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La lune d'un peu plus près

projet de cinéma solidaire

À propos du projet

Ce projet, qui avait fait l'objet d'une première campagne de financement participatif avant le tournage, est en cours de finition : il s'agit d'un deuxième appel à collecte pour financer les dernières étapes, dont la distribution du film

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La Lune d'un peu plus près est un projet de film solidaire, initié par Guillaume Hussenot qui est atteint d'une maladie neuromusculaire évolutive. De son obsession de partager son expérience de vie, d'en faire un film et de l'interpréter, il a réuni une équipe autour de lui. Aujourd'hui, le film est tourné, monté et il reste les dernières finitions et sa sortie en salles à accompagner.

Il s'agit d'un film de long métrage de 75 minutes.

1. HISTOIRE ET ORIGINE DU PROJET

Guillaume Hussenot a 40 ans. Il vit en Dordogne. C’est un auteur, réalisateur, comédien, danseur, pas comme les autres :

« Je suis atteint d’une maladie génétique neuro musculaire évolutive qui m’oblige à vivre en fauteuil roulant. Depuis 20 ans je dirige des ateliers de théâtre pour enfants. J’ai réalisé une quinzaine de films et autant de spectacles vivants. J’ai interprété ‘‘Simon’’ le rôle principale du court métrage de Régis Roinsard.»

Malgré son enthousiasme, sa capacité à partager ses passions, Guillaume a parfois du mal à prolonger ces moments de bonheur, d’autant qu‘il sent ses forces l’abandonner jours après jours.

« Il y a quelques années, j’ai traversé un passage difficile. Afin de me sortir de cette déprime, j’ai écrit une sorte de carnet de bord, un journal intime de ma vie au quotidien. J’ai d’abord pensé en faire un livre, puis l’idée d’un film, et d’en être le personnage principal, m’est apparu comme une évidence.»

Mais Guillaume sait bien que les voies classiques de productions cinématographiques sont complexes.

« En 2013, j’ai fêté mon anniversaire entouré de ma famille. Et j’ai réalisé que mes cousins, ceux avec qui j’avais tant joué à imaginer des spectacles, étaient tous, aujourd’hui, professionnellement dans le milieu du cinéma. Quelques mois plus tard, je leur ai fait part de mon projet et, cousins, oncles et tantes, ont aussitôt accepté de se lancer dans l’aventure »

2. NAISSANCE D'UN FILM SOLIDAIRE,

UNE URGENCE,

UNE PRODUCTION SINGULIERE

C'est donc par une énergie collective qu'a démarré ce projet.

Une personne s'est alors révélée autour de l'engagement de ce projet : Camille Robert. Cousine de Guillaume, du même âge, complice depuis leur plus jeune âge, Camille a toujours porté un regard attentif à Guillaume. Par ailleurs son parcours professionnel l'a entraîné depuis plusieurs années vers la réalisation (comme assistante, mais également comme réalisatrice). Lorsqu'elle nous a révélé son voeu de réaliser ce film, cela a été comme une évidence pour nous tous.

Un atelier d'écriture s'est formé autour de Camille Robert, et un groupe de travail s'est réuni pendant plusieurs semaines.

Il s'agissait d'élaborer un scénario en partant du texte qui Guillaume qui rélévait plusieurs grands thèmes : le handicap, la création, le théâtre, le corps, l'enfance... autant d'éléments qui constituent la vie de Guillaume.

En parallèle, nous devions travailler dans un rapport d'urgence, avec une échéance : nous devions tourner ce film coûte que coûte l'été 2014. C'était également notre engagement auprès de Guillaume, qui nous avait fait part de son affaiblissement physique et des limites de ses capacités limitées dans le temps à pouvoir entreprendre une telle aventure. Ce projet représente un tel accomplissement et presque une obsession pour Guillaume.

Il s'est créé une dynamique que l'on a appelé "cinéma solidaire" autour de ce projet. En quelques mois, il nous fallait réunir un minimum de financement pour couvrir les frais nécessaires à transporter, héberger et nourrir toute l'équipe, mais également pouvoir louer les moyens techniques, engager quelques dépenses de décoration, de costumes, etc...

Tout cela a été possible grâce la générosité de presque 300 personnes ayant contribué lors d'une campagne de financement participatif sur Ulule également, mais aussi grâce à l'engagement de l'équipe, le soutien des fournisseurs (location des moyens techniques), et l'énergie d'un grand nombre de personnes.

