Attention, notre site pourrait mal s'afficher ou mal fonctionner sur votre navigateur.
Nous vous recommandons de le mettre à jour si vous le pouvez.

Mettre à jour
Je ne peux/veux pas mettre à jour mon navigateur
BackBackMenuCloseFermerPlusPlusSearchUluleUluleChatFacebookInstagramLinkedInTwitterYouTubefacebooktwitterB CorporationBcorp

Film "Premières Lunes"

Un projet de film documentaire ethnographique sur la féminité et la célébration des premières règles dans le monde

À propos du projet

Devenir femme ici et ailleurs MELANIE MELOT PREMIERES LUNES Un projet de film documentaire sur les celebrations des premieres regles dans le monde

Comment devient-on femme dans le monde à l’arrivée des premières règles ?

Au Mali*, les jeunes femmes touaregs sont guidées par les grand-mères africaines. Elles apprennent à connaître les plantes médicinales apaisantes et les ablutions à faire pendant la période des règles. Elles sont célébrées, parées et ainsi intégrées à la communauté des femmes.
En Arizona, chez les Apaches Navajos, tambours et danses rythment cette transition sacrée, fêtée par tout le clan durant quatre jours et sans interruption.
En Occident, un mouvement de féminité sacrée né du druidisme et inspiré de l'Amérique du Sud réunit les jeunes femmes en organisant des cérémonies appelées "tentes rouges".

Rose, ma fille devenue femme, sera à mes côtés pendant la réalisation de ce documentaire ethnographique, en quête d'altérité.

Photographe pour les femmes depuis 12 ans, j'ai à coeur de partager la beauté des cycles féminins et de mettre en évidence leur dimension sacrée.
À l'arrivée de mes premières règles, je n'ai pas ressenti ce changement, ce glissement vers l'âge adulte. Je souhaite que ma fille le vive en profondeur. Une féminité ancrée, en lien avec la nature, permet aux femmes de traverser leurs cycles en pleine conscience.

Il me semble que, dans la société actuelle, nous sommes de plus en plus nombreux à souhaiter ralentir la cadence, revoir notre rapport au temps et se reconnecter à soi. La crise sanitaire a renforcé ces aspirations.

Premières lunes est un film poétique à travers lequel je souhaite redonner un sens sacré et une signification profonde à ce moment si particulier et pourtant banalisé qu'est l'apparition des premières règles.
Conjointement à l'écriture du film, j'effectue des recherches anthropologiques pour me familiariser avec les coutumes et célébrations des jeunes filles que je serai amenée à filmer sur les différents continents.

Des sons, des odeurs, des couleurs aux contrastes propres à chaque culture nous feront vivre un vrai voyage des sens.

Femme cyclique à l'image de la Lune, guide de notre Terre-Mère.
Femme fertile, portant en elle les semences de la descendance.

Comment ressentons-nous l'arrivée des premières menstruations en Occident ?

Comment symboliser cette transition vers la vie de femme ?

* La situation politique du pays ne permettant pas de garantir notre sécurité, le voyage et le tournage au Mali ne sont malheureusement pas envisageables pour le moment.

COMMENT CELEBRER LE PASSAGE DE 'ENFANCE A LA FEMINITE

MON INTENTION

J'ai le sentiment d'avoir vécu plusieurs vies ; avec un début très mouvementé, de l'enfance à ma première maternité, à courir après le temps pour avoir un niveau de vie confortable.
J'avais pourtant, dès le plus jeune âge, une soif de découverte qui m'incitait à me rapprocher toujours plus des éléments de la nature. Je ne me sentais vraiment pas à ma place dans cette vie conventionnelle et ne souhaitais pas me conformer aux normes et aux attentes de la société.
Je rêvais de vivre en forêt, au contact des animaux, comme une "indienne". Malgré cela, par manque de considération extérieure, j'ai sombré dans le conformisme féminin et j'ai pris en charge l'organisation familiale, au carré, comme à l'armée.
J'ignorais encore qu'une enfant lumineuse allait me montrer le chemin de la liberté.
À l'âge de quatre ans, ma fille m'a demandé pourquoi tout allait si vite dans notre vie et m'a dit, avec ses mots à elle, qu'elle ne pouvait plus supporter cela. Elle vivait une sorte de burn-out, si petite... Les horaires cadrés, les cris de la cantine... Cela ne lui correspondait pas. Notre vie manquait de souffle. Ma féminité, ma maternité avaient perdu le plus précieux : la conscience de l'instant, la véritable présence au monde. Nous avons alors, en famille, balayé notre quotidien et tout quitté pour rejoindre le département des Landes et vivre dans un havre de paix, au coeur de la nature et au prix d'un studio dans notre ancienne région.

