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La route de l'obsidienne

La navigation en mer au néolithique

À propos du projet

Reconstitution du système d'échange de l'obsidienne entre la Corse et la Sardaigne au néolithique par la construction des bateaux de transport nécessaires à la traversée.

L’Europe de l’ouest a été le siège de plusieurs vagues de peuplement durant la préhistoire. La première a eu lieu il y a 1M d’années avec une culture de tradition oldowayenne, la deuxième intervient vers 600 000 ans avec la culture acheuléenne. Vers 100 000 ans une nouvelle vague venant du Proche-Orient voit l’arrivée d’une nouvelle espèce humaine (Homo Sapiens) qui va remplacer celle autochtone (Néanderthal). C’est ensuite au néolithique (-8000 ans) que de nouvelles communautés abordent l’Europe de l’ouest, par les Balkans et par la méditerranée. En effet, les progrès de la navigation à cette période permettent la colonisation de lieux inexplorés jusque-là : les îles méditerranéennes. C’est à cette période que sont conquises, entre-autres, les îles de Sardaigne et de Corse.
Parmi les enjeux les plus importants du néolithique insulaire, l’un d’eux est l’acquisition de roches dures aptes à la réalisation de tranchants. La géologie corse n’étant pas très favorable à cette acquisition (si l’on excepte la rhyolite et le quartz), l’approvisionnement en roches dures aptes à la taille est passée par un réseau d’échange entre la Sardaigne et la Corse. En effet, en Sardaigne, plusieurs gisements de silex (Perfugas) et d’obsidiennes (Monte Arci), ont fait l’objet d’exploitation locale et à des fins d’échanges avec les peuples autochtones de la Corse. La Corse est ainsi approvisionnée en obsidienne et en silex sur près de 5000 ans.
Plusieurs problématiques de recherche concernant ces échanges peuvent être évoquées. Celles qui nous concernent ici correspondent aux moyens mis en œuvre pour effectuer la traversée des 13 kilomètres qui séparent la Corse de la Sardaigne, et au-delà, des modes de navigation en mer avec les moyens disponibles au néolithique sur moyenne ou longue distance, le tout étayé par les connaissances que nous avons sur la fabrication des embarcations à cette période.

Description du projet :
Le projet est de reproduire la traversée entre Corse et Sardaigne et cela passe par la fabrication de deux pirogues monoxyles que l’on fixera entre-elles par des longerons (catamaran) dont les détails de l'assemblage restent encore à discuter avec les différents spécialistes de la navigation ancienne.

Nous souhaitons que l'ensemble des étapes de la réalisation soit fait en total respect des matériaux, outils et techniques du néolithique, depuis l'abattage de la grume de pin, son creusement et jusqu'à la navigation. L’ensemble des étapes se dérouleront entre janvier et septembre. En effet l’abattage devant se faire avant la montée de sève (au plus tard fin février 2020), le creusement des 2 pirogues intervenant au printemps et à l’été 2020.

L'expérimentation en mer interviendra à l’automne 2020 (septembre) afin de bénéficier des conditions optimales de navigation. Celle-ci se faisant probablement par une mise à l’eau sur la plage de Tizzano ou Propriano puis une navigation de 3 jours par cabotage jusqu'à Bonifacio et ensuite en traversant en une journée vers la Sardaigne.

À quoi va servir le financement ?

Dans un premier temps, le financement servira à l'acquisition et et le transport des grumes de pin. Dans un second temps il permettra l'aménagement d'un espace dédié au travail du bois. Un temps nécessaire de préparation des outils pour le creusement des pirogues est également à prévoir. Il servira également à permettre la venue de différents spécialistes intervenant pour encadrer la bonne marche technique et scientifique du projet. 

À propos du porteur de projet

Le porteur de projet est l'association Chalcophore (www.chalcophore.com), basée en Corse et spécialisée dans l'artisanat de la Préhistoire récente, impliquée dans la recherche archéologique par le biais de l'expérimentation des techniques anciennes. Les acteurs principaux de Chalcophore sur l'île seront Aurèl Legras 

Kilian Morin,

Et Vincent Lascour

Plusieurs partenaires issus de différents horizons sont également impliqués dans le projet:

Pour les techniques d'abattage et de mise en œuvre de la construction de la pirogue, le travail se fera sous les conseils avisés de M. Philippe Guillonnet et Emmanuel Guerton (Préhistoire Interactive) qui se sont spécialisés dans ces techniques depuis une dizaine d'années (ils ont à leur actif la réalisation de plus d'une douzaine de pirogues monoxyles).

Pour les références bibliographiques et sa connaissance assez complète de la navigation ancienne nous avons le soutien de Michel Philippe (conservateur du Musée du Grand Pressigny).

Pour la problématique sur les approvisionnements en roches dures de la Corse au néolithique, nous avons le soutien de Mme Céline Léandri (ingénieure de recherche à la DRAC Corse) 

et M. Kewin Pech-Quilichini (archéologue à l’Inrap).

De même, pour le soutien scientifique et règlementaire sur l'archéologie insulaire nous comptons sur l'implication de M. Franck Léandri, ancien Conservateur Régional de l'archéologie et maintenant Directeur Régional des Affaires Culturelles.

De notre côté, l'association Chalcophore se charge d’organiser la mise en œuvre du travail par la réalisation de tous les outils nécessaires au façonnage, la réalisation des cordages, du materiel nécessaire au voyage et le façonnage de la pirogue et des balanciers proprement dits au long de la saison 2020 (probablement devant et avec participation du public).

Nous avons également rencontré au Musée de l'Obsidienne de Pau, son conservateur M. Carlo Luglie, néolithicien, avec lequel nous cherchons encore les modalités et les axes de collaboration au projet.

Nous souhaitons également valoriser ce projet par un suivi vidéo.

On pense au format docu-fiction dont le concept semble correspondre le mieux. Nous avons d'ailleurs participé en mars dernier à une production de ce type pour la société Morgane Production qui travaille avec France 4 (https://www.facebook.com/france4tv/videos/2385168694866406/). Nous avons, pour cela, l’attention de M. Philippe Vergeot (Réalisateur) qui travaille avec nous à la réalisation d'un documentaire adapté à notre projet, avec une piste potentielle de production par le National Géographic..

 

 

 

 

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