BackBackMenuCloseFermerPlusPlusSearchUluleUluleUluleChatFacebookInstagramLinkedInTwitterYouTubefacebooktwitterB Corporation

La Lame et le Sang

Une trilogie de fantasy dans le Japon médiéval par Julien Schneider

  • Illustration de couverture: Tome 2

    Bonsoir tout le monde, 

    aujourd'hui on vous dévoile les différentes étapes du travail de Paul pour l'illustration de la couverture du tome 2: Les Masques de Chair.

    Comme pour la première illustration nous avons décrit à Paul (portfolio) ce que nous avions en tête et voici les croquis préparatoires qu'il nous a envoyé. 

    Après ce premier retour, Paul a continuer de travailler et a amélioré son "esquisse" (car oui c'est bien une esquisse pour lui).

    On a quasiment le rendu final uniquement en valeurs de gris ce qui n'est pas sans donner un certain cachet à l'illustration. Mais c'était surtout un exercice pour placer les lumières sur l'image. On n’avait pas encore vraiment parlé de couleurs avec Paul aussi nous a-t-il fait plusieurs propositions

    Très honnêtement ça a été difficile de choisir entre toutes ces propositions. On a longuement hésité entre la 1 et la 3 pour finalement opter pour cette dernière.

     

    Nous sommes maintenant à la moitié de la campagne de financement pour "La Lame et le Sang". Grâce à vous nous sommes maintenant tout proche du premier objectif: le financement des romans. Il ne reste plus que 11% pour y arriver. Alors c'est le moment de partager le projet autour de vous. Votre soutient est très important pour nous, merci à tous et bon début de semaine.

    Ogmios Éditions

  • Objet de pouvoir: l'Orbe

    "ll ferma les yeux et entra en transe. Son aura s’extirpa lentement de son corps. Devenu géant sans visage à la silhouette noire d’un démon en feu, il joignit ce qui lui servait de mains devant la petite sphère dorée qui prenait la place de son cœur. À la base du colosse, le sorcier était immobile. Soudain, une centaine de lances violettes jaillirent de son enveloppe charnel. Elles traversèrent les murs de pierre, laissant une trace noire sur le roc, et allèrent s’abattre sur les soldats qui attendaient dans la forêt. "

    Illustration Radja Sauperamaniane

    Il existe de rares objets dotés de grands pouvoirs. Certains seraient si puissants qu’ils permettraient à celui ou celle qui les détient d’ignorer les lois de la nature et de plier le monde à sa volonté. L’utilisation de ces objets de pouvoir est rarement sans conséquence et nombreux sont ceux qui l’ont appris à leurs dépens. Cependant, dans les mains d’une personne suffisamment forte et entrainée, ils peuvent s’avérer redoutables, capables même de changer le cours de l’histoire. L’Orbe de Naru est l’un de ces objets à l’origine mystérieuse, mais dont les pouvoirs semblent sans limites.

  • Présentation des personnages: Akira

    "Ce n’est pas l’arme qui est lourde, c’est toi qui es faible ! Regarde-toi ! Tu restes maigre comme un clou ! Pourtant le Maitre nous nourrit bien. Tu n’as plus besoin de garder la ligne pour les rôles de femme ! Pour l’art du sabre, il faut être fort et musclé ! Oublie le nô !"

    Illustration Radja Sauperamaniane

     

    Akira est le frère d'armes de Takeshi. Cependant, lui, est devenu samouraï au service d'un seigneur. Si ses réflexes se sont quelque peu émoussés, il reste un guerrier puissant, excellent au katana et redoutable avec une naginata. C'est aussi un rêveur qui apprécie la poésie et le théâtre. Il espère un jour incarner le guerrier tragique des pièces de .

    ***

    Il descendit de l’estrade et fit un signe à l’un des trois soldats pour qu’on lui donne un sabre d’entrainement.

    — Je suis le maître d’armes de ce château, dit-il. Avant que mon seigneur ne donne son avis sur ton petit spectacle, je veux constater par moi-même ce que tu vaux. Mes meilleurs élèves ne t’ont pas causé de grande difficulté, mais ils sont encore jeunes. Leurs petites passes d’armes ne valent pas l’expérience de la guerre.

