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L'homme qu'on ne pouvait pendre

Court-métrage historique

À propos du projet


John Lee est condamné à mourir par pendaison. C’est devant quelques représentants de la Couronne britannique, de témoins et de journalistes qu'il est mené à l’échafaud. Lorsque l'heure arrive, le mécanisme de la potence refuse de fonctionner. Après plusieurs inspections, une nouvelle date d’exécution est fixée. Même scénario incroyable, la potence refuse de fonctionner. John devient l’homme à pendre créant ainsi la cohue dans le village et engendrant une réflexion sur les croyances religieuses et scientifiques. 

« L’homme qu’on ne pouvait pendre » est un projet de court-métrage de fiction d'une quinzaine de minutes environ. Il s'inscrit dans le genre historique avec des touches de mysticisme.

"Le destin, c'est un hasard auquel on donne un sens."

Peut-être est-ce une réflexion logique ou pragmatique à première vue.

Mais le destin et le hasard sont pour autant dire à l’antipode, c’est pourquoi j’ai voulu les mettre en scène au travers d’une histoire inspirée de faits réels (Pour plus d’informations sur l’histoire originale : cliquez ici). Qui dans sa vie ne s'est jamais posé cette question à savoir si « nous sommes des choix absolu(s) de soi ? ».

Le film explore les thèmes du hasard et des croyances, qu’elles soient religieuses ou bien plus pragmatiques. Chacun est amené un jour à se demander si nous sommes victime du hasard ou si cela nous était destiné.

Le projet est porté par des étudiants de l’école de cinéma Centre Factory, ainsi que des étudiants d’ARFIS (école spécialisée dans les métiers de l'audiovisuel et du cinéma, Arfis) en fin d’études ou déjà diplômés. Il est soutenu par la ville de Bron puisqu’une grande partie du tournage a lieu dans cette ville, et plus précisément au Fort de Bron (www.fort-de-bron.org) pour son cadre unique, ainsi que dans la région Lyonnaise. Le film implique maquillages et costumes d’époque pour être en accord avec le contexte du scénario, la fin du XIXe s., et surtout pour assurer sa crédibilité.

NOTE D'INTENTION :

John Henry George Lee a été condamné à mourir par pendaison. Sentence qui devait être rendue à la prison anglaise d’Exeter en 1880, devant témoins. Même si Lee nie toute culpabilité et que les preuves restent minces de l’avis de plusieurs, il était le seul homme dans les parages au moment du meurtre.

C’est devant quelques représentants de la Couronne britannique, de témoins et de journalistes que John Lee a été mené à l’échafaud. Étonnamment, le mécanisme de la potence a refusé de fonctionner à trois reprises lors de l’exécution, malgré les vérifications et précautions d’usage. Une nouvelle date d’exécution a été fixée, devant une foule cette fois un peu plus importante. Même scénario incroyable, le mécanisme de la trappe n’a pas bronché, de sorte que Lee ne put être pendu.

Le condamné en a profité pour plaider encore son innocence et réclamer un nouveau procès devant les tribunaux anglais. « Dieu a pitié des innocents », a-t-il expliqué. Le Parlement britannique, pris d’une crise de superstition, a décidé de commuer la peine. Lee a été finalement libéré.

Cette histoire me sert de schéma narratif auquel je rajouterai ma propre vision de cet homme confronté 3 fois au couloir de la mort. Il y a forcément une remise en question humaine que l’on soit coupable ou pas, sur les conséquences de ces non pendaisons. Est-ce alors une intervention divine ou bien le hasard ?

Le fait que l’histoire se déroule en 1887 me permet d’être dans une société très ancrée dans la religion et de pouvoir faire intervenir le coté onirique de cette mystérieuse histoire. 

Je souhaite jouer sur la comparaison entre la foi et la raison à travers les différents personnages de ce court-métrage. Deux gardiens, les bourgeois et le peuple ainsi que le prêtre et l’accusé lui-même.

D’un côté plus technique je souhaiterai une ambiance proche de la lumière des tableaux de Caravage ou bien George de La Tour, lumières célestes proches du providentiel avec cette pointe de clair-obscur.

L’histoire change peu de décors et quasiment toutes les scènes seront en intérieur pour rajouter le poids de l’enfermement sur mon personnage, sa cellule, le couloir et la salle de la potence.

En termes de décors et d’époque nous sommes en pleines années victorienne, se rapprochant ainsi des univers tels que le très récent Sherlock Holmes de Guy Ritchie pour la scénographie, ou bien Elephant man de David Lynch pour l’adaptation de faits réels. Tout ceci dans des ambiances sombres, brumeuses et tamisées.

Je souhaiterais que le spectateur croie que John est innocent jusqu'à la fin afin de porter la tension à son paroxysme, avant de découvrir son acte crapuleux.

J’aimerai aussi placer le spectateur en tant que témoin de cette histoire comme le sont les protagonistes. Je voudrais qu’il se questionne sur la culpabilité du héros ainsi que sur ce hasard prenant forme sous la volonté divine du jugement. Que l’exceptionnel de cette histoire nous replonge dans un questionnement plus personnel.

