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Ici/ailleurs

Une manifestation bandessinesque à Clermont-Ferrand du 9 au 18 juin 2017

À propos du projet

De la Jetée à la Coopé,

partout sur le plateau central,

des Rêveurs ont éparpillé des images,

Clermont est infesté de bédé !

 

Il n’est question en aucun cas de faire de ce projet une affaire commerciale ni une célébration autocentrée, mais de se servir du prétexte de l’anniversaire de la librairie Esprit BD comme vecteur d’une propagation culturelle liée à la bande dessinée et l’image :

  • Ouverture sur les infrastructures publiques et privées (bâtiments, salles d’exposition, jardins, friches) pour définir un parcours et raconter une histoire répondant à une thématique précise en les mettant en scène avec de la bande dessinée et de l’image.
  • Impliquer le tissu culturel local en organisant des événements répondant au thème de notre histoire : concert à la Coopérative de Mai ; projections à La Jetée et à Cinéfac ; exposition dans la salle Camille Claudel ; réalisation d’un carnet de la manifestation en collaboration avec les Rendez-vous du carnet de voyages.
  • Surprendre, attiser la curiosité des habitants, susciter du lien social autour de la redécouverte du patrimoine local transformé pour l’occasion, obtenir un écho retentissant dans le monde de la bande dessinée et, à plus grande échelle, de l’art urbain.
  • Pérenniser les meilleures installations afin de disposer d’une curiosité touristique, d’attirer les visiteurs étrangers, et de donner un signal fort en vue du projet « Clermont-Ferrand, capitale européenne en 2028 ».

LA CONTAMINATION ET LES RÊVEURS

Durant une dizaine de jours du mois de juin 2017, Clermont-Ferrand vit une aventure singulière…
Des personnages intrigants, venus d’ailleurs, d’on ne sait où, sont arrivés en ville et prennent position dans les endroits les plus incongrus. Ils sont bien reconnaissables, vêtus de pardessus à la teinte indéfinissable et figés dans leurs mouvements… Leurs yeux sont clos, ils semblent dormir… Ce sont les Rêveurs.
Ces Rêveurs, on les a déjà vu visiter d’autres villes, traverser d’autres territoires. On dit qu’ils transforment les lieux qu’ils occupent et que leurs songes sont plus forts que la réalité…
Ici, à Clermont-Ferrand, ils contaminent la ville de leurs rêves qui prennent la forme de textes, de dessins et de bandes dessinées. Ils arrivent à l’improviste, de nuit, comme à leur habitude.
On les a vus les premiers jours sur la passerelle de La Jetée. Puis, quelques jours plus tard aux abords de la cathédrale ; ensuite sur une placette de la vieille ville... À chaque fois, c’est le même scénario : leurs valises se vident de leur contenu, des pages de dessins, de textes, des feuilles qui s’envolent et semblent se disperser au gré du vent…
On retrouve ces dessins un peu partout en ville. Ils se sont collés sur une façade d’immeuble, un abribus, les arbres d’un parc, une cheminée…
Les lieux se retrouvent ainsi transformés, transfigurés, détournés. Des valises ouvertes des rêveurs s’échappent des dessins de personnages de bandes dessinées qui semblent prendre vie et s’évader. Ils vont grandissant, devenant géants. Certains envahissent fontaines et façades, d’autres vont se plaquer sur certains pignons en périphérie, et d’autres s’envolent encore plus loin au-delà des toits ; nous les retrouvons dans les recoins de la ville.
L’intention générale est de contaminer la ville, en la redessinant en quelque sorte, dans des endroits choisis, emblématiques, usuels ou inhabituels, en invitant la bande dessinée là où on ne l’attend pas forcément.
Des lieux seront donc chamboulés par les visions et imaginaires des auteurs. Cette contamination ne s’effectuera pas nécessairement sous forme de dessins ou d’images ; on pourra également croiser au cours du parcours des textes, des dialogues (écrits ou sonores), des détournements.

