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"Et toi, ça va ?"

Avec ce court-métrage, brisons le tabou sur la dépression.

À propos du projet

MISE A JOUR

Merci à nos contributeurs ! Grâce à votre mobilisation, nous avons atteint notre objectif de 4 000 euros pour les moyens techniques.

Pour que le court-métrage soit une réussite nous misons beaucoup sur une phase de post-production de qualité, avec un montage dynamique, mais également la traduction en anglais et en espagnol. Nous souhaitons atteindre le plus grand nombre de personne et vous pouvez nous y aider ! Nouvel objectif à atteindre : 6 500 euros. Merci pour votre mobilisation !

 

SEQUENCE 1 - INTERIEUR - JOUR - SALON D'ANTOINE

"Donc, moi c’est Antoine, j’ai 33 ans, benjamin d’une famille de 3, marié, père d’un enfant, propriétaire d’un appart. J’ai jamais eu de problème de santé à part l’appendicite quand j’avais 10 ans. Un mec qui a tout pour être heureux comme on dit. Sauf que ce mec, moi quoi, il s’est fait stopper net dans sa vie. Il y a 6 mois, j’ai perdu l’intérêt de la vie. Quelque chose comme la motivation de respirer. Un truc tellement évident qu’on ne se rend pas compte que ça existe, sauf quand on l’a perdu."  

 

L’histoire d’Antoine, c’est celle que vit ou vivra 1 personne sur 5 en France et dans le monde.

C’est le quotidien de quelqu’un qui est touché par la dépression. C’est l’histoire qu’Astrid et Marie-Stéphane, en association avec la Fondation Pierre Deniker, ont choisi d’écrire et de filmer, pour sensibiliser à cette maladie.

Et toi, ça va ? Une question que l’on entend plusieurs fois par jour. Mais donne-t-on vraiment la réponse ? Entend-on la réponse ?

Avec ce court-métrage d’environ 8 minutes, il s’agit d’interroger le spectateur. De lui montrer la réalité qui se cache derrière une façade lisse, une vie d’apparence tranquille, une jolie maison. Entre « tuto » et journal de bord, il dévoile sans pudeur et avec un soupçon de second degré, 24h de la vie d’un homme en proie à une dépression.

 

SEQUENCE 2 - INTERIEUR - NUIT - CHAMBRE

"Hello ! Alors, aujourd’hui, c’est petite mise au point sur la...dépression. Je reconnais que le côté cheerleader des déprimés, selfie du spleen, tuto de la loose, c’est pas hyper attirant… Mais viens, écoute, regarde, ça a de l’enjeu. Faut se rendre compte qu’on est nombreux quand même à vivre avec cet enfer. Là (il pointe son doigt vers la caméra) y’en a 1 sur 5 qui va endurer ça à un moment donné de sa vie. C’est beaucoup, hein."

 

La dépression

Loin de la « petite déprime du lundi matin », la dépression est une maladie décrite dans le DSM (Manuel diagnostique et statistiques des troubles mentaux) par un faisceau de symptômes qui vont de la tristesse, la perte du sommeil, de la libido, à l'altération des fonctions cognitives et motrices. Elle entraîne une souffrance clinique et/ou une altération des fonctionnements professionnels, familiaux et sociaux de la personne.

Sarah Smadja, psychiatre au service hospitalo-universitaire du GHU Paris, Sainte-Anne, nous en parle :

 

La dépression pèse donc lourdement sur les trajectoires de vie : décrochage scolaire, diminution des revenus, perte d’emploi, difficultés dans la vie de couple.

Il s’agit d’une pathologie très fréquente (entre 15 et 18% de la population sera touchée) mais aussi très invalidante (5ème maladie pourvoyeuse d’années vécues avec handicap).

 

Une double peine : celle de la maladie et celle de la stigmatisation.

Qui n’a pas entendu ou même donné quelques conseils, pensant redonner du courage ? 

