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PIED DE BICHE

Film documentaire de Matthieu Quillet sur les squatteurs.ses des Tanneries et du Quartier Libre des Lentillères

À propos du projet

est un film documentaire en cours de réalisation dans des lieux squattés et autogérés, avec les personnes qui rendent possible ces espaces d’utopies joyeuses et rigoureuses. L'idée est de mettre en avant le positionnement radical des habitants et habitantes des « Tanneries » et du « Quartier Libre des Lentillères ». Je veux montrer ce dont ces personnes sont capables ainsi que la somme de travail, de doutes et de franches rigolades que cela représente, combien ces gens sont drôles, admirables, inventifs et déterminés à travers les choix de vies qu'ils ont adoptés et les actions qu’ils mènent.

LA BANDE ANNONCE DE CE PROJET :

 

Dans un contexte où les élus passent leur temps à tenter de convaincre nos contemporains du "besoin de cohésion nationale", où l’on stigmatise toute pensée divergente d’autogestion, où les canaux de diffusion de la démocratie présentent les squatteurs comme des assistés paresseux et les étrangers comme une source de dangers pour notre culture, ce film, je le souhaite, va être un film-tract, un "pied de biche" placé à cet endroit précis des imaginaires.

 

Une partie du tournage a déjà été réalisée de manière autofinancée. Les fonds que je sollicite (3600 €) serviront à rémunérer le montage, couvrir les frais liés à la diffusion du film (édition DVD) et financer les frais liés au financement participatif (contreparties et envois postaux pour les contributeurs et 8% de la somme obtenue pour Ulule).

Si j'arrivais à atteindre un plus grosse somme, je pourrais payer un musicien pour composer la musique originale du film, faire faire un mixage et un étalonnage plus précis, éditer un livret DVD aux petits oignons et assurer une diffusion plus large.

Cette envie de réalisation part de la lecture d’un texte : « CHRONIQUES DU PIED DE BICHE ». Un point de vue subjectif sur une expérience de 15 ans de vie en squat.

 

Les gens que je filme semblent tout savoir faire. Et cela inspire le respect. Ils squattent, « mais ce n’est pas une fin en soi, c’est un outil pour lutter (…) » disait l'un d'eux en 1997, un outil qui leur permet de s’emparer d’un maximum d'aspects de leur vie. En 2001, les Tanneries sont devenues un lieu "culturel" conventionné, tout en gardant une indépendance totale vis à vis de la mairie. En 2010, le quartier des Lentillères, voisin des Tanneries, préempté par la ville en vue de la construction d'un éco-quartier a commencé à être défriché et remis en culture. En 2015, suite à de longues luttes, une pression constante exercée sur la municipalité, l'équipe des Tanneries a déménagé dans le grand bâtiment d'une zone excentrée de la ville et la mairie a renoncé pour un temps à une partie de la construction de l'éco-quartier sur les terres maraîchères des Lentillères. Presque vingt ans après la première soirée organisée dans "un squat pourri", nous sommes à un moment charnière pour les habitants et habitantes des Tanneries et des Lentillères : 1 600 000 euros déboursés par la mairie, et un bail de 12 ans, gratuit, pour l'équipe d'excité.e.s. ainsi que la préservation des jardins partagés et la construction d'habitats en tous genres pour un temps incertain mais plein de promesses.
Des gens extérieurs pensent que les « tanneurs » se sont vendus à la mairie, et qu’ils ne vont plus que la seconder dans la programmation culturelle de la ville. Ce n’est pas le but principal mais ce film s’efforcera de prouver le contraire.

 

UNE NOUVELLE VIDÉO :

 

 

A quoi va servir le financement ?

J'ai jusque là réalisé la majorité de mes documentaires sans me payer. La situation a un peu changé pour moi.

Pour pouvoir réaliser ce film, j'ai surtout besoin de temps, et pour cela de ne pas avoir à chercher des contrats de films de commande qui me permettent d'être rémunéré en temps normal. Le but de ce financement est donc que je puisse faire des cachets avec l'argent récolté pour renouveler mon statut d'intermittent du spectacle et ainsi assurer la fin du tournage et le temps de montage pour une sortie prévue au printemps 2017.

