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Entreprises Récupérées

Un documentaire animé

À propos du projet

Notre projet consiste à réaliser un documentaire animé sur les entreprises récupérées en Argentine.

Dans un contexte social très difficile en France et Europe, où l'on entend à tout va : fermeture d'usine, plan de licenciement, plans sociaux, crise, chômage, etc... nous avons décidé de ne pas succomber au défaitisme et au repli sur soi et d'apporter notre petite pierre dans la recherche de solutions.

Il en est une, nous semble-t-il, qu'il est bon de regarder de près : il s'agit des entreprises récupérées par les travailleurs en Argentine.

Sautant la case de la simple sauvegarde de l'emploi, des travailleurs argentins ont repris leur usine en faillite en s'organisant en coopérative c'est à dire en mettant la démocratie au cœur de l'entreprise.

On a déjà vu cela par le passé mais l'originalité de l'expérience argentine, c'est son ampleur : 280 entreprises récupérés, 10000 salariés concernés et 10 ans d'existence.

En deux mois de voyage, nous visiterons 6 coopératives, nous récolterons les témoignages de leurs salariés, puis nous confronterons ces documents aux analyses de différents spécialistes dans le domaine.

Des séquences animées serviront de fil conducteur en racontant l'histoire d'un misanthrope et d'une utopiste confrontés aux ouvriers des entreprises récupérées. Lui n'y croit pas et elle y croit trop. Le film montrera l'évolution de ces deux points de vue antagonistes au fur et à mesure de leurs rencontres. Ces séquences nous paraissent indispensables pour transformer la forme documentaire trop souvent cantonnée à des interviews illustrées d'images anecdotiques, en un objet artistique à part entière.

 

NOTRE APPROCHE

De nombreux films et livres traitent du sujet des entreprises récupérées. Malheureusement, pour les trouver, il faut de perdre des heures durant dans les méandres d'internet ou des bibliothèques.

Voilà pourquoi nous avons décidé de récolter tout ce que nous trouvions et de le regrouper dans

notre magnifique

Vous y découvrirez de nombreux films en versions intégrales, des articles de presse et des références de livres.

Voilà qui nous conduit inéluctablement à la question : "Mais vous ! qu'apportez-vous de plus à ce qui a déjà été fait ? ".

C'est bien simple, la plupart des travaux qui ont été fait sur le sujet aborde la question d'un point de vue, dirons-nous, "sociologique" ou "politique". Or, notre volonté est de réaliser un film qui se rapproche au plus près de l'humain, quelque chose qui s'interroge sur les mécanismes du courage. Quelque chose qui aille chercher dans les plis de l'âme froissée des ouvriers... Hum.... Pardon. On s'enflamme un peu mais bon... c'est bien cela que nous allons chercher : l'humain derrière la machine.

Néanmoins, des explications (politiques, économiques, sociétales) poncturont le documentaire parce que certaines informations sont toujours bonnes à dire.

 

VOUS, PRODUCTEUR

Nous souhaitons le dire haut et fort : ce documentaire sera lui aussi COLLABORATIF ! car en participant financièrement à ce film, vous devenez directement et pour n'importe quel apport (comme dans les coopératives), un producteur exécutif potentiel (potentiel car vous n'êtes pas obligé d'utiliser vos pouvoirs).

Ainsi, votre premier pouvoir sera de choisir une question qui vous turlupine, une question qui vous empêche de dormir ou même une question qui vous intéresse tout simplement et nous la poserons à l'un des travailleurs que nous rencontrerons.

Votre deuxième pouvoir sera de commenter un prémontage du film que nous enverrons à tous les producteurs. Vous nous ferez vos observations en vue d'une amélioration qualitative du film et nous en discuterons ensemble.

Votre troisième pouvoir sera de diffuser le film autour de vous car vous obtiendrez dès la sortie du film, une copie numérique.

 

ITINÉRAIRE

 

 

 

Vous pouvez voir le détail de notre itinéraire en cliquant sur la carte interactive.

 

LES ENTREPRISES RÉCUPÉRÉES

IMPA (Industrie Métallurgique et Plastique Argentine) est une entreprise de Buenos Aires récupérée par ses travailleurs en 2008, qui compte aujourd'hui 174 salariés organisés en coopérative. Les travailleurs ont mis en place au sein même de leur usine une universitépopulaire et un centre culturel autogéré qui propose plus de 35 ateliers par semaine.

L’Hôtel BAUEN est un hôtel de luxe, récupéré par ses travailleurs depuis 2003. L'hôtel est situé en plein centre de Buenos Aires et compte 222 chambres. Les salons de l'hôtel accueillent souvent réunions et évènements militants. Un documentaire a été fait sur cette entreprise : Nosotros del Bauen.

 

 

Chamical est une usine de chaussures de sport et de ville dans la province de la Rioja, reprise par ses travailleurs en 2004. Depuis qu'elle fonctionne en coopérative, le nombre des travailleurs est passé de 50 à 120.

 

FaSinPat/ ex Zanon est une usine de porcelaine et de céramique de la province de Neuquen qui a été reprise par ses travailleurs il y a dix ans. C'est une entreprise où une véritable rotation des tâches existe, et les travailleurs manuels sont formés à la vente et la gestion. Zanon est le symbole des entreprises récupérées et de la lutte sociale en Argentine et dans le monde. Le nom FaSinPat vient de " Fabrica Sin Patron" (Usine Sans Patron).

