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En septembre

Un film de Lana Cheramy

À propos du projet

Elias, vingt ans, est de retour pour quelques jours de vacances dans la petite ville où il a grandi : Fouras. Il y rejoint sa mère Françoise, qui y vit toujours. Ne retrouvant pas sa place auprès d'elle, il part à la recherche de Bob, son ami d'enfance. Elias découvre que Bob est depuis devenu le souffre-douleur des jeunes de la ville. Avant le départ d'Elias, ils étaient encore amants.

     En septembre est un projet de court-métrage réalisé par Lana Cheramy et produit par Maxime Roy, respectivement réalisatrice et producteur du film C'est une petite chambre aux couleurs simples financé en partie grâce à ulule l'été dernier. Le film durera environ 25 minutes et sera tourné à Fouras (Charente-Maritime) du 15 au 28 juillet prochain.

     L'équipe du film, semblable et en partie identique à celle du film C'est une petite chambre aux couleurs simples, est composée d'étudiants en école de cinéma (La fémis) ou en universités. Les trois rôles principaux seront interprétés par des acteurs de cinéma professionnels et tous les rôles secondaires seront interprétés par des habitants de Fouras, professionnels ou pas. Le film sera tourné dans les décors naturels qui en ont inspiré l'écriture.

     Les trois comédiens principaux sont des acteurs professionnels qui nous accordent d'ores et déjà leur confiance et leur temps pour mener à bien ce projet qui leur tient suffisamment à coeur pour y apporter la même contribution bénévole que chacun des membres de l'équipe.

Paul Darthuys, qui interprétait Bob dans le précédent film de Lana, incarnera cette fois le rôle d'Elias, personnage principal du film.

Françoise Michaud, actrice fétiche de Joseph Morder et que l'on peut aussi apercevoir dans les films de Jacques Audiard, Brian de Palma ou encore Claude Zidi, interprètera le rôle éponyme de Françoise, la mère d'Elias. Françoise est artiste peintre. Elle passe ses journées dans son atelier à faire de la gravure.

Nicolas Guillemot, comédien formé au Studio-Théâtre d'Asnières - CFA des comédiens, interprètera Bob.

     Le projet est produit dans une économie étudiante et bénéficie également du soutien de la Mairie de Fouras et d'un certains nombre de ses habitants (notamment pour l'hébergement de l'équipe). Toute l'équipe, techniciens et acteurs, sont bénévoles et très engagés sur le projet. Cinq jours de repérages sur les lieux ont déjà été effectués par une partie de l'équipe, d'où nous tirons les photos et la vidéo de présentation du projet.

La Pointe de la Fumée, le quartier des ostreiculteurs où vit Bob.

La Plage de l'Espérance, où Bob et Elias se retrouvent.

Le Fort Lapointe, dit Fort Vasoux, l'un des décors phares du film.

     Ce projet permettra non seulement d'aboutir à un beau film mais aussi de professionnaliser l'ensemble de ses participants en travaillant ensemble à créer une oeuvre collective.

MAIS ENCORE...

     "En septembre n’est pas une tragédie, c’est l’histoire d’un point de non retour.

     A l’origine du projet, il y a un souvenir. Celui des dix années que j’ai passées à Fouras. J’y ai grandi de cinq à quinze ans. Le jour où j’ai quitté cette ville, j’ai eu le sentiment d’avoir échappé à quelque chose. J’ai mis plusieurs années à comprendre de quoi il s’agissait. J’ai cru le deviner chez ceux qui étaient restés. Soudainement, c’est comme s’ils avaient dû faire face au point de non retour. Le point de non retour correspond à ce moment bien particulier ou les questions d’avenir n’ont soudainement plus qu’une réponse possible. Je n’ai jamais réussi à déterminer quelle pouvait être la cause d’un tel sentiment. C’est peut-être de cette incapacité à la cerner que me vient l’envie d’en faire un film. Je crois d’ailleurs que c’est souvent parce que les choses m’échappent que je décide d’en faire des films. A quoi bon faire un film si c’est pour parler de ce que nous connaissons déjà. Je préfère faire des films pour apprendre. En espérant ne jamais y parvenir totalement.

