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Sur les Traces de Griselidis

Un projet documentaire de 90 minutes

À propos du projet

 

RESUME DU FILM

« Que vaut-il mieux prostituer: son cul ou son âme? Le cul, bien entendu. C'est plus pénible
physiquement, mais c'est plus propre ».

 - Grisélidis Réal -

 

Quand à 30 ans, Grisélidis fuit Genève avec ses deux enfants et son amant noir, c’est pour quitter une vie qu’elle trouve trop ennuyeuse et monotone. Sans
économie et sans destination précise, elle prend la route, pour vivre au jour le jour. 

Cette quête de liberté ne la lâchera plus. Par choix, elle deviendra une prostituée, une artiste, une catin révolutionnaire, une nomade, une écrivain, habitée par la rage de l’humanité.  

Toute sa vie, « elle écrira pour ne pas mourir » – il en résultera cinq livres.

 

 

Parallèlement, « elle se prostituera pour ne pas mourir ». Un combat et une dévotion totale qui la mèneront quatre ans après sa mort en 2005, à reposer là où sont enterrées « les personnes qui ont fait l’histoire de Genève » : le cimetière des rois.

 

 

Sur sa stèle, l’épitaphe indique simplement :«Ecrivain, peintre, prostituée ».

 

 

 

PLUS DE DETAILS SUR GRISÉLIDIS RÉAL

Née à Lausanne en 1929, dans une famille d'enseignants, elle suit sa famille en Egypte où son père meurt alors qu'elle n'a que 9 ans. Revenue à Lausanne avec sa mère, Grisélidis en reçoit une éducation très rigide contre laquelle elle se révolte. Elle entreprend des études aux Arts Décoratifs à Zurich et est diplômée en 1949.

 

 

 

Mariée à 20 ans, elle a un premier fils en 1952, puis se sépare de  son mari, et a une fille en 1955 avec un autre homme. Elle a un  second fils en 1956 dans une tentative de recoller son mariage qui  finira néanmoins par un divorce. Elle aura un quatrième enfant en  1959, encore un fils.

 

 

 

 

En quête de liberté, elle part avec sa fille, son deuxième fils et un nouveau compagnon, pour l'Allemagne. Elle se retrouve sans argent, sans papiers et sans le droit de travailler, si bien qu'en 1961 elle décide de se prostituer dans un bordel clandestin de Munich pour nourrir ses enfants. Elle sera finalement emprisonnée pour avoir vendu de la marijuana à des soldats américains. En prison, elle écrit et peint.  De retour en Suisse, elle tente de quitter la prostitution pour se consacrer à la création artistique.

 

 

 

Son premier livre, Le Noir est une couleur (Balland, 1974), est un ouvrage  autobiographique.

 

 

 

 

Au cours des années 1970, Grisélidis Réal devient une activiste, une des meneuses de la « Révolution des prostituées » à Paris :

500 femmes prostituées occupent la Chapelle Saint Bernard à Paris en juin 1975 et réclament la reconnaissance de leurs droits. Rejetant l'argument selon lequel une femme ne se prostitue que si elle y est obligée par le souteneur, elle déclare que la prostitution peut aussi être un choix.

Elle tient à ce que sur ses documents officiels figurent non seulement écrivain mais aussi «péripatéticienne» qu'elle considère comme une deuxième profession. 

Grisélidis amène sa « Révolution » à Genève en 1977 et reprend la prostitution, activité abandonnée sept ans auparavant. Elle est une des fondatrices en 1982 de l'association de défense des prostitués ASPASIE. Elle a étendu son combat en participant à des conférences internationales, en venant parler de ce qu'elle considère comme son métier dans des universités, en donnant de nombreuses interviews et en animant des réunions publiques. Dans son petit appartement des Pâquis, elle crée un centre international de documentation sur la prostitution.

Parallèlement à ce combat politique, Grisélidis Réal a toujours revendiqué un rôle social de la prostitution qu'elle considère comme une activité qui soulage les misères humaines et qui a sa grandeur. En 1977, elle écrit que « la prostitution est un acte révolutionnaire ».  

 

 

Elle a développé une vision positive de ce qu'elle a appelé  en janvier 2005 (dans la préface de Carnet de bal d'une  courtisane), « un Art, un Humanisme et une Science ».  Mais elle reconnaissait également le côté sordide de son  travail dont elle parlait avec des termes crus.

