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fENZOvals : aidez "Enzo" à partir en festivals !

aide à la diffusion du documentaire "Enzo" de Serena Porcher-Carli

À propos du projet

Pour continuer à envoyer « Enzo » en festivals, j'ai besoin de vous ! 

Ce court réalisé lors de mon cursus à l'ENS Louis-Lumière commence enfin sa tournée de festivals depuis quelques semaines et reçoit d'excellents premiers retours : déjà 7 sélections internationales et un prix du public !

Si vous avez aimé « Enzo » et/ou si la question trans' vous interpelle, aidez mon film à parcourir les festivals !

« Enzo » est un court qui mêle photographies, son, image animée et narre l'histoire quotidienne d'un jeune homme trans'. Des galères racontées sans pathos.

Pourquoi l'envoi en festivals ?

La question trans' est encore polémique et tabou. Mon travail vise à sensibiliser les personnes et à ouvrir les esprits. Les festivals est le seul moyen de faire connaître un court. Envoyer « Enzo » en festivals, c'est propager le film, éveiller des intelligences, susciter des questions, pour une prise de conscience progressive que la transidentité est un sujet que nous nous devons de soutenir et défendre.

La rencontre avec le public et des professionnels est un moment privilégié d'échanges qui permettent de continuer à réfléchir et d'évoluer. Or, j'accorde une attention toute particulière à l'évolution de ma réflexion sur la manière de représenter la transidenté. Ce sujet était mon sujet de mémoire à l'ENS Louis-Lumière.

L'obtention de sélections et de prix c'est aussi préparer l'avenir : les boites de production seront plus à même de m'accorder leur confiance pour le financement d'un prochain film (et je n'aurai alors plus besoin de vous demander de m'aider à financer la diffusion:)).​

Enfin, à quoi bon réaliser un film si on ne le montre pas ?​​

Synopsis :

Serena vous emmène en visite chez Enzo. Dans une ambiance intimiste, ce personnage vous laisse entrer dans sa vie, une vie extra-ordinaire, car il s'agit de celle d'une personne transgenre FtM (Female to Male). Dans ce projet, aucune nudité, aucun signe de transidentité n'est évoqué par l'image. Les images rendent compte d'un homme dans son quotidien presque un peu ennuyeux, dans le cadre d'une photographie vernaculaire. Les photographies dévoilent peu à peu l'intérieur du petit appartement, nous montrent des détails du quotidien, des objets qui renseignent sur la personnalité et l'univers d'Enzo. Le but est de mettre en valeur un mode de vie commun, loin des clichés ou de l'instance de l'état de transidentité, afin de laisser penser que la transidentité n'est qu'une identité parmi tant d'autres, et qu'elle mérite qu'on la traite sans particularisme en photographie.​

Ma démarche et mon positionnement face à la question trans' :

La question trans' prend de plus en plus en d'ampleur depuis un peu moins de deux décennies. Dans les médias, particulièrement dans le domaine du show-business, à la télévision. Dernièrement, en octobre 2016 et mars 2017, deux nouvelles lois en France censées faciliter le changement d'état civil des personnes trans' ont fait polémique. La photographie apparaît comme un outil intéressant d'illustration de la transidentité puisqu'elle questionne la représentation, l'image de soi, l'identité.

Or, on observe une globalisation des représentations, dans une systématisation de représentation de l'état trans' qui supplante celui de l'être. On insiste sur un état stéréotypé et singulier. Les personnes sont trans' avant toute autre chose.​

J'ai souhaité éviter la caricature et une prise de vue qui donnerait à voir la trans-identité, soit une personne nécessairement torse nu ou à demi nue, afin de laisser paraître cicatrices et traces d'opérations, voire attributs sexuels à la fois masculins et féminins. C'est souvent par ce biais de la nudité qu'est abordée la trans-identité. Aussi, de nombreux projets MtoF (male to female) sont vus en photographie, peu dans l'autre sens de transformation.

Voir les personnes transgenres comme un tout est une erreur. Non, il s'agit de personnes avec autant de spécificités que d'identités. La transgenre ou le transgenre est une personne avant tout, empreint d'une personnalité qui ne ressemble pas nécessairement à celle de ses paires. Certain.e.s personnes trans' aspirent avec désespoir parfois, à une vie normale, sans surreprésentation de leur personne. C'est justement ce pan-ci que j'ai privilégié. Car ce désir de « normalité » est un état long à obtenir tant que le changement d'état civil n'a pas été opéré : pour aller chercher un colis à la poste, dans la salle d'attente de chez le médecin, sur tous les papiers d'identité, la trans-identité est rendue visible. S'en suivent des rejets, des réflexions, des regards insistants, au quotidien.

