Attention, notre site pourrait mal s'afficher ou mal fonctionner sur votre navigateur.
Nous vous recommandons de le mettre à jour si vous le pouvez.

Mettre à jour
Je ne peux/veux pas mettre à jour mon navigateur
BackBackMenuCloseFermerPlusPlusSearchUluleUluleChatFacebookInstagramLinkedInTwitterYouTubefacebooktwitterB CorporationBcorp

GODS

Le jeu de rôle de Dark Fantasy

Un petit message de Bastien

Derrière l’écran

J’ai grandi dans une petite ville de Bretagne, Auray, Saint-Goustan, Pluneret. Une terre de mythes et de légendes. De pierres, de forêts et de landes.

À l’âge de sept ou huit ans, mon pote de classe, Thomas, est arrivé à ma fête d’anniversaire avec une boîte en carton imagée. Sur la boîte, des guerriers marchant vers l’aventure avec une cité médiévale dans le fond. Dans la boîte, des livres noirs et un dé à la forme étrange. Vingt faces. 

J’ai laissé la boîte de côté, pour profiter des potes et me gaver de chocolat.

J’avais oublié l’existence de cette boîte jusqu’à ce que mon père la ressorte la semaine suivante. Ça s’appelait « L’Œil Noir » (oui, dans GODS les cultistes portent un œil noir autour du cou !) et le jeu proposait à mon père d’embarquer ses joueurs dans des aventures imaginaires.

Dans la continuation de ses premiers actes éducatifs (me faire lire le Seigneur des Anneaux à sept ans), mon père nous fit assoir en cercle, sur le sol de ma chambre, et se posa derrière un écran de carton noir.

C’est comme ça que mon frère et moi avons commencé le jeu de rôle.

Et ce n’était que le début. Peu de temps après, nous fûmes invités avec mes amis Tom et Gilles, et Thomas, à jouer des « aventures » chez notre voisin un peu plus âgé. Quand on a dix ans, trois ans d’écart ça compte ! On jouait avec les grands ! Mathieu nous emmena de Donjons et Dragons à des jeux plus complexes, plus adultes, au fur et à mesure qu’on grandissait tous ensemble. 

Pendant ce temps, je suis devenu maitre de jeu. Raconter des histoires était une obsession. Et on jouait toute la nuit, en secret avec notre bande de potes. Sans autres soucis que de se demander ce qui allait arriver à nos héros. À l’école, j’écrivais, et je dessinais. Les deux. Tout le temps.

On a grandi, tous. Il y a même des filles qui nous ont rejoints à la table de jeu (t’imagines ?). Nos parties devenaient plus complexes, plus riches. 

Pendragon, Over The Edge, Dark Sun, Bloodlust, Vampire, D&D, Deadlands, Berlin XVIII, INS/MV, L5R, Agone, Cthulhu

Corentin, Simon, Philippe, Mathieu, Johan, Chloé, Clément, Yoann, Marie, Quentin, Carole, Nassim, Nicolas, David… et puis ceux que j’oublie, car il en faut.

Nous avons tellement joué.

Et puis la vie a pris le dessus. Les réalités adultes de chacun.

Mais je n’ai jamais arrêté d’écrire. Jamais arrêté de dessiner.

Aujourd’hui, je vis aux US. J’ai fait de l’imaginaire mon métier. J’écris et j’illustre. J’ai bientôt quarante ans et je passe mes journées et mes nuits à écrire des mondes, illustrer des cartes Magic ou des couvertures de livres pour des auteurs qui ont nourri mon imaginaire. Je transforme mon premier roman graphique en un jeu de rôles à venir (Retrocity, la cité maudite).

Et puis surtout, je me suis levé hier matin pour découvrir que GODS était accueilli avec le cœur par les rôlistes français. Financé en moins de deux heures.

GODS c’est un premier bébé. Bercé au son du métal sombre et de Dead Can Dance. Par les heures de lectures… Kane, Conan, Elric, la Compagnie Noire… et surtout par tout cet imaginaire construit au long de toutes ces années.

Avant de retourner à mes histoires de sang et d’acier, je me permets d’être un peu sentimental :

Voir ce projet naître, ça ferait tellement plaisir au gamin rêveur que j’étais, il y a une trentaine d’années.

Je vous remercie.

Bastien Lecouffe Deharme