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L'âge de raison

Court-métrage de fiction

À propos du projet

« Entre cours au lycée, soirées du week-end et sorties entre amis, Manon mène une vie tout à fait ordinaire. Elle sent cependant un désordre émotionnel grandir en elle. En effet, sans aucune raison apparente, son quotidien est bouleversé par une angoisse silencieuse qui lui fait perdre prise avec le réel et l'amène à consulter une psychologue. Petit à petit, Manon parvient à mettre des mots sur ce qui lui arrive et découvre la raison de cette peur, de plus en plus diffuse, de plus en plus permanente : il y a des mois de cela, un homme l'a violée. »

Selon le code pénal, le viol est défini comme « une agression sexuelle impliquant tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. » Sujet évoqué inlassablement dans les informations quotidiennes au vu de sa récurrence, le viol ne devient plus qu'un qualificatif : il/elle a été violé(e). L'adjectif seul suffit à entraîner un phénomène d'évitement, ou une empathie exacerbée de la part des auditeurs, comme s'il s'agissait d'une maladie incurable.

On ne se tourne que très rarement vers le ressenti de la personne concernée, car précisément ce ressenti fait peur et n'est pas toujours compris. Pourtant, derrière ce mot de « viol », il y a à chaque fois des expériences singulières et des conséquences variables d'une victime à l'autre et qui font que la société ne les comprend pas toujours. On appelle les victimes à porter plainte mais on oublie que le viol, qui paraît évident d'un point de vue extérieur, ne l'est presque jamais pour la personne concernée.

Le viol présente une fêlure dans l'ordre du quotidien, et dépasse les capacités de défense de la personne. Il est incompréhensible pour la victime et engendre chez elle des mécanismes complexes et variés : un sentiment de honte ou de culpabilité, un déni total de ce qui est arrivé, une impression de ne plus exister, parfois une idéalisation de l'agresseur. Il peut se passer plusieurs mois à plusieurs années avant que la victime ne se rende compte de ce qui est arrivé et de la gravité de l'acte.

Dans L'âge de raison le personnage principal occulte totalement l'événement. Elle n'en garde que le souvenir de sensations, qui arrivent comme des flashs, et fait l'expérience, chaque jour, de phénomènes angoissants qui bouleversent son quotidien. Face à cette perte totale de prise avec le réel, la jeune fille va se confier, au fil des mois, à une psychologue, qui va l'amener progressivement à accepter qu'il s'est effectivement passé quelque chose de grave et que c'est précisément cette chose qui fait que tout a changé pour elle.

Loin d'être un film pessimiste qui peindrait en noir la futur du personnage, L'âge de raison raconte qu'après ce temps de perte de repères et de négation de soi, une reconstruction est possible. C'est avant tout un film sur la libération, une libération qui passe nécessairement par la parole. La parole est ici salvatrice. Elle permet de tuer quelque chose en soi pour continuer à vivre.

A quoi va servir le financement ?

La majeure partie du financement va servir au défraiement (nourriture, transport, hébergement) de l'équipe technique et des acteurs. Il va aussi permettre de financer une partie de la post-production (montage, mixage, étalonnage, musique originale) et la location du matériel et des accessoires. Le tournage est prévu sur 5 jours avec 16 personnes.

À propos du porteur de projet