Nous avons formé une équipe mixte, constituée de quelques professionnels (image, son, production, réalisation, montage), mais aussi d'apprentis en cinéma, de stagiaires, de volontaires de tous horizons, de tous âges qui ont accepté de donner 1 mois de leur temps.

Côté distribution artistique, tous les interprètes sont non-professionnels, et ont été recrutés en Dordogne. Agés de 7 à 70 ans, ils ont suivi des ateliers, des répétitions encadrés par plusieurs professionnels (Jean-Denis Robert, Arlette Audebrand Marty). C'est aussi le soutien de l'association Lux Mea Lex (à Montignac), qui a encadré ces ateliers, et qui a permis à ce projet d'opérer cette pluralité, cet eclectisme.

C'est comme cela que s'est consituté un groupe réuni par la même motivation, par le même désir. Vingt quatre jours de tournage avec parfois plus de quarante personnes sur le plateau.

3. LE FILM

Synopsis

Benjamin est handicapé, depuis toujours il puise sa force dans la création. Inspiré par le monde d’Odilon Redon, qui l’entraîne au plus profond de lui-même, entre inquiétude et sérénité, entre tourment et évasion, création et contemplation, Benjamin imagine un spectacle. Il va, avec la complicité d’Anne, une de ses auxiliaires de vie, et le soutien de ses amis, Stella et Max, mettre en place une résidence d’été… Une troupe, constituée d’adultes, d’adolescents et d’enfants se forme. Les exercices commencent : improvisations, concentrations, travaux sur le rapport au corps… Benjamin a imaginé que les rôles sont inversés : les adultes sont des enfants et les enfants des adultes. Mais l’acte créateur est capricieux et Benjamin va se cogner aux contraintes de cette réalité.

Entre rêves et matérialité, Benjamin va vivre une expérience extraordinaire avec Eliot, un des enfants de la troupe. Vont–ils vraiment changer de corps ?... leur complicité et le voyage intérieur qu’il feront leur permettra de dénouer de vieilles blessures et de les libérer.

Note de la réalisatrice

Ce film devait ressembler à l’aventure que nous avions décidé de vivre : une mobilisation fraternelle, affective et passionnée. Nous déploierons toutes nos forces et les moyens nécessaires pour réaliser ce long-métrage où Guillaume tiendra le rôle principal et qui racontera l’expérience de sa vie autour d’une histoire qui lui tient à cœur, celle d’une rencontre. Nous, avec Guillaume, nous nous sommes rencontrés très tôt : à notre naissance (nous avons six mois de différence). À palliers presque égaux, les huit autres cousins venaient au monde ou étaient déjà là… Cette ribambelle joyeuse d’enfants s’est liée d’indéfectibles attaches, une amitié filiale et profonde entre nous. Le goût de la création et du cinéma que nous partageâmes jusqu’à la fin de notre adolescence et qui nous propulsa dans nos vies d’adultes.

Guillaume était de loin le plus créatif, il chantait, il dansait, écrivait et était d’une drôlerie… souvent désopilante, parfois lourde. Je l’ai toujours admiré. Aimé. Et vu sa maladie le gagner…

Ce film devait être un film d’amour, amour de la vie, amour de la danse, de la musique, de la beauté du geste.

Pour rendre palpable ce personnage de Benjamin, nous devions donc parler en creux de Guillaume et questionner l’acte créateur car celui-ci est le moteur de sa vie. En l’inscrivant dans l’univers graphique particulier d’Odilon Redon, nous décidions de mettre en image une intériorité labyrinthique et onirique qui rendrait réalité un rêve. Cette rencontre, le monde ambigu et indéfini des rêves opposée à une réalité.

La réalité, c’est son handicap mais c’est aussi la danse, celle des corps et des énergies. Benjamin danse avec Stella et s’échappe il semble s’envoler.

Benjamin atterrit chez lui. Sous ses ordres, Anne, bonne complice et assistante de vie, effectue une ratatouille. Puis, enfin seul, il va pouvoir écrire… et imaginer comment sa troupe de jeunes comédiens va incarner cette histoire…

C’est à travers la chronique de sa création théâtrale que Benjamin vivra un des plus fantastiques moments de sa vie.

La rencontre avec Eliot, un enfant de la troupe, sera celle qui bouleversera le récit. 

Au final, c’est en mélangeant les écritures cinématographique, en empruntant autant au documentaire qu’au fantastique, que nous racontons ce conte philosophique.

