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Les Editions Paysages

Une maison d'édition associative de poésie contemporaine illustrée !

À propos du projet

Les Editions Paysages sont une jeune maison d'édition associative spécialisée dans la poésie contemporaine illustrée. Nous sommes un groupe de bénévoles dont le but est de mettre savoir, créativité et énergie en commun pour créer des espaces-temps poétiques - des Paysages.

Nous concevons des livres-objets où une forme poétique courte se développe dans un univers plastique qui lui répond, un dialogue original entre un auteur et un illustrateur au sein d'un espace concrétisé par un format, un papier, un nombre de page, une mise en page singulière. Nous souhaitons travailler sur le principe d'un texte unique par ouvrage afin de (re)donner de l'espace aux mots, du temps à l'illustration, de l'énergie à leur alchimie.

• Le premier projet de livre patiente et frémit depuis quelques temps déjà. Il s'agit d'une collaboration entre la poète Flora Delalande et le peintre Jérôme Gallet.

Envie de les connaitre un peu mieux ? Découvrez notre entretien avec Flora, et avec Jérôme !

~ Doubles pages extraites de la maquette en cours, version non définitive ~

Le second projet présentera un savoureux poème d'Alexandra Pommier (retrouvez ici son entretien), accompagné d'illustrations colorées et sensibles signées Cédric Abt !

~ Extraits de projets passés de Cédric ~

Tous sont des artistes que nous apprécions, des coups de cœurs avec qui nous avons envie de créer de belles choses.

*****

Un financement participatif ? Mais pourquoi donc ? Une telle maison d'édition n'est pas censée se gérer toute seule comme une grande ?

Et bien non, elle est humaine, comme vous et moi, et a donc besoin des autres ! Le commencement de cette aventure nécessite une impulsion participative, aussi bien financière que pratique, et c'est pour la partie financière que nous avons besoin de vous aujourd'hui ! Un point clef de notre projet, et qui nous tient profondément à cœur, est de proposer une maison d'édition à compte d'éditeur. Qu'est-ce donc que cela ? Tout simplement : une maison d'édition qui publie ses auteurs sans leur réclamer une once d'argent. Cela vous parait peut-être naturel, cela n'est pourtant pas si évident... Mais notre propos n'est pas de réveiller ici les ombres de l'édition. Reprenons donc ! Comment allons-nous utiliser le financement participatif ?

A quoi va servir le financement ?

Nous avons besoin de vous pour nous aider à financer les premiers ouvrages que nous souhaitons publier. Un minimum de 2000euros nous est nécessaire pour le premier, avec 4000 euros nous pourrons lancer le second.

Au sein de notre équipe, nous avons déjà eu l'occasion de mener à bien ce genre de projet, notamment il y a quelques années lors de la création de l'Association Le Temps des Rêves, qui mène aujourd'hui sa route de façon joyeuse, prospère et complètement autonome. Les raisons d'être de ces deux associations sont différentes, mais nous souhaitons mettre en place le même processus de lancement qui, nous le savons maintenant, fonctionne :

Il s'agit d'établir un fond de départ, récolté grâce à des donations, qui va permettre d'éditer le ou les premiers ouvrages. Les bénéfices de l'éditeur sur ses projets seront utilisés afin de réaliser les suivants, et ainsi de suite, un roulement financier s'engage. L'engrenage est donc lancé grâce à une base de départ, puis s'autofinance, voilà pourquoi nous avons besoin de vous à la source de l'aventure !

Les dons permettront de financer tout particulièrement l'impression et la diffusion, d'autres maillons de la chaîne (administration, maquette, correction, communication ...) travaillent déjà activement de manière bénévole. Nous avons besoin de fonds pour réaliser ce que nous ne pouvons faire nous-mêmes de nos propres mains.

A l'imprimerie a lieu une transformation merveilleuse : des mois de travail se voient concrétisés en un si bel objet qu'est ...

un livre !

À propos du porteur de projet

En mai 2014, répondant à un appel longuement réfléchi  de création éditoriale et de partage poétique, Tinuviele et Isa ont déclaré à la préfecture de Caen une association loi 1901 dénommée « Paysages »...

Les Editions Paysages étaient nées !

Au fil des semaines qui suivirent un groupe de motivés se regroupait autour des porteurs du projet...

Tinuviele est étudiante en danse contemporaine, elle écrit également. Ancienne directrice de la publication, trésorière,  et maquettiste au "Temps des Rêves", elle a pris son envol et  imaginé ce projet. Elle aime concevoir des livres comme des œuvres d'art.

