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KABBALE

Le jeu des déviances occultes

  • Nouveau palier atteint : les cartes Rituel et Ressource !

    Grâce à votre participation un nouveau palier a été atteint ce matin : le paquet de cartes Rituel et Ressource est offert à toutes les contreparties "physiques". 

    A noter :

    • que le PDF des cartes sera fourni à toutes les contreparties et,
    • que des versions upgradées (adaptées à différents cadres de campagne) seront régulièrement proposées (toujours au format numérique).

    Bonus du prochain palier : la campagne de jeu Dr Toréador !


  • Le point sur la petite mise à jour des prochains paliers

    Merci d'avoir pris le temps de donner votre avis sur le précédent sondage concernant le contenu des prochains paliers, et comment insérer la campagne de jeu Dr Toréador dans l'équilibre de ce plan de financement.

    Finalement, vous avez souhaité très majoritairement conserver ma proposition initiale, à savoir le paquet de cartes Rituel & Ressource au palier 18.000€.

    Pendant ce temps, j'ai réussi à négocier une réduction des quantités de paquets de cartes (un tirage de 500 paquets de chaque type eu lieu de 1000) contre une promesse de commande pour l'impression d'un livre (un monde de requins je vous dis), solution qui pourra toujours être reconsidérée selon le résultat final et qui permet en attendant de satisfaire vos attentes et de glisser la campagne Dr Toréador, en deux temps :

    1. La version PDF (4 documents livrés au fur et à mesure) au palier 19.000€
    2. La version imprimée livrée quand l'écriture de la campagne sera bouclée (c'est mieux) au palier 22.000€. Je mise sur un éventuel petit dépassement pour financer les frais de port, mais au pire, je piocherai un peu sur les revenus que génèreront One%, Wulin 2 et/ou Feng Shui 2 pour assurer cette dépense.

    Je crois que ce plan est plus équilibré car il permet d'enrichir le projet et de vous récompenser sans que vous ayez à dépenser plus. Il rend ainsi l'offre Kabbale encore plus intéressante même s'il mise sur une certaine incertitude liée à l'évolution de cette campagne dans les 15 derniers jours qui s'annoncent palpitants.

    Dans les prochaines news : comment aborder l'aspect borderline dans Kabbale (exercice de style) et la suite des mécanismes liés à l'Echelle de Jacob.

  • Nouvelle option : Docteur Toréador (campagne de jeu)

    "Jeunes gens, vous n'aurez pas souvent l'occasion d'assister à cette opération, et la raison en est simple... Voyez-vous, elle est inutile sur le plan médical. Pourquoi l'a-t-on inventée ? Nul ne le sait. Personnellement, je crois que c'est une création purement artistique..."

    - Le festin nu, William Burroughs

    _____________________________________

    C’est à Paris que la rumeur commença à se propager, dans les milieux initiés, après une leçon clinique à l’hôpital de la Salpêtrière, où le docteur Eduard Heim, surnommé « Docteur Toréador », fit la démonstration de ses talents singuliers aux professeurs et élèves de l’établissement.

    Le cursus de ce chirurgien expérimentaliste, aux méthodes défiant sans vergogne les protocoles scientifiques et académiques traditionnels, était assez obscur : certains affirmaient qu’il avait étudié aux côtés de Sigmund Freud à l’université de médecine de Vienne - avant de s’en faire révoquer, d’autres supposaient qu’il aurait eu accès aux antiques précis de dissection de Ibn al-Nafîs dans les Rues Mortes de Tanger, d’autres qu’il n’était qu’un odieux psychopathe militant du récent et colérique parti national-socialiste allemand ; d’autres enfin le voyaient comme un simple phénomène de foire, probablement un disciple de Harry Houdini dont on ne tarderait pas à percer les mystifications.