A propos d'esthétique

     Si En Septembre n’est pas un film autobiographique, il témoigne cependant d’une expérience personnelle. La question du point de vue se pose. Le film sera guidé par le mien. Tout au long du film, le spectateur sera ainsi confronté à un point de vue qui ne peut être le sien. Je ne voudrais pas qu’il finisse par l’oublier. Pour qu’il en demeure conscient, le film jouera en permanence le contre-point. Il se devra ainsi d’affirmer un point de vue particulier et de s’en écarter en même temps. De s’approcher au plus près, tout en conservant une distance. La caméra s’attardera ainsi à la fois sur les petits détails (la trace de rouge à lèvre, les lunettes sales, la brindille que l’on remue dans le sable, les doigts tâchés d’encre) que sur les grandes lignes de l’histoire (le petit déjeuner avec Françoise, la baignade d’Elias et Bob, Bob enfermé dans le fort). Elle pourra choisir de filmer la brindille en gros plan et la baignade en plan plus large. Mais s’approcher au plus près ne veut pas forcément dire filmer de près, comme garder la distance ne veut pas toujours dire filmer de loin. Alors pourquoi ne pas inverser les règles de temps en temps ? Filmer la brindille en plan large et la baignade en gros plan par exemple. Comme dans les westerns de John Ford : filmer les visages comme on filme les paysages et les paysages comme on filme les visages. Ou simplement construire un gros plan comme un plan d’ensemble et un plan d’ensemble comme un gros plan. Comme le fait parfois Bruno Dumont en ramenant au premier plan sonore une action très éloignée dans le cadre et vice-versa. Au contraire insister sur les ambiances sonores pour faire exister l’espace du film au delà de celui que limite le cadre. Rappeler qu’un film se joue toujours un peu ailleurs comme que ce qui fait une histoire n’est pas toujours ce que l’on croit. Affranchir le plan de sa valeur de cadre en même temps que l’action de sa valeur narrative. Laisser le spectateur choisir ce qu’il y a à regarder et ce qu’il y a à raconter.

A propos du tournage

     Le film sera tourné en équipe réduite. Nous tenterons de réduire également au maximum le matériel nécessaire à sa réalisation. J’envisage un tournage d’une durée d’environ deux semaines. Dans le cas de ce film le temps joue un rôle majeur. Il s’agit en effet de se rendre le plus disponible possible face à l’imprévu. De composer avec le hasard. Car après tout, c’est bien de cela qu’il s’agit en premier lieu. Le film sera bien sûr tourné sur les lieux de son histoire. (Il ne pourrait en être autrement. Cela reviendrait à filmer du théâtre.) Certains personnages pourront d’ailleurs être interprétés par ceux que nous trouverons là-bas (je pense plus particulièrement aux trois jeunes de la place de la mairie et à Brigitte). Dans ce cas, les dialogues écrits pour ces séquences seront évidemment à réécrire. (Ou tout simplement à effacer.) Il s’agit d’éviter au possible l’effet « reconstitution » qui est parfois celui de la fiction. De travailler avec la matière même qui a inspiré l’écriture de ce film. De recomposer avec elle à chaque étape du travail. Que le film ne soit plus seulement le récit d’une expérience mais bien une expérience à part entière."

Lana Cheramy

A quoi va servir le financement ?

     Dans l'économie étudiante où nous travaillons, nous ne pouvons pas nous permettre de rémunérer ni l'équipe technique ni les acteurs. De même nous essayons d'obtenir le plus de choses gracieusement ou par prêts. Le budget du film est donc réduit (dans les 15000 € au lieu d'environ 80000 € s'il était tourné en conditions de production tout à fait professionnelles) mais certaines dépenses restent indispensables pour travailler correctement et mener à le projet à la hauteur de son ambition.

- La caméra (RED MX) - et ses accessoires (objectifs, filtres, pied, etc.) - qui captera au mieux les personnages et paysages dans un format adéquat et une excellente qualité.

- L'éclairage - pour la première partie tournée en intérieur dans la maison de Françoise, la mère d'Elias - et la machinerie - pour suivre les acteurs dans leurs mouvements et trajets (notamment à vélo !) dans les rues de Fouras.

- L'enregistreur (CANTAR) - avec microphones et accessoires (perche, suspensions, bonnettes, etc.) - qui s'attellera aux voix et riches ambiances naturelles des Charentes.

- Les accessoires de décor qui foisonneront d'un plan à l'autre comme autant de détails signifiants, la compagnie provisoire d'un animal de tournage inattendu...

- Un défraiement en eau, électricité et consommables pour les charmants habitants de Fouras qui nous prêtent leurs maisons pour héberger toute l'équipe.

- La location de véhicules pour transporter l'équipe et le matériel sous le soleil (ou la pluie) estival(e).

- Une fois le film fini, l'envoi de celui-ci en festivals et l'édition de DVD pour le faire vivre partout où l'attend son public.

     Nous avons déjà obtenu l'aide de La fémis (ENSMIS) à Paris qui nous prête tous les équipements nécessaires à la post-production du film (montage, mixage, étalonnage) ainsi que des financements de diverses universités parisiennes. Il ne nous manque plus qu'un dernier petit coup de pouce pour partir sur la route du Fort Vasoux !

     Les gravures de Françoise sont en cours de réalisation par une artiste peintre, elles sont déjà magnifiques (bientôt des photos en News), n'hésitez pas à les demander en contreparties !

A vous !

À propos du porteur de projet

     La belle équipée est menée par...

LANA CHERAMY - réalisatrice

     Réalisatrice prolifique depuis son entrée en Ciné Sup (Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles de Cinéma) en 2009, Lana a déjà réalisé une dizaine de films. Son regard sur le cinéma s'est formé depuis sa tendre enfance, devant les films de Fassbinder, Cronenberg, Dreyer,... pour ne citer qu'eux. Elle continue actuellement d'étudier le cinéma à l'Université Paris 8.

