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Le Grand Divertissement

Une série photographique de Sindbad Bonfanti.

À propos du projet

Le Grand Divertissement, c'est toute une histoire. Voire plusieurs.

            C'est l'histoire de Balthazar qui tient tout le monde éveillé; c'est l'histoire d'Helena qui est en retard pour le spectacle et qui tente de se refaire une jeunesse à coups de marteau ; c'est aussi celle de Fritz, son partenaire, qui cherche le mensonge sans le voir sous son nez. C'est l'histoire de Popeye, qui fait rouler la mécanique du temps mais qui a perdu ses outils, volés par Helena. C'est l'histoire de la jeune et frivole Pénélope et celle du Magicien, qui tient tout cet équilibre de travers. C'est l'histoire de Fabrizio, qui pipe les dés qu'il a lui même distribués, et c'est aussi l'histoire de Fernando qui en est l'incarnation. C'est enfin, et avant tout, l'histoire de Sébastien.

            C'est une plongée dans un monde où le divertissement va de paire avec le fantasme qu'on se fait de soi-même, où tout est fait pour nous (dés)enchanter, où l'on fait du neuf avec du vieux : Le Grand Divertissement est une fable autour de l'absurde moderne. 

            En réinterprétant les codes de l'image, en trouvlant les perspectives, en utilisant des icônes connues de tous et en les mettant en scène dans des situations à la fois absurdes et révélatrices, j'exposerai un regard sur la vanité actuelle. 

            Nous allons singer les normes de l'esthétique actuelle en créant avec du faux une impression de vrai. Le décor, les personnages et les accessoires seront photographiés séparément puis réintégrés dans une seule et même image.

            L’univers de cette série est fantastico-intimidant : le décor est une clairière en forêt, plongée dans le noir de la nuit. Les seules lumières viennent éveiller les personnages aux allures, pour certains, de zombies rafistolés, pour les autres, de pantins articulés

            Tous se retrouvent à différents endroits du tableau. Jouant sur l’espace temps ils seront tous en interaction les uns avec les autres, parfois avec leur double à quelque mètres d’eux. 

            Cette série a pour objectif d'être présentée à des concours photographiques, de constituer une sorte de carte de visite de mon travail qui me permettra d'enchainer, je l'espère, sur d'autres projets personnels et professionnels.

            Elle sera exposée sur la digue de Deauville en mai 2014 pendant 3 mois. D'autres expositions viendront ensuite.

          Imaginez que vous arriviez à Disneyland et qu'au lieu d'y trouver Minnie et Mickey dans leur costume, vous ne trouviez que les travailleurs laborieux qui sont en dessous, avec des oreilles en serre-tête pour rappeler leur rôle. Que toutes les ficelles qui animent les automates vous sautent aux yeux. Et qu'au milieu de ce monde désenchanté, les visiteurs persistent à y croire. 

C'est l'histoire de cette fête, organisée dans un décor imaginaire pour Fritz et Helena, deux invités qui plus que tout veulent croire à leur fantasme et se voir comme ils se rêvent. Cette farce organisée par un Magicien apparaît à nos yeux comme une esbroufe. Nous sommes dans l'imagination de nos invités avec des yeux qui y lèvent les masques.

C’est le symbole de notre temps : nous vivons de plus en plus dans le rêve éveillé que l'on nous offre, des plateaux télé aux publicités en passant par la construction de nos identités virtuelles. Nous sommes amenés à nous présenter et nous comparer à des images de perfection et nous nous prenons de plus en plus pour des images, statiques, qui ne doivent pas évoluer.

Dans la tête de mes invités : une image. La leur, tel qu’ils se sont vus un jour. Et une angoisse : celle de ne plus jamais la revoir. Accrochés au besoin d’identification aux icônes qui ne sont que leurs propres reflets, le seul moyen pour mes invités d'oser se voir (et se montrer) à la lumière c'est d’exister à nouveau dans cette image, qui est leur premier costume. Préparés, maquillés, transformés, aidés, ils peuvent enfin (accepter de) se regarder dans leurs miroirs où ils retrouveront leur fantasme. Point de reflet dans ces cadres vides, seulement ce qu’ils y interprèteront à leur guise.

Au même titre que la vie de mes personnages relève de la mise en scène, mes tableaux mettront en scène le jeu des fantasmes comme pour faire émerger les ficelles de leurs théâtres intimes.

            La photographie sera belle, elle sera esthétique plutôt. D’une esthétique travaillée, qui jouera sur le chamboulement des codes : ceux de la perspective seront tronqués, les lumières, toujours travaillées, seront illogiques et les décors impossibles. De ces composants naîtra un ensemble cohérent. Cohérent car en adéquation avec ce que l’on voit tous les jours. Mes personnages seront à la fois laids et beaux, effrayants et touchants. Mon plaisir sera d’avoir su créer l’émotion par l’esthétique du tableau, par les incohérences qu’il soulèvera tout en les masquant sous un voile de paraître.

