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Forces armées africaines 2020

Un livre sur l'organisation, les équipements, l'état des lieux et les capacités des forces armées africaines

  • Un succès grâce à vous tous

    La campagne vient de s'achever et c'est un succès !

    Que de "mercis" écrits dans les commentaires ainsi qu'en messages privés ! Une multitude de "mercis", mais chacun est sincère, pensé et adressé chaleureusement à celles et à ceux qui ont contribué et qui soutiennent ainsi la finalisation du projet.

    Ma gratitude va à vous tous. Je songe en particulier à Sonia pour sa patience et son soutien de chaque instant. Je songe à mon indéfectible ami Vincent Bernard (au passage, l'Infographie de la Seconde Guerre Mondiale dont il est un des auteurs est un ouvrage remarquable et constitue un beau cadeau de Noël pour tout passionné d'Histoire ! Ses biographies de Grant et de Lee sont des références) - aussi talentueux rédacteur d'articles et d'ouvrages passionnants que formidable camarade ! Merci à Alain Daboval pour son soutien depuis des années, pour ses encouragements. Et merci à François-Régis Daboval. Sans Alain et François-Régis, boucler la campagne aurait été difficile. Je songe aussi à Patrick Ferras, toujours vif, drôle, avec un regard d'une grande justesse sur le monde et plus spécialement sur l'Afrique, à qui je dois beaucoup et pas seulement pour sa contribution à cette souscription.

    Je songe également à Michel Goya. L'acuité de son regard sur la chose militaire, sa manière de l'expliquer aussi doctement qu'efficacement (avec notamment ses ouvrages Sous le feu : La mort comme hypothèse de travail ou encore S'adapter pour vaincre) et la pertinence de son analyse sont égales à sa gentillesse. Je suis honoré d'avoir eu son soutien, d'autant que le relai(s) effectué par Michel a donné une nouvelle impulsion à la souscription. Sans lui, la fin aurait été différente. Et puis il y le soutien et les encouragements de Nicolas Henin dont l'humanité rare m'inspire souvent. Merci au remarquable Bokar Sangaré dont le travail est admirable, dans des conditions pas toujours faciles, pour le relai(s) au profit de la souscription et pour son amitié dont je suis également honoré.

    Il m'est impossible de citer tout le monde aussi longuement que je le voudrais, mais je tiens néanmoins à évoquer d'autres personnes de qualité, à l'instar du général (2S) Marc Delaunay, alors que je ne communique pas beaucoup et qui a pourtant solidement relayé, tout comme Joseph Henrotin (ainsi que son soutien quant à mon travail). Je pense à Aline Leboeuf, à Marc-André Boisvert ou encore à Agnès Faivre pour leur contribution, Pascal P. pour ses formidables encouragements. Parmi ceux qui souhaitent rester anonymes, une pensée particulière à E. (alias M.) pour sa très généreuse contribution et pour son amitié. Je n'oublie pas non plus Abou Djaffar qui m'a fait l'honneur d'un billet dithyrambique sur mon travail et quant au financement de ce projet. Je lui en suis infiniment reconnaissant. Par ailleurs, merci à Yves S. là encore pour sa gentillesse et pour ne pas me tenir rigueur de mes longs silences ! Merci à Enzo D. et à Alicia S.

    Philippe Chapleau et Florent de Saint-Victor ont aussi joué un rôle considérable dans la réussite de la campagne. Et il y a enfin "Banzinou" que je n'ai pas oublié et que je remercie pour avoir relayé de son côté...

    Merci à toutes celles et à tous ceux que je ne cite pas et qui le mériteraient pourtant. La campagne est un succès. C'est grâce à vous. L'édition 2020 du livre sera à la hauteur de votre confiance.

    Et enfin, merci à Ulule pour avoir hébergé cette campagne de financement participatif !

  • 34 % et deux billets remarquables de Michel Goya

      Bonjour !

      A dix jours de la fin de la campagne, 1 395 euros ont été réunis, c'est à dire 34 % de la somme. C'est bien et je remercie tous les contributeurs directs qui ont participé jusque là. Merci également à tous ceux qui ont contribué en relayant l'information quant à la souscription.

      Dix jours pour atteindre 4 000 euros au minimum, c'est un défi mais je reste confiant. Dans le même temps, et ce depuis le lancement de la campagne, le travail pour l'édition 2020 se poursuit. Travail complexe, mais l'actualité tragique (Indelimane le 1er novembre avec 49 tués, mort de 13 militaires français le 25 novembre, attaque d'une église protestante au Burkina Faso le 1er décembre avec 14 tués) lui donne du sens et je le poursuivrai donc.

