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Festival BAM

Danse / Cinéma / Performance / Musique / Photographie

À propos du projet

 

FESTIVAL BAM À BAMAKO DU 30 NOVEMBRE AU 12 DÉCEMBRE 2018

BAM est un festival volontairement pluridisciplinaire qui réunira pour sa première édition danse, performance, musique, vidéo, cinéma et photographie. L'impulsion première de ce nouveau festival est de défendre, soutenir et promouvoir la jeune création malienne et africaine dans son ensemble, en la mettant aussi en vis-à-vis avec le travail et les réflexions d’artistes européens choisis pour leur pertinence et leur capacité à entrer en résonance avec la scène contemporaine bamakoise. Plusieurs lieux répartis dans toute la ville sont associés au festival afin de garantir à un large public l'accès aux oeuvres présentées, car BAM est avant tout pensé pour les bamakois.

BAM donne un espace de visibilité et de travail à une génération malienne qui en a peu, et ouvre un espace de discussion et de rencontre avec un « ailleurs ». BAM, c’est mettre à profit notre réseau de partenaires culturels et d'artistes européens afin de donner la possibilité aux bamakois de rencontrer des oeuvres, des pratiques ou encore des relfexions qui, sans cet espace, leur resteraient parfaitement inaccessibles. Car nous faisons aussi ce constat qui, sans rien enlever de la qualité des propositions culturelles déjà existantes à Bamako, nous semble  juste, à savoir la nécessité d’alimenter encore les propositions, et d'ouvrir des voies de recherche et d’interrogation.

BAM est ambitieux et invite pour cette première édition 10 artistes venus de 5 pays différents à venir présenter leurs travaux à Bamako, organise la projection de 8 films autours de la danse dans différents quartiers de la ville, propose des concerts LIVE et donne une carte blanche pour une exposition photographique pendant les 12 jours du festival.

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PROGRAMMATION - DANSE / PERFORMANCE

Fatoumata Bagayoko (Mali) : FATOU T’AS TOUT FAIT

Tidiani N’Diaye  (Mali) : BAZIN / MOI, MA CHAMBRE, MA RUE

Marion Alzieu (France) : CECI N’EST PAS UNE FEMME BLANCHE

Daouda Keita et Adjara Traoré (Mali) : KUMAKA_CA

Adonis Nieblé (Burkina Faso) : SPIRIT

Ladji Koné (Burkina Faso) : R MARK

Louis Clément (Belgique, Togo) : SPEED BATTLE

Pauline Lavergne (France) : KINTSUGI

Tom & Van (Mali) : LE RESTE

 

PROGRAMMATION - CINEMA / VIDEO 

Gilles Jobin (Suisse) :  WOMB (film en 3D)

Wim Wenders : PINA  (film en 3D)

La Ribot (Espagne) : MARIACHI 17

Cecile Tery (France) : DANCE FOR CHANGE / Documentaire sur Serge Aimé Coulibaly, Qudus Onikeku & Nelsime Xaba

Alain Michard (France) : EN DANSEUSE / Film dansé avec : Katerina Andreou, DD Dorvillier, Rémy Héritier, Emmanuelle Huynh, Lenio Kaklea, Jennifer Lacey, Julie Nioche, Miguel Pereira, Laurent Pichaud, Filiz Sizanli et Loïc Touzé.

Qudus Onikeku (Nigeria) : RAIN MAKERS

Jean De Boyson (France) : LE SILENCE DE L'EXODE

EXPOSITION

Carte Blanche à FOTOTALA KING MASSASSY - Photographie (Mali)

PERFORMANCE

Zeinabou Hamidou Diori - Installation & Performance (Niger/Belgique)

MUSIQUE

Programmation en cours

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PROGRAMMATION - DANSE / PERFORMANCE

BAZIN / Tidiani N'Diaye (Mali)

 

Au travers du tissu bazin, Tidiani N’Diaye retrace d’une part sa propre histoire ; celle d’un déplacement du Mali vers la France ainsi qu’une histoire plus vaste liée aux traces de la colonisation ainsi qu’aux géographies de la globalisation. Car si le bazin est teint au Mali, il est dans un premier temps fabriqué dans les usines allemandes ou chinoises avant d’être exporté vers l’Afrique de l’Ouest où il est transformé, magnifié et porté.

