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La Lame et le Sang

Une trilogie de fantasy dans le Japon médiéval par Julien Schneider

  • Interview de l’auteur

    Ogmios: Salut Julien, Dans le cadre du financement participatif de ta première trilogie, on s’est  dit que ce serait une bonne chose que de t’interviewer, histoire que l’on puisse tous te découvrir un peu.

    Peux-tu nous parler un peu de toi, quel est ton parcours, où vis-tu et qu’est-ce que tu fais en ce moment ?

    Julien: J’ai un parcours assez particulier. J’ai travaillé en lycée professionnel en parallèle à mes études sur le théâtre et le cinéma. À la fin, j’avais envie de changer d’air et j’ai travaillé cinq ans en librairie avant de revenir vers l’enseignement. Aujourd’hui, je vis à Saint Étienne et je suis formateur à la MFR (Maison Familiale Rurale) de Marlhes, dans le mont du Pilat.

    O: Quelles sont tes passions ?

    J: J’en ai trop ! À côté de l’écriture et de la lecture, je gratte un peu ma guitare, je peins mes figurines, je fais du sport et, quand je peux, je pars en GN…

    O: As-tu un genre littéraire de prédilection ? Des écrivains, des livres fétiches ?

    J: Je suis résolument tourné vers l’imaginaire, que ce soit la fantasy, l’héroïc-fantasy ou la science-fiction. Mon livre de chevet reste celui de mon auteur favori « Farhenheit 451 » de Ray Bradbury. Je ne peux pas dire que je m’en sois inspiré pour ma trilogie, mais cet auteur m’a beaucoup influencé dans mon envie d’écrire.

    O:Concernant cette première trilogie, pourquoi commencer par une trilogie ? C’est un exercice difficile et il est préférable de commencer par d’autres projets.

    J: J’ai eu le temps de me faire la main sur de nombreuses nouvelles et un premier roman, un policier proche de l’esprit de Gaston Leroux. En revanche, en commençant ce projet de roman dans l’ambiance japonaise, l’idée n’était absolument pas d’en faire une trilogie. Le point de départ était l’envie d’écrire une nouvelle dans cette ambiance, quelque chose de réaliste, de concret, à l’image de ce qu’écrivait David Gemmel.

    O: Comment t’en es venu l’idée, quelle est la genèse de la Lame et le Sang ?

    J: C’est un drame personnel qui m’a donné envie d’écrire quelque chose de plus sanglant que ce dont j’avais l’habitude. Je venais d’apprendre que j’avais perdu ma fille et j’avais besoin de me défouler. En fin de compte, je me suis fait dépasser par la nouvelle que j’ai écrite.

    O: Comment t’est venue l’envie de l’écrire ? Dans quel but t’es-tu lancé dans cette entreprise ?

    J:  Au début, il n’était pas question d’un sabre ensorcelé, juste d’un ronin qui exécute un contrat. Le sabre maudit s’est imposé de lui-même à la fin du procédé d’écriture. Et cette fin m’a paru très frustrante. Je me suis alors lancé dans l’histoire du premier tome et je me suis rendu compte qu’un seul ouvrage ne serait pas suffisant. J’ai construit ma trilogie autour d’un fil rouge très mince et, finalement, ce fil est devenu de plus en plus dense, de plus en plus solide au fur et à mesure que j’avançais sans avoir à me lancer dans une préparation structurée. J’en étais le premier surpris.

    O: Était-ce difficile de l’écrire ? As-tu mis des méthodes en place ? Des rituels ?

    J: À ma grande surprise, la majeure partie de la trilogie m’est venue très facilement. J’ai suivi les conseils de Stephen King dans son « Écriture » en écrivant de manière très régulière. Je me suis contraint à écrire tous les jours au minimum 1000 mots à chaque fois. Ça me laissait le temps de m’appliquer, de me relire et de ruminer les actions une à une pour garder un rythme dans mon récit. Aujourd’hui, je ne sais pas si je pourrais écrire autrement. Les résultats sont vite devenus très motivants.

    O: Quelles ont été tes sources d’inspiration pour ce récit ? T’es-tu inspiré d’expérience personnelle ? De personnes existantes ?

