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La rencontre de Céline Michot

Premier court métrage auto produit

À propos du projet

La rencontre

En voici le synopsis : "Léo, né sous x, ressent depuis toujours un vide profond, une absence inqualifiable, une culpabilité et une honte dont il ignore véritablement les origines. Il découvre à l'âge de 25 ans qu'il est issu d'un viol. Transcendant la violence de cette découverte, Il décide d'aller à la rencontre de sa mère, Laura."

Mon projet a  été nourri par le visionnage d'un documentaire sur le génocide Rwandais entre les Tutsis et les Hutus, qui évoquait les enfants nés d'un viol au cours de ces violents conflits. Ici, les mères gardaient leurs bébés car elles n'avaient pas le choix. Le reportage, articulé autour de témoignages de ces enfants devenus adultes et qui portaient la culpabilité de leurs mères, était saisissant et m'a profondément touchée. J'ai donc trouvé intéressant d'évoquer l'adoption et les enfants nés d'un viol dans le même film, des problématiques fortes et à mon sens bien trop peu exploitées au cinéma.

 Faire ce film est la possibilité de comprendre, peut-être, le cheminement que font les enfants et les adultes sur leurs  origines, et surtout de s'interroger sur cette quête. Comment un jeune adulte réagit quand il découvre qu'il est issu d'un viol ?

 Dans mon film, cette femme qui a subi un viol décide d'abandonner son fils contrairement aux femmes rwandaises. Pour quelles raisons fait-elle ce choix ? Je veux montrer que Laura, la mère biologique décide d'abandonner son fils par amour. Elle aurait pu avorter, mais elle décide de donner la vie à cet enfant né d'un viol, né d'une violence extrême. Elle ne peut pas l'élever car elle est convaincue qu'elle verra son violeur dans les yeux de son fils. Elle ne pourra pas l'investir, le câliner, l'aimer et lui apporter tout ce dont il a besoin. Elle préfère vivre avec cette blessure ouverte, pour laquelle il n'existe pas de pansements. Elle le sait. Je veux montrer que son acte est  un acte de générosité et d'amour.

            Nous sommes tous mus par le désir de savoir d'où l'on vient, de construire et d'affirmer notre identité face au monde. Au-delà d'un thème en apparence spécifique, les enfants nés de viol, je pense que mon film propose un questionnement universel, les personnages de Laura et de Léo trouvent un écho en chacun de nous. Nous cherchons tous à savoir d'où l'on vient, nous portons tous la conscience de choix douloureux faits au cours de nos vies.

Repérages du film dans le Pas de Calais :

 

A quoi va servir le financement ?

Voici le budget préconisé :

▪ pour 3000 euros

- Le film sera tourné en partie dans le Pas de Calais, en bord de mer. Il est donc question de payer le trajet (Troyes-Wimereux) de l'équipe technique et des acteurs, le logement sur place et les repas. Les repérages seront fait en amont à ma charge.  Deux week-ends seront nécessaires pour y réaliser les séquences.

- Investir dans un équipement de lumière plus poussé, plus perfectionnant.

- Acheter un iphone dédié au tournage, en plus du mien.

 

▪ Pour un budget de 4500 euros

- Investir dans un ordinateur Mac, plus performant pour le montage.

- Construire avec plus de facilités les décors pour les séquences dans les lieux importants.

 

▪ Pour un budget de 5500 euros


- Investir dans du matériel sonore plus professionel

- Indemniser un minimum le compositeur de musique.

- Création de l'affiche du film.

À propos du porteur de projet

Céline Michot, scénariste er réalisatrice 

Les enjeux de la quête identitaire chez l'enfant adopté est une question qui m'anime, probablement parce que j'ai moi-même adopté une petite fille de sept ans et demi il y a deux ans. Je me suis beaucoup documentée et interrogée sur la notion d'abandon, notamment au gré des différents entretiens nécessaires à l'obtention d'un agrément. J'ai appris en outre l'importance cruciale de ne pas nier le passé d'un enfant adopté, si douloureux qu'il puisse être, pour lui permettre se construire et s'épanouir en tant qu'individu.

Professeur d'arts plastiques, l'art revêt une importance fondamentale dans ma vie au quotidien. Je suis cinéphile depuis très longtemps et j'ai toujours voulu devenir réalisatrice. Plasticienne de formation, je crée depuis longtemps en peinture ainsi qu'en photo. Depuis une dizaine d'années, l'image en mouvement m'attire de plus en plus. Je ne pense pas que c'est l'avancée technique d'une caméra qui fait un bon film. En revanche, une bonne histoire, le regard du réalisateur, des comédiens amoureux du cinéma et totalement engagés dans un projet cinématographique me semblent essentiels. Le film sera tourné avec  deux iphone 7 comme dans les derniers films de Soderbergh ou encore Sean Baker.

Mon film sera un premier film. C'est un projet longuement mûri, suffisamment pour mettre ma carrière d'enseignante entre parenthèses le temps d'une année. J'ai choisi le format du court métrage pour des raisons financières. Toute l'équipe technique, les comédiens travailleront bénévolement. Toutefois, nous avons besoin de vos dons pour que le film se réalise dans de bonnes conditions.