Dans "Bazin", Tidiani N’Diaye donne corps et forme à ce tissu et aux possibles rencontres qu’il génère dans la danse de la réappropriation ; celle qui est pensée comme une allégorie de l’esprit malien, à la frontière du visible et de l’invisible entre l’art et l’artisanat. L’esprit malien c’est ici cette capacité d’appropriation de l’objet afin de lui donner une nouvelle identité. Au Mali tout se récupère, tout se transforme, tout se détourne de son usage premier.

Durée : 50 minutes / Une pièce de : Tidiani N’Diaye / Interprétée par : Tidiani N’Diaye & Arthur Eskenazi / Dramaturgie : Arthur Eskenazi / Lumière, technique : Hugo Cahn / Production : Copier Coller, Shap Shap, Bora Bora Productions / Avec le soutien de : DRAC pays de la Loire, les Ateliers Médicis /  Coproductions : BLONBA, Théâtre de l’Arlequin, Théâtre de l’Abri, Théâtre de l’usine / Aide à l’écriture : DICREAM, DICAM / Accueils Studios :  Collectif Danse Rennes Métropole, Sept Cent Quatre Vingt Trois, Centre National de la Danse, Théâtre de l’Abri, Cie Gilles Jobin /

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MOI, MA CHAMBRE, MA RUE / Tidiani N'Diaye (Mali)

Le point de départ est la chambre bamakoise du danseur : un désordre où s’accumulent toutes les traces éparses de la vie. Dehors, la rue bamakoise. Même accumulation d’objets divers, de déchets, anarchie des pancartes et chaussées défoncées. Pourquoi ce désordre ? Quel malaise reflète-t-il ? Comment la vie parvient à s’y développer, à lui donner forme, à le contester ? La danse exprime les correspondances entre la personnalité de l’artiste et cet environnement chaotique. Tidiani Ndiaye est également vidéaste et la pièce est accompagnée d’images du « désordre » environnemental bamakois. "Moi, ma chambre, ma rue" a donné lieu à un premier travail à Bamako et a ensuite été confronté au regard de Fatou Traoré, chorégraphe DIRECTRICE ARTISTIQUE de la Cie FT1x2x.

Durée : 30 minutes / Une pièce de : Tidiani N’Diaye / Interprété par : Tidiani N’Diaye / Collaboration artistique : Fatou Traoré et Souleymane Sanogo / Production : Copier Coller/ Avec le soutien de : Life Long Burning, Cinéma et Culture d’Afrique, La ville d’Angers, Crous, OCIA /

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FATOU T'AS TOUT FAIT / Fatoumata Bagayoko (Mali)

Dans "Fatou t’as tout fait", je traite de l’excision. Je me suis attachée à retranscrire l’événement dont j’ai été témoin plusieurs fois et moi même victime en mon temps.
Je porte la souffrance et l’injustice dans mon corps. J’éprouve une rancoeur.
une marque, un manque indélébile et irréversible que je garde en moi, malgré moi et à jamais. Et j’ai voulu revendiquer cette douleur. Porter aux yeux de ma société, de ma famille, de mon pays, mon incompréhension totale et mon désaccord profond face à cette pratique qui n’y a pas sa place aujourd’hui. J’ai voulu éveiller des consciences, ouvrir un dialogue, parler de ce tabou et avec espoir, changer les choses. Je suis Malinkée. J’ai été excisée quand j’étais tout bébé avec l’accord de mes parents. Chez les Malinkés, on estime que les enfants dont la mère est soumise à son mari et à la communauté réussiront dans la vie et que ce sont de tels enfants qui reviennent des guerres sans aucunes blessures. Alors que les enfants nés de femmes que l’on pense rebelles n’auront aucune chance de réussir. L’excision s’intégrant dans ces croyances, elle est perpétrée par des femmes qui la font subir à d’autres futures femmes.