    J: J’en ai profité pour y ajouter des détails de ma propre vie. Ma fille, comme je le disais, mais aussi des choses plus gaies. Les références à mes films favoris d’Akira Kurosawa sont évidentes, mais j’y ai aussi mis des clins d’œil à mes auteurs favoris. Évidemment, mes pratiques de ju-jitsu et d’aïkido me donnaient des bases pour les scènes de combat. Mes études toutes théoriques du théâtre nô et ma pratique du jeu de go m’ont aussi influencé. Pour certains personnages, je m’imaginais mes acteurs fétiches –Toshiro Mifune et Takeshi Kitano, mais aussi Jeremy Irons, Robert de Niro, Kathy Bathes.. – à leur place en leur donnant telle ou telle réaction. J’ai essayé d’éviter de penser à mon entourage personnel, mais j’ai sûrement échoué. Bien sûr, chaque personnage porte un petit peu de mon propre caractère…

    O: Que penses-tu de notre choix de passer par le financement participatif ?

    J: Franchement, j’adhère complètement. Ce type de fonctionnement me met d’entrée de jeu face à des personnes qui nous font confiance. C’est à la fois motivant et stressant. C’était sans arrêt dans un coin de ma tête alors que je finissais la fin du premier jet du tome 3 samedi dernier !

    O: Si c’était à refaire, est-ce que tu écrirais ton livre de la même façon ?

    J: Oui, sans hésiter.

    O: As-tu d’autres projets d’écriture pour l’avenir ?

    J: Là encore : trop ! Je vais revenir sur mon premier roman pour l’améliorer et tenter de le faire publier. J’ai aussi en tête une suite à « La Lame et le sang », mais j’ai envie de changer d’univers. Du coup, je rumine un polar dystopique, plus proche d’un mélange de Ray Bradbury et d’Isaac Asimov que de David Gemmel.

    O: As-tu un site web, un blog, réseaux sociaux où tes futurs lecteurs pourront te laisser des messages ?

    G: J’ai ouvert un groupe de discussion sur Facebook : https://www.facebook.com/groups/2221815641211015/. J’ai aussi créé ma page d’auteur, même si je n’ai pas l’habitude de me mettre ainsi en avant, pour des informations plus générales : https://fb.me/julienschneiderofficiel. Évidemment, il n’y a pas encore beaucoup d’activité en attendant les questions relatives à la trilogie, mais je reste aux aguets !

    O: Merci on te laisse un peu tranquille maintenant :)

  • Présentation des personnages: Murazaki

    "Il fut étonné de la voir habillée comme une noble. Elle ne savait pas porter ce genre de tenue, elle y était mal à l’aise, ça ne lui correspondait pas. Il lui était impossible de courir correctement, et surtout impossible d’envoyer des coups de pied au visage."

    Illustration - Radja Sauperamaniane

    Murazaki a l'étrange capacité de pouvoir entendre les kamis, malheureusement elle ne la maîtrise pas et les voix la rendent parfois folle. C'est aussi une femme marquée par le destin qui a perdu sa fille et ne se le pardonne pas. Elle noie un peu trop souvent son chagrin dans l'alcool, ce qui lui permet aussi d'échapper aux voix des kamis. Mais Murazaki est avant tout une femme forte et indépendante ainsi qu'une guerrière redoutable.

    ***

    — Akira, Mariko, Umeo, je vous présente Murazaki. Donnez-lui des vêtements d’homme, passez-lui un arc et vous pourrez attaquer l’ennemi avec sérénité. Les esprits te parlent de moi ?

    La femme les salua en soupirant, comme si tout cela lui semblait superflu.

    — Pas de toi en tant que Takeshi, reprit-elle, ils parlent de ceux qui voyagent pour tuer le Maudit.

    — Le Maudit ? demanda Akira. De qui s’agit-il ?

    — Les esprits ne connaissent pas les noms et ne me parlent pas avec autant de précisions, dit la femme. Ils m’envoient des signaux, des humeurs, des tendances. C’est à cause d’eux que je suis ici. « Viens et attends », voilà ce qu’ils m’ont fait comprendre. Cela fait plusieurs jours qu’ils sont ravis, qu’ils parlent de toi, ou de vous, je ne sais pas.

    — Et le Maudit ? questionna Takeshi. Tu en sais quoi ?

    — Juste qu’il est maudit. Maudit par la naissance et maudit par ses actes. Rien de bon. Quand ils l’évoquent, ils sont vagues et imprécis. Autant dire qu’il les dégoute. Le Maudit, le Faux-dieu, voilà les bribes de sensations que j’ai pu saisir, et ce n’est pas agréable.

    — Et comment se fait-il que tu ne sois pas saoule, cuvant sous un pont pour ne plus les entendre ?