    Pour ajouter au trouble, ceux qui avaient eu l’opportunité d’assister à ses colloques n’arrivaient pas à se mettre d’accord quant à son apparence androgyne : tantôt homme, tantôt femme, caméléon hermaphrodite variant selon le prisme de nos pulsions intimes. Peut-être même s’agissait-il d’une troupe de plusieurs praticiens officiants sous le même patronyme. Quoiqu’il en fut, ses démonstrations suscitaient à la fois la fascination et le dégoût. Son surnom provenait de son incroyable capacité à jouer avec la mort comme un torero, de plonger ses patients aux portes de l’outre-monde pour les laisser entrevoir la « vérité » puis les réanimer au dernier moment.  Ses cobayes, tous consentants, mais rarement athées, étaient soit des assistants rémunérés, soit des volontaires choisis au hasard dans l’amphithéâtre. Ses prestations alimentaient toujours des discussions enfiévrées : expériences impies comme le chilopode humain ; vivisections éveillées et indolores pour admirer la beauté intérieure d’un corps finement dépecé, étudier le fonctionnement in vivo de cette magnifique horloge biologique animée par l’étincelle divine, puis l’interrompre jusqu’à ce que la rétine devienne translucide pour le relancer d’un geste prompt et élégant, avec la grâce et la précision d'un chef d’orchestre. C’était donc ça le menu, parmi d’autres exercices interdits dans les manuels, avec comme point d’orgue quelques instants d’ivresse surréaliste et malsaine. Ces détracteurs le comparaient d’ailleurs à « un Savaldor Dalí de la viande ».

    On ne savait jamais quand « le Doc’ » allait se produire en spectacle. Ses exhibitions déviantes semblaient n'être organisées qu'à la dernière minute et leur annonce ne circuler qu’en dessous du manteau, à travers certains réseaux hermétiques, comme on revendrait de la chnouf bien à l'abri des gendarmes. Le lendemain, les spectateurs profanes voyaient leurs souvenirs noyés comme sous l’emprise d’un brouillard anesthésiant, entrecoupés de violents flashs obscènes. Les plus éprouvés se retrouvaient au Cabaret des Déviants pour tenter d’exorciser collectivement cette expérience éprouvante, indécent secret, avec le soutien de quelques shots d’absinthe. Les érudits et doyens organisaient des cellules de crise pour décider de ce qu’il convenait ou pas de relater dans les annales du corps médical et à la plèbe via la presse populaire : certaines révélations pourraient générer des troubles publics, voire de profonds chamboulements sociétaux difficiles à contenir. Les initiés, quant à eux, se mettaient en alerte et fondaient comme des rapaces sur la moindre information pour retrouver la trace de Eduard Heim, Celui-qui-se-jouait-des-cornes-de-la-mort. Les Kabbales subissaient de plein fouet les dommages collatéraux de ses apparitions : les cultistes en proie au doute finissaient toujours par sombrer à ses promesses allusives d’immortalité. Partout dans le monde où il s’exhibait, de nombreux adeptes reniaient leur profession de foi et disparaissaient dans son sillage, devenant des échos murmurés dans les dédales insalubres des grandes villes, tandis que dans les Loges, l’heure était grave : il fallait absolument mettre la main sur Heim et ses secrets, le convaincre ou le plier, ou bien percer et révéler sa supercherie. L’heure de déployer toutes les ramifications de l’organisation était venue et il fallait envoyer les meilleurs kabbalistes sur sa trace…

    Description :

    Docteur Toréador est une campagne en quatre actes pour le jeu de rôle Kabbale.

    Vos cultistes, selon les commandements de leur Indicible, devront parcourir Paris, Tanger, la Nouvelle-Orléans et Berlin (acte final) pour retrouver la trace de Eduard Heim et mettre à jour les mystères qui l’entourent. Ce périple donnera à vos adeptes l’occasion de se confronter aux kabbales locales (décrites pour trois d’entre-elles dans la gamme de lancement du jeu), de faire connaissance avec des cellules expatriées de leur propre organisation tentaculaire et d’en apprendre bien plus sur.   

    Idéale pour découvrir différents contextes grâce au même fil rouge et voir du pays, cette campagne permettra au (à la) Maitre(esse) de Cérémonie de choisir entre plusieurs fins selon l’orientation de sa campagne : soit menée en mode surnaturel (avec un dénouement fantastique) ou en mode réaliste (avec un dénouement plutôt typé crime/fait divers).  

