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ETRANGERS

- Trop étrangère pour sa maison, trop étrangère pour Paris, être de partout et de nulle part -

À propos du projet

( Oubli dans les contreparties: 150 € Invitation à l'avant-première + contreparties précédentes) 

 

 

LE PITCH 

Sarah vient de passer le Barreau à Paris. Pendant cette période d’incertitude, elle décide de retourner chez ses parents, à la campagne. Mais dans son village natal, immuable et immobile, Sarah se sent de plus en plus étrangère.

 “ Je ne peux pas renier mes racines comme certaines personnes le font dans mon futur milieu professionnel. J’ai des amis qui n’ont pas du tout eu la même vie que moi. Pour certains, ce serait une honte de dire qu’ils viennent de la campagne, que leur mère travaille à la chaîne à l’usine. Il y a des gens qui ont honte après s’être émancipé de ce milieu-là. Moi, je n’ai pas honte.”

 

LE POINT DE VUE DE SARAH 

Sarah a vécu aux Fougerêts jusqu’à ses 18 ans. Nous nous sommes rencontrées adolescentes, au club de théâtre. Fille unique de parents ouvriers, Sarah s’est toujours détachée par sa personnalité, sa curiosité et son ambition. Elle est vite partie pour faire de grandes études et voyager bien qu’il soit très important pour elle de revenir dans son village. Nous avons en commun ce besoin mais aussi ce sentiment de ne plus être légitimes. 

Naturellement en marge, elle apprécie sa différence tout en ressentant violemment l’exclusion de sa communauté. Mon intérêt s'est porté sur elle pour deux raisons, son profil atypique (de part son parcours et sa personnalité) et le point de vue singulier qu’elle possède sur sa situation marginale. 

 

 

 “Avec mon père j’ai des conflits importants parce qu’il me voit encore comme une enfant. Je n’ai pas commencé ma vie professionnelle alors je n’ai pas encore conscience que je vais être dans un milieu social qui n’est pas du tout celui dans lequel j’ai grandi. Bien sûr, j’ai conscience d’avoir fait des études que mes parents n’ont jamais fait et que la plupart des gens ici n’ont jamais fait mais ce n’est pas encore concret pour moi. Pour moi, j’ai encore tout a prouver. ”

 

UN PORTRAIT DE L’ENTRE-DEUX

Alors qu’elle est en pleine période de doute sur son futur, Sarah semble retourner en enfance lorsqu’elle revient aux Fougerêts. Cependant, malgré sa discrétion sur sa vie parisienne, Sarah se confronte rapidement à un décalage de point de vue et aux changements produits pendant son absence. Ses amis se sont installés, le village s’est agrandi et Sarah est devenue juriste.

Avec sa tendresse et son esprit critique, Sarah tente de se recréer une place tout en sachant qu’elle ne revivra jamais dans son village. 

C’est un portrait à la fois sur le personnage de Sarah qui vit un instant charnière mais aussi un portrait sur la ruralité à travers le regard d’une jeune adulte qui a dû la quitter par nécessité. Je souhaite ainsi mettre en scène le paradoxe entre la recherche perpétuelle de ses racines, le besoin de s’en détacher, et la réalité de l’évolution de chacun. 

 

UNE DEMARCHE DOCUMENTAIRE 

En interrogeant notre appartenance à notre territoire d’origine et l’évolution du paysage rural, ce film s’ancre dans la continuité de ma démarche documentaire. En 2015, j’ai réalisé Terra Nostra, un documentaire sur la sédentarisation d’une famille des Gens du voyage,  produit par le GREC et acheté par France 3. Plus tard, en 2018, j’ai coréalisé avec R.Vaillant au sein du collectif A Vrai Dire le film Article 23 à propos d’un programme national visant à éradiquer le chômage au sein de communes isolées. 

 

NE PLUS ETRE D’OU L’ON VIENT

Ne plus être d’où l’on vient est un thème qu’il me tient à coeur de traiter sous l’angle de la ruralité. Bien souvent au cinéma, ce thème est souvent envisagé à travers la migration internationale et la culture étrangère. Pourtant c’est un problème qui touche beaucoup de personnes issus de nos campagnes. La différence entre les villes et les campagnes françaises est si grande et si peu mise en valeur que cela crée des façons de vivre et de penser très contrastées, comme si nous ne vivions pas dans le même tableau. Il ne s’agira pas ici de faire la liste de ces différences ou le portrait des deux modes de vie mais plutôt de montrer la difficulté de faire des aller-retour entre ces deux mondes. 

 

LE TRAITEMENT

Que ce soit son exclusion ou son amour pour son territoire, je tiens à illustrer le point de vue de Sarah par une certaine poésie du cadre. Dans mon travail, je m’inspire des styles documentaires de Gian-Franco Rosi et Robert Kramer. Je veux une image sensuelle et sensorielle, d’une grande proximité avec les personnages ou au contraire les englobant dans leur environnement. Le traitement du son me permettra aussi de jouer sur cette appartenance au territoire qui se détériore puis qu’elle retrouve. Il me semble important de faire appel à un compositeur pour accompagner cette poésie du rejet et de la réappropriation. 

 

“J’ai toujours été consciente de ce décalage là. Quand je reviens, je montre aux gens que je m’intéresse à eux, que je suis là. Je ne parle jamais de ma vie à Paris ni de mes études sinon on me le reproche. Je me dois d’avoir une certaine pudeur car c’est un milieu moyen. Je ne veux pas qu’on pense que je suis prétentieuse. Parfois j’ai même l’impression d’être plus humble que certains qui sont restés.” 

 

Rush tourné à Paris. 

