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Festival Django Reinhardt

Du 24 au 28 juin 2015 à Samois sur Seine

  • Lévis Reinhardt soutient le festival

    Bonsoir à tous,
    Nous avons atteint les 10 000 euros. Merci et un grand bravo à vous tous.
    Continuons la mobilisation, il reste quatre derniers jours.
    Comme annoncé, voici les vidéos de soutien de Lévis Reinhardt.

  • Derniers jours de campagne

    Bonsoir à tous,
    Il ne reste plus que 5 jours de campagne, nous devons encore nous mobiliser quelques jours et le contrat sera bien rempli. Plus d’une centaine de donateurs et 9 787 euros ce soir. Nous pouvons dépasser nettement les 10 000 euros avec un dernier effort. Merci de relayer encore une fois l’adresse de la campagne à vos contacts et vos réseaux sociaux.

    Nous avons reçu le soutien de Lévis, les vidéos seront en ligne demain. Adrien Moignard et Sébastien Giniaux nous ont également témoigné tout leur attachement à "leur" festival.
    Un grand merci à tous
    Georges Ferone pour toute l'équipe du festival

    PS : pour information, le festival bénéficie de 93% de vos dons. 7% sont affectés aux frais de campagne. 

    Soutenez le festival Django Reinhardt de Samois-sur-Seine avant le 12 juin !

    Votre festival a besoin de votre soutien ! Pour nous aider à maintenir un plateau d’artistes de choix, pour continuer à faire émerger de nouveaux talents, soutenez-nous en participant à la campagne de financement participatif.

    Quand : la campagne dure jusqu’au 12 juin 2015.

    : à l’adresse suivante : http://fr.ulule.com/festival-djangoreinhardt/   

    Comment : en participant financièrement à notre campagne (la participation commence dès 5 euros et donne droit à des contreparties) et en diffusant largement cette information à vos contacts en les encourageant à participer.

    Contreparties : cadeaux, billets, accueil privilégié et déduction fiscale...

    Pour les entreprises, le code des impôts prévoit une réduction d’impôt égale à 60 % du montant du don, pris dans la limite de 0,5 % du chiffre d’affaires hors taxes,

    Pour les particuliers, une réduction d’impôt égale à 66 % du montant du don, pris dans la limite de 20 % du revenu imposable.

    Retrouvez la programmation 2015 sur le site du festival : http://www.festivaldjangoreinhardt.com/spip.php?rubrique217  

    Toutes les actualités sur notre facebook : https://www.facebook.com/FestivalDjangoReinhardtSamois  

    Toutes les animations (anecdotes inédites, portraits d’artiste qui ont marqué le festival, témoignages de musiciens, etc) sur la plateforme Ulule http://fr.ulule.com/festival-djangoreinhardt/  

  • 24 Juin 2010 : Tony Gatlif parrain de la statue de Django

    La voiture de grande remise était un peu trop « Smart » !

    Il arrivait tout juste de Lyon où il avait réalisé un grand spectacle-concert au Théâtre antique de Lugdunum adossé aux collines de Fourvière, à Lyon. Construit en trois étapes, la première sous le règne d’Auguste, vers l’an moins 15 avant JC, puis au début du deuxième siècle sous Trajan puis Hadrien, il est composé de trois séries de gradins  en demi-cercle, avec un diamètre de quelque 90 mètres.

    C’est dans ce lieu magique, dont le mur de scène (comme à Orange) permet de réverbérer le son de la musique en direction des gradins, que le producteur-réalisateur, s’était vu confier un hommage à Django Reinhardt à l’occasion du centenaire de sa naissance  (23 janvier 1910 à Liberchies Belgique).

    Rappelant son film « Latcho Drom », Tony Gatlif, assisté de Didier Lockwood pour la création musicale avait baptisé son spectacle « Django Drom ». Le plateau était de choix, avec Didier Lockwood, Biréli Lagrène, Stochelo Rosenberg, Jean-Marie Ecay, Hono Winsterstein, Adrien Moignard, Sébastien Giniaux, Benoît Convert, Ghali Hadefi, David Gastine, Fiona Monbert (violon), Emy Dragoï (accordéon), Florin Gugulica (clarinette), Diego Imbert (contrebasse), Karine Gonzalez (danse) et Norig (chanteuse française d’origine espagnole).