Durée : 30 minutes / Concept, chorégraphie et interprétation : Fatoumata Bagayoko / Musique : Strange Way, Manuel Wandji / Bande son & voix off : Fatoumata Bagayoko / Lumière : Hermann Coulibaly / Remerciements : Bienvenue Bazié, Régine Chopinot, Lacina Coulibaly, Serge Aimé Coulibaly, Lila Greene, Fatou Traoré & François Viet / Production : Compagnie Djiri Ladon - C’est comment / Soutiens : Ankata - Simply the best & Eeg-Cowles Foundation

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®MARK/REMARQUE / Ladji Koné (Burkina Faso)

®mark / Remarque est une performance, mais il est proche d'être un sondage de consommation, une étude de satisfaction de nos besoins. Ladji Kone recherche des réponses dans un sac rempli de produits à la mode, puis ...
Avec ®mark / Remarque, Ladji Kone provoque, il interroge notre besoin d'étiquettes, de labels, nos égos, montrant comment notre envie de « posséder» à tout prix nous frustre et nous isole. Boosté avec une passion pour le breakdance et articulé avec le théâtre, il nous confronte avec l’ironie aux responsabilité en tant que consommateurs et pollueurs ! Le projet porte une attention particulière sur la collecte des données et l’effet multiplicateur du spectacle.

Le spectacle se base sur la recherche dans l’environnement local pour pouvoir créer un lien direct avec le public concerné. Il est essentiel de connaitre des habitudes de consommation locale, d’identifier des qualités et des défis, des envies, des séductions et des pièges. Une stratégie de dix résidences dans 10 villes différentes se propose pour pouvoir assurer une recherche transversale, multisources et intégrale... Explorer les métropoles mondiales et les villages cachés, les environnements fragiles et les sociétés surdéveloppées...

Durée : 15 min / Chorégraphie et interprétation : Ladji Koné / Scénographie : Michaela Soly Volná / Musique : cieLK / Production : CieLK / Avec le soutien de : Jump Culture, EDIT - Ecole Internationale de Danse, Festival FIDO, Ankata - Laboratoire international de recherche et de production des arts de la scène

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KUMAKA_CA  / Daouda Keita & Adiara Traore (Mali)

Dans le corps, ils nous parlent, ces voix d’ancêtres et de politiciens. Ils nous proposent, ils nous contrôlent, ils nous attirent, ils nous possèdent, ils nous terrorisent, ils nous transforment. Ils prétendent nous guider, nous protéger, et nous conseiller. Et parfois ils nous induisent même en erreur. Sur le plateau en quête de devenir, ces deux corps errants partagent un espace et l’explorent. De la complicité à la solitude en face de l’incertitude; résistance contre l’indéfini en cachant la fragilité intérieur ! Et si on les entendrait et saisissait leur sens? Et si on se libérait de ces fantômes?

Les deux danseurs-chorégraphes maliens ont voulu questionner leurs propres traditions et pratiques quotidiennes pour arriver à une liberté du corps et de l’esprit. Cette recherche est devenue en même temps une confrontation avec soi-même. Le regard extérieur du dramaturge Pieter de Ruiter pendant la phase de création à Ouagadougou (Burkina Faso) a permis de donner une clarté aux codes d’expressions et de les approfondir.

Ils combinent leurs traditions avec un mélange de danse moderne occidentale et d’Afrique. Leur travail est poétique et visuelle, leur style a une spécificité dû à l’énorme puissance expressive et les formes non poli de mouvement.

Durée : 20 min / Chorégraphie et interprétation : Daouda Keita & Adiara Traore / Dramaturgie, regard extérieur : Pieter De Riuter / Production : Doen Fondation, Get Lost, Huvos, Donko Seko, EDIT - Ecole Internationale de Danse

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CECI N’EST PAS UNE FEMME BLANCHE / Marion Alzieu (France)

L’identité nous est donné malgré nous, dès la naissance et, peu à peu, nous revient. Ainsi on devient « je » pour façonner cette identité, la détourner, la détruire ou simplement l’accepter. Mais avons nous réellement le pouvoir de choisir? La pensée, l’identité nous modifie? Nous torture? Pouvons nous être ‘sans’ un instant? Si l’on revenait à la nature même, à l’essence, nous sommes juste chair et muscles... et puis de qui dépendons nous ?

