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Tant qu'il nous reste des fusils à pompe

Court métrage de fiction

À propos du projet

TANT QU’IL NOUS RESTE DES FUSILS À POMPE

Scénario & réalisation : Caroline POGGI et Jonathan VINEL
Production : Le GREC / Lou CHICOTEAU
Durée : 30 minutes
Genre: Fiction
Support : HD
Calendrier - Préparation : mi-juin /mi-août 2013 (Bouloc, Fronton / Midi-Pyrénées)
                  Tournage : dernière quinzaine d’août 2013 (Bouloc, Fronton / Midi-Pyrénées) 
                  Post production : septembre 2013 – février 2014 (Paris)

Page Facebook : https://www.facebook.com/TantQuilNousReste

RÉSUMÉ

C’est l’été à Bouloc, village ordinaire du sud de la France. Il y fait très chaud, les palmiers agonisent. Les rues sont étrangement désertes. Joshua, un adolescent de dix-huit ans, erre dans des quartiers pavillonnaires, de piscine en piscine. Seul le souvenir des drames passés peuple encore les murs des maisons : le suicide de son meilleur ami Sylvain, la chute du car des pom pom girls dans un ravin...

Joshua appartient déjà au monde des morts depuis qu’il a décidé de se suicider. La seule chose qui le retient encore c’est son grand frère Maël. Avant d’en finir, Joshua s'est mis en tête de lui trouver une famille. Lorsqu'il croise un membre du gang des Icebergs, il saisit l'occasion.

L'IDÉE

En 2010, ça a été l'hécatombe à Bouloc.
Mon village. Entre Toulouse et Montauban. 

Il y a eu Julien. Avec un fusil à pompe, dans sa chambre. Ses parents étaient partis en weekend. Avant de se tuer, Julien a envoyé un texto à son meilleur ami. Yohann s’est prit un platane en rentrant de boîte de nuit. On faisait du basket ensemble sous mon préau. On imitait les membres des Chicago Bulls. Jordan a été interné. Il est devenu fou après une agression. Gilles, notre voisin, s’est donné la mort dans son jardin. Il réparait nos ordinateurs.

J’ai vécu jusqu'à mes 22 ans à Bouloc. Mon village. Entre Toulouse et Montauban.

De l’autre côté de la Méditerranée, Caroline grandissait dans une cage dorée, un village encore plus petit que Bouloc. Bastelicaccia, en Corse.

Nous avons passé dans nos villages respectifs une enfance joyeuse. Nous vivions dans une aire de jeux géante.

À Bouloc, la vie au village était marquée par le rythme scolaire et l’alternance des saisons. Avec nos copains, nous partions rarement en vacances. Sous un soleil de plomb, on passait nos étés à errer en vélo dans une multitude de petites rues rectilignes et monotones où des maisons se succèdent les unes à côtés des autres. Des maisons qui ressemblent à celles que l’on dessine à l’école : un carré, deux fenêtres, une porte, et une cheminée. On ne disait pas “nos cabanes” mais “nos QG”. Il fallait bien un endroit pour ranger nos mitraillettes en polyester. Comme on n’avait pas de piscine, on squattait celles de nos voisins absents. À la fin de la journée, on jetait des plantes fraichement déracinées dans l’eau limpide et turquoise.

Pendant ce temps, en Corse, Caroline attendait avec impatience le gala de danse en plein air du 15 août : les brassières à paillettes se déhanchaient au rythme du hip-hop pendant que les garçons tapaient avec leurs poings sur l’estrade en bois. À l’automne, la saison des cross recommençait. Les enfants participaient presque tous aux compétitions de cross country. Ils s'épuisaient avec leurs crampons recouverts de gadoue, pendant que des mamans bénévoles préparaient les barquettes de frites et les sandwichs aux merguez.

Nous voudrions que tout dans ce film soit un adieu. Il nous semble que c'est la priorité de la mise en scène afin que Tant qu'il nous reste des fusils à pompe puisse prendre son ampleur. Adieu c'est-à-dire le dernier Au revoir. C’est cet Adieu qu’on fait lorsqu’on quitte un camping : on regarde le mobile home des voisins, avec les bouées en forme d’animaux sur le côté. Nous savons que c'est la dernière fois, alors les bouées et le mobile home flottent légèrement. Bien sûr nous sommes seuls à voir, ça sert à rien d’appeler sa petite sœur pour le lui faire remarquer. C'est un moment vraiment beau. Les choses sont là sous nos yeux. Il faut les amener juste un peu plus haut. Pas beaucoup. C'est de l’apesanteur.

Putain c'est une balançoire, je la reconnais, mais elle flotte.

Nous imaginons ce film comme un déferlement d’images et de sons cimentés par le regard étrange d’un adolescent qui vient de perdre son meilleur copain. Un adolescent qui veut mourir et qui regarde Bouloc pour la dernière fois. Pour l’emporter avec lui, même après la mort. Ce personnage c’est Joshua.

