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LE FILS ETRANGER

La musique d'Archie Shepp pour habiter cet étrange voyage entre réel et onirique.

À propos du projet

En France l'Algérie n'est pas un pays comme les autres; il y a quelque chose à recoudre, une histoire d'ici-là-bas à raconter.

En voici le résumé :

"Appelé par l’Algérie, un homme, la cinquantaine, y revient après une longue absence. Un chemin semble tracé pour lui, il est tortueux. Dans cette nature qu’il va parcourir, le passé de cette terre est là, qui pèse. Cet étrange voyage va le mener à la rencontre paradoxale d’un pays qu’il connaît à peine et à des retrouvailles intimes. "

Nous avons trouvé des partenaires, CNC, l'INA (Institut National de l'Audiovisuel) , le Doha Film Institute et la Région Lorraine. Un premier tournage a eu lieu en juin 2013 en Algérie.  Après un premier prémontage des images qui s'est fait à l'INA  durant cinq semaines au printemps 2014, la dernière partie du tournage s'est faite en France en juin 2014. Le montage image est en train de se terminer actuellement et sera clos très bientôt.

D'un point de vue narratif et visuel nous tenons un beau film. Plongeant le spectateur au sein d'un rêve éveillé, Abdallah Badis brouille les frontières entre documentaire et fiction, et crée un film ambitieux et immersif teinté d'onirisme où les genres se mélangent intelligemment.                                                                                                                                       C'est formidable,mais ...

     car il y a un mais

La période actuelle n'est pas florissante pour le cinéma de création et la culture en général et les enveloppes d'aides institutionnelles et autres que nous avons trouvées ne nous permettent pas encore de donner au mieux l'habillage sonore et musical que le film mérite.

C'est pourquoi nous avons besoin de votre soutien pour mener à bien la postproduction  du film et plus particulièrement  la création de sa musique.

L'immense jazzman Archie Shepp a écrit et interprété  la musique originale du premier long métrage d'Abdallah Badis. Sollicité à nouveau, il est partant pour poursuivre cette collaboration et composer la musique originale du  Fils Etranger.

Concrètement :                                                                                                                                                                      il nous manque 9 500 euros pour mener à bien la commande ainsi que l'enregistrement et le mixage de la musique  qui se feront dans la semaine du 18 mai 2015.

Montage son, bruitage et mixage se feront à l'INA en avril et mai 2015. L'étalonnage de l'image se fera au studio national des arts contemporain LE FRESNOY à Tourcoing courant juin 2015.    Puis, nous ferons les sous titrages en français et anglais, le générique et les copies DCP . Le film sera prêt cet été pour aller en festivals.  Nous sommes en recherche du distributeur pour une sortie salles.  Dès que nous serons en mesure de le faire, nous vous donnerons la liste  des villes où le film sera projeté ainsi que les dates de projection.                                                

Suivez l'aventure du fils étranger sur :

https://www.facebook.com/cactuscofilms

Un grand merci à tous les contributeurs du projet, grâce à vos soutiens, nous dépassons les 100 % du financement demandé. Mais la campagne n'est pas terminée, si vous continuez à nous soutenir cela nous permettra :

- de revoir le budget consacré à la musique à la hausse, ce qui n'est pas un luxe

- de prévoir la création de DVD

LE FILS ETRANGER - UNE FAMILLE ARTISTIQUE

Image, son, montage, pour son deuxième long métrage, Abdallah Badis s'est entouré de la même équipe qui a contribué à la réussite de son premier film Le chemin noir (2012). 

Sollicité, Archie Shepp,  proche des problématiques des films d’Abdallah et sensible à leur justesse a immédiatement donné  son accord pour la création de la musique du  Fils étranger. 

POURQUOI ARCHIE SHEPP

"Si le parcours qui m’a conduit au cinéma serpente et bifurque comme ces pistes que dessinent les passages d’animaux sur les pentes de petite montagne c'est peut-être parce qu'on ne trace pas de ligne droite dans un espace courbe. À ce cinéma que je m'attache à faire, il faut un mot ouvert, pas documentaire, pas fiction,  un mot de toutes les langues comme Jazz.  Jazz emmène ailleurs, dans un espace qui se fiche des frontières, des nationalités. Une musique de l’âme, une musique des corps, quoi de mieux pour faire le pont entre les galériens illettrés dont je viens et moi ?                

Quand j’ai rencontré Archie, pour travailler sur la musique de mon  premier film, il m’a parlé de ces deux rangs de guerriers Sahariens sabre en main, entre lesquels il est passé saxo en bouche et sans cesser de jouer. Cérémonie ? Rite initiatique ? C’était en 1969 en Algérie, pendant le Festival panafricain d’Alger. Déjà en 1965, dans son album, "Fire music ", Archie Shepp explorait les ressources musicales africaines, en introduisant un ensemble de percussions traditionnelles. Il y a peu, il a mêlé son souffle aux musiciens Gnawa de Tanger, musique de transe, musique de guérison, musique des esclaves noirs d’Afrique du Nord.

