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HENRI

un projet de film documentaire de Clément et Sarah Dorival

À propos du projet

HENRI

Un projet de film documentaire de Sarah et Clément Dorival

produit par Anamorphose

 

SYNOPSIS

Henri marche. Henri a toujours marché pour aller à la rencontre du monde et des êtres humains : dans les rues de Paris, dans le désert, dans la jungle, dans les prés ou dans la montagne. Ce film dresse le portrait d'un homme au parcours hors du commun : résistant, militaire, puis éleveur. Un homme qui vit un présent extra-ordinaire : à 94 ans, il défriche des sentiers au pied du Mont Blanc. Un homme à la personnalité unique et inattendu : curieux, tendre, drôle et optimiste. Un homme qui a traversé le XXe siècle équipé d'un appareil-photo. Ses clichés dévoilent son regard sur le monde : il cherche toujours la lumière, même dans le moments les plus sombres. Alternant photos, films d'époque et tournage au présent, ce film raconte la vie d'un être rare entrelacée dans les grands évènements de l'Histoire du XXe siècle.

 

 

 

 

POURQUOI CE FILM ?

La grande Histoire traversée par un homme simple et ordinaire

Au départ de ce projet, il y a bien sûr son histoire. Henri est né en 1924. Enfant timide et réservé, il grandit à Paris. Fin 1942, il entre dans la Résistance. Après la Libération, il s'engage dans l'armée française et part pour les colonies françaises, en Afrique. Il dirige la région du Kanem, au Tchad, depuis un fort du milieu du désert. En 1953, à la tête d'un bataillon de l'ONU en Corée, il participe à la construction de la zone de démilitarisation le long du 38e parallèle. Envoyé en Indochine un an plus tard pendant la Bataille de Dien Bien Phu, Henri prend part à l'évacuation de l'armée française. Puis il rejoint l'Algérie en 1957, pendant la guerre. Il y reste deux ans. Henri prend sa retraite militaire en 1958 et devient éleveur en Auvergne. En 1997, il quitte la région et s'installe à Saint Nicolas de Véroce, au pied du Mont Blanc, où il vit toujours aujourd'hui.

 

 

 

 

Réaliser un documentaire sur sa vie, c'est raconter la grande Histoire traversée par un homme simple et ordinaire. Henri n'est pas un héros. Ce n'est pas un être hors du commun mais un homme auquel le spectateur peut s'identifier.

 

 

 

 

Réaliser un film sur Henri, c'est raconter la vie intime et personnelle d'un homme entrelacée dans les évènements de la deuxième partie du XXe siècle.

L'arrivée dans l'âge adulte coïncide donc avec son entrée dans l'armée française et son départ pour le Tchad qui était à l'époque une colonie française. Cette situation politique induisait des relations de domination entre le colon qu'il était, militaire de surcroit, et les hommes et femmes qu'il allait rencontrer. Le récit de Henri raconte une autre histoire.

Avec ce projet de film, nous n'avons pas le désir ni l'ambition d'écrire l'histoire de la colonisation. Et nous ne voyons bien sûr aucun « effet positif » dans cette époque de domination et d'exploitation de l'Autre. Nous condamnons sans aucune ambiguité ce système politique. Nous défendons des valeurs d'humanisme, de tolérance et de respect de l'autre.

Ce sont précisément ces valeurs qui nous ont poussé à faire ce projet de film. Car nous sommes convaincus qu'à l'intérieur de tous les systèmes politiques, y-compris les plus totalitaires, il existe des êtres humains qui, à leur échelle, construisent des relations respectueuses et défendent ces valeurs humanistes. C'est une autre voix et un autre regard que nous proposons sur cette période historique. Une histoire à hauteur d'hommes.

 

Il existe une réalité au-delà des institutions, des systèmes et des nations.

Il existe des êtres humains.

Il existe des rencontres.

Il existe de la poésie.

 

C'est cette histoire que nous souhaitons raconter.

 

 

             

 

 

Les traces du passé : les photos de Henri

Parmi les éléments décisifs qui nous ont décidé à nous lancer dans ce projet, il y a les photos de Henri. Il prend ses premiers clichés en 1943, au moment où il s'engage dans la Résistance. Depuis, il a accumulé plus de 2000 photos et diapos prises tout au long de sa vie. Ces images sont fortes et belles. Elles ont la valeur d'un témoignage documentaire.

Henri ici et maintenant : vivre le moment présent

Henri est vivant. Bien vivant. C'est aussi pour cette raison que nous souhaitons réaliser ce documentaire. Il n'est pas que des souvenirs. Aussi intéressante que soit son histoire, ce projet de film ne se réduit pas au témoignage d'un ancien qui raconte son passé. Notre désir est d'abord de filmer ce qu'il est et ce qu'il fait aujourd'hui, au présent, à 94 ans.