 

 

Grisélidis Réal arrête de se prostituer en 1995, à l'âge de 66 ans après trente ans d'activité, quatre enfants et onze avortements. Trois ans plus tôt, en 1992, elle publie La Passe imaginaire, compilation de lettres envoyées à son ami Jean-Luc Hennig entre l'été 1980 et l'hiver 1991. Un second volume Les Sphinx rassemble les lettres qu'elle lui a écrites à partir de juin 2002, la dernière étant datée du 26 mai 2005. Elle décède d'un cancer le 31 mai 2005.

En mettant de l'ordre dans ses affaires, ses enfants découvrent des manuscrits dont l'un est publié en octobre 2008 : Suis-je encore vivante ? Journal de prison ; il s'agit en fait de sa première œuvre, écrite lors de sa détention en Allemagne.

Le 9 mars 2009, elle est enterrée au cimetière des Rois à Genève, malgré la polémique soulevée par ce transfert. 

A quoi va servir le financement ?

Partir sur les traces de Grisélidis, c'est aller à la rencontre des personnes qui l'ont connue en Suisse, en Belgique, en Allemagne et en France... Nous nous sommes déjà rendues à Genève - ville ou elle a vécu une grande partie de sa vie - pour rencontrer ses enfants, ses proches, tourner nos premières images.

Et aujourd'hui, nous avons plus que jamais besoin de vous pour continuer à financer la location du matériel, les déplacements... Soit concrètement le tournage jusqu'à sa fin !

Natacha s'occupe de l'image et réalise le film; Vanessa, monteuse de formation, fait le son et dans un second temps le montage - il n'est donc (malheureusement) pas question de se verser des salaires ou de payer une équipe technique, mais bel et bien de récupérer le minimum nécessaire pour pouvoir tourner.

 

D'autre part, si vous voulez nous soutenir mais que vous n'avez pas accès à un compte Paypal, n'hésitez pas à nous contacter!

 

À propos du porteur de projet

ELLES

Avec "Sur les traces de Grisélidis", Natacha se lance dans la réalisation de son second film documentaire. Le premier intitulé "Ngwane, le sida au royaume du Swaziland" a été diffusé sur TV5 Monde. Le reste du temps, elle travaille en tant que chef opérateur et monteuse sur des documentaires pour Canal + et France TV.

Co-auteur de "Sur les traces de Grisélidis", Vanessa a d'abord été attachée de presse dans le cinéma pendant 10 ans. Il y a trois ans, elle a démissionné pour suivre une formation de monteuse. Depuis, elle monte des court-métrages et des films documentaires.

 

ELLES & GRISELIDIS

Les premières pages du livre de Grisélidis, le noir est une couleur,  ont été pour nous comme un électrochoc. Une telle audace de caractère et un tel désir de liberté ! Le personnage de Grisélidis nous apparaît comme un véritable personnage romanesque. Si les héros le sont justement parce qu’ils dépassent à certains égards le commun des mortels, à la moitié du livre nous faisons de Grisélidis notre héroïne.

Grisélidis a lutté toute sa vie et de tout son être contre les règles imposées par la morale et la bonne pensée qu’elle estime liberticides et injustes. En revendiquant la liberté sous toutes ses formes, elle incarne la courtisane pensante, éclairé et vivante, regorgeant d’humanité, clamant l’utilité sociale de sa profession et la mise à mort de l’hypocrisie. Son volontarisme et la cohérence de ses arguments nous interrogent sur notre propre résignation face aux règles sociales.

Grisélidis est une véritable nomade. Par contrainte ou par choix, la quête de liberté de Grisélidis induit la mobilité permanente. Le portrait que nous voulons faire d’elle aura la forme d’un road movie, et aura pour objectif de prolonger son mouvement. Ce film sera donc un voyage fatiguant, éprouvant, une fuite en avant. Remonter sur les traces de Grisélidis, c’est foncer d’un endroit à l’autre, ricocher de personnes en personnes, entre pointes d’accélération et courts moments d’accalmie : nous lui courons après pour mieux l’attraper !

Au fil de notre enquête, nous découvrons peu à peu un personnage aussi complexe qu’attachant. Naît alors en nous le désir de lui consacrer un film.

Et pour le reste, si vous voulez davantage de détails, n'hésitez pas à nous contacter à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit ! 

 

 

Enfin, pour conclure et pour le plaisir, quelques images extraites du film de Natacha: "NGWANE: le sida au royaume du Swaziland"

 

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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