Quelques extraits du son  :​

« C’est un enfer... Parce que concrètement j’corresponds physiquement pas du tout à ce qu’il y a écrit sur ma carte d’identité (...) J’peux pas payer par chèque par exemple des trucs...Si j’veux aller chercher un colis à la poste, les gens peuvent ne pas me l’donner parce que c’est pas moi. C’est au quotidien comme ça. Aujourd’hui je mens. Je ne dis à la personne mon vrai prénom, ma vraie identité que quand j'dois leur filer des papiers, qu’ils m’ont déjà dit oui, pour le boulot. J’leur dis pas avant. Parce que j’ai fait l’erreur plusieurs fois, et plusieurs fois j’suis passé à côté de boulots. Je pourrais donner des milliards exemples... J’peux pas voyager par exemple ! J'peux pas prendre l’avion. J’regarde la carte du monde là mais y'a des pays où j'peux pas aller. Par exemple y’a des soirées j’peux pas y aller ! Mais c’est drôle quoi... C’est-à-dire y’a des gens ils me disent « Oh on fait une soirée où on change de sexe les mecs ils viennent habillés en meuf et inversement, et tout », je sais pas comment j’habille moi ! »

« (…) Ma période d’avant j’ai en fait j’peux même pas trop t’en parler parce que j’lai occultée. C’est tellement, c’était tellement douloureux, que je supporte pas d’m’en souvenir. Parce que c’était pas moi. C’était un... C’était, c’était un... J’étais un truc. Un truc... J’étais un machin. Qui... voilà. Qui.. Moche. C’est... J’ai pas d’autre terme que celui-là... (…) »

« (…) La mastectomie ça a été la libération. Vraiment. Enfin t’as l’impression d’respirer quoi, moi ça fait deux ans qu’j’ai l’impression de respirer. Maintenant je... lève la tête. J’me considère homme parce que... parce que j’me considère homme, euh... Voilà, moi j’suis un homme. Mais j’me considère trans aussi parce que je serai jamais homme. J'serai jamais un homme, je serai jamais un homme...Moi je me considère homme ça m'suffit » 


BREAKING NEWS : TOUS LES CONTRIBUTEURS SE VERRONT ENVOYER UN LIEN DE VISIONNAGE DU FILM PROTEGE PAR MOT DE PASSE ! Si ça c'est pas de la balle.... !

A quoi va servir le financement ?

J'ai conscience que le montant peut paraître énorme et en questionner plus d'un ! Malheureusement, et je le jure sur la tête de mes chats (la preuve en image), ce montant est réaliste. Et même bien en dessous de ce qu'il serait possible de faire.

Je ne compte pas l'argent déjà engagé (400€), le coût des contributions, la marge que prend Ulule, les éventuels déplacements en France.​

Le coût a été calculé grâce à l'édition d'un fichier excel mis en place ces dernières semaines. Le choix des festivals est scrupuleusement étudié. Mon choix se tourne vers des festivals de qualité, bien notés, réputés et/ou dans mes thématiques : LGBTQIAAP+, droits humains, documentaire, écriture alternative... De plus, je n'ai sélectionné que les festivals dont le prix est inférieur à 25$. L'argent engagé l'est donc intelligemment.

J'ai effectué un stage de trois mois en boite de production et de distribution, je suis donc familiarisée avec la méthodologie festivalière :)

À propos du porteur de projet

« Enzo » n'aurait jamais vu le jour sans la contribution précieuse et qualitative de Claire Berriet et Margot Saada au son <3, toutes deux diplômées de l'ENS Louis-Lumière. Je remercie bien évidemment également Enzo d'avoir accepté de se dévoiler, merci mille fois !​

Et puisque écrire sur soi est d'une extrême difficulté, je prends la liberté de citer un admirateur secret qui souhaite rester anonyme :

Serena Porcher-Carli est une jeune photographe et réalisatrice née en 1989. Ses masters en géographie et anthropologie filmique l'ont fait s'intéresser au documentaire sous toutes ses formes : par le son, la vidéo, la photographie. Elle questionne des sujets culturels, politiques et sociaux avec une vision intimiste, subjective et locale, loin du spéculaire photojournalistique. Pour elle, il n'y a pas une seule vérité. Elle préfère donc susciter une réflexion selon chaque sensibilité et chaque regard plutôt qu'imposer une vision, faire ressentir plutôt que donner à voir. Le consentement, la confiance et le respect de ses sujets sont des conditions sine qua non dans son travail. Elle a reçu le prix du jury au festival international RISC à Marseille en décembre 2017. Son court commence sa tournée de festivals depuis quelques semaines et comptabilise déjà 7 sélections internationales.

Après « Enzo », elle réalise un deuxième travail sur la transidentité, « Mathéo », en parallèle d’un travail universitaire de recherche. Elle est diplômée de l’ENS Louis-Lumière depuis juin 2017. Pour l'année 2018, elle commence un film sur Liam, jeune transgenre, et une série sonore, photographique et vidéographique sur le viol.​

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/// C'est mon premier projet en financement participatif.