    Format de publication :

    - 4 PDF livrés au fur et à mesure pour commencer à jouer sans attendre (le premier acte aux alentours de la livraison du jeu).
    - 1 bundle complet papier + PDF (au format maison) imprimé lorsque le dernier acte (Berlin) sera livré en PDF.
    - Prix de vente estimé après la campagne Ulule : 29.90€
    - Bonus supplémentaire exclusif : le PDF de Faust : Kabbale à Berlin avant sa publication (premier trimestre 2019).

    Les PDF sont un bonus exclusif à la campagne Ulule, ils ne seront pas commercialisés ensuite.

    Détails de l'offre dans la journée du 30.01.18.

    visuel prototype non contractuel

  • Nouveau palier atteint : le supplément Ban-Sidh en PDF !

    Grâce à votre participation, le supplément Ban-Sidh : Kabbale dans les Highlands, signé Jérôme Isnard, est offert à toutes les contreparties intégrant les suppléments, soit en PDF seul, soit en bundle papier+PDF. 

  • Les mécaniques impies 1 : érosion de l'Échelle de Jacob et talents

    Voici un exemple de la façon dont l’Échelle de Jacob entre en jeu :

    Admettons que la partie a déjà commencé depuis 3 heures et que l’Échelle est à 73%.

    Trois cultistes de la Loge du Fléau Rampant, William (Gardien de la Loge), Jérôme (Témoin du Secret) et Christopher (Initié), se rendent à une vente aux enchères à Montmartre, en plein cœur de Paris, pour y acquérir un tableau. L’histoire de cette œuvre est un peu particulière : elle fait partie des biens d’une vieille dame décédée dans d’étranges circonstances, sans aucun héritier déclaré, humble patrimoine que le commissaire priseur a pour mission de brader afin de régler quelques loyers impayés au propriétaire de la maison qu’elle occupait depuis des décennies. Rien d’anormal en apparence du point de vue des profanes, sauf qu’en réalité, cette grand-mère respectable, ancienne élève de Salvador Dalí, était une sorcière (Majestix) qui a peint un portail dimensionnel dans une fresque très surréaliste. Ce fameux tableau serait l’un des seuls accès connus des initiés pour pénétrer dans un monde parallèle où se seraient réfugiées les dernières Faeries après l’avènement du christianisme et la chasse aux entités païennes orchestrée par l’Ordre Inquisitorial (une branche occulte du Vatican).

    Arlette Baker, la Concubine et oracle de l’Indicible que nos cultistes vénèrent, leur a indiqué qu’il fallait récupérer l’œuvre pour traquer et étudier les secrets des Faeries par-delà ce monde.

    Les trois acolytes font leur entrée dans la salle de style Art déco de façon parfaitement anonyme, sans montrer le moindre signe d’une quelconque connivence et en prenant soin de camoufler leurs Stigmates. William, le plus expérimenté et âgé, impeccable dans son costume gris, se place au fond de la pièce, feuilletant un journal d’un air détaché pour surveiller les deux autres cultistes, assis au premier rang. Il redoute un évènement imprévu, car il sait que plusieurs Kabbales sont à la recherche des œuvres de Salvador Dalí, connues des initiés pour leurs propriétés mystiques.

    Une fois la salle remplie de connaisseurs, simples curieux ou aristocrates collectionneurs, le commissaire priseur, rougeot et braillard, anime les premières ventes. Pour faire bonne figure, le joueur de Christopher décide de surenchérir sur un vieux service en porcelaine, histoire que les trois cultistes silencieux n’interviennent pas uniquement sur le tableau, ce qui pourrait éveiller certains soupçons. La suggestion parait crédible et prudente au Maitre de Cérémonie (MdC) qui lui demande un test pour bien amener son intervention sans trop en faire. Le joueur lance 1d100, il doit faire 73% ou moins. Le cultiste dispose par ailleurs du talent « Marchandage » à 30% dû à sa Couverture d’assistant import-export dans une importante entreprise. Si ce même lancer de dés donne 30 ou moins, il accomplira une « réussite vicieuse » avec un bénéfice supplémentaire à la clé. Le joueur obtient un 52. C’est une réussite simple, il parvient donc à remporter l’enchère sans « surjouer » ni attirer l’attention. Comme il s’agit d’une réussite normale, le MdC explique qu’il lui a fallu plusieurs petites surenchères pour l’emporter, alors qu’avec une réussite vicieuse il aurait pu l’emporter en une seule mise ou, par exemple, en liant un contact avec une séduisante collectionneuse par le jeu de la rivalité commerciale. De la façon dont se sont déroulées les choses, l’Échelle de Jacob reste intacte. En revanche, si le lancer de dés avait donné un échec (74% ou plus), l’intervention de Christopher aurait eu quelque chose de maladroit qui aurait pu, par exemple, susciter la curiosité d’un cultiste adverse ou d’un investigateur dans l’assemblée. L’Échelle de Jacob aurait alors baissé de 1%, 2% en cas d’échec critique (sur un « 00 »).