RÉVEIL FÉMININ

Je suis photographe du féminin depuis douze ans et passionnée par les peuples autochtones, depuis toujours fascinée par leur simplicité. Leurs cosmologies imprègnent mon quotidien ; je dévore les livres d’anthropologie.
Leur rapport au temps et au sacré me passionne et je m'efforce de l'intégrer dans ma vie de femme créative.
Même si le modernisme a gagné leurs frontières, leur culture ne s'éteint pas et ils continuent à se réunir en communauté et à transmettre leurs traditions.
J'ai choisi de mettre en lumière les pratiques de ces peuples aux cultures différentes pour souligner le manque de présence et de sacré dans nos vies que je ressens intensément en tant que femme occidentale. J'ai le désir profond de partager et éveiller les consciences. Il me semble que la beauté de notre planète n'est pas assez mise en évidence.
Nous privilégions la diffusion d'informations inquiétantes et anxiogènes. Partager la lumière, montrer ce qui est beau, voilà la mission, assurément utopique, que je me suis donnée. Sensibiliser le public, l'inviter à apprécier la lenteur et à contempler la beauté des cycles de la vie, c'est la raison d'être de cette série de longs-métrages ethnographiques que j'entreprends.
Les rituels nous permettent de faire une pause et de vivre en conscience les grandes étapes de notre vie. L'enfance qui s'échappe pour laisser place à la féminité en est une. Elle mérite, à mes yeux, d'être valorisée et célébrée.
La dimension cyclique de la femme est aujourd'hui très peu respectée et prise en compte que ce soit par les femmes elles-mêmes (emportées par le rythme effréné du quotidien) ou par leurs compagnons, familles, patrons...
Les publicités pour les protections hygiéniques incitent les femmes à ne surtout pas ralentir la
cadence, même en période de saignements. Leurs énergies ne sont pourtant pas linéaires. La pression sociétale nous pousse régulièrement à faire des choix contre-nature comme mettre au monde nos bébés et les confier à un tiers après seulement deux mois et demi passés avec eux et alors qu'ils n'ont besoin que de nous.


SENSIBILISER

Je souhaite que les femmes puissent, dès leurs premières menstruations, vivre pleinement leurs cycles, en conscience. Les rituels pratiqués partout dans le monde nous montrent la voie. C'est la raison pour laquelle je choisis de les porter sur grand écran. J'utilise le langage cinématographique pour inviter les femmes et les hommes à nourrir leur lien avec leur environnement et avec la Terre.

Comment pouvons-nous intégrer ce retour au sacré à notre vie moderne ?
Comment consacrer du temps à nos filles en exerçant des professions très prenantes ?
Un retour en arrière serait-il nécessaire ?
Comment attirer l'attention sur les cycles féminins et les faire valoir ?

Thèmes développés dans le film

DEVENIR FEMME

Les premières règles apparaissent
Devenir femme est souvent associé à l'arrivée des premiers flux. La menstruation est symbole de fertilité, signe d'un utérus mature. Le corps est physiologiquement prêt à accueillir un enfant. La vie moderne et le rythme qu'elle impose (scolarisation et plus tard horaires de travail) empêchent les jeunes filles/femmes de vivre pleinement leurs cycles. Le flux sanguin est parfois inconfortable et peut provoquer des douleurs. Il est donc essentiel, particulièrement quand elles l'expérimentent pour la première fois, que les jeunes filles puissent s'accorder un temps de repos et être en connexion avec leur corps.


UN STATUT QUI CHANGE

Faire son entrée dans la communauté des femmes est une étape très importante, tant sur le plan physique que psychique. Notre société est basée sur un modèle hiérarchique qui ne prend pas en compte les individus dans leur globalité. La distinction entre les adultes et les enfants est très marquée et entraîne des discriminations liées à l'âge (agîsme). Pour que chaque personne soit prise en compte à sa juste valeur, nous aurions besoin d'un fonctionnement plus horizontal. Celui que nous connaissons aujourd'hui, pyramidal, ne permet pas aux jeunes enfants ou adolescents ni aux jeunes femmes en période de menstruation d'être entendus et respectés en tant que personnes à part entière. Le mouvement de "Communication Non Violente" (dit "CNV", créé par Marshall B.Rosenberg) nous invite à remettre cela en question dans nos familles en développant l'écoute mutuelle, l'expression respectueuse des besoins de chacun et en laissant une plus grande part de liberté à nos enfants, avec amour et confiance. Le changement de statut à l'apparition des premières règles était très marqué dans le druidisme originel et les Amérindiens, les Palawans et les Touaregs du Mali continuent à pratiquer des rituels.