Par ce solo, je traiterai de la manière d’exorciser cette identité, danser quelque chose qui se passe entre les idées. Je ne voudrais pas que vous me donniez un nom et que vous me classifiez. Essayer de se raconter à travers une absence de quelque chose. Comment être ce qui nous attire pour disparaître ? Suis-je totalement ce que je danse, ou je ne le suis pas ou je devrais l’être, puisque c’est mon corps qui est là ?

Il ne s’agit plus de connaître le monde ou l’être mais de transformer nos idées, dans une urgence de se jeter. Aller sur scène pour être soi-même. Sans avoir peur de l’inconnu, du flou et de l’innommable.

Durée : 28 minutes / Chorégraphie et interprétation : Marion Alzieu / Création musicale : Michael Avron / Lumière : Jean-Pierre Nepost / Avec le soutien de : Micadanses, Festival Mouvement Contemporain

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KINTSUGI / Pauline Lavergne (France)

Kintsugi est un art décoratif japonais qui consiste en la réparation des vases en céramiques par une jointure en or. La philosophie derrière cette pratique est celle de révéler l’histoire de l’objet, une forme de sublimation du passé de l’objet. Le parallèle entre le kintsugi et le concept de résilience m’est apparu comme une évidence.

Mes recherches s’appuient sur le concept de résilience. Issu du latin resilentia, le terme « résilience » est habituellement utilisé en physique pour désigner la résistance au choc d’un métal par un rapport entre l’énergie cinétique absorbée nécessaire pour provoquer sa rupture et la surface de la section brisée. Transposée au domaine psychique, la résilience est définie comme « la capacité d’une personne ou d’un groupe à se développer et à se projeter dans l’avenir en dépit d’évènements déstabilisants, de conditions de vie difficiles ou de traumatismes parfois sévères ». Le traumatisme est ici interprété comme une rupture des liens avec le monde, une césure de sens, une intériorité envahie par l’angoisse de néantisation et un bris de l’unité de l’individu.

Durée : 20 min / Chorégraphie et interprétation : Pauline Lavergne / Assistant à la création : Louis-Clément Da Costa / Production : Compagnie Stunt / Avec le soutien de : Chez Georges, Studio Amplitude, Théâtre de l’Athénée

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 SPIRIT / Adonis Niebe (Burkina Fasso)

Les sensations sont convoquées comme premiers matériaux chorégraphiques et sources de mouvement. Elles parcourent le corps de l’interprète, qui alterne entre maîtrise absolue, par un découpage précis du geste, et convulsions soudaines où le corps est pris dans une violente agitation. L’improvisation cohabite avec l’écriture. Avec une virtuosité technique, une énergie explosive et une physicalité forte, l’interprète navigue entre des partitions composées et d’autres plus aléatoires, guidant sa chorégraphie par différents niveaux de conscience et de perception.

Dans "Spirit", le corps est en contradiction avec lui-même, déchiré, prisonnier dans un conflit intérieur dont l’espace est l’écho. À la fois espace domestique quotidien, labyrinthe intérieur, portes et barreaux de prisons, la scénographie structure le plateau, servant d’appui ou d’entrave au corps en mouvement. Elle évoque un paysage mental ouvert et complexe.

Pris en tension, le corps et l’esprit cherchent un exutoire dans une spiritualité au-delà de chacun d’eux. L’appel à la prière devient alors un dernier ressort pour sortir de l’état présent. Le danseur interroge finalement la quête de spiritualité qui peut guider et aider chaque personne, athée ou non, lorsqu’elle est confrontée au désespoir et à la souffrance.

Création 2016 Solo
Durée : 40 min / Chorégraphie et interprétation : Adonis Niebe, Lumières : Alice Dussart

Production : Compagnie Teguerer Danse A Compagnie Danse; Avec le soutien de L’échangeur – CDC Hauts-de-France | l’Ambassade de France au Burkina Faso | Campus France | Institut français – dispositif Visas pour la création | Ballet Preljocaj – Pavillon Noir | La Briqueterie – CDC du Val- de-Marne | Multicorps (Benin)

Remerciements: Simon Abbe et Seydou Boro pour leurs regards complices

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Zeinabou Hamidou Dior

Installation et Performance Avec ou Sang  # Les hommes savent pourquoi


Installation « Avec ou Sang »
Trente-neuf corps de femme représentants tous les pays dans lesquels se pratique encore l’excision.
 Performance « Les hommes savent pourquoi »
Une communion viscérale entre l’artiste et les hommes spectateurs des pratiques d’excision.