Dans la poussière où dort l’étrange souvenir des paysages algériens, Le fils étranger, comme un doigt sur une vitre embuée, trace son chemin et révèle la part d’ombre que tout enfant d’immigré porte en lui, cette identité incertaine, ce territoire que l’imaginaire fait exister.

Après sa magnifique collaboration au « Chemin Noir », Archie Shepp, ce « colossus » de la musique noire, cet homme de théâtre, ce poète musicien à la conscience politique aigüe saura habiter musicalement au mieux cet étrange voyage qu’est Le Fils Etranger et traduire en rythme et notes le trouble qui l’habite ." A.B.

Compte tenu de sa renommée internationale et de sa carrière exceptionnelle, c’est un honneur pour nous qu’Archie Shepp puisse être de l'aventure malgré la fragilité économique de celle-ci.

D'avance, nous vous remercions de l'aide que vous nous apporterez.

QUELQUES MOTS SUR LE FILM ( extraits de la note d'intention ).

"Que sais-je de l'Algérie? Que sait du pays de ses parents un Algérien de France ? Franco-Algériens mais aussi Algériens d’Algérie, nous sommes tous comme perdus dans un labyrinthe. Qu’est-ce qu’être Algérien ? Comme Thésée qui devait soulever la roche sous laquelle se trouvaient sandales en or et glaive qui lui permettraient de se faire reconnaître, nous devons remettre en lumière notre héritage pour pouvoir nous envisager un avenir.

Ce que nous savons est un grand tissu plein de trous. C’est ce voile déchiré que « le fils étranger » voudrait recoudre, ces grands pans de vide, ces trous de mémoire entre France et Algérie que le film veut visiter.

L’Algérie est un lieu de conte. L’espace y est « habité ». La magicienne Circé était dans ces paysages, Hérodote les a décrits, Ulysse y a marché, le géant Atlas y est devenu montagne.

Pour le voyageur de retour sur la terre de ses ancêtres, c’est vertigineux d’être là. Il n’a presque aucun souvenir. Il est sur une terre qui n'a existé jusqu'alors que dans sa tête, un territoire que l'absence et la distance ont mythifié et rendu un peu effrayant. Il lui faudra faire concorder pays imaginaire et pays réel pour pouvoir embrasser langue, couleurs, rythme, rituels, toutes ces choses qu’il connaît par cœur sans les connaître du tout, ces vieilles choses de bien avant lui qui le traversent."  A.B

À quoi va servir le financement ?

Votre aide nous servira à assurer financièrement :

  • la création de la musique par Archie Shepp,
  • le cachet des musiciens qui viendront l'enregistrer,
  • la location de l'auditorium,
  • la location du banc de mixage,
  • le salaire des techniciens (preneur de son, mixeur...)

D'avance nous vous remercions et vous donnerons à tous des nouvelles précises de l'avancée de cette belle aventure.

Nous vous attendons avec impatience! !!

À propos du porteur de projet

QUI NOUS SOMMES

LE REALISATEUR       (http://abdallahbadis.blogspot.com)

Que ce soit au théâtre ou au cinéma, Abdallah Badis a toujours cherché à donner la parole aux sans voix, ce monde dont il vient, en interprétant ou en portant à la scène ce qui le caractérise, les gestes du travail, les mots de rien et les silences parlants. C’est tout naturellement que s’est imposé à lui le besoin de rendre compte des vies et des bouleversements de notre temps en racontant avec les moyens du cinéma. 

Réalisations : 

« Le Chemin noir » , 78mn,  N&B et couleur,  Sortie salle le 9 Mai 2012               Festivals:  (entre autres) :    Etats Généraux du Documentaire (Lussas),  Rencontres Cinématographiques (Gindou),  Pépites du Cinéma (Saint Ouen), Le fidel   ( Cité nationale de l’histoire de l’Immigration) Paris  ;   Immigration and Multiculturalism,  (Columbia University, New York)  ;  Panorama des cinémas du Maghreb, (St Denis)  ;  Les Ecrans Documentaires, (Arcueil) ;   Festival Strasbourg-Méditerranée, (Strasbourg)  ;              

"Une vie française" , 56mn, ,  N&B et couleur         Diffusions TV (2010/2011): France Ô et France 3 Lorraine               Prix Qualité du Centre National de la Cinématrographie, Etoile de la Scam 2011

LA PRODUCTION

 (Facebook : https://www.facebook.com/cactuscofilms)

Produire, c’est permettre à des œuvres de voir le jour, à des auteurs de cinéma de raconter. Nous suivons une politique de découverte de jeunes cinéastes et d’accompagnement de cinéastes plus confirmés. La vie, le réel sont pleins d’histoires mais nous nous attachons à accompagner et soutenir des films qui proposent une autre manière de raconter puisque c’est la singularité d’un regard qui fait cinéma. 