    Des Nuits de Fourvière, à Samois

    Dans le cadre des « Nuits de Fourvière », ce spectacle avait eu un succès retentissant et c’est un directeur, chef d’orchestre, éreinté mais toujours plein d’énergie qu’un collègue du Comité départemental du Tourisme était allé chercher le matin du 24 juin, à Paris où il était rentré tard la veille. Mais, il avait promis d’être là pour parrainer le dévoilement de la statue de Django réalisée par le sculpteur Samoisien Alain Vandenbrouk. Un buste du génie jouant de la guitare, avec sa « clope au bec ».

    Une cigarette quia peut-être choqué, alors que la loi venait d’interdire la cigarette sur les reproductions et supports publicitaires ? En effet, peu de temps après, elle a été brisée et a disparu. Un signe de la part de ceux qui ne voulaient pas de la statue de l’idole des gens du voyage, ou un simple vol ? On ne le saura jamais. Une action en tout cas absurde car Django sans sa clope à la bouche, ce n’est pas vraiment lui. Ce qui n’enlève rien à la qualité de la sculpture, bien entendu.

    Nous étions tous là, à l’entrée de l’ile de l’Avauterre, sur la pointe entourée de buis fraichement taillés, l’herbe finement tondue, et une petite tente blanche à l’arrière pour le pot qui devait suivre les discours.
    C’est alors qu’une petite voiture du nom de Smart, est arrivée et qu’en ait sorti un grand bonhomme à la figure burinée, les cheveux bien fournis, habillé de noir comme à l’habitude. C’était bien sûr Tony Gatlif, un peu courbatu et qui a commencé par se dégourdir un peu les jambes avant de nous rejoindre pour les discours !

    C’est tout ce que tu m’as trouvé comme voiture ? M’a-t-il demandé en souriant. Malheureusement, oui, c’était la seule disponible ce matin, lui repondis-je, sans préciser que ce serait la même le soir pour remonter à Paris !

    Mais, l’homme habitué à être traité en star, n’était pas vraiment fâché et après nos allocutions, dont la sienne très émouvante à l'égard de l'artiste te de la musique de Django, puis un bon déjeuner au Country Club face à la Seine, c’est avec plaisir qu’il est venu assister au concert du centenaire.
    Tony connaissait déjà bien notre Festival et était venu plusieurs fois à Samois et Fontainebleau, nous présenter au cinéma de Judith Reynaud, certains de ses films en avant première, dont Latcho Drom, Swing et, le dernier, Geronimo (2014). C'est l’histoire  d’une jeune femme, éducatrice spécialisée, appréciée par les jeunes de son quartier d’une ville du sud de la France.

    Tatane, alias Lévis

    Dans le cadre des périphériques d'une grande ville et de quartiers à l’abandon, des bandes de jeunes s’affrontent. Ils sont gitans ou « gadjos » et, pour les premiers, les traditions subsistent. Nil Terzi, une jeune fille de 16 ans, s’enfuit pour éviter le mariage arrangé par ses parents et retrouver celui qu'elle a choisi elle-même. Geronimo, la seule à oser défendre ouvertement Nil, parviendra à calmer la violence qui embrase tout le quartier.

    A noter aussi le film « Liberté » dans lequel Gatlif a confié le rôle de Tatane au jeune Manouche dont la famille s’est sédentarisé dans le village, Lévis Thomas Baumgartner-Reinhardt, l’arrière petit fils de Django , alors âgé de 12 ans (en 2010) et déjà guitariste de talent.

    Voilà, pour cette Histoire du Festival, la dernière anecdote que je vous raconte. Mais, il y en aurait bien d’autres, qui se sont déroulées au cœur du Festival, dans les « off » bien connus des campings de Samois et Samoreau, ou tout simplement dans les terrains occupés chaque année par les gens du voyage…

    La plus belle anecdote, au sens anecdotique, reste en tout cas celle que vous pourrez encore vivre cette année en venant au Festival Django Reinhardt de Samois où nous vivrons, pour la 36ème édition de très grands moments de musique et de convivialité.