 

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Exposition FOTOTALA KING MASSASSY - Photographie (Mali

 

Né en 1971 en Côte d'ivoire, Lassy King Massassy est un artiste malien multi facettes.

Fondateur du groupe King Da Dja en 1997, il est d'abord connu comme le grand frère du rap malien. Il remporte le Mali Music Award en 2006 pour son album Nyokala So.

Dans le domaine du théâtre, il a sillonné les planches d'Afrique et d'Europe de 2001 à 2016 avec les pièces "le retour de Bougougniere", "Bougouniere invite à diner" et "l'Homme aux six noms".

Pour la télévision, il coécrit la série Taxitigui en 2016 et incarne l'un des personnages principaux de la série Cyberdebrouille pour Canal Horizon.

Il s'intéresse à la photographie à partir de 2007. D'abord amateur, sa passion pour cet art est telle que la photographie deviendra son activité professionnelle principale dès 2015.

En 2015, il expose aux rencontres de Bamako les photos réalisées lors de ses trajets par la route entre l'Allemagne et le Mali.

En mai 2016, il participe à l'atelier de photographie noir et blanc de Bertrand Antoine Fèvre.

En novembre 2016, il est le photographe attitré de l'inter-biennale de la photo de Bamako, Photo Kalo, la rencontre intergénérationnelle.

 

SPEED BATTLE / Collectif Requin-Baleine (Belgique-Togo)

Une speedbattle est une rixe de talents entre deux équipes de danseurs et musiciens de tous les horizons.

Dans une atmosphère déjantée, orchestrée par un MC (maître de cérémonie) survolté, ce spectacle se déroule dans un lieu quelconque (parking, stade, usine, parc etc.). La scénographie est recréée in-situ.

La musique est interprétée live par un beatboxer et un musicien local. Des règles d’improvisation dictées aux danseurs par le biais d’un compteur-écran constituent une des particularités du show. Pour chaque passage (solo ou duo), le compteur- écran indique : Les danseurs qui concourent - La vitesse de la danse (le Speed) - La qualité gestuelle (le Mode) - Le temps imparti - Le score en calories. Le JOKER est l’alter-égo et le bouffon du MC. Il peut être appelé par les deux équipes. Au terme de chaque affrontement, le public est invité à soutenir son équipe. Un applaudimètre détermine alors les vainqueurs. Ce choix peut tout-fois être truqué par un MC aisément corruptible. Cette scénographie et ce dispositif chorégraphique présentent des interactions entre les danseurs, les mu- siciens et le public. Elles ont pour but de déconstruire la compétition, tout en favorisant une émulation. Ce spectacle est conçu pour emmener des danseurs et musiciens de tous les styles dans des lieux inhabituels et pour tous les publics, en utilisant une forme à la fois réflexive et divertissante : celle du jeu. Ceci n’est pas un battle.

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PROGRAMMATION - FILMS / VIDEOS 

WOMB / Gille Jobin (Suisse) /  Best Art-Experiemental Film, San Francisco Dance Film Festival 2017 

WOMB est un film chorégraphique stéréoscopique qui propose une expérience artistique augmentée grâce à la technologie 3D en haute définition.
Le film déroule une forme innovante de narration spatiale alliant images stéréoscopiques, chorégraphie, art visuel et musique. L’action de WOMB se développe dans une continuité spatio- temporelle. Travelling existentiel, analogie abstraite du déroulement de la vie, le film s’appuie sur la profondeur de l’espace et le volume des corps pour provoquer une émotion contemplative.

Les décors spectaculaires conçus par l’artiste visuelle Sylvie Fleury sont constitués de coulisses arrangées en fausse perspective, d’un salon abstrait et d’une grotte. Des décors qui se combinent admirablement avec les costumes hybrides du styliste belge Jean-Paul Lespagnard et la musique atmosphérique de Franz Treichler, leader du groupe The Young Gods. WOMB est interprété par 3 danseurs : Gilles Jobin, Susana Panadés Diaz et Martin Roehrich.

