BackBackMenuCloseFermerPlusPlusSearchUluleUluleUluleChatFacebookInstagramLinkedInTwitterYouTubefacebooktwitterB Corporation

FOG

Un Court Métrage écrit et réalisé par Mads Schniberg

À propos du projet

"Serait ce donc possible! Ce vieux saint dans sa forêt n’a

pas encore entendu dire que Dieu est mort. »

Friedrich Nietzsche

Czeslaw Bodrov, dit ‘’Polonais’’, est un paysan breton veuf qui vit seul dans une vieille ferme. Il n’adresse plus la parole à sa fille Ida depuis son mariage avec un Asiatique. Après le départ de sa fille avec son mari et son nouveau-né, ‘’Polonais’’ achète un agneau, pour l’offrir à son petit-fils né dans l’année du mouton.

Comme son titre l’indique, le brouillard représente la confusion, l’incertitude, l’indéfini, un état entre le réel et l’irréel. J’ai écrit un scénario sur le silence, la solitude, mais aussi sur l’amour familial. Quand je suis né, mon grand-père m’a acheté un cheval. Dans le calendrier tibétain, c’était l’année du cheval. Je vivais en ville. Je n’avais que rarement l’occasion de le voir. Chaque nouvelle année, je lui rendais visite. À mes 15 ans, mon grand-père l’a vendu. Il ne voulait pas le voir mourir. Ensuite, je suis parti en Chine. Je pense souvent à cet animal qui m’était destiné et avec lequel je n’avais aucun lien. Dans ce film, je cherche à décrire ce que je ressens à l’égard de ce cheval, à comprendre ce qu’il représentait pour mon grand-père.

Polonais : Thierry Machard

Thierry Machard débute sa carrière en 1985 comme berger salarié  après avoir appris le métier sur le mode « compagnonnage», Il travaille dans différentes régions d'élevage "Berry, Limousin, Irlande, Vosges, Alpes (04,05,38), Provence, Aveyron, Auvergne, Touraine". puis s'installe dans le Finistère en 2003 comme responsable pédagogique dans les lycées agricoles tout en conservant sa fonction de paysan éleveur de brebis
Formateur à l'éducation et au dressage des chiens de troupeaux depuis 2013  il propose en partenariat avec la Chambre d'Agriculture Finistère et Association Border Collie (ABC29) des activités pédagogiques liées aux thématiques de l'élevage et du pastoralisme auprès de publics divers, scolaires et porteurs de projets.
Il intervient également lors de projections de films documentaires : « Herbe », « We feed the world », « Solutions locales pour désordre global », « Mouton 2.0 », « Hiver nomade »

Ida : Anaïs Levasseur

 Anaïs Levasseur se forme au conservatoire à Rayonnement Régional d'art dramatique de Rennes durant deux ans. Elle obtient en parallèle une licence en Arts du Spectacle à l’université de Rennes 2. Passionnée par la diversité des formes théâtrales, elle valide un master, s’intéressant particulièrement aux théâtres traditionnels japonais. Ce travail rejoint directement l’intérêt d'Anaïs pour l'expression corporelle et les pratiques physiques qui nourrissent le jeu, qu’ils soient aussi variés que les arts martiaux ou la danse indienne. Elle s'engage professionnellement  auprès des compagnies rennaises A Corps Rompu et le Théâtre de Pan qu'elle rejoint en 2010 sur le spectacle Cyrano. Anaïs poursuit sa recherche autour d'un jeu très physique en travaillant également sur des spectacles mêlant jeu et escrime artistique avec la compagnie Diapason, avec laquelle elle joue également dans La  Tragédie des Acteurs dans un rôle qui cette fois allie le chant au théâtre. Anaïs s'intéresse également au jeu masqué et travaille avec l'ADEC de Rennes en 2015  sur des ateliers autour de la Commedia dell’arte avant d’entamer la création de   Crève-Cœur en 2016. Anaïs a également étudié à l'école Diwan, elle parle donc breton depuis son plus jeune âge. 

Les tableaux de Georges de La Tour sont une grande source d’inspiration pour la lumière (contrastée, minimaliste) mais nous remplacerons les bougies par la lumière ‘naturelle’, la lune.

L'ambiance et un style de lumière que nous souhaitons montrer à l'image.

À propos du porteur de projet

Mads Yt Schniberg

Réalisateur / Scénariste

Mads yt-Schniberg (Signifiant : Le sage de la montagne aux neiges éternelles) est le jeune réalisateur du film. Il grandit dans une famille de médecins tibétaine. Son père est un homme très occupé qui partage son temps entre les cours de médecine et son travail. Cela ne lui donne pas beaucoup de temps pour sa famille et cette distance va laisser une trace sur le travail cinématographique de Mads. « J’ai toujours vu mon père comme un homme solitaire et autoritaire enfermé dans son monde et cela m’a beaucoup inspiré le personnage de ‘polonais’ » Pourtant sans le savoir, les deux hommes partagent une passion commune pour la littérature. Mads se met très tôt à écrire et à développer son propre univers. Puis il découvre le 7ème art et cela lui donne envie de faire partager sa vision du monde. « Si je suis passionné par le cinéma c’est qu’il permet de partager des messages très forts à la fois de manière subtile ou bien au contraire très direct. » A 20 ans, le jeune homme décide de partir à Lyon pour faire une école de cinéma et quelques années plus tard il se retrouve en bretagne et découvre notamment la mer qui lui est alors très étrangère. «En toute sincérité, Fog est un film que j’ai écrit par amour de la Bretagne car cette région est vraiment éloignée des pays que j’ai pu connaitre depuis mon enfance.