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La Lame et le Sang

Une trilogie de fantasy dans le Japon médiéval par Julien Schneider

  • Illustration de couverture: Tome 3

    Bonjour à toutes et tous, 

    on vous présente le travail effectué par Paul Shut pour l'illustration de couverture du tome 3: Le Loup des Dieux.

    Cette fois-ci ça a été un peu plus compliqué car au moment d'écrire le brief à Paul, le tome 3 n'était pas encore terminé et plusieurs choses étaient susceptibles de bouger. 

    D'ailleurs la première série de brouillon comportait plusieurs éléments qu'il était nécessaire de changer et bien qu'encore une fois dans la réalisation, les esquisses de Paul étaient très bien nous n'avons eu d'autres choix que de lui faire faire quelques modifications.

    La deuxième série nous a donné entièrement satisfaction et Paul est donc passé à l'étape suivante.

    Après une première proposition de coloration nous avons demandé quelques ajustements pour refléter au mieux la scène dont est tirée cette illustration. On ne peut bien évidement pas vous en dire plus dessus pour ne pas gâcher ce que vous découvrirez à la lecture des romans.

    La version final:

    Outre le mystère entourant la scène de cette couverture, on espère qu'elle vous plait. En tout cas nous elle nous a convaincu.

    Bon dimanche. 

     

    Ogmios Éditions

  • Présentation des personnages: Toshiro

    "Il faut que le sabre ait confiance en toi, qu’il sache que tu lui donneras ce qu’il voudra dès que ce sera possible, sans hésiter."

    Illustration - Radja Sauperamaniane

     

    Toshiro est le maitre d’Akira et Takeshi. C’est un ancien guerrier qui porte de nombreuses cicatrices et dont les yeux ont été témoins de bien trop de violence. Il cherche un héritier à son style de combat, une personne à qui il pourra transmettre le lourd fardeau de devenir le propriétaire du Katana maudit.

    S’il est un maitre impitoyable, il fait montre d’une certaine sagesse et de quelques affections à l’égard de ses deux jeunes recrues. Le même genre d’affection qu’un dresseur de chevaux montrerait à l’égard de poulains prometteurs.

    ***

    — Ta garde est trop basse, Takeshi. Tu vises mon ventre. Vise ma gorge ou mes yeux !

    — Le sabre est lourd, dit l’enfant en redressant sa lame.

    — Ce n’est pas l’arme qui est lourde, c’est toi qui es faible ! Regarde-toi ! Tu restes maigre comme un clou ! Pourtant le Maitre nous nourrit bien. Tu n’as plus besoin de garder la ligne pour les rôles de femmes ! Pour l’art du sabre, il faut être fort et musclé ! Oublie le nô !

    — Akira ! fit une voix d’homme.

    Les deux enfants se retournèrent vers leur maitre. Le voyant s’approcher, ils rengainèrent leur lame et le saluèrent.

    Le vieil homme s’approcha d’un pas lent. Il toisa ses deux disciples de ses yeux cernés par les rides et semblait préparer le discours adéquat pour se faire comprendre par de si jeunes enfants. Puis, il regarda autour de lui comme pour chercher l’inspiration. Il gonfla son ventre en inspirant et expira en douceur. Son souffle se transforma en petit nuage que Takeshi suivit du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse dans l’aurore de cette matinée de printemps.

    — Akira, dit-il avec douceur, qui est le maitre ici ?

    — C’est vous, Maitre, bien sûr.

    — Alors qu’est-ce qui te permet de corriger Takeshi ?

    — Et bien… Euh… C’est vous qui dites que, pour une bonne garde, il faut viser la gorge ou les yeux avec la lame.

    — Oui, c’est vrai, je l’ai dit. Takeshi, qu’ai-je dit d’autre concernant une bonne garde ?

    — Le haut du corps souple, le bas du corps stable. Laisser un cheveu d’écart entre notre lame et celle de l’adversaire, ne jamais la toucher, mais la garder en respect. C’est le petit doigt de la main gauche qui tient fermement le katana. La main droite, elle, le tient comme on garderait un oiseau dans sa main sans le blesser. Regarder son adversaire droit dans les yeux.

