    Galvanisés par cette excellente nouvelle, les monstres se déchaînent, les sorciers raffinent leurs maléfices, les envahisseurs préparent leurs invasions tandis que face à eux nos héros s'arment de tout leur courage. Il faut reconnaître que les malheureux tremblent un peu...

    En attendant leurs confrontations, je m'en vais torturer un peu notre graphiste : c'est encore le meilleur moyen pour inspirer la bête. Ne faites pas cette grimace écoeurée, après tout, ma cruauté existe pour une bonne cause : il a maintenant un artbook à remplir !

    Tout ma gratitude, ô lecteurs généreux. Soyez certain que le Maître de l'étrange ne l'oubliera pas.

  • Ann Radcliffe contre les vampires ! (bientôt le deuxième objectif !)

    Mes très chers amis,

    Vous menez cette conquête des objectifs avec une virtuosité enviable : nous approchons le deuxième palier de manière fort satisfaisante. Déjà, je desserre la chaîne du graphiste pour qu’il se mette plus à l’aise dans sa cage, sans trop la démailler, car la bête mord et griffe quand on lui laisse trop de liberté. Déjà, je sens le grognement enthousiaste naître dans ma poitrine, mon fameux rire diabolique s'ourdit en mes tréfonds, prêt à assourdir mes invités (mais seront-ils encore vivants d’ici là, qui sait...).

    Pour vous montrer l’étendue de ma gratitude, je vais vous offrir une délicieuse friandise, un nouvel extrait des Saisons de l’étrange. Il y a quelques années, j’ai reçu la visite d’une remarquable jeune femme, une écrivaine de renom, dont vous autres, lecteurs, vous arrachiez les œuvres. Elle exerçait son métier à la plume et... au pieu. Peut-être aurais-je dû me méfier de ses regards insistants tournés vers le bas de mon crâne. Certes mes canines sont apparentes, mais de là à me confondre avec un vampire. Le lendemain de sa rencontre, je fus cloué au lit, si je puis dire.

    Ah, intrépide Ann Radcliffe ! 

    (…) Une lettre restait : un chiffon de papier griffonné péniblement.Ce soir, disait ce billet qui était de Ned, M. Goëtzi est venu chez moi. Il semblait compatir à ma peine. Il m’a appris que ma bien-aimée Cornelia, enlevée par son infâme tuteur, était en route pour le château de Montefalcone, en Dalmatie. Il m’a conseillé de courir à sa poursuite. Un cheval tout sellé était préparé par ses soins à la porte de ma demeure. Je suis parti, quoique mes forces fussent épuisées. À peine hors de la ville, j’ai été entouré et attaqué par quatre hommes qui portaient des masques impénétrables. Néanmoins, à la lumière de la lune et par les trous du masque de l’un d’eux, j’ai cru reconnaître cette lueur verdâtre qui rayonne dans les prunelles de M. Goëtzi. Est-ce possible ? Un homme qui a été mon précepteur !… Ils m’ont laissé pour mort sur la grande route. Je suis resté là jusqu’au matin, perdant mon sang par vingt blessures. Au petit jour, des villageois qui portaient leurs denrées à la ville m’ont relevé sans connaissance et conduit à l’auberge voisine, qui est à l’enseigne de La Bière et l’Amitié. Que Dieu les récompense ! Non pas que je tienne à la vie ; mais Cornelia n’a plus que moi pour défenseur. Mon lit est bon. Ma chambre est grande. Elle est ornée d’estampes qui représentent les batailles de l’amiral Ruyter. Les rideaux sont à ramages. L’aubergiste ne me paraît pas méchant, mais il ressemble à M. Goëtzi par-derrière. Il n’a pas de visage, cela produit un singulier effet. Il amène toujours avec lui un chien énorme qui a, au contraire, une figure humaine. Juste en face de mon lit, dans la muraille, à huit pieds du sol, environ, s’ouvre un trou de forme ronde comme ceux qui donnent passage aux tuyaux de poêle. Mais il n’y a pas de poêle. Dans le noir, qui est au-delà du trou, je distingue quelque chose de vert : des prunelles qui m’observent sans cesse… J’ai, Dieu merci, tout mon sang-froid. On a fait venir de Rotterdam un chirurgien qui me soigne. Sa pipe et lui doivent peser trois Anglais. Il y a un peu de vert dans ses yeux. Est-il à votre connaissance que M. Goëtzi eût un frère ?… (…)