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ICE MEMORY

La mémoire du climat archivée en Antarctique pour les générations futures

La Fondation BNP Paribas soutient très fort ce projet

Pour chaque euro versé par un internaute la fondation versera 2€

À propos du projet

Alors que les glaciers fondent sous l’effet du réchauffement climatique, la communauté internationale des glaciologues constitue un patrimoine de carottes de glace en Antarctique pour les scientifiques des générations futures. Nous faisons appel à vous pour contribuer au financement de la deuxième expédition du projet en Bolivie au printemps 2017.

 « Chers collègues et amis de demain et des siècles prochains. Voilà les glaces du Mont Blanc avec leurs secrets que l'on n'a pas encore percés. Nous vous les offrons à travers les générations. Soyez certains de notre confiance en vous. Faites en bon usage. «

C’est le message que signent les dix scientifiques de la mission franco-italienne « Ice Memory »  le 1er septembre 2016 en redescendant du glacier du col du Dôme, dans le Massif du Mont Blanc. En deux semaines passées là-haut, à 4 300 mètres d’altitude, ils ont extrait trois carottes de glace, premiers échantillons d’une bibliothèque mondiale d’archives glaciaires issues de glaciers menacés par le réchauffement climatique.

Le temps est compté : à la fin du 21e siècle, les glaciers culminant en-dessous de 3 500 mètres dans les Alpes, et en-dessous de 5 400 mètres dans les Andes, auront disparu.  Avec cette fonte, et par la percolation de l’eau au travers des couches de neige, des pages uniques de l’histoire de notre environnement disparaîtront à tout jamais. La science des glaces n’aura bientôt plus de matière première de qualité en provenance des régions de montagne. Or, les carottes de glace sont essentielles pour comprendre notre climat et anticiper les changements à venir.

L’opération « Ice Memory » se poursuit au printemps 2017 avec un forage prévu en Bolivie, sur le glacier Ilimani, à 6 300 mètres d’altitude. Ce site est identifié comme le plus riche en informations, mais aussi le plus menacé par le réchauffement climatique dans les prochaines années dans les Andes. En effet, l’augmentation de la température sera plus forte dans les zones tropicales vers 6000 m d’altitude, pouvant atteindre +5,5°C d’ici 2100 selon certains scénarios.

L’accumulation de neige étant assez faible, les carottes boliviennes devraient permettre de remonter jusqu’au dernier maximum glaciaire, soit retracer 18 000 ans d’histoire climatique et environnementale des Andes.

Cette mission délicate car en très haute montagne va mobiliser 12 scientifiques -français, américains, russes- pendant 2 mois, ainsi que des porteurs et des guides locaux. Une tonne d'équipement sera montée et 4 tonnes de glace descendues, le tout à dos d'homme. Cette glace sera ensuite transportée jusqu'au laboratoire de Grenoble avant son transport  jusqu'en Antarctique en 2020.

Comment les scientifiques des siècles prochains exploiteront-ils ces échantillons sauvés de la disparition ? Quelles idées nouvelles et quelles trouvailles feront avancer la science et l’humanité de demain ? Nous ne le savons pas, mais confions nos précieux échantillons à la calotte glaciaire du Pôle Sud, Terre de Science et de Paix, afin que nos collègues scientifiques des siècles futurs disposent de glace pour faire avancer la science.

Dans les deux décennies à venir, d’autres carottes de glace  seront prélevées sur une vingtaine de glaciers en péril. Sur chacun de ces glaciers, trois carottes seront extraites : l’une sera systématiquement  analysée pour créer une base de données référence, tandis que les deux autres seront acheminées sur les hauts plateaux de l’Antarctique où elles seront stockées dans des caves creusées dans la neige, à une température constante de – 54°C,  pour les siècles prochains. Grâce à la mobilisation internationale des glaciologues, d’autres carottes viendront les rejoindre depuis les Andes, l’Himalaya, les Rocheuses…

La neige qui se dépose à la surface des glaciers enregistre des informations essentielles sur notre environnement et sur le climat. Les flocons de neige, en se tassant,  capturent des impuretés et des bulles d’air. En analysant cette glace, on peut comprendre la corrélation entre climat et concentration de gaz à effet de serre, on peut retrouver la trace de métaux lourds, d’acides, de polluants ou de gaz, témoins de l’atmosphère il y a des centaines d’années. Demain, on y décryptera peut-être les mutations de virus et ou de bactéries piégés dans la glace.

Des équipements de pointe, des scientifiques aguerris à la haute montagne, une chaine de froid rigoureuse tout autour du  globe… Le projet Ice Memory est exigeant en compétences et onéreux pour sa logistique. Les grands organismes de recherche français et italiens (CNRS, IRD, Université Grenoble Alpes, CNR Italie, Université de Venise) et les bases en Antarctique (IPEV, PNRA) engagent massivement leur personnel. Mais le projet est entièrement financé par des donations privées via du mécénat, car il ne correspond pas aux dispositifs habituels de la recherche académique. 

Cette aventure humaine et scientifique exceptionnelle ne pourrait voir le jour sans le soutien du plus grand nombre. Parce qu’il s’agit d’une responsabilité collective, mobilisons-nous pour laisser un héritage à nos enfants. Maintenant.

 

A quoi va servir le financement ?

Votre contribution va finaliser le budget de la prochaine mission de forage en Bolivie, dont le montant total est proche de 500 000 €. Les premiers 10 000 € vont servir à l'acquisition des dômes techniques servant au forage, ainsi qu'aux tentes pour les 12 scientifiques qui vont rester sur le glacier à 6300 m d'altitude pendant 4 semaines. Le transport de chaque carotte de glace de Bolivie en France en Juin 2017 nécessite 10 000 €. En effet, il s'agit de transporter environ 150 tronçons de glace de 1m, soigneusement emballés dans des boites isothermes, par bateau.  Chaque tranche de 10 000 € supplémentaire va permettre d'acheminer les deuxième et troisième carottes de glace.

Cette mission va mobiliser 12 scientifiques -français, américains, russes- pendant 2 mois, ainsi que des porteurs et des guides locaux. Une tonne d'équipement sera montée et 4 tonnes de glace descendues, le tout à dos d'homme. Cette glace sera ensuite transportée de La Paz jusqu'au laboratoire de Grenoble, soit plus de 10 000 km, dans le respect absolu de la chaine de froid.  Après analyse d'une carotte de glace pour la base de référence, deux carottes intactes seront acheminées par bateau puis par véhicules à chenilles sur les hauts plateaux de l’Antarctique, en 2020, pour être stockées à la base Concordia, pour les décénnies et siècles prochains. 

 

À propos du porteur de projet

La Fondation Université Grenoble Alpes porte le projet ICE MEMORY et le soutient financièrement via du mécénat privé, seule source de financement du projet. Le projet bénéficie de l'engagement opérationnel de grands organismes scientifiques: l'Université Grenoble Alpes, le CNRS, l'Institut de Recherche pour le Développement et son équipe sur place à La Paz, l'Université Ca'Foscari de Venise et le CNR italien, l'Institut Polaire français Paul Emile Victor et son partenaire italien le PNRA, pour la gestion de la base Concordia en Antarctique.

 

Jérome Chappellaz (CNRS) et Carlo Barbante (CNR Italie) sont les initiateurs du projet. Patrick Ginot (IRD) est le responsable des opérations. Anne-Catherine Ohlmann (FUGA) pilote la levée de fonds.

 

 

 

 

Plus d'information: fondation.univ-grenoble-alpes.fr/ice-memory

                    

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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