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La Lame et le Sang

Une trilogie de fantasy dans le Japon médiéval par Julien Schneider

  • Instant Culture: Porte Torii et J-5

    "En avançant un peu plus, l’adolescent vit le torii, le portail traditionnel à l’entrée des temples censée séparer le lieu sacré de son environnement profane."

    Illustration - Radja Sauperamaniane

    Le Torii sert à marquer une séparation symbolique entre le sacré et le temporel. Lorsque l'on traverse un Torii dans un sens il est important de le retraverser dans l'autre afin de revenir dans le monde tangible. Il est donc recommandé de contourner une porte Torii que vous ne franchiriez que dans un sens.

    On pense que les Torii pourraient avoir comme origine les Torana Indou. En effet, ces arches marquent l'entrée d'un lieu sacré ou d'une cité. 

    Les Torii sont traditionnellement construits en bois, se composent de deux montants verticaux sur lesquelles sont fixés deux linteaux horizontaux et sont peints en vermillon.

    Quels autres secrets se cachent derrières ces structures dans La Lame et le Sang

    ***

    Takeshi avait toujours trouvé son maitre vieux. Il était son disciple depuis huit ans, dont deux années passées seul avec lui pour que le jeune guerrier apprenne à se servir de la lame de son enseignant. Aujourd’hui seulement, il se rendait compte de la différence entre ressembler à un vieillard et porter le poids des années sur ses épaules.

    Depuis leur dernier contrat, dix jours plus tôt, le maitre n’avait rien dit. Il s’était contenté de marcher sans rien demander. Takeshi s’occupait des corvées quotidiennes, des repas, du feu. Il ne reconnaissait pas les environs, mais il savait qu’ils se dirigeaient vers l’extrémité nord de l’île. Jamais auparavant ils n’étaient allés aussi loin dans cette direction.

    Au matin du neuvième jour, le disciple aperçut le toit d’un monastère au loin. Comme dans la plupart des temples, les toits composaient la moitié de la taille des bâtisses. En avançant un peu plus, l’adolescent vit le torii, le portail traditionnel à l’entrée des temples censée séparer le lieu sacré de son environnement profane. La direction que lui faisait prendre son professeur ne laissait que peu de place au doute. Ils se dirigeaient vers le temple. Pourquoi ce temple ? Pourquoi maintenant ? Ces questions taraudaient l’élève alors que son maitre ne disait rien. Il s’était adapté à la pédagogie du vieil homme. Il ne fallait pas poser de question, il fallait voir, déduire et faire.

    ***

    Alors qu'il ne reste plus que 5 jours pour participer à la campagne vous êtes déjà 250 à nous faire confiance. On vous remercie de tout coeur. Grâce à vous, nous sommes à plus de 180% de l'objectif de départ et nous approchons d'un nouveau palier. Et qui sait quelle surprise ils vous restent à découvrir! Alors c'est le moment. On compte sur vous pour partager La Lame et le Sang dans cette dernière ligne droite.

    Ogmios Éditions

  • Le 5e palier est franchi à son tour

     

    Grâce à vous le 5e palier a lui aussi été franchi. Cela va nous permettre d'imprimer les nouvelles en dos piqué au même format que les romans demi poche et de vous les envoyer. Elles seront de plus intégrées au tome 3 en version deluxe.

    On vous remercie tous car grâce à vous ce projet pourra se faire dans de bonnes conditions.

     

    Le 6e Palier

    Nous en profitons pour vous dévoiler le 6e palier qui est un peu particulier. Aussi voici quelques explications.

    Vous le savez peut être, mais dans la chaine du livre traditionel, l'auteur ou l'autrice est souvent la dernière roue du carrosse. C'est à dire que la personne qui est à la base de ce qui deviendra un livre et souvent celle qui touche le moins sur le dit livre. Voici un exemple de répartition "classique" sur un livre.

    source - ministère de la culture: http://www.culture.gouv.fr/

    Bien évidement ces chiffres sont variables selons plusieurs critères et il est à noter que la tva est manquante. Mais l'indicateur est là. Les auteurs et autrices qui sont au début de la chaine perçoivent le moins sur leurs oeuvres. De plus en plus d'initiatives apparaissent pour changer les choses (comme Projet Sillex par exemple) et nous essayons nous aussi à notre mesure de faire au mieux pour que celles et ceux qui écrivent les livres que nous lisons aient une rémunération plus juste, d'ou ce 6e palier.

    Merci à tous!

    Ogmios Éditions

  • Présentation des personnages: Hide

    "Le général s’avança dans la pièce sombre les yeux baissés. Il s’installa en face de son supérieur et se pencha en avant pour le saluer. Une seule lampe éclairait la pièce à côté du shogun et le jeu d’ombre lui donnait un air grave. "

    Illustration - Radja Sauperamaniane

     

    Hide est un homme de l’ombre. Vassal du Shogun il est l’un de ses plus fidèles serviteurs et conseillé. C’est lors de l’affaire de la province de Naru qu’il sera mis en contact avec nos héros et dès lors il gardera un œil méfiant sur eux, même s’ils ont œuvré dans la même direction.

    Hide cherche avant tout à protéger son maitre pour qui il est prêt à tout. Il a souvent un coup d’avance sur les autres et dispose d’un excellent réseau d’information.

    ***

    Il lâcha son sabre et abandonna sa garde pour se tourner vers le second soldat, qui semblait porter le symbole de la famille où était né le noble. Il le dévisagea un temps puis se tourna vers Murazaki.

    — Et lui ? Tu le connais ?

    — C’est son domestique, je crois. Il le suit partout, répondit la femme.

    — Que faites-vous ? demanda le noble. Nous sommes en plein duel !

