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Lac Ahémé Vivra ! asbl

Tous, participons au sauvetage d'un lac au Bénin

À propos du projet

[il y a quelques jours, le ministre béninois de la Qualité de la Vie et du Développement Durable nous écrit : « Le PPICARLA-1, localisé à Bopa, est pertinent et en cohérence avec le PIRA, projet prioritaire du Programme d'Actions du Gouvernement (PAG 2016-2021). En conséquence, je voudrais vous assurer de l'appui du Ministère de la Qualité de la Vie et du Développement Durable. ».]

 

Le lac Ahémé est situé dans le sud du Bénin (Afrique de l'Ouest) à proximité de l'océan Atlantique, et il assure la subsistance de plusieurs dizaines de milliers de riverains. Le lac est très gravement menacé au point d'imaginer sa catastrophique "mort biologique". Des amis béninois et belges ont décidé de participer à sa sauvegarde en rempoissant, bien entendu, mais pas seulement.

Notre objectif, notre stratégie, est tout autant de créer des "activités alternatives de revenus" (production d'arbres, petit élevage, agriculture, pisciculture, etc.) afin de permettre aux pêcheurs de subvenir aux besoins de leur famille.

Laisser le lac se reposer et permettre aux riverains de réinventer leur(s) activité(s) professionnelle(s) est fondamental : si rien n'est fait, ce lac qui nourrit des dizaines de milliers de riverains sera mort dans les dix ans.

Dans la seconde partie, vous trouverez tout ce qui concerne notre deuxième action, raison de cette demande de financement.

 

Lac Ahémé Vivra ! asbl

Participez au sauvetage d'un lac vital au Bénin

 

 

Depuis deux ans (juin 2016), nous travaillons avec force et vigueur pour planter les fondations de nos associations, l'asbl Association belge ("Lac Ahémé Vivra") et l'association béninoise DIVEN ("Développement Intégré et Valorisation de l’Écosystème Naturel). Ce ne fut pas simple ! Plusieurs fois, nous pensions atteindre le but (la rédaction, finalisation du dossier), mais des remarques judicieuses venues de pêcheurs, d'agriculteurs, de spécialistes locaux, belges, internationaux, nous amenaient à repréciser, réétudier, reprendre des contacts,... Bref, alors que nous pensions à un délai raisonnable de six mois, il nous aura finalement fallu deux ans pour une rédaction de projet dont nous soyons fiers.

Cette fois, nous sommes prêts et nous avons d'ailleurs déjà agi !

Première action, 1 juin 2018 : plantation de 3 hectares

Depuis, un premier projet a été lancé, peut-être symbolique (sur 3 hectares) mais tangible.

Le 1er juin (au Bénin, c'est la Journée de l'Arbre), ce projet a permis de planter 3000 plants de teck, d'acacia, de cocotier, etc. Partout, de la plus grande des villes au moindre village de brousse, le 1er juin, les Béninois plantent ! À Possotomè, ce fut, en toute modestie, mais en grande partie grâce à notre association « Lac Ahémé Vivra ».

Notre action aura permis d'attirer responsables politiques et civils, presse locale – radio et presse quotidienne nationale – mais aussi belge (voir dans "À propos du porteur de projet"). Toutes les personnes présentes connaissaient l'état déplorable du lac Ahémé et étaient animées d'une grande motivation pour participer à notre projet ou le faire connaître.

 


Action du 1 juin 2018 Journée de l'Arbre au Bénin

 

Deuxième  action : le 14 août 2018 : formation des "Ambassadrices et Ambassadeurs" du projet

Pour plus d'informations, voir ci-dessous la partie : "À quoi va servir le financement ?"

Un peu d'histoire...

C'est en 2014-2015, au Bénin, qu'ont eu lieu les premières rencontres et échanges relatifs à la problématique du lac Ahémé, entre Joslin Daguegue, agronome spécialisé en développement durable, Jean Vignawou, sociologue, Honore Addra, logisticien et guide touristique, Amos Fado, contrôleur des Eaux et Forêts, tous béninois, et Jean Thiel, écologiste belge, habitué du Bénin. 