    Le jeune garçon avait récité sa leçon avec zèle. Le vieux maitre acquiesça. Comme pour mieux faire peser les mots qu’il allait dire. Il se baissa pour ramasser un pétale de cerisier dont leur campement était tapissé. Il caressa le petit morceau rose avec son pouce en appréciant la douceur de la fleur.

    — Excellent, Takeshi. Avais-tu oublié la partie où je disais ce que tu devais viser de la pointe de la lame ?

    — Non, Maitre. J’étais juste fatigué.

    — Tu vois, Akira. Takeshi aussi le savait.

    — Mais alors, Maitre, qu’aurais-je dû faire ? demanda Akira.

    Le professeur prit encore une fois le temps de réfléchir à sa réponse. Un sourire apparut sur son visage.

    — Pourquoi croyez-vous que je vous ai donné de véritables sabres ?

    — Pour que… l’on sente ce que ça fait ? demanda timidement Takeshi.

    — Exactement ! Mais je crois que tu ne saisis pas la portée de ta propre réponse. La plupart des jeunes de votre âge pratiquent encore avec les sabres en bois. Même pour les gens plus vieux, dans les dojos classiques, la pratique de l’entraînement au sabre réel est très rare, sauf pour la coupe et les duels bien sûr. Je n’ai pas le temps pour tout ça. Vous savez tout ce qu’il y a à savoir sur la pratique du ken en bois. Vous devez savoir ce que l'on ressent quand on tient un véritable sabre en main. Vous devez vous y habituer. Habituez-vous au poids, à l’odeur, aux sensations, mais surtout habituez-vous aux responsabilités que cela amène.

    — Quelles responsabilités, Maitre ? demanda Akira.

    — Très bonne question. Il y en a plusieurs qu’il vous faudra apprendre seul. Je vais vous donner la plus importante. C’est la plus simple. C’est aussi la réponse à ta question Akira, ajouta-t-il avant de laisser une nouvelle fois un silence ponctuer ses phrases. Si la garde de Takeshi n’est pas bonne, tue-le !

    ***

    Nous avons franchi 4 paliers! C'est fabuleux et merci à vous tous. Le prochain palier nous permettra de vous envoyer les nouvelles en format papier pour tous les contributeurs recevant les livres en physique. N'hésitez pas à partager La Lame et le Sang.

    Ogmios Éditions

  • Au tour du 4e palier !

    Voilà encore un palier qui vient d'être franchi! Merci à toutes et tous. Du coup vous recevrez les deux nouvelles en version numérique. 

    Le prochain palier nous permettra de réaliser un tirage à part de ces nouvelles et de vous les envoyer, très certainement avec le tome 2.

     

    Ogmios Éditions

  • Instant Culture : Les Samouraïs

    "Je vous forme aux arts samouraïs, mais ça ne fait pas de vous des samouraïs!"

    Illustration - Radja Sauperamaniane

     

    Les samouraïs forment une caste de guerrier au service d’un seigneur. Le mot samouraï a une signification approchant de « celui qui sert ». Ils s’intègrent ainsi dans un système féodal devenant les vassaux de seigneurs appelés Daimyos. Les rôles du samouraï seront amenés à varier selon les périodes, servant aussi bien son seigneur comme guerrier en tant de guerres que comme fonctionnaire en tant de paix.

    Aussi tout guerrier n’est pas samouraï. Si Akira a prêté serment et est devenu un samouraï, ce n’est pas le cas de Takeshi qui reste néanmoins un redoutable sabreur.

    ***

    — Pourtant, Maitre, vous nous formez au sabre, à la lance, à la naginata et au combat à mains nues. Ce sont les arts des samouraïs.

    — Exact Takeshi. Je vous forme aux arts samouraïs, mais ça ne fait pas de vous des samouraïs.

    — C’est compliqué, dit l’enfant en grimaçant.

    — Commençons par le début alors. Dans notre école, nous formons des guerriers. Vous voulez devenir samouraïs ? Grand bien vous fasse ! Allez vous faire embaucher dans un château, faites vos preuves sur les champs de bataille et votre seigneur fera de vous un samouraï en vous offrant une armure, des terres et le titre officiel. Et vous le perdrez aussi vite si votre seigneur meurt sous votre responsabilité ou si vous lui déplaisez. Vous aurez le choix entre le seppuku ou devenir ronin et du même coup, un sous-homme aux yeux de tous. Rien de tout ça dans notre école. Nous n’en avons pas besoin. Le premier maître était un samouraï et il avait la légitimité pour la fonder, mais l’un des principes de notre voie est de choisir des élèves déjà âgés et de n’importe quelle origine sociale. Noble, paysans ou clochard, ce n’est pas important.