IdelGraff est une imprimerie offset récupérée par ses travailleurs depuis 2008. Leurs locaux se trouvent à Munro, dans la grande banlieue de Buenos Aires. Les travailleurs de IdelGraff nous ont contactés spontanément pour nous parler de leur expérience.

Renacer/ex Aurora, située à Ushaïa en Patagonie, comprend 223 salariés et a été récupérée par ses travailleurs en 2003. Ils commercialisent leur propre marque de lave-linge et sont en train de créer un centre culturel dans leur entreprise qui bénéficiera à tous les habitants d'Ushuaïa.

Nous ne sommes pas néanmoins certains d'avoir les finances nécessaire pour aller jusqu'en Patagonie. Tout dépend de vous...

 

A quoi va servir le financement ?

La réalisation d'un film de 52 minutes coûte bien plus que 6 000 euros, (en général un documentaire à petit budget tourne autour de 60 000 euros), raison pour laquelle ce fond de 6000 euros n'est qu'une base (indispensable) pour mener à bien la réalisation de ce film.

Le financement demandé servira à couvrir une partie des frais de tournage et de montage.
Concrètement, nous avons besoin de votre soutien pour financer une partie des transports qui nous permettront de nous rendre dans les diverses régions du territoire argentin où se trouvent les entreprises récupérées que nous avons contactées.
Nous allons dans la mesure du possible, privilégier les solutions d’hébergement alternatif comme le couchsurfing, mais il est également nécessaire d’avoir un fond de secours pour palier aux imprévus et pouvoir se loger et vivre durant les deux mois sans que cela ne pèse sur le tournage.

Nous arrivons dans tous les cas, le 20 mars 2013 à Buenos Aires.

Toute souscription supplémentaire sera une possibilité d'augmenter la force et la beauté du projet : un montage de qualité, un mixage-son et un étalonnage professionnel, un sous-titrage ainsi que des animateurs et des constructeurs pour les séquences animées.

Mais au delà des défraiements et des salaires que vous nous financez, vous nous offrez surtout une indépendance totale vis à vis des producteurs, des pouvoirs publics ainsi que des chaînes de télévision et donc de la publicité. Ainsi, une fois terminé, il ne sera pas nécessaire de “vendre” le film, mais juste de le diffuser ici... là... et encore là bas.

À propos du porteur de projet

Nina Dupeux
Je suis née à Paris en 1982 d’une famille franco-espagnole.
Dès mon plus jeune âge, mon père me transmet le goût du voyage et ma mère un esprit altruiste et militant. Je découvre la Casamance,  à 18 ans. Puis l’Inde où je me forme dans la ferme altermondialiste de l’ONG Navdanya qui lutte contre l’industrie agrochimique au niveau local (formation des paysans en bio et création de banques de graines autochtones pour lutter contre les OGM) et global (actions en justice pour récupérer les brevets déposés sur les plantes). J’y travaille plusieurs mois, aux champs comme à la traduction juridique.
J’ai toujours eu une passion pour les langues étrangères. J’apprends l’espagnol dès l’enfance puis étudie l’anglais et le portugais.
Je pars au Mexique l’année de ma maîtrise d’Espagnol où j’écris un mémoire sur les radios communautaires zapatistes et finit par tomber définitivement amoureuse de l’Amérique Latine où je vivrai 3 ans.
De retour en France en 2009, je me passionne pour la photographie et la vidéo et devient camérawomen en parallèle de mes activités de traductrice.
En conjuguant mon amour de l’Amérique Latine et celui de l’image, ce projet est l’opportunité pour moi de faire connaître aux européens une initiative courageuse, solidaire et fructueuse ; une véritable utopie en marche qui se déroule depuis plus de dix ans en Argentine.

 

Emmanuel Briand
Je suis né en 1981 à Toulouse. Le cinéma est pour moi une vocation. A 15 ans, j’écris mes premiers scénarios et à 17, je tourne des courts métrages avec mes camarades de lycée. J’intègre l’École Supérieure d’Audiovisuel de Toulouse en 2001 où je peux donner libre court à mon imagination en réalisant notamment une adaptation de Don Quichotte... À la sortie de l’école, je rejoins un collectif de plasticiens Le Dojo avec lequel je vais me lancer dans le cinéma d’animation. Trois films naissent de cette collaboration. Le dernier en date est Daniel, une vie en bouteille.

 

La forme documentaire ne m’est pas étrangère. J’ai réalisé en 2004 un film sur L’école de la deuxième chance pour la Région Midi Pyrénées ainsi qu’une série de portraits sur des travailleurs en réinsertion pour Le Parchemin (l’équivalent d’Emmaüs dans la Haute Vallée de l’Aude) en 2008. Mon désir de faire un film sur les entreprises récupérées remonte aux débuts du mouvement mais un besoin impérieux naît en 2011 avec la rencontre, fortuite, d’un argentin en exil qui me décrit des heures durant l’aventure passionnante de l’Argentine de ces dix dernières années. Cet homme là, qui travaillait comme cadre supérieur dans une multinationale à Buenos Aires, pour qui la vie était aisée et qui, du jour au lendemain, a tout plaqué pour partir avec son sac à dos découvrir le monde, m’a profondément ému. Je suis désormais convaincu qu'il faut tendre une oreille du côté de l'Argentine.

 

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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