    N’ayant pas le choix, le garçon qui s’attendait à cette réaction salua son adversaire et se releva pour se mettre en garde. Son rival ne lui laissa pas le temps de réfléchir et lui fonça dessus en poussant un cri rauque. Le garçon se jeta sur le côté et roula avec souplesse pour éviter le premier assaut. Il ne parvenait pas à se défendre correctement face aux attaques brutales de l’officier malgré des esquives lestes. Faisant preuve d’une grande violence, le général frappait pour tuer et la différence de force creusa l’écart entre les deux opposants. Les parades du garçon ne furent pas suffisantes et le sabre de bois de son adversaire mordit plusieurs fois dans son kimono jusqu’à déchirer le tissu. C’eut été autant de blessures s’ils avaient eu de véritables lames. Un de ses coups passa la défense du jeune bretteur et le percuta en plein abdomen, le laissant à genoux le souffle coupé. L’officier s’arrêta là et poussa un soupir condescendant en rendant le sabre en bois à un serviteur. Le garçon battu fit de son mieux pour dissimuler sa douleur et retrouver sa place.

    — Vous avez admirablement soutenu votre propos, général, dit le seigneur. Vous comprendrez bien sûr que si je me passe des services de ce jeune homme, autant me passer de ceux de vos meilleurs éléments.

    — Mes élèves sont issus des plus grandes familles de votre province, répondit le général en s’inclinant. Ce garçon a juste été… entraîné.

    — Les plus grandes familles ont commencé avec des paysans qui ont pris le temps de s’entraîner. Qui me dit que ce garçon n’est pas le père d’un prestigieux clan à venir ? Je préfère le garder à mes côtés plutôt que de voir mes ennemis le nourrir pour qu’un jour il tue vos précieux disciples. Comment t’appelles-tu soldat ?

    — Je me nomme Akira, Seigneur.

    — Akira, si tu m’es loyal, tu seras bien traité. Donne-toi corps et âme pour moi et tu seras récompensé. Bas-toi pour moi et tu finiras avec un nom, un titre et des terres.

    — Je le jure, Seigneur, dit-il en posant son front sur le tapis.

    ***

    Alors que la deuxième semaine de campagne s'achève nous en sommes à plus de 75%. "La Lame et le Sang" est tout proche de voir le jours grâce à vous. N'hésitez pas à continuer de partager autour de vous!

    Ogmios Éditions

     

  • Illustration de couverture: Tome 1

    Bonjour à toutes et tous, 

    aujourd'hui on vous parle de la couverture du Tome 1: Le Seigneur Maudit.

    Cette dernière a été réalisé par le talentueux Paul Shut. Si vous voulez admirer sa galerie c'est par ici .

    Voici les différentes étapes de la réalisation de l'illustration: 

    1 / Les sketch

    Après avoir détaillé à Paul l'idée que nous avions pour la couverture du tome 1, il a préparé 3 croquis préparatoires que voici.

    2 / Le Brouillon

    3 / Le rendu final

     

    Ca a été une véritable claque pour nous. On a été enchanté par le travail de Paul sur cette illustration qui a été un vrai coup de coeur et on espère qu'elle vous plait autant qu'à nous!

    Ogmios Éditions

  • Instant Culture: le Théâtre Nô

    "Nous répétons, c’est vrai. Nous imitons également. Mais avant tout, nous incarnons."

    Masque de théâtre Nô par Radja Sauperamaniane

    Le théâtre unit deux traditions, les pantomimes dansées et les chroniques mises en vers chantées. Au départ joué lors jours de fêtes dans les sanctuaires, le a évolué de diverses manières et été joué principalement pour les nobles. Le est composé de drame lyrique. Les règles du genre furent fixées par Zeami et son répertoire fut figé à la fin du XVIe siècle. Le se caractérise par le port de masques. Lorsqu'il met le masque, l'acteur quitte symboliquement sa personnalité pour interpréter le personnage qu'il va incarner. C’est un art qui reste mystérieux aux yeux des occidentaux et qui évoque les racines mythiques du Japon.

    Le théâtre a une grande importance dans la Lame et le Sang, car Takeshi et Akira ont tous deux débutés par une formation de comédiens avant d’entamer la voie du guerrier. Ce sont des années d’entrainement bien particulières qui vont influencer les deux personnages autant dans leur maniement des armes que dans leur compréhension du monde cerné par la magie des kamis.

    ***

    — Takeshi, ta maitrise des rôles féminins est admirable.

