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La Nuit

L'hebdo qui change l'ordre du jour

À propos du projet

PLUS QUE JUSQU'À MINUIT AUJOURD'HUI POUR VOUS ABONNER :

LA NUIT JETTE UNE AUTRE LUMIÈRE SUR TOUTE CHOSE.

ET OUI, LA PASSION PEUT ENCORE HABITER UN JOURNAL !

Pourquoi s'abonner ? Soutenir ce projet révolutionnaire ? La Nuit est le journal accéléré, renouvelé, émouvant, digital, qui vient changer l'ordre du jour. Il est déjà en route. Ce n'est pas un rêve. C'est en train d'arriver. Cette page est une étape. Prévue de longue date. Absolument nécessaire. Pour rassembler des abonnés. S'assurer qu'on a de quoi faire le voyage de la première année. Tisser des liens et faire circuler le projet. Accumuler des forces qui lui permettront de s'améliorer. De l'argent, mais pas seulement. Des soutiens. Des complicités. De tout ordre. Car nous complotons La Nuit. C'est exactement à cela que nous vous appelons. Et cela n'échappera à personne. Particulièrement dans le monde de la presse. Où il n'est pas commun aujourd'hui de faire des projets. Cela semble une terrible audace. Presque un crime de lèse-majesté. Et pourtant c'est assez simple. Ce geste, nous l'avons eu il y a vingt ans en créant à quelques-uns Le Jour, un quotidien qui a tenu quelques mois - un exploit ! - à partir de rien. Seul le prix de l'impression nous a fait tomber. Aujourd'hui, vingt ans après, mais avec l'internet avec nous, et tout ce qu'il permet, nous créons La Nuit. Comme un antidote à l'ennui. Et un pied-de-nez aux jours de plus en plus gris. Par les temps qui courent, cela nous parait absolument nécessaire, un journal qui fédère les énergies, réveille les envies, donne une vision du monde. Et c'est pourquoi nous nous battons tant pour qu'il existe. 

La Nuit parlera de tout, mais surtout des gens qui traversent ces temps d'orage sans renoncer à vouloir le bonheur. Et s'adresse à ceux qui rêvent d'autre chose. Celles et ceux qui ont envie de se lever pour créer. Tous ceux qui pensent que survivre, ce n'est pas vivre. Que l'information qu'on nous donne n'est souvent bonne qu'à désespérer les gens. Et puis qu'il n'y a pas que cela dans la vie. Qu'on peut sortir des rails de l'actualité. Vagabonder à la recherche de trésors. 

La Nuit croit au désir, au style, à la liberté. Elle parle en images et en musique. Circule sur internet. Elle sera chaude. Elle ressemble à nos conversations. Elle parle par émotions.

La Nuit se fera avec: les choses qui nous étonnent. Les choses trop rares. Les choses que nous aimons entendre. Les choses qui nous touchent. Les choses qui dansent. Les choses qui changent la vie. Les choses qu’on n’oubliera jamais. Et les choses qui nous viendront plus tard.

La Nuit croit que l'internet peut être beau. Comme il y a de beaux livres, de beaux objets. Elle est une résistance douce et entêtée. L’envie de choses faites avec amour. Le choix de la qualité et du sens. Dans ce temps de quantité industrielle d'informations, La Nuit se revendique faite main, digitale et artisanale.

L'Appel de La Nuit

D'abord, pour commencer, et c'est l'essentiel, nous ferons tout avec vous. Comme nous le faisons ici maintenant. La Nuit se fera pour vous. Et sans vous, elle ne sera pas. Puisqu'elle ne pourra commencer, comme prévu, en février 2014, que si nous réunissons assez d'abonnements et de dons pour que le projet soit viable toute sa première année. Ce lien avec vous, qui est essentiel à nos yeux, nous le maintiendrons constamment, entre autres sur notre page Facebook. Ensuite, si tout se passe bien, comme un secret à partager, comme on vient à un rendez-vous, La Nuit viendra sur vos écrans avec un mot de passe (nous serons presque secrets, en tout cas discrets). Deux fois par semaine, pour commencer. Peut-être plus souvent encore. Et insensiblement, par un processus tranquille, sans forcer la nature, tous les jours, dans l'avenir. Et pour le même prix, si vous vous abonnez maintenant.