L'INTÉGRATION DES JEUNES FILLES

Le changement de statut leur permet d'être intégrées à des cercles de parole et de participer à des tentes rouges (ou roses). Les pratiques associées à ces célébrations ont été revitalisées. Les femmes y partagent les sagesses acquises au cours de leur vie et au coeur de leur parcours spirituel. Elles livrent leurs sentiments dans un cadre intime et secret, en toute confidentialité. Ce sont des moments intenses et inédits pour les jeunes filles.
Leurs mères, leurs soeurs, leurs amies apparaissent dans toute leur vulnérabilité et toute leur âme de femme. Les liens de la féminité se tissent puissamment, elles la découvrent universelle, avec ses parts d'ombre et de lumière.

UNE QUÊTE DE SACRÉ DANS LA FÉMINITÉ OCCIDENTALE

Les femmes souhaitent être présentes à leur cycle
Au rythme fou de la consommation, les phases de la vie des femmes se succèdent sans relâche. Elles sont pourtant nombreuses à souhaiter être plus à l'écoute de leur corps et de leurs instincts, dans la sororité et la pleine conscience. Les êtres humains ont profondément besoin de se reconnecter à eux-mêmes et à la Terre. La période de confinement imposée par la crise sanitaire a été pour nombre d'entre eux l'occasion de le réaliser. La Nature en a d'ailleurs grandement profité.

Vivre pleinement chaque passage
Quand elles ont accès à la pleine conscience d'elles-mêmes et du temps qui passe, les femmes vivent leurs cycles menstruels, leurs grossesses, leurs accouchements, leurs allaitements et leur sexualité de manière épanouissante. C'est un véritable cadeau qui équilibre leur quotidien. Cela va souvent avec le choix audacieux de vivre plus simplement, de réduire leurs besoins au strict minimum pour ne plus avoir à travailler (ou seulement à temps partiel). Les mères qui sont forcées de garder un emploi à plein temps pour s'acquitter de leurs charges se voient confier leur nouveau-né à un tiers alors même qu'elles ressentent (pour la majorité d'entre elles) l'instinct de rester près de lui et de chérir ces moments précieux de la maternité. Un choix de vie conscient suppose des compromis. Le temps est un confort nouveau.

Se connecter au monde qui nous entoure
Pour les hommes comme pour les femmes, le choix de vivre "autrement" (notamment par la remise en question de nos modes de consommation) vient nourrir le lien avec la nature. C'est un regard nouveau qui s'offre à eux, comme si le film opaque qui les privait de la beauté du monde venait d'être retiré.

DES CULTURES POUR CÉLÉBRER LA FEMME

Des cultures qui célèbrent les règles

Dans certaines cultures, le flux menstruel est considéré comme un liquide impur, potentiellement nocif pour le clan. C'est le cas chez les Shipibo d'Amazonie où les femmes sont mises en quarantaine pendant leurs menstruations pour ne pas porter malheur aux hommes au moment de la chasse. Chez les Apaches, les tribus de Palawan, les Rwandais et les Touaregs du Mali, l'arrivée des premières règles est, au contraire, célébrée. La famille Apache prépare la cérémonie "Kinaalda" plusieurs années à l'avance. Les éléments typiques de leur culture et de leurs savoir-faire (tipis, tissage, danses sacrées, tambour Tewehucan) se mêlent à la modernité qui gagne de plus en plus leurs réserves. Un camp est installé au milieu d'une plaine où les plumes et costumes traditionnels côtoient les derniers pick-up américains. Ils parviennent à pérenniser leur culture et à revendiquer leur identité en défendant avec force leurs traditions.
Dans la tribu Palawan, lorsque la jeune fille approche de la puberté, son père lui construit une case. Elle peut y inviter les hommes de son choix et ainsi découvrir et explorer librement sa sexualité.
Au Rwanda, quand une jeune fille vient d'avoir ses règles dans le village, sa grand-mère, sa mère, ses tantes et ses soeurs se réunissent et l'invitent avec elles dans une paillote. S'y tiennent des discussions libres et sans tabous autour de la féminité. Il s'agit d'un rite initiatique. Les jeunes filles sont guidées par des instructrices qui leur transmettent leurs connaissances sur les différentes pratiques sexuelles. Les femmes rwandaises considèrent que les hommes doivent impérativement leur donner du plaisir. Bien que 47% de la population soit aujourd'hui catholique, la culture ancestrale se perpétue.

Cosmologies autochtones inspirantes
Les communautés autochtones, dans leur rapport au temps et la conscience qu'elles en ont, sont une source d'inspiration pour nous aider à vivre pleinement les étapes de notre féminité (et de notre humanité). Les femmes autochtones considèrent leur corps comme un temple. Elles restent connectées à lui avec amour et confiance. Elles se parent merveilleusement, cela leur fait honneur et les rassemble. Chaque étape de leur vie est sacrée et reliée aux cycles de la nature et à ses éléments. Humains, dieux, animaux, totems, tambours, plantes, minéraux forment un ensemble précieux, leur apportent un équilibre essentiel.