Pour accéder à ce rendu précieux, le raffinement professionnel est indispensable à tous les degrés de sa mise en œuvre.

Lors de mes prises de vue, le choix du boitier et des optiques devra servir la netteté des matières et la lisibilité du décor. La mise en lumière, et la mise en obscurité, seront élaborées pour mettre en scène les matières elles-mêmes et les perspectives signifiées par les acteurs.

Les comédiens devront pouvoir interpréter des mouvements à la fois figés et pleins de vie, le maquillage devra être présent en se faisant oublier, tout autant que les lumières, et ainsi de suite…

Le tableau criera la vérité de son mensonge.

Pour réaliser ce tableau je vais réunir une équipe de férus professionnels, tous bénévoles.

Les premières prises de vue se feront en forêt et permettront de recueillir la matière du décor.

Nous photographierons ensuite individuellement chaque personnage en studio afin de pouvoir disposer de toutes les expressions et positions dont nous aurons besoin pour les intégrer au décor. Cette partie est prévue pour la mi-octobre.

L'intégration, elle, se fera par la suite en post-production où de nombreuses heures de travail sont prévues pour rendre réalistes et authentiques toutes ces manipulations.

Enfin, viendra le temps du travail de tirage qui nécessitera plusieurs essais sur différents papiers, avec différentes teintes, différentes densités de lumière...

Tout ceci pour que l'objet final ressemble à ce que j'ai en tête : un tableau beaucoup plus long que large, d'environ 70cm de hauteur pour 5 mètres de largeur.

La sortie est prévue pour début 2014.

À quoi va servir le financement ?

Ce projet a reçu le soutien de la société ECONAVIA, et particulièrement de son directeur Olivier Breuilly, qui a décidé d’exposer les tirages finaux sur la digue de Deauville pour une durée de 3 mois en Mai 2014.

ECONAVIA participe également au financement du projet, par la prise en charge des frais supplémentaires inhérents à l’exposition.

Par contre les coûts techniques de réalisation du projet ne sont pas financés, nous les avons chiffrés au moindre coût grâce à l’inventivité  et à la générosité de l’équipe ; ils constituent le montant recherché.

Sans votre participation, ce projet qui me tient à cœur ne pourra se concrétiser.

Le financement servira à payer de nombreuses choses :

La location d'un studio de prise de vue pour les deux journées de shoot prévues à la mi-octobre. C'est la plus grosse ligne de notre budget

La location ou l'achat des costumes prendra également une part importante de notre budget. De nombreuses pièces de styles différents doivent être réunies et certaines rares devront être louées à la journée.

La location du matériel de prise de vue, un Canon 5D Mark III et ses optiques de la série L, connues pour leur performance et leur polyvalence à toute épreuve.

Le matériel lumière, savamment choisi par le directeur de la photographie Florent Larriven, doit nous permettre de recréer toutes les nuances d'un éclairage de nuit allié à l'éclairage artificiel que nous avons choisi de mettre en place.

La régie qui nourrira et abreuvera l'équipe assoiffée tout au long des deux journées de prise de vue en studio.

Letransport des accessoires et des costumes jusqu'au studio ainsi que celui de l'équipe qui photographiera la forêt sera effectué en voiture et malheureusement nous ne serons pas aidés par le cours du baril de pétrole.

Lemaquillage, tout aussi important que les costumes et réalisé par Julie Meno, est demandeur en matière donc en argent, pour obtenir le rendu que nous souhaitons.

La recherche et l'achat des divers accessoires qui peupleront les scènes et finiront de construire l'univers.

Enfin, les derniers deniers restants financeront lesessais pour le tirage final de l'oeuvre en vue de son exposition.

Si l’objectif financier est dépassé, ne croyez pas que nous nous remplirons la panse de caviar et jouerons aux qataris sur l’immobilier parisien.

En cas de récolte supérieure à nos (plus folles) espérances, l’argent pourra servir à rémunérer l’équipe qui aura œuvré de bout en bout à la réalisation de ce projet. Ils l’auront bien mérité.

À propos du porteur de projet

Une photographie est un théâtre. Ayant commencé par photographier ce spectacle vivant qu'est la rue, c'est en affinant ma pratique que je me suis naturellement dirigé la création de mon propre théâtre.

Ce qui m'attire en photographie, c’est l’importance de chaque détail dans la compréhension générale. Je construit mes scènes comme on mène une enquête, en relevant patiemment chaque indice et en vous invitant à faire de même.

J’utilise la symbolique pour constituer un récit imaginaire par l’image. Je ne laisse rien au hasard, tout est signifiant. Jusqu’aux moindres recoins de mes scènes, par la dissonance d’un détail infime, ou par l’illusion du collage, je modifie la perception du spectateur, par l’artifice je crée l’illusion à débusquer, je place le regard en état d’alerte.