Henri marche. Henri va de l'avant. Dès que le temps le permet, il part dans la montage. En été comme en hiver. La marche, c'est son rapport au monde et à la nature. Henri est un homme-territoire.

Henri défriche des sentiers. Il décide, contre l’avis de certains, de remettre en état des sentiers autrefois existants. Il part dans la forêt, armé d'une machette, dégager ces chemins qui, non entretenus par la main de l’homme, sont recouverts par celle de la nature.

Henri rassemble. Depuis son arrivée à Saint Nicolas de Véroce, il s'est impliqué dans sa communauté. D'un côté, il a intégré différentes structures associatives. Au sein de Solé Petui (Soleil pour tous en patois savoyard), il participe à la mobilisation des habitants et à l'animation du village. Avec les différents Clubs Alpin Français de la vallée, il organise des randonnées tout au long de l'année. De l'autre, il mène des projets de manière totalement sauvage et informel : son projet de rénovation de sentier a séduit d'autres habitants qui l'accompagnent aujourd'hui dans la montage avec tronçonneuses, pelles, pioches et sécateurs. Avec tous ces projets et ces activités, Henri a fait des rencontres. Beaucoup de rencontres. Nous allons filmer ce monde qu'il a créé autour de lui parce qu'il rassemble, fédère et dirige sans imposer.

Henri aime. Il aime les gens et la vie. Lorsqu'il organise un événement, il mobilise des gens de tout âge et toute classe sociale. Jeunes et vieux. Riches et pauvres. Il se permet une seule distinction, entre les autochtones et les résidents secondaires. Parce qu'il pense que les riches vacanciers ne doivent pas se comporter en colon.Tchad, Indochine, Algérie ou Haute-Savoie : Henri demande le respect pour tout le monde. Car il aime les hommes.

Ces actions et sa personnalité font écho à son passé. La marche, le voyage, la rencontre, le rapport conflictuel aux institutions et le rapport à la nature sont présents depuis son engagement dans la Résistance jusqu'à sa vie d'éleveur de moutons en passant par sa vie de militaire dans la désert africain. Nous raconterons ainsi Henri, en tissant des liens entre son passé et son présent pour raconter son histoire, depuis ce qu'il est et ce qu'il fait aujourd'hui.

A quoi va servir le financement ?

Parallèlement à ce crowdfunding, nous avançons sur la recherche de financements classiques. Mais la production d'un documentaire peut prendre du temps… Pourtant, la réalisation de ce projet ne peut pas attendre. Henri a 94 ans.

Nous avons donc commencé ce projet avec nos fonds propres et en sollicitant l'aide de notre réseau.

Pour mener à bien ce projet, nous avons dorénavant besoin de moyens matériels et financiers ainsi que de savoir-faires spécifiques.

Dans un premier temps (premier pallier), nous avons besoin de votre soutien pour mener à bien le tournage du film.

Dans un second temps (deuxième pallier), nous devrons mener la post-production de ce documentaire  (montage, animation video, traitement et mixage son, étalonnage).

 

 

À propos du porteur de projet

Sarah Dorival est réalisatrice de documentaires musicaux.
Passionnée d’image et de son, sa démarche oscille autour d’un cinéma de la contemplation et de l’exploration. Elle y filme la rencontre et l’ interaction entre les gens, les formes, les langages et les arts en s’attachant à sa forme la moins verbale.
Parallèlement, elle développe une méthodologie de recherche-action en menant des ateliers de création audiovisuelle, d’Éducation à l’Image par l’Image et aux Nouveaux Médias pour un usage numérique citoyen.

 

Clément Dorival est un auteur-réalisateur engagé dans un cinéma documentaire qui interroge le réel. Sa démarche est celle d’un cinéma documentaire qui n’a pas renoncé à interroger le monde et à fabriquer des expériences humaines et artistiques. Il partage son temps entre la réalisation (HENRI, Au-revoir n’existe pas, Les yeux fermés...), l'écriture (Images en mémoire, images en miroir ; 9m2 pour deux, chronique d’une expérience cinématographique en prison) et la direction de workshops de cinéma (La maison et le monde ; Images en mémoire, images en miroir). A travers ces différents modes de création, il cherche à raconter les marges du monde et les rencontres avec l’autre sous un angle esthétique, politique et poétique.

Anamorphose est une structure dédiée aux à la création documentaire  : films d'auteur, créations web, workshops, projets au croisement de l'art et de la science, etc. (anamorphose-films.net).

 

Pour plus d'infos sur le projet, rendez-vous sur

- le site web du film : https://henri-lefilmdocumentaire.fr/

- le facebook : https://www.facebook.com/HenriLeFilmDocumentaire/

Vous pouvez aussi nous contacter par mail : [email protected]