Isa est photographe, vidéaste, maquettiste, c'est la reine de la mise en page sur laquelle elle porte un regard esthétique pointu.

Anna étudie les métiers de la culture à l’IESA, elle est co-médiatrice et responsable de notre page Facebook.

Flora est poète, étudiante à l’école nationale des Chartes, elle a déjà publié plusieurs ouvrages, c'est avec elle que le projet a germé, mûri, éclot !

Reutty étudie le droit, son aide et ses conseils sont précieux dans l'élaboration des contrats d'édition.

Liane est auteure, dessinatrice, éditrice, étudiante en architecture, c’est notre bienvenu regard extérieur dont les remarques et les points de vue nous permettent d’avancer.

L’équipe ne cesse de s’agrandir au fil des rencontres, les compétences et savoirs se mettent en commun, la bonne entente s’installe !

D’avance, un grand merci à tous,

FAQ

  • Un seul texte par ouvrage, n’est-ce pas un peu fou ?

    Sans doute, mais que nous resterait-il sans quelques brins de fantaisie ? En soi, ça ne l’est pas complètement. Plusieurs maisons d’éditions reconnues de poésie proposent ce type de publication, les Editions Donner à voir, Soc et Foc ou encore Benoît Jacques, pour n’en citer que quelques unes dont nous admirons le travail.

    Un roman raconte une histoire qui se suffit à elle-même. Un poème propose un voyage, certes beaucoup plus bref par la forme, mais qui a tout autant à dire, et à ce titre peut nécessiter une publication en solo pour s’épanouir pleinement et nous offrir tout ce qu’il a à donner. Aujourd’hui, nous sommes éduqués à la profusion, mais nous pensons que l’abondance se trouve aussi dans le « peu », dans ce qui n’a pas besoin d’excuses pour vivre par soi-même.

    Comment comptons-nous nous y prendre ? Pour réussir ce défi, il est évident qu’un travail abouti de mise en page et un objet final de qualité sont de mise. Pas de soucis ! Ici on aime se damner pour des choses bien faites ! Le nombre de pages, le format du livre, le type de papier intérieur et de couverture, le nombre d’illustrations, la disposition des images vis à vis du texte, la longueur de celui-ci, sa forme graphique ... Pas de routine, chaque livre est unique, entièrement dédié et adapté à son contenu. 

    Dernière mise à jour : il y a 4 années, 11 mois

  • Mais qui est Flora Delalande ?

    Bonjour Flora,

    Comment aimes-tu regarder le monde ?
    Bonne question ! Avant, je ne regardais pas le monde : j'évoluais dedans sans vraiment avoir conscience qu'il existait. Je crois que c'est la poésie qui m'a appris à regarder avec un regard neuf. Christian Bobin dit que le bruit de la pluie sur une vitre n'est rien d'autre que celui des applaudissements des anges, là-haut, dans le ciel. J'aime ces petits riens qui peuvent devenir des merveilles par la simple imagination. Tout est une question d'orientation du regard. Et puis... même si on laisse de côté l'imagination... c'est tout de même incroyable le monde, non ? Comment un brin d'herbe pousse, comment tant de couleurs peuvent exister, comment les êtres vivants grandissent, meurent, se reproduisent... C'est à la fois tellement complexe et tellement simple !

    Qu'est-ce qui fait écho en toi ?
    Oooh... beaucoup de choses ! Des paysages, des ambiances, une phrase dans un livre, une musique, un regard, ce que je vis, les gens que je rencontre, ce qu'ils me disent... J'ai remarqué que mon écriture était très influencée par le contexte dans lequel je me trouvais. Quand je vivais à la campagne, ma poésie était très contemplative, solitaire et imprégnée par la nature. Vivre en ville m'a fait développer des thèmes urbains, m'adresser aux arbres comme à des compagnons perdus. J'ai l'impression que, plus le temps passe et plus ma sensibilité s'ouvre, plus l'écho résonne...

    Comment as-tu rencontré la poésie ?
    Ma première rencontre avec la poésie est une rencontre de lectrice. En classe de seconde, j'ai découvert Christian Bobin : une sorte de révélation. J'ai lu et j'ai été transportée par tant de simplicité et de lumière. J'ai apprivoisée l'écriture en postant des textes sur le forum « brouillon d'écriture », sur internet. Au début, j'écrivais des nouvelles et c'est un peu par hasard que j'ai écrit mes premiers poèmes. C'était une tentative qui n'a pas tout de suite porté ses fruits... mais je me suis accrochée parce que j'espérais avoir des retours positifs. C'était très important pour moi, de savoir que d'autres me lisaient. D'ailleurs, je pense pouvoir dire que les rencontres que j'ai faites grâce à la poésie ont vraiment été déterminantes dans mon parcours poétique. Parce que si rencontrer la poésie est une chose, rencontre des gens par la poésie en est une autre... à moins que ce ne soit là un énième poème...