    Comme à son habitude, le maitre s’arrêta de parler et prit le temps de respirer avant de reprendre, comme pour l’aider à mieux trouver ses mots.

    — Je vous ai choisi pour vos aptitudes, comme mon maitre l’a fait pour moi et mon frère d’armes et comme l’un de vous devra le faire quand il héritera de l’école. Je forme des guerriers et vous trouverez aussi de nombreux samouraïs qui ne sont pas de vrais guerriers. Ils ont pu acheter leur titre, le voler ou se le faire donner pour de mauvaises raisons. Aujourd’hui, ce titre ne veut plus dire grand-chose en matière de mérite militaire. En revanche, le guerrier, le vrai, peut se trouver n’importe où. Prenez-en conscience dès maintenant. Vous devez vous méfier de tout le monde. Oui, le samouraï porte un katana, mais l’artisan peut avoir une hache, un ciseau à bois, un couteau. Derrière l’artisan peut se cacher l’âme d’un vrai guerrier et le samouraï peut se révéler n’être qu’un chiot apeuré à la vue du sang.

    ***

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  • Présentation des personnages: Umeo

    "En avançant dans les rues de la capitale, Umeo se demanda s’ils allaient croiser des personnes qui le connaissaient. Hier, il était parti comme un gosse des rues, crasseux et sans avenir. Aujourd’hui, il accompagnait deux guerriers et on lui avait confié la garde de quatre chevaux."

    Illustration - Radja Sauperamaniane

    Umeo est un enfant issu des rues d’Edo où il a appris la loi du plus fort. Il travaille comme garçon d’auberge et souhaite échapper à cette vie monotone. Volontaire et parfois téméraire, il se fera remarquer par Akira.

    ***

    L’enfant couru jusqu’au corps avachi du chef du gang, le visage déterminé. Arrivé devant, il s’arrêta et prit le temps de dévisager l’assassin de sa mère.

    — Ah ! C’est à cause de ce petit rat que vous avez su. Dommage… La dernière fois que je l’ai vu, je me suis dit qu’il ferait une bonne recrue, dit le mourant.

    L’enfant restait immobile et ses doigts serraient le manche de son couteau comme s’il n’allait jamais pouvoir le lâcher. La lueur des flammes sur son visage lui donnait une maturité surprenante.

    — Réfléchis à ce que tu vas faire petit, dit Akira. Tu peux le laisser mourir à petit feu ou le tuer net, mais ça fera une grosse différence pour ton avenir. Vois-tu…

    L’enfant enfonça sa dague dans le cou du chef et la retira aussitôt. Il assista à la mort du mafieux en le regardant droit dans les yeux, jusqu’au dernier souffle du chef de gang. Akira soupira.

    — Très bien… De toute façon, il parait que je fais des phrases trop longues. Pourquoi as-tu retiré ton couteau ? demanda-t-il en s’avançant vers le garçon.

    — Hein ? Quoi ?

    Akira lui gifla l’arrière du crâne et se pencha vers lui.

    — On ne dit pas « Hein ? Quoi ? », on dit « Comment ? » ou « Je vous demande pardon ? ». Pourquoi n’as-tu pas laissé ton couteau dans le cou de cet homme ?

    L’adolescent balbutia quelques mots incompréhensibles, cherchant une réponse.

    — Tu ne comprends pas la langue ? Pourquoi as-tu encore ce couteau en main ? Réponds-moi ! Enchaîna Akira en haussant le ton.

    — Mais… Seigneur… Si je laisse mon couteau, le sang ne peut pas sortir, répondit le garçon impressionné.

    Akira se releva sans quitter le garçon des yeux.

    — Qu'en penses-tu Takeshi ?

    — Il est un peu vieux, mais toi, tu as plus de temps devant toi que notre maitre pour le corriger. Ça mérite un essai, mais il sera moins malléable que nous et tu auras plus de travail.

    ***

    Le prochain palier est déjà tout proche, merci de nous aider à l'atteindre en partageant le projet.

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