 

Très vite, ils s'assureront de la disposition enthousiaste de Frédéric Dandévèhoun, maire de Bopa, 96 000 habitants, limitrophe du lac Ahémé, à s'associer à notre projet.

À gauche, le maire de Bopa, Frederic Dandéveĥoun accompagné par Michel Gbèlèmè, premier adjoint.

Tous les initiateurs évoqués ci-dessus connaissent bien le lac, depuis de nombreuses années. Tous s'inquiètent de sa lente agonie : surpêche et donc disparition des poissons et des crustacés, jadis nombreux ; filets aux mailles trop petites ; utilisation effrénée et dramatique des palétuviers comme bois de chauffage, remplacés par les habitants par des tonnes de morceaux de bois qui ne font qu'aggraver la situation ; assèchement dû au sable qui descend des villages perchés sur les hauteurs ; déforestation ; absence d'activités alternatives génératrices de revenus pour les habitants (agriculture, élevage, etc.).

Filet aux mailles généralement trop petites

À terme, si rien n'est fait, la disparition du lac en tant que ressource commune est inéluctable. Le lac, dont la superficie varie selon les saisons de 80 à 120 km², assure la principale subsistance de 80 000 riverains, à Bopa mais également à Comè, et Kpomassè dans les départements du Mono et Atlantique. Il va de soi que les femmes et les hommes en sont et en seront de plus en plus lourdement affectés.

Quelle alternative ? Grossir les bidonvilles de Cotonou, Porto-Novo et Parakou ?

Mais aussi, déjà, une lueur d'espoir : une douzaine de pêcheurs de Possotomé qui, dès le début des années 2000, ont pris conscience du gouffre vers lequel ils se dirigeaient. Et qui se sont partiellement reconvertis avec leurs propres moyens, maigres, trop maigres. C'est avec eux que nous avons posé les premiers jalons du projet, dans lequel ils joueront un rôle crucial.

 

 

De retour en Belgique, Jean Thiel a réussi à passionner des ami-e-s à la problématique du lac. Maria Denil-Keil et son mari Daniel, Luc Crémer, Patricia Fafra et Bernard Wesphael œuvrent maintenant à ses côtés, en Belgique, au sein de la nouvelle asbl de développement communautaire « Lac Ahémé Vivra !" (LAV-Bel).

Dès lors, sans prétendre solutionner tous les problèmes, notre détermination est de concrétiser un Projet pilote, le PPICARLA 1. Pourquoi numéro "1" ? Parce que le présent projet ne concerne qu'une portion du lac située sur le territoire de la commune de Bopa, et que notre objectif final vise à s'attaquer à l'ensemble de la superficie du lac. Pour atteindre ce but, notre vif souhait est de lancer une dynamique dans la sous-région, qui verra d'autres partenaires, d'autres institutions, s'emparer du crucial problème. De manière globale et participative, comme se l'impose notre projet.

Le projet comporte de multiples facettes :

  • multiplication des importantes opportunités d'aquaculture (pisciculture, pénéiculture, ...) ;
  • plantations communautaires intenses d'essences forestières à croissance rapide ;
  • soutien aux plantations privées d'essences forestières ; promotion des espèces à fruits et/ou feuilles comestibles ; extension des îlots de forêts sacralisées ;
  • développement de l'agriculture communautaire et privée ;
  • promotion et soutien au petit élevage communautaire et privé ainsi qu'à l'apiculture ; ...

Un des points importants du projet est la plantation de milliers de palétuviers, indispensables à la renaissance du lac, des milliers d'arbres à croissance rapide pour affermir les sols et freiner l’érosion. Une partie de ces arbres pourra aussi être revendue aussi lorsqu'ils auront atteint leur taille idéale, pour la construction, pour la consolidation des sentiers et des bassins versants, pour le bois de chauffage, sans lequel, ici, on ne peut vivre. Ils serviront également à la production de graines qui seront vendues sur les marchés locaux de la région du Mono.