    Si Tony Gatlif veut être des nôtres, il peut être assuré que nous lui trouverons cette fois une voiture un peu plus à sa taille et confortable…

    Jean-François Robinet
    Président d’Honneur, fondateur du festival

  • Des nouvelles de la campagne !

    Continuons notre mobilisation, nous avons pour l'instant récolté 96% du montant prévu et il reste une dernière semaine de collecte. Un grand bravo à tous, nous allons atteindre notre premier objectif. Il faut toutefois nous mobiliser encore quelques jours pour dépasser ce montant. Merci de relayer l'information auprès de tous vos contacts car nous pouvons faire beaucoup mieux. Le festival accueille chaque année près de 15 000 spectateurs et pour l'instant, une centaine d'entre-nous avons participé à la collecte de fonds. Nous pouvons donc faire encore beaucoup mieux !


  • Le beau Sacha et le 33 tours du Festival

    Dimanche 21 juin 1987 : édition spéciale 35 ans après

    Non, vous ne le trouverez pas dans le commerce ! Même si la mode, qui est bien souvent au rétro, pas toujours sans raison, est actuellement aux vinyles, les 33 tours lancés en 1947 face aux 33 et aux 45 tours.

    Peut-être, en farfouillant dans une brocante au beau milieu d’une pile de disques anciens, mettrez vous la main dessus. Mais, il n’a tiré qu’à quelques centaines d’exemplaires et plus offert que vendu.
    C’était un peu de folie de vouloir produire un disque avec les enregistrements d’un seul festival Django à Samois. Pour plusieurs raisons : le coût de la technique, l'accord des producteurs ou des agents et, surtout, celui de chaque musicien.

    Tout cela ne serait plus possible aujourd’hui et, à vrai dire, n’était pas très conforme aux règles à cette époque. Mais, chacun a pris ses risques : Radio France Melun qui enregistrait les concerts pour, selon les accords pris avant ou après avec les groupes, les utiliser tout au long de l’année pour ses propres émissions ou les cédait à France Inter. Pour la production, il se trouvait que le Président du Festival (moi-même, en l’occurrence) gérait une société de production de courts métrages qui pouvait également produire de la musique. Restait à convaincre les agents des groupes d’obtenir de leurs musiciens la cession gratuite de leurs droits « en hommage à Django Reinhardt » dont nous célébrions le 35ème anniversaire du décès en mai 1953.

    Les musiciens de Sacha pas d’accord !

    « Pratiquement » tous nous ont signé un document établi par les coproducteurs : Radio France Melun, - Agri-Promotion (qui prenait à sa charge la réalisation du disque et avait le copyright) et l’Association du Festival. Pratiquement, car si Sacha Distel nous avait donné (oralement) son propre accord pour le morceau qu’il interprétait avec son groupe alors intitulé Guitar Impulsion, il n’en fut pas de même : de ses musiciens qui, n’ayant apparemment pas été consultés, ont réclamé ensuite des droits de diffusion.

    Après un certain nombre d’échanges, écrits et oraux, l’auteur de Scoubidous bidous a réussi à calmer le jeu et nous nous en sommes bien, tirés. Heureusement, car le bilan de la société de production concernée fut, cette année là, bien entamé par la petite folie de son responsable. Une chose est certaine, ce n’est pas le moyen de faire entrer de l'argent dans les caisses ! De toute manière, il ne serait quasiment plus possible d’avoir les droits de chacun avant un concert et donc d’enregistrer l’ensemble.

    Ce fut l’époque, où des artistes peu conciliants particulièrement ou sous contrats avec des sociétés de disques, venaient taper aux carreaux du petit car de RF Melun en exigeant que leur prestation ne soit pas enregistrée à moins... de toucher une certaine somme sur le champ !. Depuis, seules quelques séquences peuvent être immortalisées, avec accord préalable, en plus des droits d’enregistrement libre limités à l’actualité.