Durée : 28 min / Réalisé par : Gilles Jobin / Musique : Franz Treichler / Décors : Sylvie Fleury / Costumes : Jean-Paul Lespagnard / Images : Patrick Tresch / Chorégraphie : Gilles Jobin / Danseurs : Susana Panadés Diaz, Gilles Jobin, Martin Roehrich / Production : Cie Gilles Jobin

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EN DANSEUSE / Alain Michard (France)

Création 2018

Durée : 11 x 6 minutes

Pour En danseuse (part 1), Alain Michard crée des danses-filmées en collaboration avec onze chorégraphes, de diverses générations et venus de divers pays (France, Grèce, Portugal, USA, Turquie).

Avec chaque chorégraphe, une danse est crée dans sa relation avec la caméra, dans un dispositif contraint.
Un film est réalisé, d'une durée de 6 minutes, en plan-séquence,  où se révèle l'essence même de la danse propre à chaque chorégraphe.
Filmé.e.s dans leur corps de danseur, de danseuse, En danseuse montre combien c'est dans ce corps que les chorégraphes construisent leur oeuvre.

Distribution

Conception, chorégraphie, réalisation Alain Michard
Chorégraphes co-auteurs : Katerina Andreou, DD Dorvillier, Rémy Héritier, Emmanuelle Huynh, Lenio Kaklea, Jennifer Lacey, Julie Nioche, Miguel Pereira, Laurent Pichaud, Filiz Sizanli, Loïc Touzé (à confirmer selon choix)
Collaboration artistique-vidéo Alice Gautier
Création sonore Manuel Coursin

Production LOUMA
Coproductions et soutiens
Les Laboratoires d’Aubervilliers, Atelier de Paris/CDCN, Le Quartz-scène nationale de Brest (Fonds de dotation), CN D-Un centre d’art pour la danse, la Région Bretagne avec le CNC.
Avec l’aide de Musée de la danse - CCN de Rennes et de Bretagne, Réservoir danse - Rennes et TU – Nantes.
LOUMA est soutenue par le Ministère de la Culture-DRAC Bretagne au titre de l’Aide à la structuration, la Région Bretagne et la Ville de Rennes.

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LE SILENCE DE L'EXODE / Jean de Boysson (France)

Le Silence de l’Exode est né d’une rencontre, au sommet, avec la danseuse de flamenco Yolanda Osuna : rencontre magique entre filmeur et filmé où tout se met en place et se déroule de façon naturelle et juste, une alchimie qui transcende le talent ou le savoir faire de chacun. Basée à Cordoue en Espagne, Yolanda est venue passer une semaine en résidence chez moi à Bagnères de Bigorre au pied des montagnes Pyrénées françaises.

La veille de son départ, je lui ai proposé de façon impromptue de l’emmener tout en haut, sur la crête qui domine notre vallée, afin d’expérimenter et filmer. Une fois être arrivés sur place (après une demi- heure de voiture, puis une demi-heure de marche), le tournage en lui-même n’a duré au maximum qu’un quart d’heure.

De retour à la maison, les images m’ont tout de suite semblé posséder une dimension d’ordre presque biblique, avec ce paysage grandiose et la présence providentielle des moutons, et m’ont du coup très vite évoqué la musique de Yom.
Le montage a été très rapide.

Le lendemain matin, le film était bouclé.

Durée : 04 min / Réalisation : Jean de Boysson / Musique : Yom / Danse : Yolanda Osuna 

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DANCE FOR CHANGE / Cécile Thery (France)

Sigue Sayouba de la Cie du Faso danse théâtre avec Serge Aimé Coulibaly (Burkina Faso), Qudus Onikeku (Nigeria), Nelisiwe Xaba (Afrique du Sud), trois chorégraphes de trois pays différents, trois histoires pour nous parler de la danse contemporaine en Afrique aujourd’hui.
Leurs portraits se dessinent à travers leur discours, leurs créations aux esthétiques plurielles, et résonnent au delà de leur intimité avec l’actualité de notre société.

Ce film est un voyage, de l'Afrique à l'Europe, entre les studios de répétition et les festivals internationaux, une plongée dans leurs univers chorégraphiques, poétiques, une immersion dans le quotidien des danseurs. Nous voyageons avec eux, d'un projet à l'autre, d'un pays à l'autre, les salles de répétition comme espace de jeux, le studio devient l'espace de « Je » où les chorégraphes mettent en corps de la pensée et du sens, les scènes internationales en guise de plateformes comme voie royale d'expression. La danse devient un moyen d'expression personnelle et place la culture comme un des fondements de la société.