La Nuit ne se fera pas en un jour. Mais quelque chose est commencé. Nous sommes arrivés en un seul mois jusqu'ici. Avec dans les bagages un site internetdéjàtrès riche, un numéro zéroà consulter, une page Facebookactive, une newsletter, un manifeste : L'Appel de la Nuit, qui expliquent et montrent beaucoup mieux que nous pouvons le faire sur cette page nos intentions, notre histoire, notre projet. Nous avons tourné en rond une semaine à chercher comment vous faire partager l'expérience de La Nuit sur cette page. Ce n'est pas simple. Nous avons donc eu l'idée de cette vidéo, qui dit bien le climat de La Nuit, ses idées maîtresses, ses goûts. Pour le reste, pour en savoir plus, beaucoup plus, le mieux, c'est de vous dire d'aller voir La Nuit, puisqu'elle existe, et puis de revenir vous abonner ici, si vous en tombez amoureux, si vous avez envie de la recevoir chez vous. Le site et le numéro zéro ont été faits pour ça. Parce qu'on ne voulait pas parler en l'air. Au contraire être très concrets. Montrer ce à quoi nous vous proposons de vous abonner. Ce que nous vous proposons de soutenir.

A quoi va servir le financement ?

Le projet de La Nuit a été longuement mûri, mais son exécution a été brutalement accélérée par la disparition de L'Impossible, qui m'a laissé un peu orphelin, comme beaucoup, et brutalement sans revenus. Il m'a fallu trois mois d'un travail acharné pour mettre en place tout ceci : un projet qui tient debout, tangible, qui a déjà trouvé des soutiens, et commence à attirer l'attention des média. Un noyau d'équipe se constitue doucement. Nous commençons, depuis Londres, à créer une version anglaise de La Nuit. Et cela ne fait pourtant qu'un mois que le projet a été rendu public, à la création de notre page Facebook ! 2500 personnes nous ont rejoint dans ce temps très bref, qui est pour moi une éternité. 

C'est donc plutôt bien parti, pour La Nuit. Mais il y a URGENCE à ce que cette campagne de crowdfunding réussisse. A ce qu'il y ait très vite suffisamment d'abonnés pour nous permettre de continuer à avancer, maintenant que le but est si proche. Le lancement de La Nuit se fait maintenant à marche forcée pour la simple raison que nous n'avons pas les moyens d'attendre longtemps pour commencer le journal. Il n'y a pas d'investisseurs derrière La Nuit, aucun argent public, pas d'organisation ou de parti, seulement la volonté de faire ce journal, et d'en faire un des plus beaux du monde. L'argent pour arriver jusqu'ici était déjà plus que rare. C'est tout ce que je pouvais investir. Ce qui restait. Pour être ce qu'elle promet d'être, il est évident que La Nuit ne peut être qu'un travail à temps plein. Et pas pour une seule personne, pour plusieurs personnes.

La Nuit arrive donc dans le dur. Cette période où l'élan est donné, mais où il faut l'énergie de continuer encore plus fort, pour ne pas qu'il soit brisé net. On y est presque ! Mais... A ce stade, La Nuit est comme une belle voiture, prête à démarrer, mais à qui manquent l'essence et l'assurance pour commencer le voyage, tandis que de plus en plus de voyageurs arrivent. Il nous faut donc impérativement pré-financer le voyage. Après, tout sera simple.

A la question rituelle sur cette page : à quoi vont servir les huit mille euros que vous demandez ? la réponse est donc très simple : à garantir, à un salaire très minimum, et pour une seule personne, que La Nuit pourra, coûte que coûte, exister et honorer son contrat avec vous : vous envoyer le journal auquel nous vous vous proposons de vous abonner. En attendant de grandir en route. Gagner d'autres abonnés en chemin. Voilà, ces 8000 euros, c'est ce qu'il faut pour commencer La Nuit

A la vérité, il nous faut plus. Pour investir dans des logiciels de gestion des abonnements; faire travailler des codeurs pour optimiser le site, nous permettre d'autres choses, le rendre ce qu'il devrait vraiment être, et n'est pas, à la pointe de ce qu'on peut faire sur internet; acheter des outils de travail même basiques (La Nuit a été faite entièrement sur un ordinateur très simple, nous n'avons même pas de smartphone, pour dire), rémunérer des collaborations, pouvoir voyager un peu etc

Mais pour commencer, huit mille euros.

Si nous n'arrivons pas à les réunir, nous arrêterons pour l'instant le projet. 

Le temps de voir comment nous y prendre autrement.

Nous pensons que c'est à notre portée. Ce serait trop bête de nous arrêter là ! L'abonnement pour un an n'est pas cher : quarante euros. Un euro par semaine (parce que nous prendrons des vacances l'été!). Pour soixante euros, vous pouvez offrir à moitié prix, en plus du vôtre, un abonnement d'un an à la personne de votre choix. Parce que nous voulons que la Nuit se partage, se propage. 