Matérialiser les inspirations d’ailleurs dans nos vies
La dimension spirituelle n'est pas incompatible avec la modernité. Nous sommes en mesure de modifier nos fonctionnements pour vivre en conscience les différents aspects de notre existence. Si la modernité a indéniablement impacté le mode de vie des communautés autochtones, elle n'a pas anéanti leur culture. La transmission orale se poursuit et les évolutions contemporaines se révèlent être des outils précieux de communication, de diffusion et de rassemblement. J'invite les occidentaux à puiser dans ces cultures pour se recentrer, diriger leurs pensées vers l'instant présent et ainsi vivre plus intensément chaque jour de leur vie.

ALLEURS AILL EURS Palawan culture autochtones pratiques datrigue des Etats-unls et d'Amerigue tribus Sud de du RITES L'ENFANT PREMIERES DE PAS DEVENANI NT REGLES FEMME

LES PERSONNAGES AUTOUR DU MONDE

Les femmes aînées des différentes communautés auront une place privilégiée dans les scènes filmées. Je souhaite que le spectateur puisse saisir l'importance de la transmission orale dont elles sont les garantes et qui permet à leurs cultures de continuer à exister. Le regard porté sur elle sera doux et tolérant, mon intention étant de montrer l'union et la solidarité des femmes entre elles et non de les distinguer par leur âge.  Les grand-mères des jeunes filles célébrées seront interviewées et parleront de leur rôle dans le maintien de leur culture. Elles pourront évoquer la disparition de certaines traditions. Les jeunes femmes initiées et nouvellement réglées auront un rôle plus passif. Nous les verrons recevoir les rites et devinerons leurs émotions à travers leur regard. Nous pourrons voir comment elles vivent ces cérémonies et ce qu'elles pensent du respect de leur libre-arbitre dans ces moments-là. Ma fille, Rose, sera observatrice, témoin active, parfois visible. À travers elle, se posera la question de l'altérité au sein de la féminité. Nous verrons comment elle perçoit ce passage sur d'autres continents. Pour ma part, je serai hors-champ. Ma voix off sera celle d'une femme en quête d'humanité et de sororité. J'exprimerai ainsi, entre chaque scène, des sentiments communs à toutes les femmes et partagerai mes impressions personnelles, mes interrogations et mon propre cheminement intérieur . Le regard posé sur les personnages sera très tendre et bienveillant, je m'intégrerai à chaque culture en adoptant un point de vue subjectif.


À quoi va servir le financement ?

Ce documentaire permettrait aux jeunes filles de rencontrer en douceur leur féminité nouvelle à l'arrivée de leurs premières règles et de développer une relation mère-fille sacrée.

À propos du porteur de projet

MON PARCOURS

En tant que photographe professionnelle, j'ai travaillé avec des centaines de femmes et acquis une riche expérience à la fois technique et humaine. Ayant moi-même trois enfants, j'ai pu former un réseau de mères en Nouvelle-Aquitaine et dans la France entière.

En 2015, grâce à un crowfunding sur la plateforme ULULE, j'ai réalisé un livre composé de 35 photos de femmes vivant toutes une forme de souffrance corporelle : cancer du sein, cicatrices, abdominoplastie, anorexie, boulimie...

Chacune s'est présentée à mes yeux et face à l'objectif pour se libérer. Bien que différentes, toutes les femmes photographiées au cours de ces rencontres avaient des points communs dans leur manière de vivre leur cycles et leur féminité. Elles pensaient, par exemple, n'avoir ni le temps ni la possibilité de ressentir leurs règles en profondeur. Elles imaginaient que leur accouchement nécessiterait des aménagements calendaires pour s'ajuster à un planning serré (celui de leur compagnon ou de leur gynécologue), ou encore elles cherchaient à correspondre à une image biaisée et superficielle de la féminité, souvent véhiculée par les médias et la publicité. 

Ces femmes m'ont permis de réaliser à quel point nous avions besoin de retrouver cette connexion à nos corps, pourtant si évidente chez les autochtones (aussi très reliés à leur communauté, à leur terre et à la nature).

Actuellement en formation universitaire pour obtenir un certificat en études des peuples autochtones, j’apprends à connaître les différents rituels et modes de vie des femmes du monde entier.

Ce certificat comprend des enseignements d'anthropologie et de physiologie de la sexualité humaine ainsi que des enseignements politiques avec les revendications autochtones dans le monde. C'est une ressource précieuse pour la réalisation de mon documentaire. 

Cette volonté intérieure de voir un monde féminin plus conscient et libre me pousse à m'engager pour changer les regards et encourager chaque femme à découvrir sa pleine potentialité.

Je suis une exploratrice, courageuse, authentique, à l'esprit et au coeur grands ouverts.

 

Share Suivez-nous