Travailler avec qui ? Sans l'implication des assemblées villageoises, des chefs de village et de quartier, de la mairie, sans eux, nous ne pouvons rien. Le projet serait voué à l'échec. Il nous faut également rassurer, puis enthousiasmer les autorités supérieures béninoises. Ce travail est bien parti.

Les femmes, même si elles sont en général plus discrètes, jouent un rôle fondamental dans la structure sociale et économique de la région. Notre volonté est d'en faire une "cible privilégiée".

Il nous faudra donc assurer formations, assistances, soutiens, présences. Nous appliquerons, notamment, les principes de subvention et d’autofinancement. Dans certains cas privés qui le nécessiterait, nous aiderons aux recours à la micro-finances, etc.

Jérome Gbadigbli, président de l'associaition des pêcheurs partiellement reconvertis en pépiniériste

Et bien sûr, nous travaillerons avec tous les organismes subsidiants publics et privés, belges, européens et internationaux.

Reçu par le ministre béninois du Cadre de Vie, José Tonato, celui-ci a exprimé un vif intérêt pour le projet.

 

A quoi va servir le financement ?

NOTRE ACTION DU 15 AOÛT 2018

FORMATION DES ''AMBASSADRICES ET AMBASSADEURS''

En août prochain, il s'agira d'attirer et de valoriser les forces que sont susceptibles d'apporter la jeunesse et la population féminine. Le plus extraordinaire est de constater l'enthousiasme des populations locales.

Les problèmes du lac, ils les connaissent à peu près tous mais sont bien en peine de trouver une force collective de réhabilitation. Mais la conscience EXISTE !

Or, il est primordial pour la réussite de notre projet que les habitants y collaborent directement. Sinon ? Sinon ce sera l'échec.

La journée sera partagée entre deux moments forts  :

 

Villageoise de Bopa. Comme souvent, ce sont elles qui font "bouillir la marmite"

1. En matinée, trois ateliers différents seront organisés : un pour enfants, un autre pour adolescents et un troisième pour les femmes des villages.

→ l'objectif est que, en fin de matinée, notamment au travers de sketchs et de contes africains, de représentation matérielle et de bonne humeur, les participants auront assimilé le processus général de réhabilitation du lac Ahémé (plan global, règles juridiques de base, étangs, filets, respects des écosystèmes locaux, ...). Le tout dispensé par des habitants du cru, et en tenant particulièrement compte des diversités dans les trois sous-groupes.

L'attention sera portée sur les comportements qui se révèlent très néfastes. Si ceux-ci étaient compréhensibles ancestralement (exemple : filets de pêches trop étroits, atteintes fondamentales aux mangroves, détritus de toutes origines, etc.), ils ne le sont plus aujourd’hui. Le lac est « la mère » de ses riverains à qui l'on a trop demandé.

L'un des étangs de rempoissonnement décidé en collaboration avec la Mairie

 

2. L'après-midi, toujours en trois sous-groupes :

→ formations de base sur les techniques d'élevage et la gestion d'une exploitation agricole ainsi que les impératifs que cela impose.

Il s'agit bien sûr d'initiation. Mais, dans chaque atelier – enfants, adolescents et femmes – émergeront des personnalités qui seront suivies par les animateurs de PPICARLA 1. Ces personnalités qui auront émergées pourront elles-mêmes, avec notre soutien, former d'autres petits groupes au sein de chaque village, au sein de sa classe, au large sein de la maisonnée…

Ces personnes deviendront, en quelques sortes, nos ''ambassadrices et ambassadeurs'' du projet PPICARLA 1

 

 

À propos du porteur de projet

Le projet est parfaitement apolitique dans le sens noble du terme. Certes, il a été initié par un "politique" mais ceux qui se sont joints à lui l'on fait dans un esprit totalement libre. Et chacun entend bien le rester !

Voir deux articles :

La Meuse du 29 janvier 2018 (Belgique)

Le Matinal du 5 juin (Bénin)