    — Silence le sous-fifre, lança Takeshi en s’avançant vers le soldat en souriant. Tu parles beaucoup trop, surtout pour un duel.

    Le soldat sur le cheval noir garda son sérieux un temps puis rendit son sourire au guerrier.

    — Seigneur Katsuo Hide ? demanda le guerrier.

    — En effet. Qu’est-ce qui m’a trahi ?

    — Lui, dit Takeshi en désignant le faux seigneur du pouce.

    — Il s’est pourtant bien tenu. Sa technique est bonne, ça se voit.

    — Sa technique est parfaite, en effet. Ce jeune garçon sort à peine de son école. Il dégaine avec grâce. On voit vite qu’il n’a jamais tué qui que ce soit, qu’il n’a jamais vu un homme se faire dessus en mourant. Il tient son katana sans savoir à quoi il sert. Il le tient comme un sabre en bois, pour l’entraînement, mais il dégage quelque chose. Il a du potentiel, c’est certain.

    Takeshi s’interrompit et jeta un œil à ses amis avant de revenir vers le noble.

    — En fait, ça ne tient pas depuis le début. Vous connaissiez mes armes et vous venez me défier au sabre... Même mon sabre n’avait pas envie de sortir de son fourreau. Vous ne vouliez pas nous tuer, vous vouliez des informations. Vous vouliez voir mon katana.

    — C’est exact, dit le véritable Hide en acquiesçant. Ce n’est pas la première fois que nous en entendons parler.

    ***

    Ogmios Éditions

  • Instant Culture : Bateau

    "Je suis le capitaine et le propriétaire de ce bateau. Je tiens à vous présenter mes excuses à l’avance pour le voyage à venir. Je n’ai pas l’habitude d’avoir des civils à bord et vous risquez de trouver le voyage un peu… rustre."

    Illustration - Radja Sauperamaniane

     

    En tant qu’insulaires, les Japonais ont très tôt développé l’art de la navigation. Avant même la période Yamato, des incursions côtières contre d’autres nations du continent asiatique ont été enregistrées.

    Pour les Japonais de la période Édo, le bateau est un moyen de déplacement fréquent aussi bien utilisé pour le commerce que pour le transport de voyageurs. Mais ce n’était parfois pas sans risque et jusqu’au XVIe siècle, les terribles pirates Wako étaient une véritable menace.

    ***

    Le bateau ennemi était plus rapide. Il avait attendu que le marchand quitte le port de Toshima où ils avaient fait escale pour les prendre en chasse. La ligne d’eau semblait indiquer qu’il ne contenait rien d’autre que les hommes à son bord. Ils allaient rattraper la Kobune dans laquelle se tenait Takeshi en quelques minutes.

    — Qu’attendez-vous pour jeter la cargaison ? demanda Sakura au capitaine.

    — Si… Si je perds ma cargaison, je suis ruiné. Je suis mort.

    — Alors, autant les laisser en profiter, répondit Takeshi sans y penser. Toi, le second, vas chercher le guerrier dans sa cabine. Dis-lui qu’il va pouvoir nous montrer ce qu’il sait faire.

    L’homme lui jeta un regard interrogateur, mais s’avança vers la porte.

    — Et ne lui dis rien d’autre, ajouta le guerrier. S’il pense qu’on a besoin de lui, il va vous faire payer. Sakura, tu as retrouvé des couleurs on dirait.

    — Je suis heureux que vous m’ayez obligé à manger, Maître. N’aurions-nous pas une chance d’éviter le combat en allégeant le bateau ?

    — Nous n’aurions pas le temps de jeter la cargaison par-dessus bord qu’ils nous harponneraient. Nous allons nous battre. Vu ta tête pendant la traversée, j’imagine que tu n’as jamais combattu sur un bateau.

    — Non, Maître.

    — Regarde-moi.

    Takeshi se retourna vers Sakura alors que le second guerrier arrivait sur le pont.

    — Un pied en avant, les doigts de pieds légèrement tournés vers l’intérieur et tu plies les genoux jusqu’à ne plus voir tes orteils. C’est la position la plus stable sur un bateau. Tu dois l’avoir quand tu dégaineras pour être sûr d’être efficace. Après ça, dans la mêlée, essaie de t’en souvenir…

    ***

    Nous avons atteint les 150%, le prochain palier n'est plus très loin et nous sommes dans la dernière semaine de la campagne. Alors merci de faire connaitre La Lame et le Sang au plus grand nombre chaque partage compte!

    Ogmios Éditions

  • Illustration de couverture: Tome 3

    Bonjour à toutes et tous, 

    on vous présente le travail effectué par Paul Shut pour l'illustration de couverture du tome 3: Le Loup des Dieux.

    Cette fois-ci ça a été un peu plus compliqué car au moment d'écrire le brief à Paul, le tome 3 n'était pas encore terminé et plusieurs choses étaient susceptibles de bouger. 

    D'ailleurs la première série de brouillon comportait plusieurs éléments qu'il était nécessaire de changer et bien qu'encore une fois dans la réalisation, les esquisses de Paul étaient très bien nous n'avons eu d'autres choix que de lui faire faire quelques modifications.

    La deuxième série nous a donné entièrement satisfaction et Paul est donc passé à l'étape suivante.

    Après une première proposition de coloration nous avons demandé quelques ajustements pour refléter au mieux la scène dont est tirée cette illustration. On ne peut bien évidement pas vous en dire plus dessus pour ne pas gâcher ce que vous découvrirez à la lecture des romans.

    La version final:

    Outre le mystère entourant la scène de cette couverture, on espère qu'elle vous plait. En tout cas nous elle nous a convaincu.

    Bon dimanche. 

     

    Ogmios Éditions