Note du producteur

La lune d'un peu plus près est un film vu de l'intérieur, vu par le prisme de Benjamin, ce personnage habité par tant de questionnements. Sa vie est une lutte au quotidien, et il puise sa liberté dans son imagination, sa créativité. Mais son corps le rappelle tous les jours à la réalité. Alors il cherche parfois à le transcender : la danse fait partie de ses aspirations. Le mouvement, le corps, son expression dépassent ses obstacles. La création est le moteur du personnage et le dénominateur commun de ce film (danse, théâtre, écriture touchent le récit au plus près). Mais tout cela ne fait que révéler le coeur de Benjamin, ses obsessions, ses pensées intimes et secrètes : comment vivrais-je dans un autre corps ? comment ce corps m'a construit ? lequel serais-je ? La lune d'un peu plus près est un récit qui touche l'âme de ce personnage, et transporte le spectateur par le vecteur du handicap, la question du corps.

4. LA DIFFUSION

La Lune d'un peu plus près est un film à part. Il a été conçu et réalisé hors des sentiers battus. Sa diffusion prendra en considération cette spécificité. La société LA LUNA PRODUCTIONS prendra en charge la distribution du film. Nous souhaitons faire un travail concentré sur la région Aquitaine pour le démarrage du film. Il s'agira d'organiser une tournée d'avants premières dans le maximum de salles de la région. Nous proposerons un programme avec rencontres, et discussions thématiques (notamment sur le handicap, sensibilitation auprès du jeune public, etc...). Nous souhaitons travailler avec les fédérations locales des salles de cinéma (Cine Passion, Acpa) et les organismes professionnels de la région (Ecla, associations diverses) pour soutenir cette programmation. Par ailleurs, nous souhaitons proposer ce programme sur tous les secteurs scolaires et jeunes publics, toujours avec l'idée d'organiser des rencontres avec les jeunes participants (artistes et techniciens) de la région. Les sujets abordés : expérience du tournage, appréhension du handicap au travail et au quotidien. Nous travaillerons avec les lycées, collèges et primaires de la région. Dans la même idée, nous voulons travailler avec les municipalités, et les associations travaillant avec les publics touchés par le handicap. Des rencontres autour de la projection du film permettront d'ouvrir les questions qui touchent le rapport à la création et au handicap. Nous démarrerons ce travail en région Aquitaine pour l'élargir sur un réseau national.

Le savoir faire de LA LUNA PRODUCTIONS permettra également de proposer le film à un grand nombre de festivals. Il s'agira de faire circuler le film sur le plus grand nombre de festivals nationaux et étrangers. Nous profiterons de la circulation du film en Aquitaine pour travailler sur les relations de presse, et mettre en place une communication sur le film (également appuyée par sa présentation dans les festivals).

Nous envisageons de travailler en parallèle les exploitations secondaires tels que vod / dvd, les reseaux institutionnels pour le non-commercial (ADAV, etc...) pour le secteur des bibliothèques, ministère.... La diffusion du film par internet sera accompagnée par une campagne de communication (réseaux sociaux, tissu associatif etc...).

À quoi va servir le financement ?

Statut actuel : Film tourné en août 2014, montage terminé en juillet 2015

Derniers travaux de post-productions en cours.

La plupart des travaux de post production ont été fait gracieusement et à l'économie (prêt de stations de montages, de post-synchros...). C'est aussi l'investissement des équipes de post-production (équipe de montage qui a travaillé pendant plusieurs mois gracieusement) qui nous a permis de terminer une copie de travail montée.

Toutes les dernières étapes sont encore à réaliser : nous faisons appel à plusieurs prestataires pour bénéficier de tarifs ultra préférentiels et exceptionnels (mixage, étalonnage...), mais il reste des frais incompressibles.

Puis dans un deuxième temps, lorsque la copie finale sera prête, il nous faudra travailler sur la distribution : créér la rencontre entre le film et le public (c'est quand même pour cela que nous avons tous oeuvré à créer ce film).

C'est pourquoi nous avons établi 2 paliers. 

À propos du porteur de projet

La Luna Productions produit depuis vingt ans des films de courts métrages, des documentaires et plus récemment des longs métrages. Son catalogue de production réunit presque une centaine de films qui ont été diffusés dans le monde entier, avec le perpétuel désir de faire démarrer et d'accompagner des jeunes talents. Cette complicité artistique est un des moteurs de la société, qui ne pourrait se faire sans se préoccuper de la diffusion des oeuvres. C'est pourquoi La Luna productions a développé une activité de diffusion il y a environ 10 ans qui compte à son catalogue plus de 200 films diffusés dans le monde.

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