    Pour toi, qu'est-ce qu'un beau livre ?
    Un beau livre, c'est un livre qu'on a envie d'ouvrir, de feuilleter, de toucher, de regarder... un livre qu'on a envie d'avoir à portée de main, dans sa bibliothèque ou sur sa table de nuit. C'est un livre qui nous charme non seulement par ses mots et ses images mais aussi par le simple fait qu'il constitue un bel objet. Un beau livre, c'est comme un bon gâteau. Il faut choisir des ingrédients qui vont bien ensemble, les mélanger avec art, laisser le temps à la pâte de reposer et le cuire juste assez pour que la croûte soit bien dorée. Un beau livre, c'est comme un gâteau, comme une belle symphonie, comme une belle histoire d'amour : c'est une question d'alchimie et de patience.

    Dernière mise à jour : il y a 4 années, 11 mois

  • Et qui est Jérôme Gallet ?

    Bonjour Jérôme !

    - Comment as-tu rencontré la peinture ?

    J’ai reçu au départ un enseignement classique avec l'apprentissage du dessin comme base de mon travail, j'allais beaucoup au Louvre regarder, à travers les siècles, les grands peintres occidentaux, avec un goût peut-être plus prononcé pour une peinture intimiste. J'ai toujours trouvé plus touchant un autoportrait de Rembrandt ou une nature morte de Chardin qu'une œuvre monumentale de Rubens par exemple, même si je suis aussi intéressé par ce formidable savoir-faire. 

    Une formation classique donc, dirons-nous, ainsi qu’un enseignement basé sur l'observation. Une phrase de mon professeur qui m’a énormément marqué : « Quoi qu'il arrive, vous ne ferez jamais mieux que le réel » ...

    - Qu'est-ce qui t'inspire artistiquement parlant ?

    J’ai un goût prononcé pour les grands espaces, particulièrement la mer, mais aussi le ciel, que je ne peux voir habituellement qu'au-dessus des immeubles de mon quartier de Seine Saint-Denis. Ma peinture traduit cette quête d'espace, d'infini, au milieu de la réalité quotidienne. Je puise mon inspiration dans les lieux où je vis, où je passe... 

    Cette quête se traduit aussi par des portraits et scènes de la vie quotidienne. J’observe les personnes qui me sont proches, particulièrement mes filles et mon épouse. A les peindre en mouvement, j'éprouve le sentiment de l'inépuisable, d'une nouveauté qui se renouvelle constamment, saisissable uniquement par bribes. Je sens le besoin de poser cela sur la toile, à la recherche d'une sorte d'intemporalité, comme un souvenir de ce qu'elles ont été dans mon regard.

    - Comment travailles-tu ?

    Le besoin de mémoire est dès le départ à l'origine de mon travail, m'étant mis à peindre de manière subite et irrépressible quelques jours après la perte de ma mère, lorsque j'avais 18 ans. 

    Cela commença par des portraits de personnes qui m'entouraient, puis mon travail traversa de nombreuses évolutions nécessaires, en restant toujours attaché à la représentation du réel observable, même s'il m'est arrivé de peindre de l'abstrait plus sporadiquement.

    Suivirent de nombreuses années de formation, pendant lesquelles je peignais directement d'après la réalité, dans mon atelier, en installant des objets, d’après des modèles, ou encore en me déplaçant avec ma boîte de peinture devant les paysages que je recherchais de manière intuitive.

    Je suis passé dans les années 2000 à une peinture d'après photo, qui m'a demandé une remise en question importante mais m’a permis de nouveaux sujets qu'il aurait été impossible de traiter à mon ancienne manière. Des scènes en mouvement, des instants fugitifs ou simplement des lieux où je n'aurais pu peindre directement.

    Mon travail actuel a donc principalement lieu à l'atelier, j'y explore à partir d'un support photo les possibilités infinies de la peinture à l'huile, me détachant souvent du modèle pour laisser le médium me surprendre et révéler une réalité nouvelle, sorte de vision qui s'élabore dans un processus de création dont je n'ai qu'une petite idée au départ, ce qui explique que je ne parvienne pas à reproduire le même genre de tableau plusieurs fois...  

    Dernière mise à jour : il y a 4 années, 10 mois