La décision est vôtre. Mais agissez vite, si vous voulez vous abonner. Les vacances sont proches. Les gens vont se disperser. Vous n'aurez peut-être plus l'internet. Pensez au Noël de La Nuit ! Soyez des rois-mages ! 

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À propos du porteur de projet

J'ai eu la chance de toujours travailler avec des gens passionnés par leurs journaux et le rôle qu'ils pouvaient jouer dans leur époque, Jean-François Bizot et l'équipe d'Actuel, pendant dix ans, puis Michel Butel et les rédactions de L'Autre Journal et de L'Impossible, jusqu'à très récemment. 

Il m'est même arrivé de créer un quotidien, cette aventure rare entre toutes : avec Jean-Christophe Nothias, nous l'avons nommé Le Jour. Ce fut une véritable équipée, d'une folle ambition, menée avec panache par une brillante équipe de jeunes journalistes. Et plutôt un succès. Mais au bout de quelques mois, Le Jour s'est effondré sous le prix du papier et de l'impression, et le poids de la fatigue de devoir tenir envers et contre tout, sans moyens. Nous n'avions dès le départ pas assez d'argent pour tenir le temps qu'il faut pour établir un titre. Lui donner le temps de grandir. J'y ai appris que le talent et l'énergie ne suffisent pas. 

Après avoir réuni l'équipe du numéro 1 de Nova Mag, et lancé le city magazine de Paris, avant d'en partir, j'ai tiré la leçon de l'échec du Jour en décidant de m'exprimer plutôt sur l'internet, qui en était encore à ses tout débuts en France. Cela me semblait la seule option possible, déjà à l'époque, pour créer des expressions neuves, libres, indépendantes, capables de trouver leurs lecteurs sans budget publicitaire, et enfin libérées du poids du papier, qui plombe toujours les comptes, et affecte pour finir tout le mode de fonctionnement d'un journal, en créant d'énormes contraintes. J'ai donc créé d'abord seul le site Nirvanet, à l'étonnement de mes amis d'Actuel, qui ne comprenaient pas ce que je faisais jour et nuit devant un ordinateur, puis avec quelques amis, sans sortir de chez moi, et ce fut un énorme succès, qui nous emporta avec lui jusqu'à la création d'une multinationale. Ce qui n'était pas prévu.

Nirvanet fut un des pionniers de l'internet français, et attira donc des sympathies actives et de l'investissement, assez pour nous permettre de créer le Cyberthéâtre à Bruxelles, une salle de spectacle entièrement connectée, totalement magique, et de faire travailler jusqu'à deux cent personnes dans différents pays. Tout cela disparut en un éclair dans l'explosion de la bulle internet, en 2000. Cette fois-ci, nous n'y étions pour rien. Wrong place, wrong time. Presque tout ce qui existait à l'époque a été emporté d'un coup. J'en ai profité pour faire un break, partir vivre en Inde, dans un autre monde, faire des enfants, être heureux, ne même pas être connecté. 

Dans un autre ordre d'idées, j'avais participé à la création de Chez Roger, une boîte entrée dans la légende du rap français, avec des amis de Radio Nova et le DJ Dee Nasty, comme j'ai décidé plus tard de construire à Goa, en Inde, une (très grande) maison dans les arbres que j'ai appelée Ku, le vide, et qui est devenue un hôtel zen dans lequel j'inviterai en remerciement ceux qui peuvent vraiment aider financièrement La Nuit (au-dessus de 500 euros) à passer quelques jours de vacances dans un endroit d'une rare beauté, un peu sauvage, et pour le coup très proche de moi, puisque ce fut ma maison. Je sais donc qu'il est toujours possible d'arriver à créer des choses, si on le veut vraiment, et que c'est le seul véritable intérêt de la vie, mais aussi qu'elles ne se font pas toutes seules, et - surtout - ne se réussissent jamais tout seul. Pour la vidéo de La Nuit, pour la version anglaise du journal, qui sera animée depuis Londres, pour les lettres du lointain que nous publions dans Vol de Nuit, pour les mails de soutien que nous avons reçus, je remercie les amis et les inconnus qui sont déjà entrés dans le complot de La Nuit, chacun à sa manière.

Nous ne sommes qu'au début de l'aventure. 

La Nuit peut être belle.

Et même devenir grande. 

Mais elle a besoin de vous pour l'aider à faire ses premiers pas. 

Et c'est maintenant ! 

(ou jamais ?)

Amitiés,

Christian Perrot