Autant de petites phrases inutiles voire dangereuses, qui démontrent le manque de connaissances sur la maladie. Or accepter la dépression d’un proche, le comprendre, c’est déjà l’aider dans sa démarche vers la guérison. Et la dépression, heureusement, se soigne… à condition qu’elle soit diagnostiquée.

 

SEQUENCE 13 - INTERIEUR - JOUR - SALLE A MANGER

"Personne ne se rend compte de ce qu’on exige des déprimés. C’est comme demander à un paralysé de faire un effort pour se lever de son fauteuil. Toi on te demande de faire un effort pour vivre et vouloir vivre. Les survivants de la dépression disent qu’il faut l’avoir vécue pour comprendre la cassure, le trou noir et la douleur. Tu te reconnais plus, c’est pas toi ça et d’ailleurs dans les yeux de ceux qui t’aiment, il y a cette interrogation : qu’es-tu devenu ? Et tu peux pas leur répondre autre chose, que tu fais de ton mieux et qu’en attendant de guérir, parce que ça arrivera, parce que ça se soigne, tu veux pas freiner les vivants."

 

Le court-métrage « Et toi, ça va ? » est là pour servir de support à l’information sur la dépression, pour alerter sur cette maladie, pour combattre les idées reçues et le tabou. 

Le mot de Marie-Stéphane, la réalisatrice :

"Et toi, ça va ? est une fiction mais c’est une fiction en prise directe avec la réalité que traversent des millions d’individus. J’ai l’espoir que chaque spectateur, chaque spectatrice, qui s’y retrouvera ou y retrouvera l’un de ses proches, pourra y apercevoir une forme de reconnaissance, donc de soutien et, peut-être, envisager différemment la façon de faire face à cette maladie."

A quoi va servir le financement ?

Un projet solidaire et participatif

Une équipe d’épidémiologistes de l’INSERM a mené l’étude PROCEED auprès des patients souffrant de dépression, des proches et des cliniciens afin d’évaluer leurs besoins. La nécessité de faire connaître et de déstigmatiser la maladie a emergé, pour permettre une prise en charge plus précoce des troubles et donc limiter l’impact sur le quotidien et sur la trajectoire de vie des personnes.

Dans ce contexte, la Fondation Pierre Deniker, répondant à ses missions d’information et de destigmatisation, a souhaité se saisir de ce sujet de santé publique en s'associant au projet d'Astrid et de Marie-Stéphane. Un projet de campagne de sensibilisation pour informer sur la dépression, dénommée « Et toi, ça va ? », a ainsi vu le jour.

Le projet a été conçu avec des personnes ayant vécu une dépression qui ont pu transmettre leur vécu et leurs attentes.

Nous faisons appel à la générosité du grand public pour donner un écho à ce court-métrage. Par un don, par un like, par un partage, vous portez un message fort : la dépression ne doit pas être taboue !

Plus particulièrement, nous sollicitons le soutien du plus grand nombre pour atteindre l’objectif de 4 000 euros. Avec cette somme, il sera possible de prendre en charge les moyens techniques pour la réalisation du film : caméras, lumière, son. Astrid, Marie-Stéphane et les acteurs du court-métrage s’impliquent bénévolement sur ce projet.

 

Où en sommes-nous ?

Le scénario est écrit, les lieux de tournage sont identifiés : Paris et Ile-de-France. Le parti-pris est de créer un environnement lumineux, joyeux, en décalage avec ce que vit et ressent Antoine.

    

Le film « Et toi, ça va ? » doit être tourné et monté en juillet 2019, grâce au soutien des contributeurs.

Au mois de septembre, un travail de recueil de données scientifiques sur la dépression sera réalisé, afin d’élaborer une page web ressource sur la maladie. Elle sera accessible sur le site de la Fondation Pierre Deniker : www.fondationpierredeniker.org

La première projection aura lieu en octobre 2019, à l’occasion de la Journée européenne de la dépression.