Ce documentaire met en lumière leur démarche commune encore peu médiatisée et leur engagement artistique, qui font de la danse un acte social et politique.

Durée : 65 min / Réalisation : Cécile Théry / Images : Hélène Poté / Production : Temps Kono, GnamaGnama productions / Avec : Sigué Sayouba, Serge Aimé Coulibaly et la Cie du Faso Danse Théâtre, Qudus Onikeku, Nelisiwe Xaba / Avec le soutien de : Halles de SHAERBECK

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RAINMAKERS / Qudus Onikeku (Nigéria)

RainMakers a été créé en occasion de l’ouverture du TEDGlobal – qui s’est tenu à Arusha, Tanzanie, en août 2017. Cette œuvre vidéo de danse/musique traite d’une bande d’inadaptés, rebelles et nomades, ne partageant pas tous les mêmes croyances ou la même nationalité, mais qui ensemble forment une et une seule tribue. Ayant en commun la même vision des choses, et voulant servir de catalyseur pour le changement – puisque la sécheresse frappe leur terres et leur communautés, la tribu cherche à rappeler l’eau de leur corps et leur âmes. Ils vont partout où la pluie se fait désirer et donnent une bonne secousse par leur musique, leur chants et leur danses, jusqu’à ce que la pluie descende en flots du ciel.

Durée : 05 min / Chorégraphie, réalisation  : Qudus Onikeku / Images : Olatunde Obajeun / Producteur exécutif : Hajarat Alli / Danse : Qudus Onikeku, Busayo Olowu, Chibueze Hermes Iyele, Deborah Aiyegbeni, Esther Essien, Olalekan Rufai, Angela Okolo, Emmanuel Kachi, David Osemwengie, Faith Okoh, Collins David, Olowasegun Ademeso /  Musique originale : Habeeb Ayodeji ‘Awoko’, Olatunde Obajeun, Ibukun Oladipupo, Abiodun Fabiyi, Oluwatosin Oyebisi / Production : QDanceCenter / Avec le soutien de  : Polly Alakija

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MARIACHI 17 / La Ribot (Espagne)

Heurtant la chorégraphie à la vidéo, l’exubérante et sans complexe vidéo Mariachi 17, 2009, est une œuvre divertissante qui revisite la technique du plan-séquence, caméra au poing, que La Ribot avait employée pour la première fois à l’occasion de Despliegue en 2000. Chorégraphie serrée impliquant trois danseuses et un décor élaboré, Mariachi 17 grouille de références cinématographiques taquines et d’ingénieux effets spatiaux : des vidéos-dans-la-vidéo très animées qui suscitent une ivresse provoquée par le mouvement perpétuel occupant les vingt-cinq minutes que dure la pièce.Monté dans la Salle Caecilia de La Comédie de Genève, en Suisse, Mariachi 17 avec Daniel Demont comme directeur de la photographie et le montage sonore signé par Clive Jenkins, tous deux collaborateurs de longue date de La Ribot. Sa bande-son très libre est un montage d’après des pièces d’ Atom™ et le décor a été construit par La Ribot avec des matériaux trouvés sur le site, auxquels s’ajoutent de grands miroirs et une collection de photographies de Miguel Guzman montrant divers nouveaux théâtres en construction. La caméra se concentre parfois sur ces théâtres dans le théâtre, mettant en place des perspectives déceptives et entraînant des confusions entre espace réel et espace graphique.

Durée : 25 min / Ecriture, réalisation  : La Ribot / Corps opérateurs : Marie-Caroline Hominal, Delphine Rosay, La Ribot / Musique : Atom™ / Production : Anouk Fürst, La Ribot / Coproduction : Comédie de Genève - Centre dramatique, La Bâtie - Festival de Genève, Festival d’Automne, Les Spectacles vivants - Centre Pompidou, Fundação Caixa Geral de Depósitos – Culturgest (Lisbonne), Réseau Open Latitudes 

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NOS PARTENAIRES:

La Fondation Passerelle , Institut Français du Mali, Ville d'Angers, Centr'Art Donsefolo, Cie Gilles Jobin, Centre Togola, Blonba, YK Project, La Ribot, Cie Louma, Jean de Boysson , ST Consult

Plus d'informations : http://www.copiercoller.info/

https://www.fondationpasserelle.com/

A quoi va servir le financement ?

