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FORT DE VAUJOURS en IDF: radioactif ?

Quand Placoplatre veut absolument exploiter les sous-sols contaminés radioactivement

Fort de Vaujours - Information sur les procédures et travaux en cours

1. Plainte contre Placoplatre.

Vous avez participé en 2015 au financement de notre action en justice contre Placoplatre pour mise en danger de la vie d’autrui, suite à une campagne de démolition menée en dehors de tout contrôle. Votre soutien a été bien sûr primordial pour déposer cette plainte et nous vous renouvelons nos remerciements pour ce soutien essentiel.

Je vous donne ci-dessous les dernières informations communiquées par notre avocate quant à l’avancée de cette procédure.

Chères Mesdames, Chers Messieurs,

Je vous informe que l’enquête, ouverte à la suite de notre plainte, a été confiée à l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP). J’ai contacté les enquêteurs, ainsi que le substitut du Procureur de la République en charge du dossier, qui m’ont indiqué que l’enquête était en cours, sans autre information à ce stade de l’enquête. Il est vraisemblable qu’il n’aient pas encore d’élément tangible à nous communiquer.

Je ne manquerai pas de les contacter à nouveau d’ici quelques semaines et vous tiendrai évidemment informés.

Bien cordialement

Cette lenteur, malheureusement habituelle en Seine-Saint-Denis, permet ainsi à Placoplatre de continuer son projet sur le Fort de Vaujours, même « encadré » par les services de l’Etat.

2. Projet Placoplatre.

21. Les démolitions.

Les démolitions continuent sur le site dans le cadre du protocole mis en place par l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) ; la Commission de Suivi de Site (CSS) mise en place le 5 mai 2015 se réunit 3 fois par an. Elus du territoire, associations sont informés de l’avancement des travaux et des avis émis par l’ASN sur le respect des règles imposées à Placoplatre.

Une CSS n’est cependant pas un lieu d’échange constructif et reste totalement soumis au bon vouloir des préfets et de Placoplatre.

Pour rappel le gypse, objet du projet de carrière de Placoplatre, est déclaré ressource stratégique en Ile de France ; tout est ainsi organisé pour que l’Etat accorde de larges facilités à un industriel pour valoriser ces ressources naturelles coûte que coûte.

22. Le rôle de l’ETAT

L’Etat, par l’intermédiaire des préfets, doit assurer un rôle de contrôle sur les activités déjà engagées par Placoplatre ; cependant alors que ce rôle avait déjà été complètement oublié lors de la présence du CEA sur ce site, une « autoroute » est maintenant ouverte à cet industriel, comme elle va l’être pour tous les plâtriers, partout où il y a du gypse en Ile de France.

La dernière péripétie est la déclaration d’un Projet d’Intérêt Général (PIG) sur la commune de Courtry (Annexe-1), visant à autoriser d’ores et déjà la création d’une carrière à ciel ouvert sur le Fort de Vaujours, alors que les conditions de mise en œuvre de cette carrière accablée par un cortège de pollutions radiologiques ou chimiques, ne peuvent préserver intégrité et santé des populations voisines.

Le conseil municipal de Courtry s’est pour sa part prononcé contre ce PIG le 22 juin 2016 (Annexe-2).

23. Elus et Associations.

Elus et associations continuent de lutter pour faire valoir les droits et demandes des populations menacées par ce projet.
Les démarches engagées pour une étude d’impact globale du projet incluant démolitions et autorisation de la carrière, ont été toutes rejetées (Annexe-3). Les décrets 2016-519 du 28 avril 2016 et 2016-1110 du 11 août 2016 concernant la saisine de l’Autorité Environnementale nous fournissent une nouvelle ressource pour obliger Placoplatre à produire l’étude d’impact qui mesurera enfin l’ensemble des effets néfastes du projet, avant les combats qui vont accompagner le Dossier de Demande d’Autorisation d’Exploiter en 2017. Ces décrets sont la transcription en droit français de la directive du parlement européen et du Conseil 2011/92/UE du 13 décembre 2011 sur laquelle nous appuyions notre argumentaire, et qui n’avait jamais été appliquée dans le code de l’environnement.

Elus et associations ont par ailleurs obtenu la possibilité d’une expertise « tierce » des opérations menées par Placoplatre. La CRIIRAD, présente sur ce dossier dès l’abandon du Fort de Vaujours par le CEA et financée par des subventions mises en œuvre par les collectivités qui s’y sont engagées, (Une première subvention a été votée en Conseil Municipal par la commune de Tremblay-en-France - Annexe-4) assurera ainsi une vision du terrain contradictoire.

24. Dossier d’abandon du Fort de Vaujours.

Le dossier d’abandon du site élaboré par le CEA en1998, est consultable à l’ASN. Ce document de 7000 à 8000 pages est un historique incomplet des opérations menées par le CEA après la fin de ses activités. Il ne décrit pas les expérimentations qui ont contaminé les 45 hectares du site, mais fait un état des lieux optimiste, contredit par les investigations des associations et les difficultés rencontrées par Placoplatre pour tenter d’assainir un site miné par les pollutions.

C’est pour s’assurer de la pertinence des démonstrations présentées en CSS, que les associations Environnement 93 et Nature Environnement 77 ont décidé de reprendre ce dossier en détail, pour analyser plus spécifiquement l’impact des réseaux d’assainissement sur la pollution des sols et sous-sols concernant eaux usées, eaux pluviales et eaux de lavage des points d’expérimentation, ainsi que les interventions du CEA sur l’amiante présente partout sur le Fort de Vaujours. Alors que Placoplatre est en conflit avec ses sous-traitants pour les opérations de désamiantage des bâtiments, le CEA affirmait le 2 juin 2014 à l’occasion de la 44ème réunion du groupe de travail du Plan National de Gestion des Matières et des Déchets Radioactifs (PNGMDR) «qu’une dépollution amiante complète a été réalisée dans les années 90 dans tous les bâtiments ». (Annexe-5)

25. Pontfaverger-Moronvilliers.

Copie du communiqué de presse des conseillers départementaux de Tremblay-en- France – Vaujours – Coubron – Montfermeil.

Le 3 juin 2016, une délégation d’élus et d’associations environnementales de Seine- et-Marne et de Seine-Saint-Denis (Environnement 93 et Nature Environnement 77) ont rencontré le Maire de Pontfaverger-Moronvilliers accompagné de la Vice- Présidente de la communauté de communes et du Président de l’association de défense de l’environnement de Pontfaverger et sa région.

A cette occasion, ils ont échangé des informations sur les sites du CEA de Vaujours et de Moronvilliers, sites jumeaux sur lesquels ont été élaborés les détonateurs de la bombe atomique française.
Ils ont pu découvrir la similitude et la gravité des contaminations générées par les activités du CEA ainsi que le manque de transparence des autorités sur ces pollutions qui représentent des risques pour la population et l’environnement.

Sur le site de Moronvilliers, ce sont, entre autres, 2,7 tonnes d’uranium qui dorment au fond des puits !
Ils ont décidé d’approfondir leur travail commun, d’interpeller ensemble les Comités de Suivi de Site respectifs, de rendre publiques les informations très importantes qu’ils ont découvertes.