J'envisage la photographie comme une nouvelle forme de peinture, nécessitant de récolter la matière nécessaire non pas à raconter la vérité de ce qui se passe devant l’objectif, mais à transmettre la vérité par ce que verra le spectateur. C’est en changeant de place les différents éléments – décor, personnages, lumières… - et en les transformant à ma guise que je construits mes images.

L’appareil me sert à dépeindre ce que je vois et imagine.

            Par ailleurs c'est un souhait que de donner deux vitesses de lecture à mes photographies. Il faut qu'elles provoquent une première impression qui sera remise en question dès lors que l'on s'en approchera.

Mes images sont comme ce(ux) que j'observe : elles portent un masque, un voile, qui pousse à y regarder au plus près, à percevoir le réel au-delà de l’artifice.

Ce projet est mon premier de cette envergure et toutes ces belles paroles ne resteront que pixels sur fichier Word sans votre confiance, c'est pourquoi je vous remercie d'avance du soutien indispensable que vous pourrez apporter à sa réalisation, par vos partages ou vos participations financières.

N'hésitez pas à découvrir une partie de mon univers et de mes photographies sur mon site internet : http://sindbadbonfanti.com .

Rejoignez-moi sur facebook et likez la page du projet !

Sindbad.

Technique :

Florent Larriven – Directeur de la Photographie

Malheureusement notre faible budget ne nous a pas permis d'obtenir plus que ce sympathique gitan, sans caravane. Bien que borgne il voit la lumière comme personne et a toute la confiance du photographe pour illuminer d'une superbe ambiance l’univers du Grand Divertissement. Également Président de l'association La Mécanique, il travaille continuellement à de nouveaux projets poussé par sa soif d'apprendre et sa passion de l'image. Son dernier court-métrage, Camille, a été sélectionné au Short Film Corner à Cannes.

Nicholas Greenway – Premier assistant – Retoucheur Numérique

Formé à la même École que le photographe, Nicholas est un as de la technique. Sachant équilibrer une scène et travailler en vitesse, il assistera Florent dans la mise en place de la lumière avant de filer derrière son écran pour incruster en direct les personnages dans le décor au moment du shoot comédiens. Sa rapidité et son professionnalisme seront des armes sans failles dans la réussite du projet. Il aura également un rôle particulier au moment du développement des photos et fera jouer son expérience en laboratoire pour conseiller et assister Sindbad dans l'étape finale du tirage. 

Sylvie Blondeau – Costumière

Costumière de talent, elle saura construire et déconstruire l’allure complexe des personnages, en jonglant entre création textile et chine de pièces rares. Alice Martin et elle travailleront en étroite collaboration pour constituer l’univers dont ces personnages seront des pièces maîtresses.

Alice Martin – Accessoiriste

Enthousiaste et dénicheuse hors paire, Alice innove pour trouver les perles rares, chine sans relâche et finit toujours par trouver ce qu'elle cherche. Elle porte sur ses épaules la responsabilité de ce poste primordial et assistera Sylvie dans la recherche des costumes adéquats.

Ana Uribe – Assistante de production & artistique

Assistante de choc, l'Atlantique qui la sépare du reste de l'équipe ne l'empêche pas d'apporter une aide plus que précieuse dans l'organisation, la direction artistique et dans la réflexion technique globale.

Alice Bubbe – Assistante artistique

Assistante artistique, elle porte une attention particulière au travail des costumes, second œil du photographe quand il s'agit de décision à ce sujet. Cette première tâche ne l'empêche pas de garder un œil sur la direction artistique générale du tableau.

Julie Meno – Make-Up Artist

Tout juste sortie de son école, Julie enchaîne déjà les projets. Sachant travailler les nuances, elle apportera vie à ces pantins modernes en passant de l'univers du cirque à des maquillages plus modernes.

Quentin Costenoble – Story-boarder

Son coup de crayon n'a d'égal que son œil vivace pour interpréter la scène. Il réalise les story-boards qui permettront à toute l'équipe de plonger avec moi dans cet univers.

http://nobleneedles.tumblr.com/

Comédiens :

Alexis Desseaux est Fritz.

Dominique Hollier est Héléna.

Christian Clessi est Balthazar.

Sergueï Philippenko est Popeye.

Fanny Hérout est Pénélope.

Sebastien Toda est Sebastien.

Daniel Bullier est Le Magicien.

Fabrizio Musolino est Fabrizio.

Christopher Michaut est Fernando.

Tous ces professionnels étant très occupés il ne nous a pas encore été possible d’établir un trombinoscope digne de ce nom. Étant un partisan des choses bien faites, je préfère attendre d’avoir les bonnes photos plutôt que de vous présenter une sélection disgracieuse. Libre à vous cependant de jeter un œil sur internet…