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L'art et la manière de Michel Faure

Une monographie par Jean-Christophe Dalléry

À propos du projet

Michel Faure, auteur complet et plasticien polyvalent, est l’un des grands noms de la bande dessinée française, connu pour ses séries L’Étalon noir, Les Fils de l’Aigle, Balade au bout du monde ou encore Elsa. C'est depuis l'origine un complice du Cri du Margouillat, le magazine réunionnais de bande dessinée, et des éditions Centre du Monde qui y sont associées. Il était donc tout naturel de faire un livre qui rassemble et mette en valeur le travail de cet immense artiste. Nous vous proposons aujourd'hui cet ouvrage richement illustré retraçant le parcours de Michel Faure sur plus de trente ans de carrière.

 

L'art et la manière de Michel Faure est un grand et beau livre de 24 cm x 28 cm,
avec 168 pages en couleurs et une reliure cartonnée rigide.

 

Jean-Christophe Dalléry a accédé aux archives personnelles de Michel Faure. Il y a soigneusement sélectionné des créations remontant aux débuts de sa carrière dans la publicité dans les années 1970 jusqu'à des toiles très récentes. Au fil des pages vous pourrez découvrir de nombreux dessins inédits.

Ce panorama graphique est accompagné d'une interview de fond permettant d'approcher au plus près la personnalité et la patte si particulière de Michel Faure, montrant notamment à quel point ses séjours dans les îles de l'océan Indien, à Madagascar et à La Réunion, ont influencé sa vie et son œuvre.

 

Un extrait du livre :

Comment est-ce que vous définiriez votre style graphique ?

Le plus réaliste possible, avec le souci majeur de faire des visages expressifs. Ne pas se contenter d’un rond, deux points, une bouche. J’aime bien Hergé, mais pas vraiment son dessin. Mais évidemment ça n’aurait pas été le même Tintin s’il avait été dessiné réaliste. Pour moi, le dessin réaliste, ça veut dire que j’ai fait au mieux le dessin qui correspond au texte. C’est ce qui me permet aussi de déceler quand il y a des dialogues qui sonnent faux parce que l’expression des personnages ne colle pas. Ce qu’on me dit souvent quand on lit mes bandes dessinées, c’est qu’elles dégagent de l’émotion.
Mais le boulot qui me plaît le plus, c’est peindre ou dessiner à la place de quelqu’un. Par exemple dans Elsa, avec Makyo, la petite fille ne veut plus parler et ne s’exprime qu’en dessins, donc il faut dessiner avec le cœur et la tête et les mains d’une petite fille de dix ans. J’aime beaucoup ce genre d’exercice, on travaille en totale liberté. Ça me permet de faire des choses que moi-même personnellement je n’aurais jamais osé faire.
Après, quand on me dit « J’ai fermé tes bouquins, j’avais l’impression que la séance était terminée », c’est le meilleur compliment qu’on puisse me faire. Quand on va au cinéma, on perd complètement conscience de la réalité, tout notre être est sur l’écran, on ne sait plus où on est, le fauteuil, le voisin, plus rien ne compte, on est entièrement dans le film. Si quand on ferme un bouquin on se dit « Oh la la, j’étais loin ! Mais d’où je reviens ? » c’est que le livre était bon, non ?

Quels sont vos rapports avec le public, les fans que vous voyez en festival, notamment ?

Souvent je tombe sur des gens qui me découvrent à travers mon dernier bouquin, qui me disent qu’ils trouvent ça génial et qui me demandent si j’en ai fait d’autres. Donc je réponds que oui, j’en ai fait d’autres. Ça, c’est ce qui peut arriver de mieux, que des lecteurs s’ouvrent à mon œuvre grâce à une séance de dédicace. Mais dans tous les cas, ça fait plaisir de voir l’émerveillement que le dessin peut provoquer, alors que tout le reste du temps on travaille quasiment en solo, et c’est amplifié par cette atmosphère très feutrée qu’il y a en général, presque de recueillement un peu monacal.

 

Dessin original de Michel Faure pour l'ex-libris réservé aux contributeurs de ce projet.

 

Michel Faure naît à Paris le 7 juin 1947. Il passe sa petite enfance dans les Ardennes avant de revenir brièvement à Paris puis de partir en pension près de Rennes. En 1965, il est admis à l’atelier Met de Penninghen, qui prépare aux écoles d’art, puis, de 1966 à 1969, étudie le dessin à l’École nationale des métiers d’arts de Paris ­– aujourd’hui École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art. Il part à Madagascar en 1969 pour y accomplir son service national au titre de la coopération, employé au Centre culturel Albert-Camus à Tananarive. Il reste une dizaine d’années dans la Grande île de l’océan Indien avant de s’installer avec sa famille sur l’île voisine de La Réunion. En 1983, il reçoit l’Alfred enfant du festival d’Angoulême qui récompense l’une de ses premières bandes dessinées, L’Étalon noir. Il vit aujourd'hui dans le Vaucluse.

Il a publié chez tous les grands éditeurs français de bande dessinée, Glénat, Hachette, Dargaud, Vents d'Ouest, Humanoïdes Associés, Bayard et… Centre du Monde.

 

 

Jean-Christophe Dalléry, alias Hobopok, est un des auteurs du Cri du Margouillat où il a publié notamment les trips du Temps béni des colonies. Il a participé aussi aux collectifs Musiques créoles, Légendes créoles et Chaleurs créoles.

 

À quoi va servir le financement ?

Les préventes vont permettre de contribuer aux coûts de fabrication et de mieux diffuser l'ouvrage en métropole pour tous les lecteurs qui n'auraient pas la chance de pouvoir le trouver sur l'île de La Réunion.

À propos du porteur de projet

Le Cri du Margouillat est un magazine de bande dessinée publié sur l'île de La Réunion par l'association Band' Décidée. Son label d'édition, Centre du Monde, a publié des ouvrages collectifs : Marmites créoles, Musiques créoles, Légendes créoles, Chaleurs créoles et Labo Marg. Centre du Monde est aussi l'éditeur des célèbres strips de Tiburce par Tehem dont le second tome de l'intégrale en deux volumes paraît début décembre. C’est une association loi 1901 qui rassemble beaucoup de bonnes volontés mais qui ne dirait pas non à un coup de pouce sur certains projets,

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