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Exposition "sanstitre"

Une interrogation visuelle sur ce que la main et le programme peuvent construire ensemble.

À propos du projet

D'une certaine façon, on pourrait dire que cette série de photo a débuté au 103e étage d'une tour à Chicago. Ces premiers clichés, pris de la perspective d’un touriste, auraient pu dormir indéfiniment sur un disque dur mais sans raisons particulières je m’en servis pour tester les limites de Photoshop. Ici, la démarche purement exploratoire partait d’une interrogation simple : que se passe-t-il quand on fusionne plusieurs images de ville ? De cette exploration est née une technique, mêlant l’automatisation de la procédure par logiciel de retouche d’images et le parachèvement manuel.

Elle constitue à la fois un clin d’œil à ces logiciels puissants – son titre fait référence aux noms des fichiers de travail exportés – et un questionnement sur la place qu’ont pris les outils informatiques automatisés dans la démarche créative. Aujourd’hui, grâce à leur puissance, leur efficacité et leur facilité d’utilisation, ces logiciels sont devenus omniprésents. Malgré cela, il est difficile voire quasiment impossible pour l’utilisateur lambda d’en connaître tous les rouages et de véritablement comprendre la façon dont le logiciel fonctionne. Cela résulte nécessairement en un tâtonnement hasardeux lors de l’utilisation.

De cette complexité, née une source infinie d’inspiration. L’humain, guidé par sa curiosité, ira naturellement essayer, expérimenter, tenter des choses. Loin d’opposer l’homme à la machine, mon travail cherche à dépasser cette dichotomie obsolète pour s’interroger sur ce que la main et le programme peuvent construire ensemble.

Cette démarche créative, à base d’expérimentation et de hasard, vient également éveiller un questionnement sur le concept même de création ou de créativité : doit-on avoir un contrôle sur toute sa création ? Que considère-t-on comme contrôle ? Est-ce que laisser le logiciel faire un travail automatisé sans connaître le fonctionnement interne de celui-ci est un manque de contrôle ?

A quoi va servir le financement ?

Le financement ne va servir qu'un seul but : pouvoir présenter cette série lors de deux expositions sur Strasbourg. La première aura lieu au Palais de l'Europe et ne sera ouverte que sur invitation, malheureusement. La seconde, en revanche, je voulais que tout le monde puisse en profiter. Elle sera ouverte au public durant un mois et demi à partir de novembre au restaurant Mandala. 

Pour profiter au mieux de chaques images, je les fais imprimer en grand format (75 cm de long) sur un papier mat FineArt puis contrcollées sur une plaque d'aluminium par un artisan local. Ce grand format permet de bien rendre les détails présent dans chaque photographies. 

Afin de pouvoir présenter la série dans son ensemble, je cherche a récolter des fonds pour couvrir les frais d'impression. 

À propos du porteur de projet

Créateur d'images depuis plusieurs années, j’aime me laisser guider par ma curiosité. Grand observateur devant l’infini du monde quotidien, j’ai depuis toujours été subjugué par les images. Alors que l’autonomie et la créativité sont essentielles à mon bienêtre, la photographie est devenue plus qu’une passion, c’est un besoin vital.

Autodidacte, c’est en cherchant mes limites et celle de mon matériel que j’avance et évolue. J’ai à cœur de continuer à me former tout en pratiquant et en expérimentant. C’est grâce à ce mode de progression que je me sens suffisamment confiant pour entreprendre sans cesse de nouveaux projets photographiques.

Bien souvent je puise les prémices de mon inspiration dans les détails de mon environnement qui attirent mon regard. J’aime transposer cette vision subjective en un cliché figé. L’art est une forme de communication basée sur le partage & l’échange. Et je m’efforce de partager ma subjectivité. Il peut s’agir d’un moment figé dans le temps ou d’un détail dans l’environnement qui paraîtrait anodin aux yeux de tout un chacun, mais qui seront capturés pour être révélés au regard de tous.

Au travers de ma subjectivité, j’essaye d’explorer le monde et de me distancer d’un réalisme brut. Les formes, les textures, les ombres, les reflets ou la lumière sont autant de sources d’inspiration qui permettent à mes clichés d’exprimer un doux mélange entre surréalisme et matérialité. Bien souvent, le spectateur aime à se perdre dans l’interprétation et le démasquage de ce qui était devant l’objectif.

Mon objectif est d’interroger la réalité en la figeant : j’exagère les traits, les perspectives, je me rapproche, je m’éloigne, je regarde le reflet et non l’objet, je rends surréaliste ou au contraire j’accentue chaque détail vers un hyperréalisme brut… et ce dans le but de susciter la curiosité & l’émotion du spectateur.

Cette réalité, dont j’explore les limites, est double. Elle comprend à la fois la réalité du sujet existant en dehors de la photo, et également le matériel & la technique photographique dont j’essaye de trouver les limites pour en apercevoir les distorsions uniques.

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