 

 

                                                                

EXTRAITS DE SEQUENCIER 

PARIS 

Le Barreau 

Sarah, en imperméable et robe colorée, sort d’un large immeuble terne en béton. Elle est fatiguée et sort vite une cigarette et des biscuits. Elle rejoint un petit groupe sur le côté du bâtiment.  

Leurs discussions portent uniquement sur le concours qu’ils viennent de passer, certains sont dépités. Sarah, entre deux bouffées de cigarette, explique sa réponse sur le sujet de la migration et du Droit des étrangers. Elle émet quelques doutes. 

Un garçon en costume extrapole des situations en s’imaginant avocat, il fait rire le groupe.

 

Soirée 

Il fait nuit, dans un bar de ville. Il y a du monde, du bruit, tout le monde se relaxe, la tension retombe. Ils discutent de ce qu’ils feront s'ils n’ont pas le Barreau. Ils parlent ensuite de leurs projets, Sarah annonce qu’elle part quelques jours en Bretagne. Certains évoquent leur ville d'origine. 

Rushes tournés à Paris.

 

LES FOUGERETS

L'enfance

Sarah est dans sa chambre. Une valise est éventrée au sol. Des livres traînent partout, le lit n’est pas fait. Sur les murs: des mots et des citations peints par Sarah. Son bureau est recouvert par un buste de femme sur lequel des milliers de petites photos de seins nus sont collées. A travers un vélux, plusieurs collines qui s’étendent dans l’horizon. Sarah essaye de ranger les habits de sa valise mais elle les étale partout. Son père, Claude, l’appelle de l’étage en dessous pour manger.  Sarah lui répond brièvement d’attendre, et son père se met à râler sans s’adresser à elle. Sarah lui répond encore d’attendre.

 

Chacun son jardin 

 A l’ombre des arbres, Sarah se repose tranquillement dans le jardin, avec des vêtements colorées, sa musique et sa peinture elle semble dans son monde.

Son père est de l’autre côté du jardin, il bricole autour du vieux puit qu’il a agrémenté de galets et, récemment, de palmiers. C’est son oeuvre d’art. 

                                                                                                                               

 

Ils sont isolés dans ce grand jardin spacieux. Chacun semble dans son monde. La nature, leur nature, les entoure.  

 

Armand 15 l’été

 

 

À quoi va servir le financement ?

  TOURNAGE 

Matériel - 1300€

Transport - 450€ 

Hébergement/ Nourriture - 250€ 

 

POST-PROD 

Montage - 500€

Mixage - 250€ 

Etalonnage - 250€ 

DIVERS - 500 € 

À propos du porteur de projet

Auteure - Réalisatrice MARIE VERSTAEVEL 

     En 2015, Marie réalise son premier documentaire Terra Nostra sur la communauté des gens du voyage, primé au festival des Nuits Meds, selectionné dans de nombreux festivals et acheté par France Télévision. En collaboration avec A Vrai Dire Collectif, elle coréalise en 2018 Article 23 avec Romain Vaillant sur le programme national "territoire 0% chômage". En parallèle, Marie est technicienne à la mise en scène en tant que scripte et assistante à la réalisation.  

 

 

 

Directeur de Production JEAN-MATHIEU MASSONI

Jean-Mathieu Massoni s'est d'abord formé à la production et a travaillé en tant que directeur de production sur des courts-métrages et des documentaires et assistant de production sur des long-métrages. Il développe actuellement, au sein de la société CINED, trois courts-métrages de fiction en tant que producteur, dont deux soutenus par la région Corse. En parallèle, il co-écrit avec Marie Léa Regales le court-métrage Nuit Verte, produit par ORFEU, soutenu à l'écriture par la région Corse et sélectionné par la Maison des Scénaristes au dispositif 'Du Court Au Long' au Festival International du Court-Métrage de Clermont-Ferrand en 2017. Il développe aussi son premier court-métrage de fiction, Demi-Homme.

 

Cheffe Opératrice AMANDINE GOMEZ 

Après des études en technique de l’image, Amandine se tourne vers un master professionnel spécialisé en film documentaire. Maintenant sortie des études, elle travaille comme assistante caméra sur des films de fiction et chef opératrice sur des films documentaires. Elle est actuellement cadreuse sur deux autres projets documentaires.
Marie et Amandine se sont rencontrées à l’IUT de Corte durant leurs études. Après une brève expérience de tournage, leur bonne entente leur donnèrent envie de retravailler ensemble.

 

 

Ingénieure du Son LUCILE MAUVIEL  (Paris) 

Lucile est une jeune ingénieure du son sortie de l'Esra en 2019. Durant ses études, elle a travaillé sur de nombreux tournages et post-productions son, dont un en Angleterre (courts et moyen-métrages, série, documentaire, animation, etc). Aujourd'hui, elle continue à travailler en tant que chef opératrice son/ assistante perchman/ monteuse son mais elle étend également ses activités dans le domaine de la sonorisation. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ingénieur du Son SEBASTIEN GACHES (Les Fougerêts)

Après une formation dans l'école 3iS à Bordeaux, Sébastien s'est spécialisé dans le son et possède une dizaine de fictions à son actif en tant que chef opérateur son, assistant son et perchman. 

 

 

 

 

 

 

 

Régisseuse CHLOE VERSTAEVEL 

 Institutrice en devenir et très douée aux fourneaux, Chloé est embarquée malgré elle dans cette aventure. Dur, dur d'être la petite soeur! 

 

 

 

 

 

 

 

Film en partenariat avec Les Passeurs d'Images et de Son de Sérent et L'association Art Image de Blanquefort. 

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