    — Si je le pouvais, je le serais déjà. Certains ne me laissent pas le choix. J’imagine que c’est aussi grâce à eux que tu es là.

    — Comment ça ?

    — J’ai toujours su que tu deviendrais un général d’armée. La rumeur dit qu’ils s’activent pour regrouper une armée. Six mille hommes seraient un minimum. Avec toi à leur tête, ils ont une chance.

    — Le shogun réunit des forces ? Et il m’aurait fait appeler ?

    — Ce n’est pas pour ça que tu es là ? demanda Murazaki en haussant un sourcil. Pour diriger l’armée et renverser le Maudit ?

    — Je compte effectivement le renverser, mais je n’ai rien à voir avec les mouvements de troupes. D’ailleurs, nous n’avons croisé personne en venant.

    — Comment comptes-tu défaire un seigneur dans son propre château ? Tu as une armée de combien d’hommes ? Quatre milles ? Cinq mille ?

    — Il y a une jeune fille, un futur samouraï, deux hommes. Avec toi, ça fait trois hommes et du coup, une armée de cinq personnes. Oui, voilà, nous sommes cinq.

    Un silence appuyé accueillit la nouvelle. La femme fixait le guerrier des yeux et celui-ci avait adopté une attitude nonchalante pour mieux signifier que tout cela ne lui posait aucun problème. Il prit le temps d’admirer le kimono chamarré de la jeune femme sans manière, plus amusé par le contraste que curieux de savoir ce qui valait une telle punition à son amie.

    — Tu te fiches de moi ?

    — Non, d’ailleurs la jeune fille a une tache sur la nuque. Ça compte ou pas ? demanda Takeshi en souriant de toutes ses dents.

    — Tu es aussi fou qu’avant… Autant pour vouloir attaquer un château fortifié que pour croire que je vais te suivre.

    — La question est : pourquoi ne viendrais-tu pas ? Je te payerai de quoi rembourser tes dettes et même de quoi bâtir ta propre auberge.

    — Je n’ai plus de dettes. C’est bien pour ça que je suis dans cet accoutrement. On me paye.

    — J’ignorais que tu étais descendue si bas.

    — Très amusant. Je vais te montrer pourquoi on me paye. Je vais aussi te montrer pourquoi je ne veux pas te suivre. Et cesse de me compter comme un homme.

    Murazaki se retourna et pénétra dans la ville d’un pas sûr.

    ***

    Voilà nous avons fait la moitié du chemin de la campagne. Nous sommes tout proche du but et nous vous en remercions. On compte sur vous pour continuer à partager ce projet! 

    Ogmios Éditions

  • Illustration de couverture: Tome 2

    Bonsoir tout le monde, 

    aujourd'hui on vous dévoile les différentes étapes du travail de Paul pour l'illustration de la couverture du tome 2: Les Masques de Chair.

    Comme pour la première illustration nous avons décrit à Paul (portfolio) ce que nous avions en tête et voici les croquis préparatoires qu'il nous a envoyé. 

    Après ce premier retour, Paul a continuer de travailler et a amélioré son "esquisse" (car oui c'est bien une esquisse pour lui).

    On a quasiment le rendu final uniquement en valeurs de gris ce qui n'est pas sans donner un certain cachet à l'illustration. Mais c'était surtout un exercice pour placer les lumières sur l'image. On n’avait pas encore vraiment parlé de couleurs avec Paul aussi nous a-t-il fait plusieurs propositions

    Très honnêtement ça a été difficile de choisir entre toutes ces propositions. On a longuement hésité entre la 1 et la 3 pour finalement opter pour cette dernière.

     

    Nous sommes maintenant à la moitié de la campagne de financement pour "La Lame et le Sang". Grâce à vous nous sommes maintenant tout proche du premier objectif: le financement des romans. Il ne reste plus que 11% pour y arriver. Alors c'est le moment de partager le projet autour de vous. Votre soutient est très important pour nous, merci à tous et bon début de semaine.