C’est par cet état d’entre-deux, ce flottement particulier entre vie et mort que le sacré pourra naître. Oui, on sait, le sacré. Ce mot lourd et pompeux. Pour nous, il ne s’agit de rien d’autre qu’un renforcement de l’admiration. Faire en sorte que Joshua sacralise tout ce qu’il voit : les bouées gonflables qui flottent dans l'air, les cheveux blonds de Sylvain ou encore les céréales qui se noient dans le lait du matin. Nous ne voulons surtout pas une alternance entre deux genres cinématographiques, ce qu’on pourrait appeler réalisme et fantastique. Mais davantage travailler la frontière entre les deux afin de créer un état hybride.

Dans ce film nous aimerions parvenir à montrer plus que la “simple représentation”. Voir les coulisses en quelque sorte, comme si chaque bâtiment présent dans le film avait une mémoire, seulement accessible via le regard de Joshua. Comme si chaque objet, chaque bol remplit de céréales enfermait en lui une violence prête à éclater. 

Caroline Poggi & Jonathan Vinel

NOTE SUR LE FILM

Tant qu’il nous reste des fusils à pompe met en scène une adolescence difficile en proposant un regard sur les personnages différent de ce qu’on peut trouver dans les teen movies américains.

Ce n’est pas un film dans la veine du « drame social / psychologique ». L’univers qui se dégage ici est violent dans ses propos, c’est inévitable : on parle de suicide, de morts accidentelles, de gang, d’armes à feux, d’une jeunesse qui ne grandira jamais. C’est un chant désespéré très grave.

Mais c’est un vrai pari de cinéma, car malgré la violence des personnages, un voile de douceur vient recouvrir cette dureté. Le film prend un chemin paisible vers la libération d’un adolescent, Joshua. La mort est là, omniprésente, mais elle n’est pas un événement en soit. Il n’y a pas de tristesse à ressentir face à la décision du personnage. Nous n’avons pas d’autre choix, sinon celui d’accepter avec lui. La mort n’est pas noire, ni cruelle. C’est une mort « avec des paillettes ».

Jonathan et Caroline proposent un projet ambitieux qui fait racler la gorge pour lequel nous sommes à la recherche de moyens financiers et matériels afin qu’il puisse se réaliser dans de bonnes conditions dans l’optique de pouvoir ensuite souhaiter au film une belle carrière en festivals, ou tout autre lieu qui souhaiterait l’accueillir.

Lou Chicoteau

A quoi va servir le financement ?

Nous avons besoin de votre aide pour lancer le projet et permettre au tournage d’avoir lieu dans le sud de la France, avec une équipe de vingt personnes, pendant quinze jours en août 2013. Nous avons une partie du financement (Le GREC, la Mairie de Bouloc), mais il nous manque encore des moyens !

Une partie de l’équipe s’installera à Bouloc dès la mi-juillet pour préparer le tournage. Un mois donc, pour décider les lieux où nous tournerons le film, un mois pour caster les acteurs qui joueront les membres du gang, louer le matériel technique, trouver un logement à l’équipe pendant le tournage, la cuisine où serons préparés nos repas, mais aussi organiser notre planning de tournage, les venues de chacun d’un peu partout en France (Paris, Corse, Paca, Auvergne, Bretagne…), afin que nous puissions ensuite, à partir de la mi-août, être prêts, au complet et lancer le premier « MOTEUR » du tournage !

L’argent récolté grâce à vous viendra compléter nos subventions. Le fait de préparer et tourner dans le sud pendant un mois et demi avec entre dix et vingt personnes représente un coût considérable pour une économie fragile de court-métrage. Néanmoins cet investissement nous semble absolument nécessaire puisque c’est en nous rendant sur les lieux nécessaires pour le film que nous pourrons fabriquer le film tel qu’il a été imaginé.

NOUS AVONS VRAIMENT BESOIN DE VOUS !!

Par avance, un IMMENSE MERCI pour vos contributions.

À propos du porteur de projet

​CO-REALISATION

Caroline POGGI – Réalisatrice

Caroline Poggi est née en Corse en 1990. Elle réalise en 2012 son premier film de fiction, Chiens, coproduit par le G.R.E.C. (Groupe de Recherches et d'Essais Cinématographiques) et l'IUT de Corse. Chiens était en compétition Labo au Festival International du court-métrage de Clermont Ferrand 2013 et sera prochainement en compétition international au Lago Film Fest 2013 (Italie). Il a été diffusé lors du Festival des Nuits Méditerranéennes du court-métrage de Corte et au Tabakalera - Centre international d'art Contemporain à San Sebastian (Espagne). Caroline Poggi vient de remporter le prix de la meilleure œuvre internationale pour Chiens à Grimstad (Norvège) lors du 36th Norwegian Short Film Festival. 