    Sept morceaux de choix

    Parmi les 7 morceaux que l'on peut entendre sur ce fameux 33 tours, bien entendu « Nuages », interprété par Sacha Distel accompagné par deux autres guitares, une contrebasse et une batterie ; Sacha, qui devait ensuite consacrer ses talents presque uniquement à la chanson, au cinéma et à la télévision, avait débuté sa carrière de musicien par la guitare et le jazz auquel l’avait initié son oncle Ray Ventura. A 19 ans, Alexandre Sacha Distel, son bac en poche, avait été envoyé par Ventura à New York pour apprendre l’anglais et le métier d’éditeur. Evidemment, il en profité pour entendre beaucoup de jazz et se perfectionner lui-même. A son retour il joua de la guitare dans les clubs de Saint-Germain des Prés, enregistra avec Lionel Hampton et avec le Modern Jazz Quartet, joua avec Stéphane Grappelli, Maurice Vander, Michel Portal, Roger Guérin et beaucoup d’autres. En 1956, il était considéré comme l'un des meilleurs guitaristes de jazz français

    Trois ans après, c’est avec un trio de jazz qu’il a introduit dans un récital, au Casino d’Alger, sa fameuse chanson « Des pommes, des poires et des scoubidous-bidous » ! Puis, comme il l’a dit lui-même « Le genre de guitare que je joue est moirons populaire que le genre de chansons que je chante » ! Autrement dit, pour faire une carrière en gagnant de l’argent, mieux vaut ne pas se cantonner dans la guitare, surtout  lorsque l'on a la chance d'avoir une bonne voix et... beaucoup de charme.

    Il n’empêche que Sacha est toujours resté fidèle à son premier instrument et que, outre une bonne tête d’affiche, c’est un beau succès qu’il nous a apporté cette année là au Festival avec une très belle interprétation, de Nuages. D’autant que nous en avons fait l’ouverture de notre mémorable 33 tours.

    N’oublions pas les autres interprètes  de ce disque exceptionnel !

    * René Urtreger (piano), Alby Cullaz (basse), Aldo Romano (batterie) dans Airegin de Sonny Rollins, 
    * La Velle (piano, chant), A. Romano et A. Cullaz : Don’T Mean a Thing de Duke Ellington
    * Babik Reinhardt, Boulou Ferré et Christian Escoudé : Blues For Ike (Django Reinahrdt) 
    * Matelot, Helios et Boulou Ferré : Cherokee (R. Noble) 
    * Chet Baker (trompette), A. Romano, A. Cullaz et Michel Grailler (piano) : For Minors Only (J. Heath) 
    * Wash Board Group avec, outre Gilbert Leroux, Michel Bescont (sax tenor), Daniel Barda (trompette) François Rilhac (piano) et Alain Marquet (clarinette). : Everybody Loves My Baby

    La pauvre Mercédès de la star !

    Une dernière anecdote de ce 35ème anniversaire : Sacha Distel aimait, on le sait, les grosses et belles voitures. Cette année là, en « star » (qu’il était) il avait absolument voulu garer sa Mercédès à l’angle du Pont de l'Avauterre, face à la rue du Bas-Samois. On l’avait bien prévenu, pourtant !.Mais, l’inévitable s’est produit : l’aile arrière gauche de la belle allemande fut quelque peu entamée par un conducteur qui avait peu de place pour prendre son virage ! « Désolé, Sacha, mais ce n’est que de la tôle » ai-je dit (avec un ton qui se voulait humoristique mais attristé !) au chanteur que je rencontrais parfois à la Télé où il animait alors une émission.

    Il était tout de même furieux, mais prit mieux la chose que je ne le craignais. Il me dit quand même, quelque temps plus tard, que la franchise de son assurance n’avait pas couvert le cachet qu’il avait touché.

    Comme quoi, chers amis spectateurs à venir, suivez bien les indications de parking

    Souvenirs de Jean-François Robinet !