 Nous existons depuis septembre 2012. Le fils étranger est le premier long métrage que nous produisons.

LE COMPOSITEUR  /   Archie Shepp

http://www.archieshepp.net/

Né en 1937, il fait partie des monuments de la musique Afro-Américaine. Il joue principalement des saxophones ténor et soprano, de la clarinette et du piano. Il est également chanteur, compositeur et dramaturge. John Coltrane, Cecile Taylor, Horace Parlan, Don Cherry, Lester Bowie et Max Roach...  il a collaboré avec les plus grands musiciens afro américains. Archie Shepp est connu pour sa dénonciation constante des injustices subies par la population noire aux Etats Unis. Le disque "I hear the sound" par l'ensemble Attica Blues Orchestra a été nominé aux Grammy Awards 2015.

Produire un cinéma d'auteur exigeant et novateur demande de la ténacité et de l'enthousiasme. 

Nous en avons.           

Par votre soutien, rejoignez nous, soyez de la belle équipe qui porte Lefils étranger.

On compte sur vous.

UN CINEMA BUISSONNIER

extraits de presse du précédent long métrage d'Abdallah Badis, "Le chemin noir"

                 « Quelque part entre le conte, la lettre et l'enquête intime, voici un film dont on sent, avant toute chose, qu'il ne ment pas…La beauté du film tient à la manière, poétique, qu'il a d'entrelarder l'intime et l'universel. » Isabelle Regnier / Le Monde

             «  Le film anticipe d’emblée toutes les questions ayant trait à son existence et semble exprimer par tous ses plans la vérité profonde d’un cinéaste nous confessant «pourquoi je filme». Abdallah Badis filme pour sauver sa peau, son âme, son honneur d’humain.… Le seul luxe de ce film, c’est sa musique : les nappes sporadiques que répand le saxo d’Archie Shepp, qui donnent à ce parcours une mélancolie jazz plutôt bien adaptée. Progressivement, sous son langage très personnel et presque privé, c’est plus largement à une expérience universelle de l’exil, à une réflexion poétique, analogique et musicale sur le sort d’individus qui ont été désunis par l’histoire, que le Chemin noir, dans sa noble modestie, nous invite. » Olivier Seguret / Libération

             « Fidèlement accompagné du saxophone d’Archie Shepp, qui est à lui seul une formidable machine à voyager dans les planètes du rêve, de la révolte et de la tendresse, Badis suit des sentiers qui bifurquent, dans les bois, dans la mémoire, dans les archives filmées, dans les paroles quotidiennes, le plus souvent joueuses, blagueuses, malgré les douleurs et les chagrins.… le cinéma devient ainsi invention d’un espace-temps où les émotions des humains reconfigureraient les lois de la nature, les séparations entre passé et présent, entre là-bas et ici. Certains appellent cela poésie. »       Jean Michel Frodon /  slate.fr

            « Un essai poétique et buissonnier. ... cette remémoration en douceur, qu'on pourrait qualifier de proustienne pour simplifier, est une sorte d’élégie, un tombeau, au sens littéraire ».  Vincent Ostria /Les inrockuptibles

            « ... Dans Le Chemin noir, Abdallah Badis utilise la puissance du saxo et la voix rocailleuse d'Archie Shepp qui font résonner cette transcendance de la défaillance des corps. Les corps du Chemin noir, ce sont ceux des manœuvres algériens de la sidérurgie dont le réalisateur est issu, ceux de ces retraités qui regardent leur reste de vie passer, se demandant où ils seront enterrés. Son film très écrit a pourtant l'ouverture d'un jazz improvisé.» Olivier Barlet / Africultures

         «  ... Noir de suie et de charbon, ou bien noir d’une nuit d’encre et de contes, Le Chemin noir qu’emprunte Abdallah Badis dans son premier long-métrage  évite habilement les ornières du film social ou du débat identitaire. De forêts enchantées en cimetières d’usines, Abdallah Badis compose un paysage mémoriel où se côtoient une histoire franco-algérienne des Trente Glorieuses et les mille et une vies des ouvriers immigrés qui en furent les acteurs anonymes... À la mélancolie des ruines, Abdallah Badis préfère pourtant la poésie d’une nature indomptable : un bestiaire surréaliste de cris d’animaux et les fulgurances du saxophone d’Archie Shepp composent la bande son de son voyage. Loin de céder à un lyrisme nostalgique, le film s’engage sur une voie presque burlesque, avec son voyageur aux faux airs d’Elia Suleiman, posant sur le monde un regard à la fois curieux et incrédule.»    Alice Leroy / Critikat