Les fonds recoltés nous aideront à couvrir une partie des frais de logement des 10 artistes invités, ainsi qu'une partie de leur frais de voyage. Ils nous permetront également de garantir la gratuité, ou le très faible coût de la bielletrie pour l'ensemble de la programation.

 

À propos du porteur de projet

A l’origine il y a le COPIER/COLLER - Centre de Ressources Multimédias et de Création Artistique que j’ai monté, lors de notre rencontre avec le chorégraphe suisse Gilles Jobin en 2011, dans le quartier de Sabalibougou à Bamako. Avant cela, il y a eu aussi quatre années de formation en danse chez Donko Seko auprès de la chorégraphe Kettly Noel. Le COPIER/COLLER est une réponse que nous avons tenté de donner aux réflexions et aux questions que nous nous posions sur la manière de pouvoir soutenir les danseurs bamakois face aux difficultés qu’ils rencontraient à vivre de leur art. Déjà, la problématique était malienne, et bien que le projet n’ai pas tout a fait pris la tournure attendu, c’est avec cette question que je suis partis en Europe et notamment en France pour poursuivre ma formation.

En 2011, je partais donc pour Angers et intégrais la formation Artiste Chorégraphique du Centre National de Danse Contemporaine dont je suis sorti diplômé de la licence d’Art du spectacle. Puis de 2013 à 2015 j’ai suivis la formation du Master Chorégraphique ex.e.r.ce au Centre Chorégraphique National de Montpellier.

C’est aussi à ce moment là que j’ai créé la Compagnie Copier/Coller à Angers qui me permet depuis de développer mon travail artistique en Europe mais aussi au Mali.

Avec la distance, la structure originelle COPIER/COLLER à Bamako a du se modifier. Je n’étais évidemment plus en mesure de pouvoir continuer à l’animer de la même manière, bien qu’une partie de l’argent que je gagnais en Europe lui était consacré pour qu’elle continue d’exister sous le regard d’artistes bamakois de confiance. J’y ai aussi régulièrement envoyé du matériel technique. Si le COPIER/COLLER n’était plus en mesure d’organiser des évènements à Bamako, il 

disposait néanmoins de ressources que j’ai mis à disposition des artistes locaux : espaces, tapis de danse, lumières, système son etc… en prêt, ou a des prix de location dérisoires.

Depuis mon départ pour l’Europe, je retourne plusieurs fois par an au Mali et n’ai jamais oublié mon impulsion première qui était de monter une structure à Bamako susceptible d’accompagner, d’aider ou de promouvoir la jeune création contemporaine malienne.

Cela fait maintenant six années — quatre années de formations intensives et deux années ensuite grâce auxquelles j’ai eu la chance de continuer d’apprendre et de me former professionnellement auprès de grands artistes et chorégraphes internationaux comme interprète (Gilles Jobin, Roméo Castellucci, Cindy Van D’Acker, Qudus Onikeku, la Cie Blonba, Maria La Ribot, Karolyn Stachele, Serge Aimé Coulibal) —  six années donc que mon travail et mes recherches artistiques  se développent en Europe principalement. Cependant je n’ai jamais cessé de penser à Bamako et à la manière dont je pourrais mettre à profit cette chance que j’ai eu de pouvoir étudier ailleurs, de voyager, et de mettre en partage, au Mali, ces enseignements et cette expérience. Pendant mes quatre années de formations en France je me suis nourri des échanges, des rencontres avec des étudiants du monde entier ou des artistes invités à nous donner des workshops, de divers pratiques artistiques, en gardant toujours à l’esprit qu’il me faudrait à un moment revenir pour partager. 

BAM!, qui est le projet que je défends ici, en est une première tentative, une première édition d’un élan que j’aimerais, dans les années qui arrivent, pouvoir pérenniser, développer, augmenter encore.

Tidiani N’Diaye