Cela sera donc pour moi un défi à relever, faire un film de costume inspiré d’une histoire vraie  et cuisiné a ma sauce.

« L'homme porte son destin attaché au cou. »


presentation personnage

john

John Lee (Prisonnier)

Agé de la quarantaine,  visage marqué par la vie, costaud et robuste, amaigri par son passage en prison.

Malin, vil et  cynique, ne croit plus en Dieu depuis bien longtemps. Joue sur le mystère qui entoure cette exécution. Il va tenter coûte que coûte de clamer son innocence. Grace au disfonctionnement de la potence, John va tenter de jouer sur le côté mystique de la chose tout en continuant de prôner son innocence alors qu’il est coupable.

Issu d’une famille pauvre et catholique, il a perdu ses parents ainsi que sa foi tôt à l’âge de 16 ans. Il s’est toujours débrouillé par lui-même grâce à des petits boulots. Avec une vie miséreuse, John vole pour manger et est condamné à la prison pour vol aggravé lors de sa vingtaine. Une fois sorti, il devient ouvrier. Il sera par la suite hébergé par une riche bourgeoise. Il commet un crime crapuleux afin de se mettre à l’abri pour son avenir, il se fait prendre par la police et est condamné à mort.

John est le Héros du court-métrage. La chance lui sourit car il ne meurt pas pendu. Son but est alors de clamer son innocence sans relache. Son caractère et son visage sont résignés, il est dans la neutralité et joue sur deux tableaux en prétendant être innocent du début à la fin. Il va profiter du mystère de la trappe pour rallier certaines personnes à sa cause. Il faut attendre le dénouement final pour voir enfin son vrai visage. Un homme fourbe, vil et malhonnête. Il dépense alors avec joie la fortune de la victime qu’il a tué en se saoulant avec des prostituées.

garde 1

Charles Dupieux (Garde 1)

Age :25-35 ans

Jeune, grand et mince, ayant une moustache bien soignée. Porte l’uniforme ainsi qu’un képi.

Il vient de rentrer dans la prison en tant que Garde, John est le premier condamné à mort dont il a la charge. Il est soumit à l’autorité de Garde 2.  Il a une famille, tente de faire son travail en y laissant un côté humain malgré l’horreur de son métier. Catholique croyant, un brin candide, il se laisse facilement influencer par le cœur sans voir réellement la portée des évènements qui l’entourent. Il suit les ordres des institutions qui l’emploient malgré ses convictions.

Issu d’une famille pauvre, Charles a beaucoup travaillé pour subvenir au besoin de sa famille. Il est maintenant marié avec deux enfants à charge. Débrouillard, Il réussit à se faire employer en tant que gardien de la prison de la ville où il gagne mieux sa vie.

Ce garde est compatissant avec John et remet en cause sa condamnation. Adjuvant de John, il reste malheureusement en retrait face à Garde 2 qui est son supérieur. Il ne supporte pas le traitement qu’on inflige à John mais il doit se retenir et rester frustré par rapport à sa position. Obligé de maintenir la loi il rechigne à voir le condamné pendu et reste heureux intérieurement que la potence ne fonctionne pas.

garde 2

George Honoré (Garde 2)

Age :35-45ans

Petit, trapus, bien rasé, porte l’uniforme ainsi que le képi.

Il ne supporte pas qu’on le remette en cause, ni qu’un détenu lui manque de respect. Instable et violent, il aime dominer.

Il a de l’expérience à ce poste puisqu’il est employé depuis de nombreuses années. Il a perdu toute notion d’humanité dans son travail qu’il exécute machinalement. Il vit seul, n’a pas d’enfant et n’a jamais réussi à maintenir une relation stable avec une femme.

Garde 2 est sûr de la culpabilité de John et ne remet pas en cause sa condamnation. Opposant de John, il le considère comme du bétail à emmener à l’abattoir. Ne pas voir John pendu remet en question son poste car il pense être décrédibilisé et ne le supporte pas, ce qui le désoriente. Il passe sa rancœur et sa frustration sur John et fait une affaire personnelle de son cas.

prêtre

Père Thomas (Prêtre)

Age :50-60 ans

Agé, chauve, porte une barbe blanche mi-longue.

Homme de foi, spécialisé dans les condamnés à mort. Comme Saint Thomas, il ne croit que ce qu’il voit, et il voit en John l’illumination, l’acte de Dieu. Petit à petit Père Thomas va croire en l’innocence de John incapable de pouvoir l’aider. Il est résolu à croire en lui comme il croit en Dieu. Il ne cherche qu’à faire son travail avec un brin d’amertume et d’ennui. Au départ Il voit en John un simple détenu.