      Sur le bien fondé de la présence militaire française au Sahel et sur nos erreurs stratégiques qui, corrélés aux faiblesses des armées africaines concernées, profitent à nos ennemis, j'attire l'attention sur deux remarquables billets de Michel Goya. De ma terre jusqu'au Sahel et Africa first qui gagne à être lu (ou relu, publié en juin 2015). Ce dernier, mis en perspective avec tous les événements survenus depuis 2015 démontre combien le propos reste pertinent.

      Retour au travail pour le livre !

  • Parler des qualités de l'armée malienne après Indelimane ?

     

    Bonjour.

    Même si les nouvelles propres à ce projet n'ont pas vocation à servir de fil d'information, des questions m'ont été posées au cours des deux derniers jours : "Comment peut-on dire que les armées africaines ont des qualités, que l'armée malienne progresse, après le tragique événement à Indelimane ?" Cette "news" a donc pour objet d'affirmer une nouvelle fois que si les armées africaines ont des défauts, elles ont également de belles qualités. Les Forces Armées Maliennes (FAMa) ne dérogent pas à ce constat.

    L'attaque d'Indelimane le 1er novembre 2019, avec un très lourd bilan pour les FAMa, est présentée comme la démonstration flagrante de l'échec de la reconstruction de l'armée malienne ainsi que comme l'illustration de l'échec de l'opération Barkhane (en particulier dans la zone de Ménaka).

    Au sein des FAMa des faiblesses notables existent toujours dans différents domaines, à commencer par celui du renseignement d'intérêt militaire (voir mon article publié dans le hors-série 63 de Défense & Sécurité Internationale, Renseignement militaire - Savoir pour vaincre, décembre 2018 - janvier 2019). Des problèmes de formation n'ont pas disparu. Le fléau de la corruption est moins visible qu'en 2012-2013, sans être éradiqué. A quoi s'ajoute le manque de moyens financiers et en conséquence, le manque de moyens matériels. Etc. En résumé, la professionnalisation est handicapée par de nombreux obstacles contextuels et structurels. Oui.

    Cependant, les FAMa ont considérablement évolué depuis sept ans. Des efforts importants ont été fournis avec l'aide française. Le souligner n'est pas faire preuve d'un optimisme béat. L'armée malienne de 2019 est sensiblement meilleure que celle vaincue dans le nord sept ans plus tôt. La réalité des avancées - aussi timides soient-elles - n'est pas contradictoire avec la réalité des faiblesses. Elles relèvent l'une et l'autre d'une mise en perspective ouverte plutôt que d'un regard borgne.

    Les FAMa le prouvent en étant davantage présentes sur le terrain. Elles savent également accomplir efficacement leur mission. Ne citons qu'un seul exemple. En juillet 2019, un convoi civil escorté par des militaires maliens tombe dans une embuscade, dans les environs du village de Fafa (zone d'Asongo). Un élément d'intervention FAMa est dépêché et les Maliens tiennent bon pendant environ une heure trente de combat. Lorsque des éléments de Barkhane entrent en lice, les jihadistes se retirent. Ils perdent une dizaine d'hommes et de l'équipement. Les Maliens ont honorablement fait face, au départ sans aucune aide de Barkhane. Ces faits d'armes d'un quotidien de violences illustrent que les soldats maliens peuvent aussi se battre très correctement. Malheureusement, ces succès sont moins relayés (et nous pourrions donner d'autres exemples, comme le comportement exemplaire de la plupart des militaires nigériens engagés à Tongo Tongo aux côtés des Américains le 4 octobre 2017).

    Pour revenir à Indelimane, Bokar Sangaré, brillant chargé de recherche pour l'ISS, a attiré mon attention sur un entretien avec Ibrahim Maïga pour Ouest-France, ici (propos recueillis par Paul Lorgerie). Ibrahim Maïga parle judicieusement d'une stratégie « d'inversion des cibles », avec des forces nationales africaines (Niger, Mali) qui sont de plus en plus souvent attaquées. Elles le sont car elles sont nettement plus fragiles que les éléments de Barkhane et relativement plus fragiles que ceux de la MINUSMA. Elles le sont car cela exacerbe aussi le ressentiment quant aux présences étrangères. Comme l'analyse encore Ibrahim Maïga : « (…) les groupes ont compris qu'en ciblant ces forces [les armées nationales africaines], qui sont de facto plus vulnérables (…) ils pouvaient amener les opinions nationales à se questionner sur la présence et l'utilité des forces internationales.Et c'est exactement ce que l'on voit (...) C'est une stratégie qui fonctionne et qu'ils vont continuer à exploiter pour faire croître le sentiment anti-occidental et international puisqu'il est difficile pour eux de remporter la bataille sur le plan militaire.» (N.B. l'entretien est très riche, j'en recommande la lecture.)

