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L'âme des rues

(Court métrage fantastique)

À propos du projet

L'âme des rues est un court métrage fantastique en milieu urbain qui sera tourné du 10 au 13 Mars 2017. 

J'aimerais mettre plus de moyens dans ce projet que dans mes derniers travaux pour lui donner plus d’ampleur et exploiter au maximum ce que j'ai appris depuis. J'aimerais également présenter le film en festival pour pouvoir rencontrer des gens et échanger autour de ce court métrage et du cinéma en général. 

Pitch :

Laurent est un sans abris de 28 ans errant dans les rues de Paris après avoir agressé son patron. Mis à part le réconfort que lui apporte Renaud, son compagnon de galère, l'indifférence des gens est une souffrance pour lui. Un jour, il trouve un masque à gaz qui semble rapidement avoir une influence sur lui. Cette force le pousse au meurtre en lui donnant l’illusion qu’on lui accorderait enfin de l’attention. Il se retrouve alors confronté à un dilemme entre cette emprise que sa morale réprouve et son besoin de reconnaissance. 

Laissez-moi vous convaincre en vous expliquant mes intentions !

Le genre fantastique possède un aspect métaphorique qui permet d’aborder de nombreux thèmes et notamment, ici, celui de la reconnaissance sociale. Cet aspect est en partie dû à ce que l’on appelle “l'ambiguïté subjective”, qui est une façon de mettre en scène des éléments du récit sans que le spectateur sache s’il s’agit de la réalité ou de l’imagination du personnage. Dans ce court métrage, le jeu sur l’ambiguïté permet de sonder l’âme de Laurent: le pouvoir du masque est-il réel ? ou lui sert-il seulement de projection inconsciente pour ses pulsions ? Si le masque semble avoir une réelle influence sur lui, certains détails dissimulés tout au long du film laissent penser que ces pulsions meurtrières sont peut-être inhérentes à sa personne. Dans beaucoup d’oeuvres du genre, les éléments fantastiques du récit sont le reflet de l'intériorité du personnage principal : Dans “Le Horla” (Guy De Maupassant), il s’agit d’une métaphore de la solitude du personnage, alors que “Le labyrinthe de Pan” montre l'imaginaire fantastique comme un refuge à la petite Ofelia; dans “Fire walk with me” (David Lynch), le fantastique illustre le passage à l’âge d’adulte et la perte de repères liés à l’adolescence.

Le fait de centrer l’intrigue autour d’un personnage qui n’a rien d’héroïque (il a déjà eu recours à la violence par le passé) et qui est tiraillé par un dilemme intérieur me semble très intéressant. En effet, le spectateur, ayant développé pour lui une certaine empathie, sera également au centre d’un dilemme lorsqu’il verra le personnage effectuer des actes qu’il réprouve en temps normal.

Cet attrait que j’ai pour ces protagonistes me vient du Nouvel Hollywood, une période du cinéma américain durant laquelle une nouvelle génération de cinéastes (Coppola, Scorsese, Cimino, De Palma, Hopper, Kubrick, Altman…) a révolutionné la façon de faire des films à Hollywood, en jouant, entre autres, sur la caractère nuancé de ses personnages. Mais le cinéaste de ce mouvement qui a eu une vrai influence sur moi lors de l’écriture de ce court métrage est William Friedkin. En effet, en plus des descentes aux enfers fascinantes qu’il a écrites et réalisées (Sorcerer, French Connection, Cruising…) et des anti-héros qu’il filme, c’est son utilisation du fantastique qui m’intéresse.

Dans l’Exorciste, il a une façon très intéressante d’exploiter le fantastique, en le mêlant à des problématiques contemporaines : le film parle de mono parentalité et surtout de l’importance de la croyance dans une société où la religion a beaucoup moins d’impact qu’avant (urbanisation, montée de l’individualisme…). Ici, ma démarche est relativement similaire : toujours dans un cadre urbain, il est question du rapport à notre image et de la reconnaissance sociale, qui semble primordiale aujourd’hui. Le cadre urbain de l’ ”âme” des rues a été également influencé par le film “Candyman” qui utilise le fantastique pour parler d’un sujet de société : la façon dont sont délaissés les quartiers défavorisés et les dérives que cela crée. Ce film de Bernard Rose a également en commun l’utilisation avec parcimonie d’une atmosphère onirique pour casser avec l’environnement crasseux de la rue.

Le fait que l’esprit prenant possession de Laurent soit logé dans un masque à gaz n’est pas laissé au hasard. En effet, en temps de guerre, ce masque cache le seul moyen de différencier les soldats : leur visage, ils ne forment donc qu’une masse uniforme et sont privés de leur identité propre. Notre personnage perd donc son humanité en masquant son visage et en obéissant au masque pour que, paradoxalement, il représente enfin quelque chose pour les gens. C’est ce paradoxe qui représente son conflit interne.

Affiche (créée par  Mickael Icm) :

Extrait du Storyboard (dessiné par Clarisse Bourmeau) :

A quoi va servir le financement ?

Votre aide nous est essentielle pour mener à bien notre projet et voici pourquoi :

- Payer une table régie pour alimenter l'équipe.

- Payer les frais de déplacement du matériel et de stationnement du véhicule.

- Dépenses liées aux costumes et au maquillage.

- Compléter le matériel prêté par notre école.

- Verser les 8% de comission à Ulule.

Que se passe-t-il si la somme collectée dépasse 525 euros ?

Chaque euro versé en plus sera utilisé dans l'achat et la location de matériels plus poussés, toujours dans l'optique d'améliorer le film !

À propos du porteur de projet

Actuellement étudiant en 2e année à l'ESRA Paris (école de réalisation audiovisuelle) et fan de cinéma de genre, je monte ce court métrage depuis Novembre 2016 désormais.

Retrouvez-moi ici :

Page Facebook du court métrage (pour être tenu de l'avancement du projet et voir les photos de turnage prises par Yanis Megal) :

https://www.facebook.com/L%C3%A2me-des-rues-1796275160636218/

Mon précédent court métrage :http://www.dailymotion.com/video/x4wi2bu