Mais dès la première pendaison ratée le prêtre se remet en cause sur les raisons du non fonctionnement de la machine. Il y voit un message divin et tente de réconforter John qui n’accepte pas son discours religieux. Après la deuxième pendaison ratée, le prêtre ne doute plus, John est un élu, il est innocent. John lui demande de l’aide mais le prêtre ne peut rien faire que de voir la justice de l’Homme prendre le dessus sur la justice de dieu.

Rentré dans les ordres à sa plus tendre enfance, il fait ce métier par conviction et par amour pour son seigneur. Il ne connait rien d’autre que la vie religieuse. Cela fait plus de 40 ans maintenant qu’il s’astreint à suivre les condamnés à mort avant leur exécution.

Le prêtre est un adjuvant de John. Plus l’histoire avance et plus le prêtre voit en John une expression physique de la grâce divine. Etonné au début comme tout le monde, sa foi religieuse le pousse à croire en John et en son innocence. Il tente d’apporter la paix à John au cas où la trappe s’ouvrirait.


A quoi va servir le financement ?

Ce film est un projet accompagné, entre autres, par l'École Centre Factory de Villeurbanne qui apporte un soutien matériel, ainsi que l’aide d’une bourse de l’association Talent Factory. Toutefois, ces aides ne couvrent pas toutes les dépenses. Ainsi, nous avons besoin de la somme de 1000 Euros pour compléter le financement.

Les soutiens financiers nous permettrons :

-de payer les déplacements de l'équipe vers les différents lieux de tournage. Parmis ces lieux il y a donc le fort de Bron qui regroupe une grande partie des décors dont nous avons besoin (cellule, salle pour la potence, couloirs...), un studio à Villeurbanne nous permettant de travailler sur fond noir pour les passages fantasmés du personnage principal, mais aussi le salon d'un bar dans le centre ville de Lyon pour les passages de l'histoire où l'on assiste au passé du héros.

-de nourrir et loger les membres de l’équipe (comédiens et techniciens) ne résidant pas sur la région lyonnaise.

-de louer ou acheter les différents costumes, accessoires et  maquillages nécessaires à la réalisation du film, et à sa crédibilité dans le genre et l’époque.

De plus, même si nous avons besoin d'un minimum de 1000€ pour démarrer le tournage, d'autres frais comme les déplacements de l'équipe avant et pendant le tournage, ou encore la location de matériel supplémentaire, rentreront sans doute dans le budget final. C'est pourquoi nous acceptons avec le plus grand plaisir des dons supplémentaires afin d'avoir toutes les cartes en mains pour réaliser un film de qualité dans les meilleurs conditions.

À propos du porteur de projet

Lucas VACO (Réalisateur) :

Je suis actuellement dans ma troisième et dernière année d'études au Centre Factory en section « Metteur en scène – Réalisation ».

Je suis avant tout un cinéphile passionné, avide de cinéma sous toutes ses formes. De Argento à Noé en passant par Leone, Hitchcock, Jodorowsky ou David Lynch.

J'ai déjà réalisé plusieurs court-métrages dans le cadre de mes études et des clips promotionnels. Actuellement, je travaille aussi sur plusieurs projets de clips musicaux en tant que réalisateur.

En terme d’images, mes références pour ce film seraient « Dracula » de Coppola pour le côté onirique et mystique, « Sherlock Holmes » de Guy Ritchie pour le modernisme apporté à l’époque victorienne. Le traitement de l’image de Kubrick dans « Barry Lyndon »  ou de Terrence Malick  dans « Les moissons du ciel » qui utilisent uniquement la lumière naturelle, des bougies ou des lampes à pétrole pour éclairer leurs scènes. Une scénographie proche de « L’appolonide, souvenir d’une maison close » de Bertrand Bonello, pour la dernière séquence du court métrage qui se déroule dans une maison close.

Les références musicales seraient proches des thèmes oppressants et glauques du compositeur de David Lynch, Angelo Badalamenti. La musique dépasse toute utilisation habituelle pour en faire un personnage à part entière. Loin de se borner à souligner l'intrigue  des scènes, la musique est  bien ici un élément moteur de la narration, par ses utilisations extra-diégétiques. Je souhaite donner une unité et une identité musicale au  film. Universelle, insaisissable, tendant vers le classique, (Mozart « Lacrimosa ») la musique contribuera à l'ambiance intemporelle et fantomatique qui plane sur tout le film. Maîtresse exigeante mais compatissante,  elle accompagne John dans son chemin de croix. Joie, tristesse, rupture, nostalgie. La fin d'une vie le début d'une autre. Renaissant tel le phénix de ses cendres, John gagne une nouvelle vie, une nouvelle chance.

Pour voir mes précédents travaux :

- Premier court-métrage :

- Bande-annonce du second court-métrage :

Le site de notre association Sans Commentaire Production est actuellement en cours de préparation, mais sa mise en ligne ne saurait tarder. Il vous donnera donc bientôt des informations supplémentaires sur les autres travaux que nous avons réalisés, institutionnels ou artistiques.

Crédit image en-tête : Johny Cago (Tous droits réservés).

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