Dispositifs complémentaires :
Le plan-dépliant-catalogue du parcours présentera la nouvelle carte de la ville qui pourra constituer un guide pour ceux qui souhaiteront faire le parcours complet dans la cité rebaptisée CLAIREMENT-EFFARANT. Le graphisme de ce dépliant reprendra les codes des plans touristiques en les détournant.

Les projets visibles dans la vidéo sont tous soumis à la réserve d'acceptation des propriétaires concernés ; nous ne manquerons pas de vous tenir informés.


EXPOSITION PATRICK PRUGNE & JEAN-PIERRE GIBRAT

en partenariat avec la Galerie Daniel Maghen et l'espace Camille Claudel

À partir du 7 juin 2017, La salle Camille-Claudel accueillera, grâce au concours de la galerie Daniel Maghen de Paris, une exposition de dessins et planches originales de l’auteur clermontois Patrick Prugne et de Jean-Pierre Gibrat.
Les deux auteurs ont en commun de travailler en couleurs directes, aquarelles pour l’un, encres pour l’autre. Les originaux possèdent un éclat et une puissance que les techniques de reproduction ne parviennent à restituer, aussi l’occasion sera belle d’apprécier les œuvres de ces artistes telles que révélées par le papier.

La mise en place des peintures sera pensée en liaison avec l’univers des auteurs :

Prugne et le Nouveau Monde
Exposition articulée autour des trois livres publiés par Patrick Prugne aux éditions Daniel Maghen, Frenchman, Pawnee et Iroquois, mettant en scène la confrontation entre colons et autochtones sur le sol américain au début du XIXème siècle.

Gibrat et le siècle de Mattéo
Mattéo, personnage anarchiste et romantique inventé par Jean-Pierre Gibrat, suit son destin des tranchées de Verdun au front républicain espagnol de 1936.


CONCERT BD

à la Coopérative de Mai

Un concert sera organisé à La Coopérative de Mai de Clermont-Ferrand, en ouverture de la manifestation, samedi 10 juin.

La forêt de Morgane Imbeaud ne rend personne intact, elle vit au rythme d’une imagination infinie et mystérieuse, envahie de songes, d’images et de musiques entremêlées. Premier spectacle d’une artiste à la sensibilité sans pareille, habillé des dessins de Christophe Chabouté et de quelques textes de Jean-Louis Murat, Les Songes de Léo s’adresse à chacun d’entre nous, l’enfant fasciné par la noirceur des sous-bois, comme l’adulte enfermé dans ses certitudes. Magique.

Léo est étrange, fragile. Inquiétant. Un faune bondissant de Nijinsky, une créature de Grimm, une esquisse du Disney d’avant-guerre, quand le spectacle était encore magie… Mais Léo n’est pas seul. La Folie marche à ses côtés. Boule de poils tendre et maligne, elle l’emprisonne, le prive de sens, volète dans son esprit. Qui remportera ce jeu en clair-obscur, tout de chausse-trappes et de pièges sournois ?

Morgane Imbeaud, a écrit ce premier texte et composé les musiques qui accompagnent le parcours initiatique de Léo, dessiné par l’illustrateur Christophe Chabouté. En quatorze chapitres, Morgane raconte la folie, l’enfermement, la normalité, l’acceptation de soi, des sentiments profondément contemporains vus par les yeux d’un personnage unique et singulier. Un spectacle musical enchanteur, parfois sombre mais totalement féerique, comme un rêve troublant traversé de cauchemars.

 


LE COURT MÉTRAGE ET LA BANDE DESSINÉE

en partenariat avec Sauve Qui Peut le Court-Métrage

Court métrage et bande dessinée, quel rapport ?

