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Jénès Débwouya - Jeunes débrouillard.e.s

Qu'est-ce donc qu'être "jeune" et "antillais.e" en ce XXIème siècle ?

À propos du projet

Je suis Joris Arnolin, réalisateur de Martinique, j'ai 39 ans, j'ai écrit et produit le film documentaire d'environ 52 minutes "Jénès Débwouya (ʒenɛs debwuja) Jeunes débrouillard.e.s" afin de témoigner de la vivacité de ma génération et de celles à venir.

De retour en Martinique après des années d'études et de travail à Paris, j'entendais trop de personnes déclarer solennellement que "la jeunesse de maintenant n'a pas de conscience politique","la jeunesse de maintenant est perdue", "les jeunes de maintenant ne pense qu'à l'argent" , "ils se désintéressent de tout", "ils sont mauvais", "ils ne connaissent rien à rien"... Or en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane, comme dans l'hexagone, j'ai eu l'occasion de croiser de nombreuses personnes jeunes (en âge ou dans leur tête) qui m'ont impressionné par leur sagesse et leur observation du monde. Ce film est destiné à leur rendre hommage et témoigner de la part de sagesse des populations jeunes. Car comme on dit chez moi : "Gran kouté piti, piti kouté gran (Les grands écoutent les petits, les petits écoutent les grands)" 

En 2009 je débutais donc le tournage "à la débrouillarde" de mon premier film documentaire, consacré à ces populations parmis les plus ignorées et maltraitées du monde occidental : les jeunes antillais.es, ces jeunes français de la Caraïbe, majoritairement afrodescendants, que l'Histoire a éloignés de l'Afrique et de la France hexagonale. Je souhaitais recueillir les propos de cette frange de la population sous-exposée médiatiquement, sujet aux clichés et aux moqueries nationalement, mais aussi aux critiques et aux raccourcis intellectuels localement. 

L'intérêt scientifique et culturel du projet, d'abord reconnu, a rapidement laissé place à un désamour grandissant des diffuseurs et producteurs locaux et nationaux. 

Le phénomène n'est malheureusement pas nouveau : depuis des siècles la "jeunesse" fascine et interroge, mais est aussi crainte. Coeur de nombreux enjeux, nous en parlons tous beaucoup mais il est rare voir impossible pour elle de s'exprimer. Alors quand il s'agit de jeunes indigènes de la Vème République Française, héritiers malheureux de la page la plus sombre de l'Histoire du Monde... 

Depuis 2009, Leslie a.k.a Madikéra, a accepté de m'aider à mieux appréhender la réalité d'une génération d'antillais dite "jeune", en se laissant filmer dans ses activités courantes, répondant en écho à l'adage créole "Débwouya pa péché (la débrouillardise n'est pas un péché)" . 

   

A quoi va servir le financement ?

Après 10 années de travail en solitaire, mon film a enfin pris forme mais est déjà menacé de disparaître.

En effet, le Conseil Régional de Martinique avait alloué au projet une subvention d'aide à la production de 15 000€ en 2011 et malgré mon insistance auprès des diffuseurs locaux et nationaux, CNC, Procirep, DRAC, puis des différents producteurs rencontrés en Martinique ou via DocMonde Caraïbes, cette subvention est la seule aide financière qui m'ait été accordée. Or la Collectivité Territoriale de Martinique créée depuis, après m'avoir longuement menacé de demander le remboursement tout azimut du montant perçu (soit le premier accompte de 7500€), m'a réçemment appris sa décision de ne pas me verser le solde de la subvention octroyée, me laissant ainsi près de 10 000€ de dettes (en plus de mes 20K€ d'investissement personnel) pour la production de ce film 100% caribéen et indépendant. 

Les élections sont loin et les promesses d'un avenir meilleur pour la jeunesse antillaise encore plus éloignées. Mais je n'aime pas l'idée de voir 10 années de travail partir en fumée par la simple volonté d'une équipe politique vieillissante et ploutocratique. 

J'en appelle donc à votre soutien afin de permettre à Jénès Débwouya (Jeunes débrouillard.e.s) de témoigner de l'existence et de la vitalité de cette jeunesse antillaise pleine d'espoir et de talents que nous côtoyons depuis toujours.

Le montant ainsi obtenu est avant tout destiné à rembourser les quelques techniciens qui m'ont fait confiance en travailllant à moindre coût et sans avance (Prises de sons, Infographie, Mixage, Traductions françaises, Droits pour les musiques originales et existantes...) . 

Une partie de la cagnotte servira aussi aux frais de promotion dans le maximum de festivals qui souhaiteront projeter Jénès Débwouya (Jeunes débrouillard.e.s) dans le monde (Traductions anglaise et espagnole, affiches, plaquettes, Frais d'inscription...) ainsi qu'à l'édition de DVD/Blu-ray/CléUSB pour le public qui souhaiterait obtenir une copie du film. 

Enfin, tout montant excédentaire  me permettrait d'acheter les droits pour l'utilisation d'images d'archives et m'aiderait à sauver Limyè Films d'une mort annoncée. L'objectif final serait alors plus proche de 15 000 €. 

Pour l'heure, au vu de l'importance du montant à collecter, j'espère que la somme de 7 500 € me permettra de diffuser Jénès débwouya (Jeunes débrouillard.e.s) à travers le monde et d'aider à mieux faire connaître les populations françaises de la Caraïbe. 

   

À propos du porteur de projet

Diplômé du Conservatoire Libre du Cinéma Français et titulaire d'un Master en Sciences Humaines et Sociales, Joris ARNOLIN réalise son premier court métrage "Une vie de chien" en 1999, avant de se voir confier l'écriture et la réalisation de "La Pluie" l'année suivante à tout juste 20 ans. Ces deux films recevront le Prix de la Créolité respectivement en catégorie amateur et professionnel. 

A 23 ans, Joris est directeur technique et actionnaire de la première télévision urbaine interactive française : Watchit-TV.com , pour laquelle il réalise "Happy Halloween". Il travaillera ensuite comme monteur, consultant ou formateur à Paris et en Martinique. 

En 2008, il se lance dans la production en créant l'entreprise MNK Pictures, puis forme l'Union des Nouveaux Cinéastes Créoles avec une poignée de jeunes réalisateurs de Martinique et de Guadeloupe. Parmis les nombreux court métrages produits, c'est la série humoristique "Rude Bwoy Cake" qui retiendra le plus l'attention du grand public.

En 2016, Joris crée la société de production et communication LIMYE FILMS SAS qui reprend le catalogue de projets initiés par MNK Pictures. L'année suivante il introduira au monde la web-série documentaire "KOIFHAIR" de la talentueuse Astrid MANIJEAN. 

2019 est l'année de l'aboutissement avec la sortie de son premier film documentaire "Jénès Débwouya (Jeunes débrouillard.e.s)", avant la finalisation du court métrage "Mi Bèl Mizik" . 

   

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