    Le chef de famille se tenait assis au milieu de la pièce. Comme à son habitude, ses vêtements étaient impeccables. Chaque pli semblait être placé un par un tant l’homme dégageait une impression d’harmonie. Il souriait, ce qui était rare. Surtout que ce sourire traduisait le plus souvent une profonde compassion face à une situation désagréable, ce qui n’était pas pour rassurer Takeshi assit en face, lui aussi les fesses posées sur ses talons.

    — À huit ans seulement, ta prestation des rôles onnagata est admirable. Je connais les écrits de Zeami, et il parle du génie des enfants, mais, toi… Cela dépasse de beaucoup mes espérances.

    Takeshi ne répondit rien, mais posa ses deux mains face à lui pour saluer le maitre de qui acquiesça devant les remerciements de l’enfant.

    — Quand tu salues, pose d’abord la main gauche, puis la droite. Oh... fit l’homme en secouant la tête. Ce sont des détails qui ne te concernaient pas jusqu’ici. D’ailleurs, je ne suis pas sûr de devoir te les inculquer. Il s’agissait des prérogatives d’Akira, mais maintenant qu’il nous quitte, il va nous falloir former un successeur aux rôles de guerriers et il n’est pas impossible que ton talent y corresponde. Laisse la main droite libre le plus longtemps possible au cas où tu devrais dégainer ton sabre.

    — Mais, Maitre, commençant l’enfant avant de s’arrêter en pinçant les lèvres, gêné d’avoir pris la parole ainsi devant son ainé.

    — Parle librement Takeshi.

    — Nous ne sommes que des acteurs, Maitre. Pourquoi dois-je adopter leurs règles en dehors des exercices et des répétitions ?

    — Sais-tu que le grand Kanami lui-même était un excellent épéiste ? Nous répétons, c’est vrai. Nous imitons, également. Mais avant tout, nous incarnons. Cela sous-entend bien plus que de simplement faire semblant.

    — Pourtant, vous ne m’avez jamais demandé de telles choses pour les rôles de grandes dames. Je ne porte pas de furisode en dehors des répétitions par exemple.

    L’homme sourit plus franchement. La vision était surprenante pour Takeshi pour qui le Maitre avait toujours été d’une sobriété à toute épreuve.

    — Je t’avais demandé de beaucoup observer. Tu l’as fait et ça s’est vu. Tu n’avais pas besoin de robe pour atteindre ton degré de maitrise. Je te l’ai dit, tu as un vrai talent pour ça. À partir de maintenant, tu devras aussi observer les guerriers. Imite-les le plus souvent possible dans la vie de tous les jours. Si tu développes la même sensibilité pour ce genre de rôle, cela te viendra tout autant naturellement que pour les personnages féminins. Là aussi, tu ne le remarqueras même pas !

    — Bien Maitre, répondit l’enfant en saluant une nouvelle fois le chef de famille, mais en plaçant ses mains à la manière des samouraïs.

    En se relevant, Takeshi remarqua que son ainé avait retrouvé son sourire doux-amer.

    — Mais je ne t’ai pas fait venir pour ça. L’invité de notre seigneur t’a remarqué ce matin. Il a demandé, comme une faveur, que tu lui accordes une danse supplémentaire en privé.

    — En privé ?

    — C’est un grand honneur qu’il te fait. Cet homme travaille pour l’Empereur lui-même. Il a remarqué ton talent et a demandé à ce que tu incarnes une nouvelle fois ton personnage pour lui seul. C’est une demande que nous devons lui accorder sans même y réfléchir. C’est une vraie chance pour toi et ta carrière.

    L’enfant écarquilla les yeux alors que son maitre eût un regard lointain l’espace d’un instant.

    — Je pourrais jouer devant l’Empereur ? demanda Takeshi fasciné.

    L’homme se racla la gorge.

    — Oui. Oui, c’est possible. Mais pour avoir une chance d’y parvenir, il va falloir que tu fasses tout ce que cet homme te demandera. Tu as bien compris ?

    — Oui, bien sûr Maitre. Je connais d’autres danses qui pourraient elles aussi lui convenir. Vous pouvez compter sur moi, Maitre.

    — Très bien Takeshi, c’est très bien. Sache que je suis très fier de toi. Cet homme est important pour notre Seigneur également. De ta prestation dépendent beaucoup de choses…

    ***

    Ogmios Éditions