    Ogmios Éditions

  • Objet de pouvoir: l'Orbe

    "ll ferma les yeux et entra en transe. Son aura s’extirpa lentement de son corps. Devenu géant sans visage à la silhouette noire d’un démon en feu, il joignit ce qui lui servait de mains devant la petite sphère dorée qui prenait la place de son cœur. À la base du colosse, le sorcier était immobile. Soudain, une centaine de lances violettes jaillirent de son enveloppe charnel. Elles traversèrent les murs de pierre, laissant une trace noire sur le roc, et allèrent s’abattre sur les soldats qui attendaient dans la forêt. "

    Illustration Radja Sauperamaniane

    Il existe de rares objets dotés de grands pouvoirs. Certains seraient si puissants qu’ils permettraient à celui ou celle qui les détient d’ignorer les lois de la nature et de plier le monde à sa volonté. L’utilisation de ces objets de pouvoir est rarement sans conséquence et nombreux sont ceux qui l’ont appris à leurs dépens. Cependant, dans les mains d’une personne suffisamment forte et entrainée, ils peuvent s’avérer redoutables, capables même de changer le cours de l’histoire. L’Orbe de Naru est l’un de ces objets à l’origine mystérieuse, mais dont les pouvoirs semblent sans limites.

  • Présentation des personnages: Akira

    "Ce n’est pas l’arme qui est lourde, c’est toi qui es faible ! Regarde-toi ! Tu restes maigre comme un clou ! Pourtant le Maitre nous nourrit bien. Tu n’as plus besoin de garder la ligne pour les rôles de femme ! Pour l’art du sabre, il faut être fort et musclé ! Oublie le nô !"

    Illustration Radja Sauperamaniane

     

    Akira est le frère d'armes de Takeshi. Cependant, lui, est devenu samouraï au service d'un seigneur. Si ses réflexes se sont quelque peu émoussés, il reste un guerrier puissant, excellent au katana et redoutable avec une naginata. C'est aussi un rêveur qui apprécie la poésie et le théâtre. Il espère un jour incarner le guerrier tragique des pièces de .

    ***

    Il descendit de l’estrade et fit un signe à l’un des trois soldats pour qu’on lui donne un sabre d’entrainement.

    — Je suis le maître d’armes de ce château, dit-il. Avant que mon seigneur ne donne son avis sur ton petit spectacle, je veux constater par moi-même ce que tu vaux. Mes meilleurs élèves ne t’ont pas causé de grande difficulté, mais ils sont encore jeunes. Leurs petites passes d’armes ne valent pas l’expérience de la guerre.

    N’ayant pas le choix, le garçon qui s’attendait à cette réaction salua son adversaire et se releva pour se mettre en garde. Son rival ne lui laissa pas le temps de réfléchir et lui fonça dessus en poussant un cri rauque. Le garçon se jeta sur le côté et roula avec souplesse pour éviter le premier assaut. Il ne parvenait pas à se défendre correctement face aux attaques brutales de l’officier malgré des esquives lestes. Faisant preuve d’une grande violence, le général frappait pour tuer et la différence de force creusa l’écart entre les deux opposants. Les parades du garçon ne furent pas suffisantes et le sabre de bois de son adversaire mordit plusieurs fois dans son kimono jusqu’à déchirer le tissu. C’eut été autant de blessures s’ils avaient eu de véritables lames. Un de ses coups passa la défense du jeune bretteur et le percuta en plein abdomen, le laissant à genoux le souffle coupé. L’officier s’arrêta là et poussa un soupir condescendant en rendant le sabre en bois à un serviteur. Le garçon battu fit de son mieux pour dissimuler sa douleur et retrouver sa place.

    — Vous avez admirablement soutenu votre propos, général, dit le seigneur. Vous comprendrez bien sûr que si je me passe des services de ce jeune homme, autant me passer de ceux de vos meilleurs éléments.

    — Mes élèves sont issus des plus grandes familles de votre province, répondit le général en s’inclinant. Ce garçon a juste été… entraîné.

    — Les plus grandes familles ont commencé avec des paysans qui ont pris le temps de s’entraîner. Qui me dit que ce garçon n’est pas le père d’un prestigieux clan à venir ? Je préfère le garder à mes côtés plutôt que de voir mes ennemis le nourrir pour qu’un jour il tue vos précieux disciples. Comment t’appelles-tu soldat ?

    — Je me nomme Akira, Seigneur.

    — Akira, si tu m’es loyal, tu seras bien traité. Donne-toi corps et âme pour moi et tu seras récompensé. Bas-toi pour moi et tu finiras avec un nom, un titre et des terres.

    — Je le jure, Seigneur, dit-il en posant son front sur le tapis.

    ***

    Alors que la deuxième semaine de campagne s'achève nous en sommes à plus de 75%. "La Lame et le Sang" est tout proche de voir le jours grâce à vous. N'hésitez pas à continuer de partager autour de vous!

    Ogmios Éditions