Le court-métrage "Et toi, ça va ?" servira ensuite de base pour l’organisation de conférences grand public sur la dépression : comment en parler, comment la destigmatiser. Il sera également diffusé largement sur le web et les réseaux sociaux.

L’objectif est de sensibiliser la population générale à la dépression :

  • Faire connaître la maladie, les symptômes, les solutions
  • Déconstruire les préjugés : il ne s’agit pas d’une faiblesse de caractère, ni de fainéantise ni d’un malaise passager
  • Susciter l’empathie pour les personnes souffrant de dépression
  • Libérer la parole : faire en sorte qu’on puisse dire que l’on souffre de dépression

Merci à tous pour votre mobilisation. Grâce à votre soutien, libérons la parole sur la dépression.

À propos du porteur de projet

Une équipe mobilisée pour une cause qui touche chacun d’entre nous.

Astrid Chevance, scénariste du film : d’abord éduquée aux sciences humaines à l’Ecole Normale, elle est devenue psychiatre à Paris, avec un intérêt pour la clinique des troubles de l’humeur. Actuellement doctorante en Santé Publique et Epidémiologie, son travail porte sur le développement de méthodes permettant de prendre en compte l’avis des malades dans les recherches sur l’efficacité des traitements notamment pour la dépression. Par ailleurs, elle participe aussi à des recherches pratiques et théoriques en sociologie des troubles psychiques, en particulier sur leur stigmatisation. Elle a très récemment co-écrit l’éditorial du BEH « La dépression, du mal-être à la maladie ».

"J’ai voulu un personnage d’homme, dans la trentaine, et père de famille pour prendre le contrepied de l’image typique féminine de la dépression. Le choix de ce personnage permet de réinscrire un trouble, dont on croit tout savoir, dans sa dimension imprévisible. Il fallait aussi répondre à la doxa : comment un homme, à qui tout semble réussir, peut-il être déprimé ? Décrire une journée type d’un déprimé, de son point de vue interne, permet de montrer comment la dépression rend invivable le quotidien, dans ce qu’il a de plus banal, et au fond de plus vital."

 

Marie-Stéphane Cattaneo, réalisatrice : en 2017, elle réalise son tout premier film : tourné au Mexique au téléphone portable, «Ojalá» a été sélectionné dans plus d’une vingtaine de festivals internationaux et a remporté le Prix du jury du festival Takavoir et les Prix du Public au Festival européen «Liberté, je te filme» et au Festival du court-métrage de Bristol. En 2018, elle réalise «Cet Amour-là» qui a remporté le Prix de la réalisation au Miniature Film Festival de Vancouver et le Prix du jury du Festival du Film d’habitants à Paris. Ses très courtes vidéos pour une plateforme de la BNP Paribas ont remporté le concours de réalisation du WishMovie Maker. Comédienne autodidacte, elle a tenu le rôle principal dans plus d’une trentaine de courts-métrages français et étrangers. Elle est actuellement en tournée au théâtre avec «Le Jeu de l’amour et du hasard» de Marivaux, mis en scène par Gaspard Legendre.

 

La Fondation Pierre Deniker reconnue d’utilité publique, a été créée en 2007. Elle a pour missions d’informer le plus largement possible sur la santé mentale pour une meilleure prévention, de déstigmatiser pour faciliter l’accès au soin, de susciter et soutenir des programmes de recherche pour faire reculer la maladie. Un don effectué à ce projet permet de bénéficier de déductions fiscales (66% au titre de l'impôt sur le revenu, 60% au titre de l'impôt sur les sociétés, 75% au titre de l'IFI). Pour en savoir plus, cliquez ici.

En 2018, elle a mené une campagne d'influence sur la schizophrénie : #UneAutreRéalité.

 

Nos partenaires :

 

              

                

 

 

Pour plus d’informations sur la dépression :

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