Le cinématographe, dès ses débuts, une fois passés les premiers mois de la stupéfaction, s’est jeté avec une voracité inégalée vers la littérature, vers le théâtre, pour offrir aux spectateurs avides d’histoires des adaptations plus ou moins heureuses. Bien évidemment, l’image fixe va aussi inspirer le cinématographe. Les images d’Épinal, la presse illustrée, la bande dessinée naissante vont lui servir de réservoir, et ce dès 1895 avec la première comédie de l’histoire du cinéma, Le jardinier et le petit espiègle, plus connu sous le titre de L’arroseur arrosé. Les frères Lumière réalisent ce film d’une cinquantaine de secondes en adaptant une bande dessinée faite en 1889 par Christophe (de son vrai nom Georges Colomb), l’auteur célèbre de la famille Fenouillard, du sapeur Camember, et du Savant Cosinus.

Court métrage et bande dessinée, quelle vision ?

Il ne suffit pas toujours, à l’instar des frères Lumière, de rajouter des perfos aux cases des bandes dessinées pour avoir un bon film. A l’autre extrémité il y a toutes ces superproductions (les blockbusters, littéralement « qui cassent la baraque ») farcies de super-héros qui ont quitté leurs cases pour rejoindre les gratte-ciels d’une Amérique triomphante. Entre les deux il existe un monde moins manichéen et moins industriel qui a trouvé refuge dans le format court. C’est une sélection de ces courts  métrages que nous vous proposons dans le cadre de la manifestation Ici… ailleurs.
La projection sera un peu plus qu’une projection. Chaque film bénéficiera de bonus présentés par Antoine Lopez, également programmateur de la séance.


LA BANDE DESSINÉE ET LE CINÉMA

en partenariat avec Cinéfac

  • Deux arts frères qui se font écho

Les industries de la bande dessinée (BD) et du cinéma sont nées en même temps et ont beaucoup en commun : séquence, narration, plans. C’est donc tout naturellement que des passerelles ont relié ces deux médiums.
Pendant longtemps, les adaptations de BD au cinéma n’avaient que des petits budgets et étaient sans grande ambition artistique. Il y a quand même eut des exceptions comme Barbarella de Roger Vadim et Popeye de Robert Altman.
C’est à partir des années 1980, avec le progrès des effets spéciaux, qu’on arrive à recréer visuellement les effets imaginés par les auteurs de BD. On se rappelle encore de Flash Gordon de Mike Hodges, Dick Tracy de Warren Beatty ou Superman de Richard Lester. On remarque par la suite, dès le début des années 1990, que les adaptations de BD ne sont plus réservées aux super-héros et on peut aller jusqu’à découvrir des héros ordinaires comme dans Le Combat ordinaire de Laurent Tuel en 2015.
Mais il n’y a pas que les effets visuels à prendre en compte. En effet le passage de la bulle à l’écran reste toujours délicat et l’on voit s’affronter le réalisme et la vraisemblance des sujets, des scènes et des personnages. Les intrigues de bandes dessinées étant déjà schématiques, leur simplification par le cinéma ne peut conduire qu’à un récit élémentaire - et plus encore dans le cas de films pour enfants, l’attention des jeunes spectateurs ne pouvant être retenue longtemps que par un affrontement manichéen ou la résolution d’un conflit primaire, qu’il soit social, amoureux ou familial.
Cette dernière décennie a vu nombre d’adaptations de comics et de BD traités sur les grands écrans américains, comment se fait-il alors que notre production de BD foisonne d’histoires et de héros sans que nous ne puissions jouir de la même notoriété en France ? Les réalisateurs étrangers en ont donc profité et nous pouvons citer Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne de Steven Spielberg ou Snowpiercer, Le Transperceneige de Joon-ho Bong.
Mais le lien entre la BD et le cinéma ne s’arrête pas à une simple adaptation et l’on peut aborder ainsi le passage où c’est au dessinateur d’être le héros de sa propre histoire dans nombre de documentaires (Edmond, un portrait de Baudoin de Lætitia Carton) et de fictions associés…

  • Programme pour la soirée :

D’Afrique 50 à Avril 50 : trajectoire d’un homme, d’un film et d’une bande dessinée
René Vautier revient dans sa Bretagne natale après son film Afrique 50 et qui se retrouve pris dans le lendemain dans des grèves et une Brest en deuil. Retour sur cette période de sa vie à travers la bande dessinée Un mort est mort et du film Avril 50 retraçant la création de celle-ci.