Jonathan VINEL – Réalisateur

Jonathan Vinel est né à Bouloc (Midi-Pyrénées) en 1988. Il est étudiant à la Fémis en montage. En 2011, il réalise deux courts-métrages, We et Play. Ce dernier a reçu le prix du jury au Festival Troyes Premières Marches et a été diffusé au Forum des Images lors du Festival Écran Ouvert. À la Fémis, il réalise Prince Puissance Souvenirs. Jonathan Vinel apparait dans les Cahiers du Cinéma du mois d'avril 2013 (article : Des promesses en courts) 

Prince Puissance Souvenirs : http://vimeo.com/40806904

Play : http://vimeo.com/25181137

We : http://vimeo.com/17893049

CASTING

Lucas DOMÉJEAN – Rôle de Joshua

Lucas Doméjean distribue cet été des surgelés pour Argel à Plan d'Orgon, Bouches du Rhône. Il s'occupe des percussions au sein de son groupe Béton Armé, qui n'a toujours rien produit.

C'est la première fois que Lucas joue dans un film. 

Nicolas MIAS - Rôle de Maël

Nicolas M. dit Nicho, ou petit poussin, est descendu de la montagne pour fouiller la terre et gratter les murs, diamant brut et étoile en devenir.

C'est la première fois que Nicolas joue dans un film. 

Le reste des rôles est en cours de casting.

NOTRE EQUIPE

Le GREC – Producteur           

Le GREC, Groupe de Recherche et d’Essais Cinématographiques, produit 17 premiers courts métrages par an : fictions, documentaires, films expérimentaux, animations, films d’arts… Les projets sont sélectionnés par collège de professionnels du cinéma. Crée en 1969 par Pierre Braunberger, Anatole Dauman et Jean Rouch, le Grec a produit environ 800 films. C’est une association subventionnée par le Centre National du Cinéma et de l’Image Animée (CNC).

Lou CHICOTEAU – Chargée de développement et de production

Lou Chicoteau est née à Paris en 1987. Avant d’intégrer la Fémis en production, elle travaille trois ans pour différentes sociétés de production : pour Frédéric Jouve / Les Films Velvet, pour Emmanuel Giraud / Les Films de la Croisade, pour Arnaud Dommerc / Andolfi. Parallèlement, elle a été productrice et/ou directrice de production sur une quinzaine de courts-métrages autoproduits et/ou étudiants. Le dernier en date, Exil, est un film de fin d’études d’un étudiant réalisateur de la Fémis, Vladilen Vierny, présenté à la Cinéfondation du festival de Cannes en mai 2013.

Raphaël VANDENBUSSCHE – Chef opérateur

Raphaël Vandenbussche est né dans un village du sud de la Vendée en 1991. Avant de rejoindre la Fémis, il travaille en tant qu'assistant caméra pour Capricci, Redfilms et Fasproduction. Parallèlement aux études, il a mené l'image d'une quinzaine de courts-métrages, dont ceux de Maxime Martinot, Frédéric Bayer Azem, Benjamin Hameury, et Aurélien Peilloux (voir : http://r-vdb.com/).

Maxime ROY – Ingénieur du son

Maxime Roy est né en 1991 à Toulouse. Il découvre les ondes dans le studio d'une radio associative toulousaine, persévère dans les studios de Radio France, poursuit en passant par la classe préparatoire aux écoles de cinéma CinéSup à Nantes, et entre finalement dans le département son de La fémis. En marge de ce parcours, il dirige depuis trois ans l'association de production de courts-métrage Collectif COMET, au sein de laquelle il jongle avec ses casquettes en alternant les métiers du son et la production des films de l'association.

Solenne ARRIGHI – Régisseuse générale

Solenne Arrighi a acquis une formation de management international en roulant sa bosse à travers les Amériques ces 4 dernières années. Dynamique et adepte du système D, elle se destine à une carrière de productrice évènementiel bien qu'elle soit toujours à la recherche de nouveaux challenges.

Clément LAFORCE – Mixeur

Dès l'âge de 3 mois, Clément Laforce s'essaye à la prise de son avec son babyphone. Ces expériences aux résultats mitigés (dus essentiellement à la mauvaise qualité du matériel et à la voix criarde de l'interprète) n'auront pas de suite immédiate. Plus tard, il reprend ses essais en enregistrant la voix suraiguë de sa petite soeur chantant les comptines apprises à l'école. Arrivé à la Fémis, il enregistre les voix pour Ashlynn Brooke et Prince Puissance Souvenirs de Jonathan Vinel. Il travaille ensuite avec Caroline Poggi lors du mixage de Chiens où il renoue avec ses racines Corses. 

Sylvain COISNE –  Effets visuels

Sylvain Coisne est diplomé de la Fémis en réalisation. Depuis, il développe des projets de courts et de longs métrages, et travaille aussi aux effets visuels de films ou de clips. Il a récemment réalisé les effets spéciaux du clip Wrong Blood de Joakim.

François PEYROUX – Consultant scénario

Adrien PETER – Assistant caméra

Elisha ALBERT – Perchwoman

Clémentine VALLET – Chef costumière

Romain OZANNE – Monteur son 

SOUTIENS

Avec le soutien de la Mairie de Bouloc

Et l’accompagnement de la Commune de Fronton