    Ajoutons qu'il est également crucial pour les jihadistes de briser le lent cheminement de l'armée malienne depuis 2013. Il est vital, pour eux, de réduire à néant un semblant de fierté renaissante au sein de l'institution militaire malienne, mais aussi d'une partie de la population du Mali vis-à-vis de son armée. L'armée malienne doit devenir un sujet de honte, une mentalité de vaincus doit s'ancrer dans les esprits. En aucun cas les populations des villes - et encore moins celles des zones rurales dans le centre et le sud du pays - ne doivent reprendre confiance en leur armée. Les jihadistes ne veulent pas voir émerger une armée nationale relativement professionnelle et relativement capable. Un phénomène similaire se développe en Somalie où les Shabaab font en sorte de stopper de très modestes progrès des forces somaliennes (en visant notamment les officiers qui apparaissent comme étant les plus efficients).

    Or, une attaque comme celle subie par les FAMa le 1er novembre est difficile à contrer pour peu qu'elle n'ait pas été anticipée correctement, que les « signaux » n'aient pas été suffisamment considérés. Problème du renseignement militaire déficient... Comme souvent, ce sont mêmes les jihadistes qui auraient bénéficié d'un avantage en la matière, des témoignages faisant état du survol du camp par un drone, un mois avant l'attaque. Il y a des défauts terribles, je ne le nie pas, je les dépeins aussi. Et c'est avec ces défauts que les militaires africains s'efforcent souvent de faire de leur mieux.

    Une fois l'opération déclenchée, les jihadistes savent exploiter leurs atouts tactiques et valoriser les faiblesses de leurs adversaires. Le mode d'action est classique, reprenant les méthodes que j'ai décrites dans mon article BSS : tactiques, techniques et procédures djihadistes (Défense & Sécurité Internationalehors-série 64, Techno-guérillas - Anatomie de l'ennemi probable, février-mars 2019) : de l'attaque à l'heure du repas à l'utilisation de motos « en essaims » en passant par les tirs de mortiers. En profitant de l'effet de surprise et d'un effet de sidération (plus encore si une action-suicide a bien été menée), les éléments maliens ne pouvaient être que submergés. Ils n'ont pas été « mauvais », ils n'avaient simplement aucune chance. Les Américains ont eux-mêmes payés cher la virtuosité tactique jihadiste à Tongo Tongo le 4 octobre 2017. Les Maliens tués le 1er novembre 2019 n'étaient pas de mauvais soldats. Ils sont morts parce qu'une guerre très difficile se déroule, dans laquelle des coups sont également portés à l'ennemi.

    Exposer que les soldats maliens - les soldats africains en général - sont capables de combattre efficacement, suggèrer de ne pas s'attacher à voir uniquement les faiblesses (sans pour autant les ignorer) et évoquer les qualités des armées africaines, leurs évolutions (y compris en matière de droits de l'homme), la valeur humaine de nombreux personnels, est pertinent.

    (Photo : membres des forces spéciales maliennes à l'entraînement au Burkina Faso en février 2019 lors de l'exercice Flintlock 2019, Staff Sgt. Anthony Alcantar)

  • Sur le blog Terrorismes, guérillas, stratégie et autres activités humaines

      Bonjour !

      Sur le riche blog Terrorismes, guérillas, stratégie et autres activités humaines, "Abou Djaffar"/"Jaques Raillane" a publié un magnifique billet quant à mon travail et quant au financement participatif pour l'édition 2020 de Forces armées africaines.

      Le billet, intitulé Au contact, met ma modestie à rude épreuve !

      J'en suis à la fois honoré et touché.

      Merci infiniment à vous !

  • Petite revue de presse au 1er novembre !

      Entre hier et aujourd'hui, ils ont écrit à propos du projet :

    Mars attaque, sur Twitter : "Après une 1ère version en 2017, cagnotte pour la version mise à jour : "Forces armées africaines 2020". Un tour d'horizon des armées du continent : effectifs, équipements, organisation, défis, etc. Un travail de fourmi, ultra précis par Laurent Touchard".

    Philippe Chapleau, sur son blog Lignes de Défense : "Forces armées africaines 2020 est une version remaniée et actualisée (environ 800 pages) de l'excellent ouvrage Forces armées africaines 2016-2017 paru en mai 2017 (602 pages) en auto-édition, via CreateSpace (aujourd'hui Kindle Direct Publishing)", sur un post publié ici.

    Joseph Henrotin, sur Twitter : "Laurent fait un travail absolument remarquable et unique en son genre. Il mérite plus que largement un petit coup de pouce." Merci également à DSI magazine !

    Nicolas Henin, sur LinkedIn : "Intéressé par les armées africaines? Soutenez Laurent Touchard et permettez-lui de boucler la réédition de son livre l'an prochain. En plus d'être excellent, c'est un copain."

    L'Association des Militaires Entrepreneurs (AME) : "Soutenez ce livre remarquable et participez à la campagne Ulule." Merci au général Marc Delaunay.

    Et puis, Vincent Bernard, Michel Goya, Alain Daboval et Nicolas Henin pour leur rôle primordial dans le relai initial.

      Merci à vous !