Afrique 50 (Un film de René Vautier / 1950)
Avril 50 (Un film de Bénédicte Pagnot / 2007)


CARNET DE VOYAGE ICI ET AILLEURS

en partenariat avec Il faut aller voir

Pendant une dizaine de jours, le carnettiste Simon Hureau sillonnera la ville et ses installations, assistera aux spectacles et s’imprégnera de l’atmosphère générale de la manifestation, qu’il restituera sous la forme d’un carnet de voyage dynamique, dont les pages seront les une après les autres exposées dans les vitrines de la librairie Esprit BD. Cette intervention sera réalisée en partenariat avec l’association Il faut aller voir, qui mettra à disposition de Simon Hureau un lieu de résidence et coéditera avec Esprit BD le carnet Ici / Ailleurs issu des pérégrinations de l’auteur, dont le lancement fera l’objet d’un des points forts du festival Rendez-vous du carnet de voyage de novembre 2017

A quoi va servir le financement ?

La scénographie des installations est confiée à l'agence Lucie Lom de l'auteur de bandes dessinées Marc-AntoineMathieu. L'envergure de la propagation d'images dans le centre-ville de Clermont-Ferrand dépendra de la somme des fonds récoltés :

  • L'objectif de 10 000 € nous permettra de réaliser une vingtaine d'installations murales et de renforcer les partenariats avec les acteurs culturels locaux.
  • L'objectif de 20 000 € nous permettra de réaliser une dizaine d'installations supplémentaires (murales ou sur support vitreux) et d'améliorer encore la scénographie des expositions.
  • L'objectif de 30 000 € nous permettra de réaliser encore une autre dizaine d'installations supplémentaires et d'offrir une gratification aux bénévoles travaillant sur la manifestation.

Tout dépassement de l'objectif supérieur sera investi dans l'occupation graphique de l'espace urbain, ce qui laisse augurer une manifestation mémorable.

Le projet est d'ores et déjà accompagné techniquement et financièrement par la ville de Clermont-Ferrand, Clermont-Auvergne-Métropole, la région Auvergne-Rhône-Alpes, le Conseil départemental du Puy-de-Dôme, et le Centre national du livre.


Vous pouvez également participer au projet en adhérant à l'association ou en devenant bénévole durant toute la durée de l'événement.


Ils nous soutiennent déjà :

À propos du porteur de projet

L’association BanDe ! est née en 2015.

Sa constitution est le prolongement d’une implication soutenue d’un groupe de lecteurs amis d’Esprit BD et vecteur d’action culturelle dans et en-dehors de la librairie. Cet investissement se traduit par des initiatives qui promeuvent la bande dessinée selon deux axes : la participation des membres du conseil d’administration de l’association à l’élection du prix annuel d’Esprit BD, le Sheriff d’or et l’organisation ponctuelle de rencontres avec des auteurs.

C’est avec l’assurance de l’appui créatif et logistique de BanDe ! que l’idée d’une célébration de la bande dessinée et l’image à l’occasion des vingt ans d’Esprit BD a pu éclore et être imaginée.


La librairie Esprit BD de Clermont-Ferrand est spécialisée en bande dessinée, manga et comics depuis 1997.

Membre du réseau Canal BD (groupement coopératif de librairies indépendantes sous un label commercial et syndical commun) et de LIRA, titulaire du label LIR (librairie indépendante de référence) depuis sa création par le Centre national du livre, elle est une référence locale dont l’activité culturelle et promotionnelle en faveur de toutes les formes et origines de bande dessinée s’est renforcée au fil des années, jusqu’à obtenir une reconnaissance qui dépasse le seul niveau local.

FAQ

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