    Arrive le moment où est mis en vente le tableau.

    Christopher et Jérôme ont pour consigne de ne pas se précipiter immédiatement et de laisser se manifester un éventuel intéressé. William l’aurait alors à l’œil afin de déceler s’il s’agit d’un profane sans importance autre que la mise qu’il serait prêt à sacrifier pour cette « croute » d’une parfaite inconnue, ou s’il s’agit d’un initié rival, voire d’un investigateur qui aurait pisté un des trois personnages et tenté de provoquer chez eux une réaction intéressante.

    Deux ou trois enchères se déclarent timidement et Christopher décide de participer, modestement, mais suffisamment pour être en tête des enchères. William reste parfaitement stoïque tout en scrutant d’un œil vif le public. Alors qu’il ramasse son journal tombé à ses pieds, le MdC lui indique qu’un homme juste assis devant lui fait monter soudainement les mises un bon cran. William l’observe et constate une singulière chevalière à l’annulaire de la main gauche du quinquagénaire à l’allure d’aristocrate. Le joueur de William précise au MdC qu’il souhaite en savoir plus sur le symbole de la bague. Ce type d’action (réflexion) ne manifestant aucun signe extérieur susceptible de rompre le Secret, qui plus est de la part d’un protagoniste resté parfaitement incognito, le joueur lance 1d100 pour tester ses connaissances occultes sans craindre d’abaisser l’Échelle de Jacob. Même en cas d’échec critique, le MdC prévoit simplement de lui donner une mauvaise information sur l’interprétation du sigle. Le joueur de William rappelle aussi au MdC que son personnage dispose du talent « passion des sociétés secrètes » à 20%. Les dés donnent un 13, soit une réussite vicieuse (en dessous de l’Échelle qui est alors à 72% ET en dessous de 20%, le niveau du talent de William). Si l’Échelle de Jacob avait été en dessous de 20%, on aurait alors conservé le niveau de talent de William comme référence, soit 20%. Son score aux dés de 13 aurait alors donné une réussite normale et non pas vicieuse. Le niveau d’un talent fonctionne comme une garantie contre un niveau d’Échelle de Jacob très bas (en dessous du niveau du talent), mais, le personnage étant poussé dans ses retranchements, ceci annule la possibilité de produire une réussite vicieuse.

    Récapitulatif :

    Cas A

    L’Échelle de Jacob est supérieure au talent utilisé par le cultiste (pour reprendre l’exemple ci-dessus : l’Échelle est à 72% et le talent à 20%) : 

    > Si les dés donnent un score en dessous de l’Échelle de Jacob, mais au-dessus du talent, c’est une réussite simple.

    > Si les dés donnent un score en dessous de l’Échelle de Jacob ET du talent, c’est une réussite vicieuse.

    Cas B

    L’Échelle de Jacob est inférieure au talent utilisé par le cultiste (pour rester dans l’exemple ci-dessus : l’Échelle serait à 15% et le talent à 20% - ce dernier ne bouge pas) :

    > Si les dés donnent un score en dessous du talent, cela ne donne cette fois qu’une réussite simple.

    Dès que l’Échelle est égale ou inférieure au niveau d’un talent utilisé, celui-ci ne produit plus de réussite vicieuse, mais permet de conserver un minimum de chances d’obtenir une réussite simple.  

    Revenons maintenant à notre cher William...

