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Gentil(le)

un court-métrage de Lauréline Kuntz et Olivier Aufauvre

À propos du projet

Gentil(le) est un court-métrage d'une quinzaine de minutes écrit par la comédienne et auteur Lauréline Kuntz et réalisé par Olivier Aufauvre. A travers une comédie rythmée et un peu cruelle, on aborde l’ambiguïté qui existe dans une relation entre une actrice et ses "financeurs" (producteurs, mécènes...). Avec, au centre de cette relation, la nourriture comme objet de métaphore. Gentil(le) sera interprété par Lauréline elle-même ainsi que par le formidable comédien François Rollin.

Aurélia, une actrice, a rendez-vous dans un restaurant gastronomique avec Thierry, un homme du milieu culturel. Il doit subventionner ses spectacles. Au cours du repas, Aurélia lui raconte son histoire avec Jean-Guy, un mécène, qui lui aussi devait la financer et l'emmenait manger dans ce même restaurant. Puis elle se confie sans fin sur ses mésaventures sexuelles avec les producteurs, réalisateurs, politiques...  En mangeant, elle s'échauffe, parle fort, parle de sexe sans filtre, sans arrêt, Thierry est sous le choc. La scène de séduction classique entre une actrice et son "producteur" déborde, vire à l'absurde sous l'oeil malicieux du serveur.

Quelles sont les intentions de Jean-Guy ? Quelles sont celles d'Aurélia ? A-t-elle couché avec le précédent mécène ? Thierry a-t-il du désir pour Aurélia ? Thierry abuse-t-il de sa position ?  Aurélia a-t-elle envie de le séduire ? Qui est gentil(le) ?

"J'ai vécu une véritable déconvenue avec un potentiel mécène. Il était question qu’il finance mes projets via son entreprise. C’est lui qui l’avait proposé après avoir vu mon travail. Mais rien ne s’est passé comme prévu, il m’a invitée dans de nombreux restaurants gatronomiques, il était toujours ravi de me voir et de manger avec moi. La question de l’argent était éludée… « Et on mangeait, on mangeait ! ».  Il voulait autre chose. Je me suis sentie crédule, idiote d’y avoir cru, de n’avoir rien vu et d’avoir été " la comédienne qu’on invite à manger ". En même temps, je ne lui en voulais pas… C’est comme ça, c’est le « jeu », non ?

Lors d'une masterclass d'écriture de scénario sur le dialogue au cinéma dirigée par Emmanuel Mouret, je me suis mise à écrire une première version de Gentil(le) et je me suis aperçue que cette histoire personnelle pouvait devenir plus qu'une anecdote.

J'ai voulu en faire un film pour parler de ces situations entre un homme et une femme qui mêlent argent, pouvoir et séduction sans pour autant moraliser les personnages, ni les juger. Dans ce film on se demande tout le temps qui des deux est " gentil "."

Lauréline Kuntz

On a pris le parti de faire un film basé essentiellement sur le dialogue car nous pensons sincèrement que le dialogue produit du cinéma: on regarde les personnages quand ils regardent ou écoutent, on les observe. On les voit quand ils parlent. On peut s'attacher aux détails du jeu, aux expressions. Les dialogues créent aussi du suspense.

Le dialogue est un enjeu scénaristique mais aussi technique : comment filmer le dialogue ? Comment jouer sur le cadre pour créer un sous-texte complémentaire au dialogue ? Faire de l'image avec de la parole.

Je voulais montrer la nourriture, ici gastronomique, la sensualité de partager un repas. C'est très intime de partager un repas avec un inconnu. La nourriture nous sert de métaphore d'une sexualité latente qui peut se créer dans ce genre de situation et mener à des malentendus. La mise en bouche de la nourriture devient un geste érotique dans un certain contexte. Ici les personnages partagent des jouissances culinaires, parfois même leur fourchette, mangent avec les doigts, se font goûter... Dans l'histoire du cinéma, le repas a toujours apporté un côté pernicieux à des situations a priori banales. Que ce soit dans La Grande Bouffe, Festen, Les Sopranos, Une affaire de goût, La Vie d'Adèle, (et bien d'autres...) le repas est un moment où tout se délie.

A quoi va servir le financement ?

Ce court-métrage, écrit il y a un moment déjà, se retrouve aujourd'hui au coeur de l'actualité. Ce sujet, rapport pouvoir et sexualité, ici traité sous la forme d'une comédie, pose des questions importantes qui ne concernent pas seulement les actrices mais l'ensemble de la société. Nous avons envie de la réaliser rapidement pour apporter notre point de vue à ce débat sociétal qui se déroule en ce moment.

Le financement va nous permettre de produire le projet (sans avoir besoin de coucher avec personne, et surtout pas l'intégralité des jurys de toutes les commissions de financement ou un producteur américain). Blague à part, cet argent va permettre à notre équipe technique de réaliser le meilleur film possible. Que ce soit le matériel technique utilisé, les costumes, les besoins logistiques, les accessoires et bien sûr la nourriture gastronomique, tous ces éléments sont cruciaux dans la réussite du projet et nécessitent des investissements.

L'argent ne servira pas à nous rémunérer mais à louer une caméra, de la lumière, à créer des costumes, à louer une salle de restaurant, à créer des véritables plats de chefs, à acheter du maquillage et à assurer toutes les petites dépenses qu'un tel tournage peut nécessiter.

À propos du porteur de projet


Lauréline Kuntz est comédienne, auteur, chroniqueuse, championne de France de slam, diplômée d’un DEA d’études théâtrales. Elle mène de front jeu, théâtre et cinéma, écriture, humour (Lauréate du prix one man show SACD). Seule en scène, elle se produit à Paris, en province et à l’étranger. Elle est à l’affiche à la Nouvelle Seine à Paris avec son dernier spectacle « Lauréline Kuntz et le Questionnaire Fou ». www.laurelinekuntz.com

Diplômé de l’Essec en 1975, François Rollin va conquérir le milieu du spectacle en se révélant tour à tour comédien, humoriste, écrivain, scénariste, réalisateur, ou encore metteur en scène. Co-inventeur des Guignols de l'Info sur Canal+, il a mis en scène de nombreux humoristes (Vincent Dedienne, Arnaud Tsamère, Pierre Palmade...). Depuis des années il incarne sur scène et à l'écran le personnage culte du Professeur Rollin. Au cinéma, on le voit également à l’affiche des Clefs de bagnole de Laurent Baffie, Combien tu m’aimes de Bertrand Blier, Fauteuils d’Orchestre de Danièle Thomson, A quoi bon d’Edouard Baer, Les Nuits d’été de Mario Fanfani, Tamara d’Alexandre Castagne}.

Olivier est monteur-motion designer depuis plus de 10 ans au sein de la société LABOITE. Il a participé au montage du court-métrage LE SYNDROME DE STOCKHOLM réalisé par David Mabille et a réalisé les effets spéciaux du court-métrage JULIE ET SES JULES de Fanny Jean-Noël. Il développe actuellement son premier court-métrage d'animation intitulé SOUS LES NÉNUPHARS.

     

Formé à l'école nationale Louis-Lumière, il travaille depuis près de trois décennies comme cadreur ou directeur de la photographie pour des films de fiction pour le cinéma ou la télévision. Il a notamment travaillé avec Win Wenders sur le documentaire Berlin-Cinema, sur la série de Tony Marshall Vénus et Apollon ou encore sur les films La Mentale, The Code....

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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