     Lana soigne particulièrement la direction d'acteur et sait réunir autour de ses projets des équipes de créateurs (son, lumières, décors) expérimentés et sensibles à son univers. C'est avec poigne et finesse qu'elle mène son équipe pour aller au bout de ses projets.

     Lana a écrit le scénario d'En septembre suite aux dix années qu'elle a vécues à Fouras et s'attèle donc à un sujet sinon autobiographique qu'elle maîtrise parfaitement. Son précédent court-métrage, C'est une petite chambre aux couleurs simples, tourné l'été dernier et terminé en avril dernier, prend maintenant la route des festivals...

MAXIME ROY - producteur et ingénieur du son

     Président du Collectif COMET, étudiant en deuxième année de la filière son de La fémis, producteur de notre film, Maxime multiplie les casquettes élégamment. De la même promotion Ciné Sup que Lana, c'est dans une relation de confiance qu'il a mis en place ce projet ambitieux rendant possible les envies de la réalisatrice tout en restant pragmatique. C'est fort de son expérience de président de l'association et producteur du précédent film de Lana qu'il assure la faisabilité financière du film, établissant le budget et le plan de financement tout en gardant une oreille dressée vers les intentions sonores de notre réalisatrice.

     Ingénieur du son sur le tournage, il rendra aux acteurs leur présence et leur chair, et aux décors ses ambiances naturelles, enregistrées avec amour et précision.

HUGO NELLI - assistant réalisateur

     Hugo, 24 ans, originaire de Bordeaux, a décidé de s'installer à Paris pour pouvoir exercer sa profession d'assistant réalisateur. Il a aujourd'hui collaboré à un certain nombre de projets, et du haut de ses 24 ans se sent en confiance pour gérer l'équipe et la stimuler afin d'aboutir à un rendu en adéquation avec les attentes de la réalisatrice.

     Le projet En septembre, film ambitieux et personnel, est pour lui une aubaine obligeant à une rigueur et un dévouement afin de respecter la vision de la réalisatrice.

MARION BERNARD - scripte

MAXENCE LEMONNIER - chef opérateur lumière

    Après une belle collaboration avec Lana au cadre de C'est une petite chambre aux couleurs simples, Maxence sera cet été en charge de modeler la lumière, notamment celle des extérieurs, naturelle. Etudiant en première année du département image de La fémis, Maxence poursuit aujourd'hui une déjà longue présence aux côtés de notre réalisatrice, signant notamment l'image, avec son compère de toujours, les précédents films de Lana La Sieste, Mademoiselle, Tango...

MATHIEU GAUDET - chef opérateur cadreur

     Lui aussi déjà aux côtés de Lana et Maxence dans la petite chambre, Mathieu s'attellera cet été à la caméra qu'il saura manier de toute la sensibilité qu'il a pour les acteurs, notamment en décors naturels. Étudiant de deuxième année en image à La fémis, il partageait déjà le générique avec Lana en tant que chef opérateur sur La PartidaLa SiesteMademoiselleTango.

CLEMENT KIRCHE - électricien

ALEXANDRA DE SAINT BLANQUAT - assistante caméra

MORGANE ANNIC - perchman

LOUISE LE BOUC BERGER - chef décoratrice

     Après s'être préparée aux lettres et à l'Histoire de l'Art à Strasbourg, Louise a passé un master d'Histoire à l'Université Paris 4 Sorbonne avant de rentrer à La fémis où elle nous a rejoint pour créer de toutes pièces "la petite chambre aux couleurs simples" de Van Gogh avec son compère Fabio Caldironi l'été dernier. Elle reste fidèle à notre équipe cet été pour cette fois composer avec le réel et l'agencer de sorte à pouvoir y inscrire les personnages du scénario.

SOLENE FAURE - costumière, accessoiriste, maquilleuse

RENAN CORLOSQUET - régisseur général

MARGAUX ROBIN - chef cuisinière

Les sardines grillées au piment

     On vide et on retire les écailles des sardines acheté le matin même au marché de Fourras. On prépare une marinade avec une pointe de piment de Cayenne et le jus d’un citron vert et on laisse mariner une heure (le temps que l’équipe revienne du lieu de tournage), en préparant pendant ce temps un beau feu pour le barbecue... Au dernier moment, on fait griller les sardines !

     Ce n’est pas compliqué ni très cher, c’est très bon, et accompagné d’une bonne salade cultivée par un maraicher du coin, ça fait du bien après une journée de tournage !

LEO LOCHMANN - monteur

     Après un BTS montage à Montaigu, Léo, encore en Master cinéma à l'Université Paris 3, a déjà un bon pied dans la profession. Il assure le montage de jounaux et thématiques pour Arte, travaille également pour le CNA (Cinéma Numérique Ambulant) et donne même des cours à l'IPJ (Institut Pratique de Journalisme). Après avoir lui aussi composé avec les champs et contre-champs provençaux de C'est une petite chambre aux couleurs simples, Léo accompagnera une nouvelle fois Lana dans l'accouchement de ce drame charentais.

Merci d'avance pour votre confiance

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