    Grâce à sa réussite vicieuse, le MdC lui donne un maximum d’informations sur le symbole de la bague du surenchérisseur : c’est le signe de reconnaissance des Chasseurs Planaires, une Kabbale de collectionneurs de trophées de toutes les espèces existantes dans différentes dimensions, embaumant les corps et conservant les âmes dans des fioles prismatiques. Nul doute que celui-ci est ici pour récupérer le tableau afin de s’offrir un sanglant safari de Faeries. Plus dangereux, le MdC précise au jouer de William que grâce à sa réussite vicieuse, il se remémore aussi que les membres de cette Kabbale agissent souvent en groupe…

    William comprend l’urgence de la situation et il doit agir vite. Il ne peut pas communiquer avec ses deux acolytes qui ne se doutent probablement de rien, il doit donc prendre des risques.

    Il décide de solliciter son Indicible, le Fléau Rampant, pour lancer le Rituel « Figer le sablier » qui permet de suspendre le temps durant quelques instants. William saisit la pochette de son veston imbibée de cocaïne et la renifle prestement, faisant mine d’éternuer (le MdC de demande pas de test pour cette action). Le narcotique lui fulgure le cerveau, seule solution pour rentrer rapidement dans un état second propice à la communication avec l’Indicible. William ferme les yeux et plonge en transe, marmonnant une prière dans un langage oublié. Le MdC applique le cout de ce Rituel dans des conditions difficiles et abaisse l’Échelle de Jacob de 10% (aucun cout en Litres de Sang n'est nécessaire pour ce Rituel, mais d'autres le demanderont). Un frisson lui parcourt l’échine et lui indique que son Maitre a entendu sa supplication. Quelques instants plus tard, William rouvre les yeux injectés de sang sur une salle des ventes silencieuse, baignée d’une luminescence surnaturelle et occupée par des poupées de cire immobiles. Seuls Christopher et Jérôme, en partie immunisés, car surpris, se retournent très lentement vers lui, comme à contretemps, devinant que « quelque chose » s’est produit. Le joueur explique au MdC que son cultiste profite de ce temps mort pour utiliser son Stigmate le plus développé et neutraliser son adversaire. Le joueur lance les dés contre l’Échelle de Jacob, mais le MdC l’informe que ceci ne sera pas indolore pour le Secret : l’Échelle de Jacob subira une perte de 1% en cas de réussite, de 2% en cas d’échec, de 4% en cas d’échec critique. En cas de réussite vicieuse, le joueur pourra choisir soit de réduire la perte à 0%, soit d’obtenir un avantage. Le score du Stigmate de William est de 25%. Les dés sont lancés et un superbe 03, soit une réussite vicieuse. Le joueur décide de conserver l’avantage de sa réussite vicieuse et de sacrifier 1% de l’Echelle de Jacob, désormais à 61% (72% -10%, puis 62% -1%).

    William n’hésite pas et il saisit la tête du Chasseur Planaire, déboite ses propres mâchoires comme un terrible anaconda et projette une langue squameuse qui va se loger profondément dans la gorge de sa cible, pénétrant son orifice buccal avec une violence inouïe, fouillant avec hystérie les entrailles. Un quart de seconde plus tard, l’étreinte mortelle est terminée. William est parcouru d’un bref frisson extatique et se rajuste. L’air s’électrise et une odeur d’ozone flotte lorsque le temps reprend son cours normal. Quelques témoins affirmeront que le quinquagénaire, sans doute excité par les enchères, a été victime d’une violente quinte de toux, a vomi du sang et est tombé de tout son poids en arrière, dans les bras de cet aimable gentleman au costume gris qui a ensuite défait sa veste pour soutenir la tête du malheureux dans son dernier soupir. Le commissaire priseur fait évacuer le mourant tandis que Christopher et Jérôme finalisent les enchères. Christopher l’emporte et repart avec le précieux tableau. Les trois acolytes se retrouveront une heure plus tard devant Le Cabaret des Déviants pour fêter la réussite de leur mission devant un verre de vin Mariani avant de rejoindre la Loge cachée dans les catacombes parisiennes. Mais la situation a bien failli déraper et il leur faudra faire le nécessaire pour calmer le jeu et remonter quelque peu l’Échelle de Jacob. En reprenant le chemin de la Loge, chacun par un chemin différent, aucun d'eux ne prête attention à la Renault noire et à ses quatre occupants qui les prennent en filature, et plus particulièrement Jérôme, le Témoin du Secret fraichement recruté.

    À suivre…