Voici le budget minimum si j'arrive à réunir 3600€

Achat d'un disque dur                                                      = 160 €

Salaire pour 27 jours de montage à 102 € brut / jour      = 2754 €

Frais de déclaration avec Toiles Filantes Productions     = 100 €

Les contreparties (cartes postales, affiches)                   = 100 €

DVDs à graver + impression des pochettes                    = 100 €

Frais de poste pour les envois des contreparties            = 100 €

                                                                                        = 3314 €

+ 8% prélevés par Ulule                                                  = 265 €

                                                                                        = 3579 € soit 3600 €

 

SI J'ARRIVAIS À ATTEINDRE 200% DE LA SOMME QUE JE DEMANDE, voilà la liste de ce que j'envisage d'ajouter à l'élaboration du film, et qui n'est pas compris dedans pour le moment. (La répartition de ces dépenses n'est pas encore bien claire)

# Frais d'impression d'un super livret de dvd avec plein de textes, images d'archives, photogrammes, bonus, "making off" écrits, bédés, cartes aux trésors...
# Salaires pour les traductions pour sous-titres en 4 langues
# Droits à l'image pour des rushs filmés par d'autres
# Frais de déplacements
# Salaire post-production (étalonnage, mixage, habillage)
# Prises de vues aériennes (avec des potes qui font du drone ou du paramoteur)
# Salaire pour un compositeur / musicien

 

SI J'ARRIVAIS À ATTEINDRE 300% DE LA SOMME QUE JE DEMANDE j'achèterai une meilleure caméra, car pour l'instant je tourne avec une mini caméra bien chouette qu'un ami me prête.

JUSTE UN MOT en plus pour dire que j'aurai aimé me passer de plateforme internet de crowdfunding, mais même si elle prend un pourcentage, j'y vois deux aventages :

1) Je ne suis pas programmateur informatique et n'ai pas, non plus d'équipe avec moi qui pourrait faire un site de collecte pratique, efficace et sécurisé.

2) Ce site, par son réseau me permettra peut-être d'accéder à des gens que je ne connais pas et qui s'intéresseront au projet.

 

À propos du porteur de projet

Non diplômé de l'école INRACI (Bruxelles), je me suis formé en initiant ou participant à des projets culturels et cinématographiques en Europe, en Afrique de l'Ouest, dans le Caucase, en Amérique du Sud. Je réalise, cadre et monte des films documentaires et des captations de concerts et de spectacles vivants. Je promène ma caméra et projette mes films dans des festivals de cinéma, des squats de punks et dans des jungles de migrants à Calais, en Italie, en Grèce et ailleurs.

J’ai essayé d’approcher le « milieu » du documentaire professionnel vers 2005, ai été stagiaire dans une maison de production parisienne reconnue, puis me suis tenu le plus éloigné possible de ce microcosme, tout en l’enviant de loin.

Membre fondateur de l'association Toiles Filantes Production en 2005 dans la Drôme, j'y réalise, cadre et monte des films de commandes (captations de concerts et de spectacles vivants, documentaires). Parallèlement à ça, je réalise, sans me payer, des films documentaires sur les thématiques des frontières, des migrants et des violences qui leur sont faites au nom de l’Europe. Ces films, sélectionnés en festivals, vus de nombreuses fois sur internet et traduits en 4 langues pour certains, ont eu plus qu’un effet de documentation. Du fait de leur diffusion sur internet, ils ont pendant un temps ralenti l’utilisation des gaz lacrymogène à titre « préventif » contre les migrants à Calais, ont servi de preuves dans une saisine du défenseur des droits contre les violences policières et ont participé au fait que plus de personnes s'impliquent à Calais et en soutien au plus démunis.

Les rencontres faites au moment des tournages, montages et diffusions de mes films militants ont changé ma vie et ma façon de penser le monde, irrémédiablement, et c’est tant mieux. En ce sens, il m’est difficile aujourd’hui de solliciter de l’argent pour faire ce genre de films de manière traditionnelle, c'est à dire de monter un dossier de présentation solvable à envoyer à des financeurs tels que le CNC, les chaînes de télé, les "boîtes de prods." ou les régions, c’est pourquoi je me tourne vers vous via le financement participatif qui me semble plus adapté à la nature de ce projet.

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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