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GALERIE STIGMATE

Espace alternatif queer

À propos du projet

DEFINITION :

Le mot queer signifie d'abord "qui sort de l'hétérosexualité et du genre binaire". Par ailleurs, par son histoire et éthymologie il signifie bien plus. Les "queer" ont toujours été une frange de la communauté LGBT (lesbien, gay, bisexuel, transexuel) plus engagée et militante. Le queer incarne par delà les questions de genres et de sexualités plusieurs courants alternatifs et se positionne volontairement en marge de la société afin d'en dénoncer certains aspects . 

UN ESPACE ARTISTIQUE ALTERNATIF QUEER :

Le projet est de monter une galerie d’art / concept store engagée, un espace alternatif queer et safe où sont mis en vente des œuvres d’arts, des vêtements, des goodies, des livres…tous réalisés par des personnes queer. STIGMATE est un tremplin de jeunes talents destiné à faire partager la culture queer et les créations qui en émanent. Partager le fruit béni de notre résilience, montrer qu’on existe et qu’on le mérite, voilà ce que je veux faire.

POURQUOI STIGMATE ?

J'ai décidé d'appeller la galerie STIGMATE en référence à un processus sociologique : le retournement du stigmate. Ce processus décrit la manière dont les minorités se servent des discriminations qu'elles subissent en créant leur identité autour de celles-ci. Elles inversent ainsi l'insulte et s'en servent de sorte qu'elles finissent par sublimer la discrimination et en faire une fierté, un étendard.

PROJET DE PREMIERE EXPOSITION :

Pour la première exposition la galerie proposera de découvrir le travail de Kevin Tran (@encoretoikevin), photographe eurasien queer qui explore à travers ses oeuvres sa double identité.

STIGMATE c'est aussi mettre en valeur des modes de consommation différents, non genrés et écologiques notamment. Dans cette optique la galerie accueillera deux marques de créateurs utilisant la technique de l'upcycling : Jibé Assey (@jibeassey) et R.E.W. Studio (@r.e.w_studio). 

Enfin le graphiste Florent Mathon présentera son projet "Homophobia" sur la réappropriation des insultes homophobes dont dérivera également une série de tote bags personnalisés. 

Evidemment la galerie présentera de nouvelles collaborations réguliérement. 

A quoi va servir le financement ?

FINANCER LA PREMIERE EXPOSITION STIGMATE :

Les financement récoltés seront répartis sur deux dépenses :

1) La location d'un local 

La location d'un lieu pour une galerie d'art à Paris est extrêmement coûteuse, c'est la dépense principale du projet soit environ 70% de l'objectif fixé.

Pour la première exposition la galerie louera un lieu pop up pendant 1 mois, une solution éphémère et coûteuse mais moins engageante qu'un bail de boutique classique.

Si l'événement est un succès (grâce à vous !) la galerie recherchera une vraie maison louée à l'année.

2) Le vernissage de l'exposition

Qui dit galerie dit vernissage...C'est un événement mondain qui peut paraître superficiel mais pourtant c'est essentiel !

Le vernissage c'est une chance pour les artistes de présenter leur travail, de le défendre et peut-être de conquérir le coeur d'une personne qui pourra les aider à gagner en visibilité. Au-delà de ça, dans le cadre d'un projet comme celui-ci, c'est une opportunité pour informer et sensibiliser le public aux questions queer.

Un vernissage en terme de dépenses c'est de la nourriture et des boissons (et toute la vaisselle qui va avec) pour touts les invités et des performers rémunérés (voguing, art contemporain, dj set...).

 

STIGMATE est un projet peu coûteux et qui n'aspire pas à faire de grands bénéfices mais seulement à pouvoir exister.

À propos du porteur de projet

En arrivant à Paris, j’entame une bi-licence en langue arabe et  Histoire à la Sorbonne dans une perspective de carrière  diplomatique mais n’y trouve pas la stimulation attendue. Je  m’oriente alors vers une école privée de relation internationale  (ILERI) où je passe une année décisive pour la suite de mon parcours. Je découvre l’hypocrisie de la diplomatie et du monde politique en même temps que l’activisme LGBT. A l’école je parviens à créer une association étudiante queer et féministe malgré la réserve initiale de l’administration. A la fin de l’année je ne peux plus supporter l’idée de poursuivre une carrière où ce que l’on pense, ce que l’on dit et ce que l’on fait sont trois choses différentes. J’ai la chance alors d’obtenir un stage au sein d’un festival de cinéma expérimental entre Berlin et Paris. C’est là que je veux être, faire du politique avec l’art, être au contact des artistes qui eux parlent vrai et marquent fort. Je prends la décision difficile d’arrêter mes études. Je ne supporte plus d’être assis à attendre que le savoir me soit donné pour prétendre être légitime à mettre en place mes projets. J’ai besoin d’être dans l’action. Je développe alors mes idées avec la détermination de celui qui n’a plus le choix que de réussir pour ne pas regretter. Ainsi je monte d’abord Queer Rage, une plateforme vidéo qui a pour but de mettre la lumière sur des personnalités queer atypiques et engagées. J’ai la chance de filmer Habibitch Mitzrahi, une danseuse star de la ballroom parisienne ainsi que Lucas Wild un militant LGBT sourd (vidéos disponibles prochainement). 

Aujourd’hui à travers Queer Rage et à travers mon nouveau projet STIGMATE j'essaye de donner une visibilité à des personnes aux identités étouffées mais surtout j'espère réaliser un travail d'information et de sensibilisation. Je me répète souvent un phrase de Habibitch «  toute notre vie s’est créée pour sublimer nos souffrances donc bien sûr qu’on crée des choses magnifiques, bien sûr que tout le monde les veut ». Partager le fruit béni de notre résilience, montrer qu’on existe et qu’on le mérite, voilà ce que je fais.

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